Grand débat national : comment participer ? Site, mairie, où se rendre ?

Grand débat national : comment participer ? Site, mairie, où se rendre ? DEBAT NATIONAL - Depuis le 15 janvier, le grand débat national est officiellement ouvert. Il est possible de participer à des réunions publiques, d'en organiser soi-même, en respectant la charte établie par les autorités.

L'essentiel

  • Le débat national s'est ouvert le 15 janvier et dure jusqu'au 15 mars. Il s'articule autour de 4 thèmes : transition écologique, fiscalité, services publics et débat démocratique. Un site internet a été lancé et mis en ligne. C'est depuis cette plateforme que tout s'organise (rendez-vous pour cela sur cette page).
  • Sur granddebat.fr, le site officiel, il est possible de consulter l'agenda des réunions publiques organisées près de chez soi (sur cette page) et de s'inscrire pour participer à l'événement. Il est aussi possible d'organiser une réunion locale : pour cela, un kit a été conçu pour que chaque citoyen puisse être accompagné dans toutes les étapes utiles au bon déroulement du débat. Une fois celui-ci mis en place, il s'affichera sur le site pour que les personnes intéressées s'y inscrivent. Une fois l'événement passé, les organisateurs doivent en faire une restitution.
  • Tous les citoyens sont invités à déposer une contributions en ligne sur la plateforme numérique, mais cela n'est possible qu'à partir du 21 janvier.
  • Des stands de proximité sont aussi installés "dans des lieux de passages du quotidien", ce qui permet à tout un chacun de donner son avis sans avoir à passer par Internet.
  • Le gouvernement a par ailleurs fait savoir que des conférences de "citoyens tirés au sort" seront organisées dans chaque région "pour échanger sur les analyses et propositions issues des différents débats". Ces réunions auront lieu à partir du 1er mars 2019.

Les infos en direct

14:43 - La fin du grand débat national, c'est quand ?

Si vous souhaitez participer au grand débat national, vous avez très précisément jusqu'au 15 mars 20119. Après la clôture de cette grande phase de consultation, une synthèse de ce qui a été dit et proposé serait effectuée au mois d'avril.

12:35 - Les députés moins actifs durant le débat national ?

Interrogé à l'occasion de ses vœux à la presse, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), a assuré ce mercredi 16 janvier en début de soirée que le grand débat national "ne met pas l'Assemblée en congés". Et Richard Ferrand de renchérir, le calendrier parlementaire des mois qui viennent n'est "pas du tourisme". Selon le président de l'Assemblée nationale, bien au contraire, "l'activité législative sera intense" et aucun ralentissement n'est prévu durant les mois qui viennent, et ce, malgré la grande concertation nationale.

12:13 - Une charte pour encadrer le débat national

Si tout citoyen peut organiser une réunion publique dans le cadre du grand débat national, il existe un certain nombre de règles à accepter. Elles sont formulées de la façon suivante : "respecter les autres participants et leurs opinions, mêmes si elles sont différentes des miennes" ; "contribuer au Grand débat avec des propositions et des arguments" ; "n’exprimer, diffuser, ou partager aucun contenu offensant ou contraire à la loi" ; "ne diffuser aucune information volontairement erronée, tronquée ou hors sujet" ; "ne diffuser aucun message à vocation publicitaire, promotionnelle, pornographique ou commerciale" ; "éviter tout prosélytisme" ; "ne pas porter atteinte à autrui, c'est-à-dire attaquer une personne ou un groupe de personnes en raison de leurs caractéristiques propres" ; "ne tenir aucun propos injurieux, grossier, diffamatoire, irrespectueux, agressif, violent, raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, ou faisant l’apologie des crimes de guerre" ; "ne pas renvoyer vers des sites, médias ou supports dont la teneur ne respecterait pas la charte".

12:10 - 11 questions pour aborder le sujet des impôts

L'exécutif a déjà mis en ligne le formulaire sur le thème de la fiscalité. On y retrouve 11 questions, après une présentation chiffrée du niveau des impôts en France. Voici quelques exemples : "Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?" ; "Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?" ; "Pour quelles politiques publiques et pour quels domaines d'action publique seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?" Le formulaire est à retrouver dans son intégralité sur cette page.

12:09 - Déjà des questions sur le thème de la transition écologique

Le gouvernement a mis en ligne une présentation de l'enjeu que constitue le débat sur les questions environnementales et formule 17 questions parmi lesquelles : "Quel est aujourd’hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l’environnement ? ; À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l’environnement ? Si oui, que faites-vous aujourd’hui pour protéger l’environnement et/ou que pourriez-vous faire ? ; Pensez-vous que vos actions en faveur de l’environnement peuvent vous permettre de faire des économies ? ; Qu’est-ce qui pourrait-vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ? ; Qui doit être en priorité concerné par le financement de la transition écologique ?

12:05 - Les maires s'interrogent sur leur rôle pour le débat national

Si la majorité des édiles souhaite que l'exercice démocratique du grand débat se passe bien, ils sont nombreux à s'interroger sur la manière dont ils peuvent vraiment être utiles. La plupart refuse de se porter "garant" ou d'être une caution du gouvernement et doutent bien souvent du bien fondé de leur investissement dans les futures restitutions des débats. "C'est un vrai problème pour nous, on ne peut pas être sûr que le fruit des débats remontra de manière objective à l'Etat. Qui tiendra la plume?", s'interroge auprès de Challenges le maire UDI de Saint-Flour, Pierre Jarlier, aussi vice-président délégué de l'Association des petites villes de France. "La réserve de certains maires peut s'expliquer par la crainte de l'échec du débat. S'ils sont trop allants à organiser tout ça et que cela ne donne rien, ils ne veulent pas en payer les pots cassés", ajoute Christophe Bouillon, député PS, auprès du journal.

LIRE PLUS

En savoir plus

Grand débat national : les thèmes

L'Elysée a circonscrit le grand débat national à quatre grandes thématiques. Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron les a bien définies : "la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté". Et d'ajouter : "Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d'ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n'épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations. [...] Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie", a-t-il écrit. De son côté, Matignon a précisé ces quatre grands thèmes avec quatre questions, qui devraient être celles que l'on retrouvera sur le site Internet du grand débat :

  • Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se loger, se déplacer, se chauffer ?
  • Comment rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive et plus lisible ?
  • Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
  • Comment faire évoluer l'organisation de l'État et des services publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces ?

Grand débat national : le lieu

Le porte-parole du gouvernement a fait savoir en décembre dernier que seraient utilisés "tous les moyens dont nous disposons aujourd'hui afin que personne ne se sente exclu de ce débat, que chacun puisse y participer à sa manière". L'exécutif compte particulièrement sur les maires de France pour faire remonter les doléances et pour l'organisation des débats publics. Le gouvernement appelle les édiles à veiller au bon fonctionnement des échanges, notamment en mettant à disposition des citoyens des salles municipales pour que les réunions se déroulent publiquement dans les meilleures conditions. La plateforme numérique permet de lister les lieux de réunion dans chaque département.

Quelles dates pour le grand débat national ?

Il n'y a pas de calendrier figé sur les différentes étapes de la grande consultation nationale. Le débat s'est ouvert officiellement le 15 janvier et qu'il devrait durer jusqu'à la mi-mars. Les dates des réunions publiques sont quant à elles être fixées localement, par les maires ou bien par les citoyens prêts à s'impliquer dans ce sens. Toutes les dates sont à retrouver sur le site Internet du grand débat national.

Comment participer au grand débat ?

Tout un chacun est invité à donner son avis et à formuler des propositions sur le site qui a été lancé mardi 15 janvier. Un numéro d'information a été mis en place, il s'agit du 0800 97 11 11. La Commission nationale du débat public a développé une méthodologie dans un document. "Chacun peut organiser un débat, à l'échelle du quartier, de la commune, de la région, d'une association en s'aidant d'un kit pour la tenue des débats", a fait savoir le gouvernement. Les informations pratiques sur les réunions publiques, comme le lieu, la date mais aussi le nombre de participants doivent être communiquées une semaine avant leur tenue.

Des doléances avant même le débat

Depuis le mois de décembre, les Français ont été invités à se rendre dans leur mairie pour remplir des cahiers de doléances. Une première synthèse a été effectuée par une vingtaine de préfets et celle-ci, adressée au gouvernement, a été consultée par Le Figaro. Le média indique que près d'une commune sur neuf a proposé un cahier de doléances à la disposition des habitants - soit entre 3000 et 5000 communes. C'est assez peu, mais le nombre de contributions permet de se faire malgré tout une première idée des revendications qui s'exprimeront dans le grand débat national. La synthèse fait ainsi apparaître plusieurs sujets qui reviennent très régulièrement : la rémunération des hauts fonctionnaires et des élus nationaux considérée comme trop élevée, le statut des autoroutes, les impôts et la fiscalité sur les transactions financières, mais aussi les 80 km/h sur les routes nationales et l'immigration.

Qu'en pensent les gilets jaunes ?

Difficile de savoir si la majorité des gilets jaunes sont enthousiastes à l'idée de participer au grand débat national. Il ne fait pas partie des revendications martelées dans les mobilisations partout en France. Cependant, cette main tendue du gouvernement devrait être prise. Sur les réseaux sociaux, beaucoup manifestent leur souhait de participer. Sur la page Facebook de "La France en colère", devenue l'une des pages référentes du mouvement, des messages appellent à se saisir de ce débat pour demander l'instauration d'un référendum d'initiative dans la Constitution, mais aussi pour réclamer une baisse rapide et substantielle du niveau des impôts, notamment sur les produits de première nécessité.

Article le plus lu - Gilets jaunes : le point sur l'acte 10 › Voir les actualités

Grand débat national : comment participer ? Site, mairie, où se rendre ?
Grand débat national : comment participer ? Site, mairie, où se rendre ?

Sommaire Grand débat : les thèmes Grand débat : le lieu Grand débat : les dates Grand débat : comment participer ? Grand débat : déjà des doléances Grand débat et gilets jaunes L'essentiel Le débat...

Annonces Google