10 septembre : CGT, SUD... Quels syndicats participent à la mobilisation ?
Qui participera à la journée de mobilisation du 10 septembre prochain ? Plusieurs syndicats ont déjà appelé à la mobilisation pour cette journée. D'autres s'y refusent, mettant en avant les récupérations politiques et l'absence de demandes claires. Les syndicats semblent donc être divisés autour de cet appel de collectifs à "Tout bloquer" le 10, comme le rappelle le média local Sud-Ouest. Parmi les syndicats participants, on retrouve la CGT. Mercredi 27 août, l'organisation syndicale a annoncé son soutien au mouvement. La CGT affirme aussi qu'elle "souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail".
Autre syndicat qui soutient le mouvement : l'Union syndicale Solidaires, qui reconnaît dans ce mouvement du 10 septembre une colère sociale protéiforme et de plus en plus importante, notamment face aux annonces budgétaires du gouvernement de François Bayrou.
Le syndicat enseignant Snes-FSU s'est aussi prononcé en faveur du mouvement. Au micro de BFMTV, la représentante du Syndicat national des enseignements de second degré, Sophie Vénétitay, a expliqué qu'elle souhaitait voir un soutien et un accompagnement à la mobilisation et des "revendications liées à la justice sociale, fiscale, au renforcement des services publics […] que nous partagerons". La syndicaliste a également affirmé que le 10 septembre serait une première étape vers une mobilisation plus longue : "nous ne nous arrêterons pas le 10. La bataille pour un autre budget va continuer, quoi qu'il se passe le 8 ou le 10 septembre", a-t-elle expliqué. Enfin, le syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, SNCTA, a aussi annoncé avoir déposé un préavis de grève nationale, comme le rappelle Le Point.
Quels syndicats n'y participeront pas ?
Deux syndicats ont d'ores et déjà exprimé leur refus de soutenir le mouvement. En premier lieu, la CFDT. La confédération ne souhaite pas rejoindre le mouvement "Bloquons Tout" en raison de la potentielle récupération politique de plusieurs partis, comme La France insoumise (LFI). Autre syndicat concerné, la CFE-CGC a aussi rejeté l'appel au blocage. Pour eux, le mouvement n'a ni revendications suffisamment claires ni propositions à négocier pour résoudre les problèmes de budget 2026.
Parmi la liste des syndicats qui hésitent encore, on retrouve Force ouvrière. Il devrait, quant à lui, officiellement se positionner par rapport à cette journée de mobilisation à l'occasion de l'intersyndicale. Son chef de file, Frédéric Souillot, a indiqué qu'il se tenait à distance du mouvement car, selon lui, plusieurs groupes rejetteraient les syndicats représentatifs.