Ce champion du monde taille la France : "On n'a pas préparé ces Jeux comme les ont préparés les Anglais"
Les Jeux olympiques de Paris 2024 semblent se dérouler de la meilleure des manières sur le plan de l'organisation et pour les sportifs français malgré les nombreuses craintes pendant plusieurs mois sur la cérémonie d'ouverture, sur la sécurité ou encore sur la qualité de l'eau de la Seine...
Ne nous emballons pas trop tôt toutefois car les JO sont encore loin d'être terminés et il ne faut surtout pas oublier les Jeux paralympiques qui auront également un très gros enjeu pour le rayonnement de la France sur le plan international. Il y a quelques semaines, une star française, Yohann Diniz n'avait pas maché ses mots sur l'organisation de Paris 2024, critiquant ouvertement la France en réalisant un parallèle avec Londres 2012.
"Quand on a eu les Jeux olympiques, on a parlé de la transformation du sport au sein de la société en France mais on n'a pas vu de changement, que ce soit la place du sport dans l'Éducation nationale, la détection… On se réveille seulement maintenant et on parle beaucoup de l'héritage. Il fallait faire une révolution de fond et on ne l'a pas fait. On n'a pas préparé ces Jeux comme les ont préparés les Anglais en 2012" a expliqué le Français pour l'Union.

Le marcheur a une histoire compliquée avec les JO. Triple champion d'Europe du 50 kilomètres marche, en 2006 à Göteborg, en 2010 à Barcelone et en 2014 à Zurich, champion du monde de la distance en 2017, Yohann Diniz est l'un des plus grands, mais n'a jamais brillé sur des Jeux olympiques malgré trois participations en 2012, 2016 et 2021.
En 2012, le Français termine à une bien loin 8e place après une défaillance et une chute au 36e kilomètre avant de se faire disqualifier après la course. En 2016, à Rio au Brésil, considéré comme le favori, il est victime d'ennuis gastro-intestinaux et doit s'arrêter momentanément en bord de route alors qu'il était en tête de la course. En 2021, après avoir pris les commandes de la courses, le Français s'arrête plusieurs fois, gêné par problèmes gastriques, comme à Rio. Il abandonnera quelques kilomètres plus tard.
Depuis, le Français a pris sa retraite a vécu des moments difficiles en étant proche de la dépression, tout en gardant son franc parler. "J'ai été athlète de haut niveau durant 17-18 ans. J'ai clairement fait une dépression, comme en 2013, car j'avais beaucoup trop de doutes. J'avais du mal à me projeter. Je me suis fait aider sinon la dégradation aurait été pire que ça", a-t-il avoué encore une fois pour l'Union.