Ebola : comment se transmet la maladie ? Quel risque en France ?

Ebola : comment se transmet la maladie ? Quel risque en France ? Une patiente américaine de l'hôpital Bichat, à Paris, pourrait avoir été contaminée par le virus au Liberia. Le point sur les risques en France.

Quel est le risque de contamination par le virus Ebola ? Les autorités et les professionnels se veulent rassurants. Ebola se transmet plus difficilement qu'on peut le croire à des personnes en bonne santé. Plusieurs spécialistes interrogés dans la presse affirment en premier lieu qu'une contamination par l'air et par un simple toucher reste théoriquement possible. Mais un malade dont les symptômes sont récents est bien moins contagieux qu'un malade atteint depuis longtemps de la maladie, à un stade auquel il est déjà hospitalisé ou bien trop faible pour se déplacer.
La maladie se transmet par ailleurs par contact "direct", ce qui exclue toute transmission en touchant la barre du métro par exemple. Seul véritable risque pour contracter la maladie : être en contact avec de la sueur, du sang, des fluides (salive, sperme), des selles ou des vomissements d'un malade sérieusement atteint. Une situation qui semble exclue pour la grande majorité de la population.

Ebola : un risque important en France

En France, si l'arrivée d'Ebola est probable, des précautions ont été prises pour éviter la propagation du virus. L'arrivée d'Ebola en France est pronostiquée depuis plusieurs jours par divers experts, des scientifiques de l'université de Lancaster évaluant à 75 % les chances de voir un cas apparaitre sur le territoire d'ici le 26 octobre. A plusieurs reprises, la ministre de la Santé Marisol Touraine et les autorités sanitaires ont tenté de rassurer sur cette hypothèse, affirmant que la France était préparée à l'arrivée d'une telle épidémie et que la contagion serait rapidement contenue. Le site Santé.gouv.fr met à disposition une page spéciale sur la "maladie à virus Ebola". Alors que le Canada et les Etats-Unis ont instauré des contrôles avec prise de température dans les aéroports, la France n'envisage pas pour l'instant d'examiner les voyageurs en provenances des pays frappés par le virus.
Depuis avril et les premières menaces d'une pandémie en Afrique, les Agences Régionales de Santé ont envoyé plusieurs messages d'alerte à une vaste base de médecins, soignants et personnels hospitaliers sous l'intitulé " DGS Urgent pour rappeler le protocole à suivre et les consignes de sécurité.
Le protocole mis en place par le ministère de la santé est clair. Une personne issue des pays où sévit la maladie et qui développerait les premiers symptômes du virus Ebola (maux de têtes ou fièvre) doit impérativement contacter le 15. Elle est ensuite automatiquement redirigée vers un établissement de référence où des analyses sont réalisée. Les prélèvements sont ensuite transférés à Lyon, au laboratoire P4 pour confirmer ou non la présence du virus.

Dans les hôpitaux recevant des patients d'Ebola, le protocole est précis. Des chambres, isolées par des double sas, sont prévues pour accueillir les malades. Les points d'accueil des hôpitaux sont dotés de kits comprenant blouses, masques et gants permettant aux soignants de se protéger en cas de suspicion. Quand un malade nécessite un transport, ce sont les services d'urgences, dotés eux aussi d'équipement spéciaux, qui se chargent de la coordination.
Une première alerte a eu lieu ce jeudi 9 octobre à Cergy-Pontoise, en banlieue parisienne, après le malaise d'un jeune homme mineur arrivé en France le 1er octobre et passé par la Guinée, pays durement touché par Ebola. Le centre de la DDASS, où le malade a été diagnostiqué a été bouclé pendant deux heures avant qu'une équipe du Samu, spécialement formée pour la détection des cas d'Ebola, n'affirme qu'il s'agissait d'une fausse alerte.

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