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Michel Audiard
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Michel Audiard, un orfèvre du dialogue

Né le 15 Mai 1920 à Paris
Décédé le 27 Juillet 1985 à Dourdan
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  Sommaire
  Tontons flingueurs
  Les Barbouzes
  Autres films
  Portrait
Paul Michel Audiard est né en 1920, à Paris. De père inconnu, l'enfant est élevé par les oncles et tantes de sa mère dans un appartement du XIVème arrondissement, quartier dont il hérite d'une certaine gouaille. Il développe rapidement de sérieuses prédispositions à la rédaction, décrochant son certificat d'études avec la mention "bien", mais se décrit lui-même comme un élève turbulent n'écoutant jamais rien. Il se lance dans une carrière de journaliste, métier qu'il reprendra à la Libération.

Finalement, Michel Audiard découvre le milieu du cinéma presque par hasard : c'est en rentrant dans un journal spécialisé qu'il s'initie au septième art, aux dialogues de Prévert, au film Drôle de drame qui restera sa référence, au festival de Cannes. Il épouse en 1947 Marie-Christine Guibert, qui lui donnera deux garçons : François et Jacques (futur réalisateur de Sur mes lèvres ou De battre mon coeur s'est arrêté).

Dans les années cinquante, Audiard se lance dans les dialogues de films. Il mène une coopération active avec le réalisateur Gilles Grangier (Le Rouge est mis, 125, rue Montmartre, Le Cave se rebiffe...) avant de littéralement exploser dans les années 60 avec le cinéma de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Ne nous fâchons pas...). Dès lors, il demande à ce que son nom soit écrit de la même taille que les stars du film sur les affiches. Il gagne beaucoup d'argent (au faîte de sa gloire, environ quatre cent mille francs pour un long métrage). Il en dépense beaucoup aussi, notamment dans les voitures et ses indispensables casquettes. Le fisc s'intéressera d'ailleurs à ses comptes au début des années 80.

SOMMAIRE
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  Les Tontons flingueurs
  Les Barbouzes
  Autres films
  Biographie
Pour écrire, Michel Audiard se réfugie à l'hôtel de la Trémoille, près des Champs-Elysées. Il rédige à la main, enregistre sur un magnétophone et réécoute, jusqu'à trouver le ton parfait. Il lui arrive aussi de travailler dans les bars. En 1968, Audiard se lance dans la réalisation avec Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Fort de ce succès, il réalise huit autres films jusqu'en 1974, puis revient à ses premières amours : le dialogue.

Le drame d'Audiard, c'est la mort dans un accident de voiture de son fils François, en 1975. Lui qui était obsédé par la peur de vieillir, ne se remettra jamais de cette disparition et perdra définitivement sa foi en Dieu. Dès lors, sa plume se fait plus incisive, plus acerbe, plus cynique, comme en témoigne les films Série Noire ou On ne meurt que deux fois. Les mots d'Audiard continue d'attirer les foules dans les salles oscures pendant une dizaine d'années, avant que celui-ci ne s'éteigne le 27 juillet 1985 dans sa propriété de Dourdan, à l'âge de 65 ans.

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 [Rédaction, L'Internaute]
 
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