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 PORTRAIT 
Septembre 2005

Jean d'Ormesson

"Dans la vie comme en littérature, en peinture, en musique, dans tous les arts, l'ennui est la pire des choses. Il faut le fuir à tout prix. C'est le père de tous les vices."
Jean d'Ormesson dans "Une fête en larmes", son nouveau roman.

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Une jeunesse brillante
Né le 16 juin 1925 d'une famille de la haute bourgeoisie intellectuelle, Jean d'Ormesson passa sa jeunesse entre la Bavière, Munich, où il découvrira la montée du nazisme, Bucarest en Roumanie, et Rio de Janeiro.
Il emménage à Paris en 1943, où il étudie les lettres classiques, l'histoire et la philosophie, qu'il choisira plus tard, à l'École Normale Supérieure. Il obtient le Diplôme National d'Études Supérieures, puis l'agrégation et débute sa carrière de journaliste.
En 1950, Jean d'Ormesson est nommé secrétaire général adjoint du Conseil international de philosophie et des sciences humaines à l'UNESCO et en deviendra président en 1992.

Ses débuts dans la littérature
Son premier roman, "L'Amour est un plaisir", publié en 1956 chez Julliard, n'aura que peu de succès. Jean d'Ormesson a débuté sa carrière littéraire à 30 ans. Ses études l'ont familiarisé avec les grands textes et lui ont permis de développer un esprit critique qui tendait à lui ôter l'envie d'écrire.
Mais ses débuts seront ensuite couronnés de succès avec "La gloire de l'Empire", publié en 1971 et qui reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française.

Un écrivain reconnu
Haut fonctionnaire, journaliste, Jean d'Ormesson dirige Le Figaro entre 1974 et 1977. Moderne académicien, il propose la candidature de Marguerite Yourcenar, première femme à entrer à l'Académie Française. Jean d'Ormesson est également un écrivain prolifique.
D'abord philosophe, il est imprégné de la pensée de Descartes, Hegel, Spinoza, Kant, Alain et Marx.
L'homme de Lettres s'inscrit dans la tradition des classiques, dont il retient cette façon de parler de soi tout en tenant le "moi" pour haïssable.
Parmi ses auteurs favoris, il cite Homère, Corneille, Racine, Toulet, Proust, Aragon, et il donne une place primordiale aux "Mémoires d'Outre-Tombe" de Chateaubriand.
La manière dont il insuffle un peu de sa vie dans ses écrits est teinté d'insouciance et de joie de vivre. C'est aussi l'art du sourire dans la douleur, art que l'écrivain a pu apprendre en traversant un siècle de tragédies. Amoureux de la conversation, Jean d'Ormesson cultive une humilité qui rend à son immense culture une discrétion aristocratique.

Sélection bibliographique

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 Florence GIRARDEAU, L'Internaute
 
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