Covid-19 dans le monde : USA, Brésil, Royaume-Uni… Le dernier bilan

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Covid-19 dans le monde : USA, Brésil, Royaume-Uni… Le dernier bilan CORONAVIRUS MONDE. Alors que le virus se propage, une ville brésilienne semble désormais être parvenue à l'immunité grégaire. Retrouvez les derniers chiffres du Covid-19 à travers le monde.

[Mis à jour le 25 septembre 2020 à 15h25] Les dernières infos - Le Covid-19 a touché plus de 32 millions de personnes à travers le monde, et le nombre de décès avoisine le million. Afin de faire face à la propagation de la maladie infectieuse, les différentes nations prennent de nouvelles mesures, parfois décriées. En Espagne, plus de 850 000 Madrilènes sont reconfinés. Au Brésil, troisième pays le plus touché de la planète, l'immunité collective a été atteinte à Manaus, mais pas à n'importe quel prix (voir plus bas). L'État a aussi décidé de reporter l'édition 2021 du carnaval de Rio de Janeiro à une date ultérieure.

Quel pays est le plus armé face au coronavirus ?

Deep Knowledge Group (DKG) a publié un classement déterminant, dans l'ordre, les pays qui gèrent au mieux la pandémie de coronavirus (voir ici). 252 nations sont classifiées avec plusieurs notes, qui couvrent différents critères essentiels : efficacité de leur gouvernement respectif, efficience de la quarantaine, ou encore la préparation des Etats face à une situation d'urgence. Selon les données collectées par le site jusqu'au 23 août, c'est l'Allemagne qui est en tête avec 762,64 points. La Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud prennent les deuxième et troisième places. Le classement n'est pas fabuleux pour la première puissance mondiale. Les Etats-Unis sont à la 55e position avec 532,56 points. Par exemple, l'accessibilité des soins est à hauteur de 79,94. A titre de comparaison, l'Allemagne est à 103,73. La France est à peine mieux classée que son homologue étatsunien. Avec 542,4 points, l'Hexagone prend la 54e place, et est surclassée sur tous les plans par son voisin d'outre-Rhin. L'élément le plus marquant concerne la surveillance et la détection des cas de Covid-19. Si l'Allemagne brille avec ses 138,24 points attribués sur ce critère, les 57,24 points font pâlir la France. Pour finir, l'Inde et le Brésil, deux pays extrêmement touchés par l'épidémie, se situent respectivement au 80e et 66e places de la classification de DKG.

La carte du coronavirus dans le monde

Statistiques du coronavirus

Statistiques des pays les plus touchés par le coronavirus au 25 septembre 2020 (source : Worldometers)

  Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
1 États-Unis 7,187,179 +1,708 207,555 +17
2 Inde 5,823,060 +6,957 92,347 +30
3 Brésil 4,659,909   139,883  
4 Russie 1,136,048 +7,212 20,056 +108
5 Colombie 790,823   24,924  
6 Pérou 788,930   31,938  
7 Mexique 715,457 +5,408 75,439 +490
8 Espagne 704,209   31,118  
9 Argentine 678,266   14,766  
10 Afrique du Sud 667,049   16,283  
11 France 497,237   31,511  
12 Chili 451,634   12,469  
13 Iran 439,882 +3,563 25,222 +207
14 Royaume-Uni 416,363   41,902  
15 Bangladesh 356,767 +1,383 5,093 +21
16 Irak 337,106   8,799  
17 Arabie Saoudite 331,857   4,599  
18 Turquie 309,790   7,785  
19 Pakistan 309,015 +798 6,444 +7
20 Italie 304,323   35,781  
21 Philippines 299,361 +2,630 5,196 +69
22 Allemagne 281,503 +158 9,520 +1
23 Indonésie 266,845 +4,823 10,218 +113
24 Israël 215,273 +3,158 1,405 +27
25 Ukraine 191,671 +3,565 3,827 +70
26 Canada 149,094   9,249  
27 Bolivie 132,618 +628 7,765 +34
28 Équateur 131,146   11,213  
29 Qatar 124,650 +225 212  
30 Roumanie 119,683 +1,629 4,633 +42
31 République Dominicaine 110,122   2,076  
32 Maroc 110,099   1,956  
33 Belgique 108,768 +1,881 9,965 +6
34 Panama 108,726   2,297  
35 Kazakhstan 107,590 +61 1,699  
36 Pays-Bas 103,141   6,312  
37 Égypte 102,513   5,835  
38 Koweït 102,441 +590 595 +3
39 Oman 95,907   885  
40 Suède 90,289   5,878  
Amérique

Coronavirus au Brésil

La ville de Manaus bénéficie d'une immunité collective, ce qui est une première mondiale. Le virus n'arrive plus à circuler puisque 66% des habitants de la métropole de la forêt amazonienne sont désormais immunisés contre le Covid-19. 2 500 personnes sont décédées de la maladie dans la commune de plus de deux millions de résidents. RTL a précisé qu'en guise de comparaison, cela équivalait à 500 000 morts aux États-Unis, contre les 200 000 actuels depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Autre élément, cette dernière a poussé le Brésil à reporter son célèbre carnaval de Rio de Janeiro, prévu à l'origine en février 2021.

Le président Jair Bolsonaro a fait de sa propre contamination (il est désormais guéri) un moyen de communication, usant de la provocation. Sa popularité a grimpé en août selon plusieurs sondages dont l'un publié par le journal Floha de Sao Paulo alors que l'allocation promise à de nombreux Brésiliens (une aide de 600 réais minimum par mois) pour atténuer les effets de la crise économique consécutive à l'épidémie a fini par être versée. La pandémie continue néanmoins de s'étendre sur tout le territoire brésilien, y compris parmi les communautés amérindiennes et de nombreux experts estiment que le bilan, qui serait largement sous-estimé, devrait considérablement s'alourdir. Le cacique Raoni a lui-même été atteint du Covid-19 à la fin du mois d'août, avant sa guérison. La crise s'accompagne de difficultés économiques, pointées par la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) en août, qui note que la pandémie pourrait pousser dans la pauvreté 45 millions de personnes sur le continent. "Je me retrouve au chômage à cause de cette pandémie. Il y a des jours où nous ne mangeons pas parce que la situation est difficile", témoigne ainsi à l'AFP une Brésilienne de 35 ans, résidente d'une favela de Sao Paulo.

Coronavirus aux États-Unis

Nouvel embarras à la Maison Blanche. Dans un entretien téléphonique entre Donald Trump et le journaliste Bob Woodward datant du 7 février, le président américain a confié que le Covid-19 était "un truc mortel", avouant qu'il était au courant de la gravité de la maladie. Le 19 mars, il a également reconnu au téléphone qu'"[il a] voulu toujours minimiser [le danger]". Ces déclarations, publiées dans le livre intitulé Rage par le journaliste en question, créent la polémique. Le 45e président des États-Unis a pendant longtemps affirmé publiquement que le coronavirus n'était qu'une "simple grippe", ou encore un "canular" mis en place par la parti démocrate pour le faire vaciller. Son opposant aux élections américaines Joe Biden a exprimé sa répulsion : "C'est écœurant. Il avait les informations. Il connaissait le danger. [...] Il a menti aux Américains". Donald Trump a quant à lui réagi en précisant qu'il ne souhaitait pas affoler la population. "Je ne veux pas que les gens aient peur, je ne veux pas créer de panique" s'est-t-il justifié.

Alors que les États-Unis souffrent grandement du Covid-19 depuis plusieurs mois, l'opération "Warp Speed" est en marche. Les autorités sanitaires américaines souhaitent passer à la vitesse supérieure pour pouvoir répandre un vaccin contre la maladie, à grande échelle. Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) "demandent urgemment" à ce que les États soient prêts à distribuer ce précieux sésame, d'ici le 1er novembre 2020. La date ne semble pas si anodine, puisque les élections présidentielles américaines approchent à grands pas.

Lors du week-end du 30 août, Donald Trump a relayé depuis son compte Twitter de fausses informations sur le nombre de morts dus au coronavirus, minimisant considérablement les chiffres. Le président du pays de l'Oncle Sam a partagé sur son profil Twitter deux messages qui indiquent que le nombre de victimes dues au virus a drastiquement chuté, passant ainsi à 9210, soit une baisse de 94% au moment de la publication. Ces données provenaient à tort des CDC. Le partage de Donald Trump de ces informations erronées a été retweeté par des milliers d'internautes. Twitter a immédiatement supprimé les messages en question pour violation des règles du réseau social.

ASie

Coronavirus en Chine

L'Empire du Milieu s'est enorgueilli de sa gestion de la crise sanitaire, mardi 8 septembre. Le président chinois Xi Jinping a remis des médailles à quatre "héros" du personnel médical, dans le Palais du Peuple près de la place Tiananmen, avant d'entamer un discours. "Nous avons mené contre l'épidémie une grande bataille qui s'est révélée bouleversante pour nous tous. Nous avons traversé une épreuve historique et extrêmement ardue" a déclaré le chef de l'État chinois. Le pouvoir n'a pourtant pas fait mention de Li Wenliang, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'épidémie. Il avait été accusé par la police de divulguer des rumeurs en début d'année.

Une nouvelle information sur la transmission du Covid-19 a émergé de Chine. Le 19 janvier, un passager atteint du virus et asymptomatique a contaminé le tiers des passagers de l'autocar qu'il empruntait, soit 23 personnes sur 68. Aucun des usagers ne portait de masque. Le véhicule était mal ventilé durant le trajet de moins d'une heure du passager infecté, mais aussi pendant le retour. Cet élément permet de penser que le virus est transmissible par voie aérienne.

Le parquet national a annoncé l'arrestation de 5800 personnes entre janvier et fin août, accusées notamment de vente d'équipements médicaux défectueux, d'avoir frappé à mort un client d'un supermarché lui demandant le port d'un masque, ou d'avoir tué un agent chargé d'un contrôle de température. Le port du masque a été imposé dans les lieux clos mais la Chine n'a fait état d'aucun nouveau cas (hors cas importés) ces derniers jours.

Coronavirus en Inde 

L'Inde est désormais au cœur de la crise sanitaire et les chiffres sont alarmants. Selon nos confrères du Monde, l'état a franchi la barre des trois millions de contaminés en seulement treize jours. Il en va de même de quatre à cinq millions d'infectés, puisque cela a pris onze jours ! Malgré le fait que ces données soient inquiétantes, les métros ont recommencé à fonctionner lundi 7 septembre, notamment à Delhi et Bombay. Un deuxième confinement après celui de mars à juin semble difficile à mettre en place. Ces quatre mois d'inactivité économique ont provoqué une chute du PIB sans précédent pour l'un des membres des BRICS, à hauteur de 23,9%. Une première depuis la création des statistiques de croissance en 1996.

Europe

Coronavirus en Allemagne

Plusieurs régions françaises sont considérées comme étant à risque pour l'Allemagne. Les touristes revenant de ces territoires seront tenus de faire un test de dépistage à leur retour, et de rester isoler en attendant les résultats. Les zones géographiques concernées sont :

  • L'Ile-de-France
  • La Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • L'Occitanie
  • La Nouvelle-Aquitaine
  • L'Auvergne-Rhône-Alpes
  • La Corse

Selon le classement du site Deep Knowledge Group (DKG) sur l'évaluation des pays les plus efficaces et les plus sûrs contre le coronavirus, c'est l'Allemagne qui est placée en tête. 252 Etats sont dans la classification. L'efficience du gouvernement allemand a par exemple 185,92 points, ce qui est légèrement supérieur au Japon qui est noté à 185,39 points dans ce domaine. La France, quant à elle, détient 136,48 points. Les données utilisées pour ce classement ont été récoltées jusqu'au 23 août (voir plus haut).

Le ministre de l'Economie, Peter Altmaier, a estimé que la récession en Allemagne serait moins pire que prévue. Le PIB devait connaitre une baisse de 6,3% selon les premières estimations du gouvernement. Ce ne serait finalement "que" de 5,8%. Le ministre allemand a précisé ceci : "Nous avons atteint le fond du creux. Depuis mai, on constate une nette convalescence de l'économie, que ce soit dans les services, le commerce ou l'industrie."

Le mois d'août avait été marqué par plusieurs messages d'alerte des autorités concernant la circulation du virus en Allemagne. La chancelière Angela Merkel a prévenu ses concitoyens : "Beaucoup de mobilité a été possible pendant l'été, mais nous devons maintenant être vigilants". Berlin s'inquiète de l'arrivée de nouveaux cas, coïncidant avec les retours de vacances. Les amendes pour non-port de masques vont ainsi être rehaussées de 50 euros alors que les contrôles s'assurant du respect des périodes de quarantaine imposées aux cas suspects et avérés seront renforcées. L'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes en plein air va également été prolongée. Seuls les matchs de football, dans un pays qui affiche habituellement d'excellents taux d'affluence dans les stades, pourraient bénéficier d'une dérogation.

Coronavirus en Belgique

Les Diables Rouges, l'équipe nationale de football belge, sont tenus de faire un test de dépistage mardi 8 septembre, suite à la découverte de la contamination du défenseur Brandon Mechele, l'un des membres de la sélection. Il a été testé positif dimanche 6 septembre. Le staff va aussi devoir se faire tester pour savoir si ses membres sont infectés ou non. Pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place des mesures drastiques. Bruxelles a listé des départements en "zone rouge" en France, à savoir :

  • La ville de Paris
  • La Seine-Saint-Denis
  • Les Hauts-de-Seine
  • Le Val-de-Marne
  • Le Val-d'Oise
  • La Sarthe
  • Le Loiret
  • La Gironde
  • L'Hérault
  • Le Rhône
  • Le Var
  • Les Alpes-Maritimes
  • Les Bouches-du-Rhône
  • La Guyane française
  • Mayotte
  • Guadeloupe

Les voyageurs en provenance de ces départements, et qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique, ont l'obligation de remplir un formulaire en ligne. Ils devront par la suite se faire dépister et s'isoler à leur arrivée pendant au moins sept jours. D'autres mesures ont vu le jour. On trouve notamment la diminution conséquente de ce que l'on appelle la "bulle de contact", à savoir le cercle de personnes avec qui les mesures de distanciation ne doivent pas être impérativement respectées. Alors qu'elle était de quinze personnes, elle a été ramenée à... cinq personnes par foyer. Déjà obligatoire depuis le 11 juillet dans les magasins, les salles de cinéma, les lieux de culte, les musées ou encore les bibliothèques, le port du masque est également devenu obligatoire fin juillet dans "tout endroit à forte fréquentation".

Coronavirus en Espagne

L'Espagne est l'un des pays européens les plus touchés par la pandémie. À cause de cette situation, près de 858 000 habitants de la région de Madrid sont reconfinés depuis le lundi 21 septembre. Cette période de confinement durera deux semaines. Les Madrilènes concernés n'ont pas le droit de se déplacer en dehors de leur quartier, excepté pour aller étudier, travailler, ou encore pour aller voir le médecin. Le taux de contamination des quartiers confinés de Madrid et de ses banlieues proches est supérieur à 1000 cas pour 100 000 habitants. Cette donnée a été relevée lors de ces deux dernières semaines. Isabel Diaz Ayuso, la présidente de la région, a estimé que c'était "gravissime".

Les 500 000 cas ont été dépassés dans le pays lundi 7 septembre, ce qui fait de la nation la deuxième plus touchée d'Europe, après la Russie, en ce qui concerne l'ampleur des contaminations. La situation en Espagne inquiète le gouvernement avec un taux d'incidence (nombre de cas de Covid-19 pour 100 000 habitants) le plus élevé de l'Union Européenne sur les deux dernières semaines. Depuis le vendredi 4 septembre à 16h, le pays entier est passé en zone rouge, ce qui signifie que tous les voyages non essentiels, notamment touristiques, ne sont plus autorisés. Cette interdiction reste moins stricte que dans la ville de Santona. Commune de 11 000 habitants, cette dernière va être remise en quarantaine selon le quotidien El Pais. Personne ne peut entrer ou sortir de la commune pendant quatorze jours, en raison de la hausse du nombre de cas. 526 infectés ont été recensés pour 100 000 habitants, contre 193 pour 100 000 en moyenne dans le reste de la Cantabrie. Les rassemblements de plus de dix personnes sont également proscrits.

Un essai clinique concernant un futur vaccin a été conduit et implique 200 volontaires espagnols sur les 750 y participant en Europe. "C'est une recherche qui se fait au niveau européen. L'Espagne y participe pour être sûre d'avoir accès au futur vaccin", a souligné le ministre de la Santé Salvador Illa lors d'un point presse. Le gouvernement avait par ailleurs annoncé jeudi 27 août l'obligation du port du masque à l'école dès l'âge de six ans. L'inquiétude sur l'émergence d'une deuxième vague grimpe dans le pays malgré la succession de nouvelles restrictions dont une, inédite dans le monde : il est désormais interdit de fumer dans les rues et sur les terrasses de café dans la province de Galice et dans l'archipel des Canaries. Cette consigne s'applique si la distanciation sociale est impossible, à savoir respecter une distance de sécurité d'au moins deux mètres.

Coronavirus en Italie

Des élections régionales ont eu lieu dimanche 20 septembre en Italie. 30% des électeurs ont faire le déplacement pour aller voter. Lundi 14 septembre, c'est la rentrée pour près de huit millions d'Italiens. Cela fait six mois que les écoles ont fermé dans le pays. Le gouvernement a promis de fournir 170 000 litres de solution désinfectante aux établissements scolaires, durant chaque semaine. Les élèves et les personnels auront aussi accès à onze millions de masques gratuits au quotidien. Des bureaux individuels seront également installés , à un mètre de distance les uns des autres, selon la ministre de l'Éducation Lucia Azzolina. Ils ne pourront pas tous être livrés au même moment dans le pays.

L'âge moyen des personnes touchées par le Covid-19 s'est abaissé à 32 ans en Italie. Les autorités sanitaires mettent en exergue le relâchement des gestes barrières, mais aussi les rassemblements entre jeunes durant les vacances d'été. L'entreprise italienne Costa Croisières a repris la mer dimanche 6 septembre, après cinq mois de pause dûs au virus. Les croisières sont pour l'heure uniquement réservées aux Italiens. Le Costa Delicioza vogue sur les flots pendant sept jours, de la mer Adriatique à la Méditerranée, et ne s'arrête que dans les ports italiens. Une nouvelle figure politique a été touchée par le Covid-19. L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, âgé de 83 ans, est asymptomatique selon son médecin. Sa contamination a été révélée dans les médias italiens mercredi 2 septembre.

L'Italie subit aussi une nouvelle vague de coronavirus, notamment en Sardaigne, région très fréquentée durant l'été. Les autorités tirent le signal d'alarme. Après avoir prolongé mercredi 29 juillet l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 15 octobre, elles ont pris de nouvelles mesures, entérinant la fermeture des discothèques en plein air. Le ministère de la Santé a également annoncé l'obligation du port du masque pour tous à partir du lundi 17 août le soir entre 18h et 6h dans tous les lieux publics où peuvent être formés des groupes. 

Coronavirus au Portugal

À l'occasion de la rentrée scolaire, prévue entre le lundi 14 et le mercredi 16 septembre, les rassemblements sont passés de vingt à dix dans le pays. Cette mesure était déjà appliquée à Lisbonne et dans sa périphérie depuis la fin du mois de juin. Mardi 1er septembre, le gouvernement a lancé son application de traçage du Covid-19, permettant de savoir si l'on a croisé récemment une personne positive au virus pendant plus de quinze minutes. Appelée "stayaway covid", c'est "une aide précieuse" pour les autorités sanitaires selon la ministre de la Santé Marta Temido. Cela a pour objectif de préparer au mieux la rentrée des écoles publiques, qui aura lieu le 14 septembre prochain au Portugal.

Les mesures de restrictions de circulation dans certains quartiers de Lisbonne et sa périphérie ont été maintenues jusqu'à la fin du mois d'août, avaient annoncé jeudi 13 août les autorités. L'apparition de foyers de contaminations à Lisbonne au début de l'été avait entraîné l'apparition de nouvelles mesures sanitaires. Dans les quartiers concernés, les locaux ne peuvent sortir de leur domicile que pour l'achat de nourriture ou de médicaments. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. La région de la capitale regroupe plus de la moitié des cas découverts au Portugal. 

Depuis le 1er juillet, le Portugal est ainsi découpé en trois zones. Dans celle où les règles sont les moins strictes, le port du masque reste obligatoire dans les transports et lieux fermés mais les rassemblements sont autorisés jusqu'à vingt personnes. Dans la deuxième zone, qui concerne Lisbonne et ses environs, on parle d'état de "contingence". Les regroupements sont limités à dix personnes et les commerces ferment dès 20h, à l'exception des restaurants. Enfin, dans la troisième zone qui concerne les quartiers les plus touchés de Lisbonne, le confinement est en vigueur et les regroupements limités à cinq personnes maximum.

Coronavirus au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a lancé son application de traçage du coronavirus jeudi 24 septembre, avec plus de quatre mois de retard. Cette annonce intervient en pleine croissance du nombre de cas dans le pays, ce qui a entraîné la mise en place de nouvelles mesures : fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures, port du masque obligatoire dans les commerces, taxis et lieux extérieurs... Le pays a désormais atteint le stade 4 selon les chefs des services médicaux des quatre provinces britanniques, lundi 21 septembre. Le seuil d'alerte était précédemment au stade 3 depuis le mois de juin dernier. Cette évolution implique que le taux de transmission du virus est désormais "élevé ou augment[e] de manière exponentielle". Matthew Hancock, le Ministre de la Santé britannique, a déclaré devant le Parlement que "le virus se propage. Nous sommes à un point de rupture. Nous devons tous jouer notre rôle pour arrêter la propagation." La situation est d'autant plus grave que les autorités sanitaires ont estimé que s'il n'y a pas de "changement de cap", le pays européen le plus endeuillé comptera deux cents décès de plus chaque jour au mois de novembre.

Afin de faire face au coronavirus et à une potentielle deuxième vague, Boris Johnson a lancé la "règle des six". Les réunions de plus de six personnes à l'intérieur et à l'extérieur seront interdites. Par contre, les mariages, les enterrements, les restaurants, les pubs et les écoles sont exemptées de cette future loi. En cas de non-respect de cette mesure, les contrevenants devront payer 100 livres sterling, ce qui équivaut à 110 euros. S'il y a récidive, ces derniers seront tenus de régler jusqu'à 3200 livres, soit 3500 euros.

Matthew Hancock a déclaré sur Sky News que la majorité des nouveaux infectés étaient des jeunes. Il a également appelé à la vigilance. Le Royaume-Uni vise l'élaboration d'un vaccin début 2021, selon la déclaration de Matthew Hancock lundi 7 septembre. Londres a conclu un contrat avec le laboratoire AstraZeneca pour que cette volonté se réalise. Le laboratoire a cependant arrêté les essais cliniques de la phase 3 du vaccin suite à la détection d'une maladie chez un volontaire britannique. Le ministre avait aussi annoncé le jeudi 3 septembre que 500 millions de livres sterling allaient être débloqués. Cette enveloppe servira à accélérer les tests de dépistage dans le pays.

Le Royaume-Uni craint des effets dévastateurs sur le plan économique et a multiplié les annonces ces derniers jours, à commencer par le retour soudain de mesures de quarantaines pour les voyageurs en provenance de France, de Monaco mais aussi des Pays-Bas et de Malte, contraignant de nombreux Britanniques à un voyage retour en urgence. Le Portugal est aussi concerné désormais, mais uniquement en Ecosse et au Pays de Galles. L'absence de la quarantaine en Angleterre et en Irlande du Nord suscite des interrogations. Des reconfinements localisés ont également été décidés dans plusieurs comtés du nord du Royaume-Uni où les rencontres entre personnes de foyers différents sont proscrites.

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