Coronavirus dans le monde : l'Amérique ravagée, le dernier bilan de la pandémie

Coronavirus dans le monde : l'Amérique ravagée, le dernier bilan de la pandémie CORONAVIRUS. Les Etats-Unis et le Brésil sont les pays les plus touchés par la pandémie de Covid-19 qui continue de se répandre. La situation inquiète aussi en Amérique latine ou en Australie. Découvrez la carte de la situation et le bilan en chiffres.

[Mis à jour le 10 juillet 2020 à 16h24] Avec plus de 12 millions de cas et près de 550 000 morts selon le dernier bilan de l'OMS, la pandémie de coronavirus Covid-19 continue de se répandre sur le globe. L'OMS a annoncé la mise en place d'un panel indépendant d'experts pour évaluer sa gestion de la crise sanitaire et appelé à l'unité dans la lutte contre le virus. Si en Europe la situation semble plutôt sous contrôle en dépit de l'émergence de plusieurs foyers de contamination, la situation inquiète particulièrement sur le continent américain. Aux Etats-Unis, le cap impressionnant des 50 000 contaminations quotidiennes est régulièrement atteint alors que le pays a enregistré plus de 130 000 décès depuis l'arrivée du virus. Celui-ci est particulièrement virulent au Texas, en Floride, ou en Oklahoma,  notamment dans la ville de Tulsa, où le nombre de cas s'est envolé selon les autorités locales, deux semaines après un meeting de campagne présidentielle organisé par Donald Trump dans la ville...  Une situation qui pourrait faire évoluer la stratégie américaine en termes de levées de restrictions. Anthony Fauci, l'expert en maladies infectieuses, qui conseille la Maison Blanche sur la crise du Covid-19, a ainsi indiqué : " Je pense que les Etats doivent mettre sur pause leur processus de déconfinement, même si je ne pense pas que nous devons revenir à une fermeture complète".

L'inquiétude grimpe aussi en Amérique latine. Après le président brésilien Jair Bolsonaro, c'est la présidente bolivienne qui a annoncé avoir été testée positive au coronavirus. "Je suis positive au Covid-19, je vais bien, je travaillerai à l'isolement. Ensemble, nous allons aller de l'avant", a tweeté Janine Añez. La Bolivie enregistre plus de 42 000 cas de contamination et déplore 1 577 décès liés au coronavirus. Le Pérou a également franchi la barre des 11 000 morts cette semaine. Plus au nord, le Mexique enregistre des records de cas quotidiens et déplore 33 000 morts du Covid-19 depuis le 28 février et la découverte du premier cas dans le pays.

En Australie, qui compte environ 9 000 cas pour 106 morts, c'est la situation à Melbourne qui est scrutée de près. La ville enregistre une centaine de cas quotidiens. Les frontières de l'Etat de Victoria, qui comprend Melbourne, ont été fermées et un confinement de six semaines a été instauré. Les habitants ne peuvent sortir de chez eux que pour aller travailler, faire du sport, se ravitailler ou aller chez le médecin. Par ailleurs, le gouvernement a décidé que seuls 4 000 ressortissants australiens seront autorisés à rentrer chaque jour dans le pays  à partir de lundi, soit la moitié du chiffre habituel.

La carte du coronavirus dans le monde

Statistiques du coronavirus

Statistiques du coronavirus au 09/07/2020 au soir

Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
Etats-Unis 3,219,999 +61,067 135,822 +960
Brésil 1,759,103 +42,907 69,254 +1,199
Inde 794,842 +25,790 21,623 +479
Russie 707,301 +6,509 10,843 +176
Pérou 316,448 +3,537 11,314 +181
Chili 306,216 +3,133 6,682 +109
Espagne 300,136 +543 28,401 +5
Royaume-Uni 287,621 +642 44,602 +85
Mexique 275,003 +6,995 32,796 +782
Iran 250,458 +2,079 12,305 +221
Italie 242,363 +214 34,926 +12
Pakistan 240,848 +3,359 4,983 +61
Afrique du Sud 238,339 +13,674 3,720 +118
Arabie Saoudite 223,327 +3,183 2,100 +41
Turquie 209,962 +1,024 5,300 +18
Allemagne 199,198 +433 9,125 +10
Bangladesh 175,494 +3,360 2,238 +41
France 170,094 +621 29,979 +14
Colombie 133,973 +5,335 4,714 +187
Canada 106,805 +371 8,749 +12
Qatar 102,110 +557 142 +4
Argentine 90,693 +3,663 1,720 +26
Chine 83,581 +9 4,634  
Egypte 79,254 +950 3,617 +53
Suède 74,333 +48 5,500 +13
Indonésie 70,736 +2,657 3,417 +58
Irak 69,612 +2,170 2,882 +103
Biélorussie 64,411 +187 449 +6
Equateur 64,221 +976 4,900 +27
Belgique 62,210 +87 9,778 +2
Emirats Arabes Unis 53,577 +532 328 +1
Kazakhstan 53,021 +1,962 264  
Koweït 52,840 +833 382 +3
Philippines 51,754 +1,395 1,314  
Oman 51,725 +1,518 236 +3
Ukraine 51,224 +810 1,327 +21
Pays-Bas 50,798 +52 6,137 +2
Singapour 45,423 +125 26  
Portugal 45,277 +418 1,644 +13
Bolivie 42,984 +1,439 1,577 +47

Coronavirus en Chine

En Chine, où le Covid-19 est apparu officiellement en décembre dernier, les autorités pensaient avoir stabilisé la situation au début du printemps, mais l'apparition de nouveaux cas à la mi-juin, en particulier à Pékin, a remis le pays sous tension. Au total, plus de 300 cas ont été découverts à Pékin depuis-mi-juin. Les autorités avaient également décidé d'opérer, il y a une semaine, au confinement du canton d'Anxin (500 000 personnes), située à une soixantaine de kilomètres au sud de Pékin, après le recensement d'une dizaine de nouveaux cas. Ces mesures semblent porter leurs fruits puisque le nombre de contaminations est à la baisse et seuls 9 cas de coronavirus, tous importés, ont été recensés mercredi. Depuis le mois de décembre, le Covid-19 a causé la mort de 4 634 personnes (aucun décès ces dernières 24h), pour 83 578 cas. 

Coronavirus aux USA

Nouveau triste record aux Etats-Unis avec plus de 65 000 cas supplémentaires recensés jeudi soir par l'université Johns Hopkins. Au total, les Etats-Unis enregistrent plus de 3,11 millions de cas de Covid-19 pour 133 195 décès. Ce sont les nouvelles contaminations qui inquiètent le plus puisque ce chiffre était tombé à 20 000 en avril avant de remonter, au gré du déplacement du virus dans la partie sud-ouest du pays. La contagion s'accentue ainsi dans plus de la moitié des États américains, et notamment en Californie, en Floride et au Texas, où le port du masque en public a été rendu obligatoire. Donald Trump a minimisé ces chiffres jeudi. "Pour la centième fois, la raison pour laquelle nous avons tant de cas, comparé à d'autres pays qui ne font pas mieux que nous et de loin, est que nous testons beaucoup plus et mieux", a-t-il tweeté.

Le président, qui reproche à l'OMS de ne pas avoir réagi assez rapidement au début de la crise et de se montrer trop complaisant avec la Chine, a décidé retirer officiellement son pays de l'agence, dont il était le contributeur le plus important. Une décision vivement critiquée outre-Atlantique, où la Fédération des scientifiques américains s'est insurgée contre cette décision "qui ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19" et qui intervient selon elle "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale". Les opposants politiques de Trump ont également fait part de leur désaccord. "Cela ne va pas protéger les vies ou les intérêts des Américains, cela va laisser les Américains malades et l'Amérique seule", a regretté le sénateur démocrate Robert Menendez, tandis que Joe Biden, le candidat du Parti démocrate aux prochaines élections présidentielles, a indiqué sur Twitter : "Le premier jour de ma présidence, je rejoindrai l'OMS et réaffirmerai notre leadership mondial. "Les Américains sont plus en sécurité quand l'Amérique s'engage pour renforcer la santé mondiale".

Coronavirus au Brésil

Au Brésil, le dernier bilan faisait état jeudi de 69 184 morts, soit 1220 de plus en 24 heures et 1,75 million de cas, soit 42 619 cas de plus. Les chiffres suivent une tendance à la hausse mais le gouvernement continue globalement à minimiser la crise, sous l'impulsion de Jair Bolsonaro réfractaire aux mesures de confinement mises en œuvre par les gouverneurs des états et soutenant la thèse que les conséquences économiques de ces restrictions pourraient causer des dommages bien plus conséquents que celles engendrées par le coronavirus. Le président brésilien,  lui-même testé positif au Covid-19 ce mardi 7 juillet, a usé de la provocation devant la presse, en apparaissant sans masque et en déclarant : "Comme ça, vous pouvez voir mon visage, constater que je vais bien, que je suis tranquille et en paix". Je vais parfaitement bien, tout est normal, la vie continue. J'aurais même bien envie de faire une petite balade… mais je ne vais pas la faire à cause des recommandations médicales". Bolsonaro a également confié qu'il avait choisi de se soigner avec l'hydroxychloroquine, en présentant ce traitement controversé comme le remède miracle : "La réaction a été quasi immédiate. Quelques heures plus tard, je me sentais déjà beaucoup mieux".

L'annonce du test positif au Covid-19 de Jair Bolsonaro et ses déclarations ont vivement fait réagir ses opposants, parfois de manière très radicale. " Je suis favorable à ce que sa maladie s'aggrave et qu'il en meure", a ainsi écrit l'éditorialiste Hélio Schwartsman, dans une tribune publiée dans le journal la Folha de Sao Paulo. "Dans l'immédiat, l'absence de Bolsonaro signifierait que nous n'aurions plus un dirigeant minimisant l'épidémie et sabotant les mesures visant à l'atténuer. Est-ce que ça ne pourrait pas sauver des vies, ça ? En mourant, Bolsonaro rendrait un service qu'il a été incapable d'offrir de son vivant".

Coronavirus en Espagne

En Espagne, le bilan faisait état, mercredi, d'un total de plus de 252 000 cas pour 28 392 morts. L'état d'alerte, pour limiter les déplacements, a pris fin le 21 juin dernier. La réouverture des frontières aux touristes a également été actée. Le championnat de football a, lui, repris il y a une quinzaine de jours, et de nombreux lieux culturels ont également rouvert leurs portes. En revanche, les écoles ne rouvriront qu'en septembre prochain. Néanmoins, la bataille n'est pas encore terminée : une hausse des contaminations a ainsi contraint les autorités à reconfiner plus de 200 000 personnes, en Catalogne et en Galice, samedi et dimanche. Le port du masque a été imposé en Catalogne. Dans les Baléares, alors que la saison touristique estivale débute, les autorités ont décidé de rendre obligatoire le port du masque dans l'espace public dès lundi 13 juillet.

Coronavirus en Italie

En Italie, le dernier bilan officiel communiqué par les autorités fait état de 15 décès supplémentaires en 24h, ce qui porte le total à 34 914 morts pour 243 149 contaminations (+193 en 24h). La vigilance est toujours de mise notamment depuis la découverte, il y a une dizaine de jours, de plusieurs foyers épidémiques, notamment à Rome, la capitale du pays. "Le virus continuera à circuler et nous aurons la réapparition soudaine de quelques foyers épidémiques. S'il y a une deuxième vague, ce sera de notre faute. Cela voudra dire que nous n'aurons pas été à même d'appliquer ce que nous avons appris", avait indiqué Massio Andreoni, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tor Vergata de Rome. Un message qui n'a semble-t-il pas été entendu dans la région de Venise, où le taux de reproduction du virus est passé de 0,43 % à 1,63 %. "Si nous continuons à nous promener sans masque, collés les uns aux autres, à crier aux théories du complot selon lesquelles le virus est une invention des sociétés pharmaceutiques, des martiens ou des astronautes, il est inévitable que de telles choses se produisent", a encore déploré le Luca Zaia, le président de la région de Vénétie.

Coronavirus au Royaume-Uni

Le bilan du coronavirus communiqué mercredi par le Royaume-Uni fait état de 126 morts de plus en 24 heures (contre 155 la veille). Au total, le pays recense 44 517 morts et 286 979 cas positifs (+630) depuis le début de l'épidémie. Selon le bureau national des statistiques (ONS), le nombre de décès imputés au nouveau coronavirus est néanmoins plus élevé que celui annoncé par le ministère de la Santé, et le bilan global serait en réalité de plus de 50 000 victimes du Covid-19, en prenant en compte le nombre réel de personnes décédées dans les maisons de retraite. Par ailleurs, les professionnels de santé du pays ont demandé, fin juin, à la classe politique britannique de préparer le Royaume-Uni au "vrai risque" d'une deuxième vague, dans une lettre publiée dans le British Medical Journal.

Le Royaume-Uni poursuit par ailleurs son déconfinement progressif, avec notamment la réouverture partielle des écoles depuis le début du mois. Le retour se fait par tranches d'âge pour les écoles primaires avec les élèves âgés de 4 à 6 ans et de 10 à 11 ans. L'ensemble des magasins ont été autorisées à rouvrir le lundi 15 juin, avec la mise en place de mesures de précaution (limitation du nombre des clients à l'intérieur, marquages au sol pour favoriser la distanciation physique...). Le port du masque est par ailleurs obligatoire dans les transports. La réouverture des bars et des restaurants a, elle, eu lieu le 4 juillet.

Coronavirus en Allemagne

Le dernier bilan en Allemagne fait état de 198 178 cas, soit 395 cas de plus que la veille, selon les données publiées ce vendredi 10 juillet par l'Institut Robert Koch (RKI), chargé du suivi de l'épidémie. 6 décès supplémentaires sont également à déplorer, portant le bilan total à 9054 morts depuis le début de l'épidémie. L'institut se montrait toutefois rassurant jeudi avec un taux de reproduction du virus (le fameux R+0) en baisse, à 0,70 contre 0,81 la veille.

La polémique reste grande dans le pays concernant les conditions de travail dans les abattoirs, lieux où plusieurs foyers d'infection ont été découverts ces dernières semaines. La diffusion d'une vidéo, qui semble enregistrée au mois d'avril dans les locaux de l'abattoir Tommies à Gütershloh en Rhénanie du Nord-Westphalie a créé le scandale ces derniers jours. C'est de cet abattoir qu'est né le plus grand foyer épidémique auquel fait face le pays, puisque plus de 1500 salariés ont été testés positifs au virus.  Après la découverte de nombreux cas dans le plus grand abattoir du pays, deux cantons avaient été placés en confinement jusqu'au 30 juin. Les mesures ont été levées dans le canton de Warendorf mais en revanche prolongées d'une semaine dans celui de Gütersloh, le plus proche de l'abattoir Tommies où les 1500 employés ont été testés positifs au Covid-19.

Coronavirus au Portugal

Le Portugal lutte contre un regain de l'épidémie, principalement à Lisbonne. Le pays compte 44 000 cas de Covid-19 pour un peu plus de 1 600 décès. Lisbonne reste en partie en quarantaine cette semaine. La région de la capitale regroupe 80% des foyers de contagions découverts au Portugal, alors que 300 à 400 nouveaux cas quotidiens sont détectés dans un pays qui ne comptait jusque-là qu'environ 40 000 cas de coronavirus. Le Premier ministre Antonio Costa a prévenu et annoncé "un devoir civique de confinement à domicile" pour les quartiers lisboètes concernés. Il ne s'agit pas de Lisbonne mais de quelques quartiers de municipalités proches", a-t-il insisté, sans doute sensible à l'impact possible de cette annonce sur le tourisme. Le confinement se poursuit en effet dans 19 quartiers de Lisbonne et ses environs (Amadora, Loures, Odivelas et Sintra) après la hausse constatée de nouveaux cas dans la capitale portugaise.

Dans ces quartiers, les habitants sont invités à rester chez eux, et ne peuvent sortir que pour se rendre à leur travail, faire leurs courses alimentaires ou de santé ainsi que pour des rendez-vous médicaux. Tout rassemblement de plus de 10 personnes est proscrit. Depuis le 1er juillet, le Portugal est ainsi découpé en trois zones. Dans celle où les règles sont les moins strictes, le port du masque reste obligatoire dans les transports et lieux fermés mais les rassemblements sont autorisés jusqu'à 20 personnes. Dans la deuxième zone, qui concerne Lisbonne et ses environs, on parle d'état de "contingence". Les regroupements sont limités à 10 personnes et les commerces ferment dès 20h. Enfin, dans la troisième zone, le confinement est en vigueur et les regroupements limités à 5 personnes maximum.

La décision du Royaume-Uni d'exclure le pays de la liste des pays sûrs pour ses ressortissants a tout de même créé la polémique le week-end dernier. "C'est toujours horrible de comparer les chiffres d'une maladie et de décès, mais c'est absurde que le Royaume-Uni impose une quarantaine à des passagers revenant d'un pays qui, au regard de l'ensemble des indicateurs de la pandémie, présente de meilleurs résultats que le Royaume-Uni lui-même", a commenté samedi le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva lors d'une interview télévisée. Avec cette décision, tout voyageur arrivant du Portugal à partir du 10 juillet devra suivre des mesures de quarantaine à son arrivée sur le sol britannique. Le ministre des affaires étrangères a rappelé notamment que les cas étaient rares en Algarve, une région que les Britanniques sont nombreux à visiter l'été. Or, les ressortissants britanniques représentent la première source de revenus touristiques au Portugal.

Coronavirus en Belgique

Le dernier rapport publié par Sciensano le jeudi 9 juillet fait état d'une légère hausse des contaminations sur une période de 7 jours avec en moyenne 83 nouvelles infections quotidiennement. La Belgique recense en tout 62 210 cas de Covid-19 sur son sol et indique 10,4 cas pour 100 000 habitants au cours des deux dernières semaines. Deux décès de plus sont à déplorer, portant le bilan à 9778 décès depuis le début de l'épidémie.

La Belgique a entamé le 1er juillet la phase 4 de son déconfinement. Ce nouveau stade s'accompagne de mesures symboliques très attendues dont l'élargissement de la "bulle de contact" de 10 à 15 personnes autorisées à voir par individu et par semaine. Les piscines, salles de spectacles et de cinéma sont autorisées à rouvrir mais avec des systèmes de réservation et de créneau déterminés pour limiter les affluences. Les réceptions peuvent reprendre dans des salles de fêtes mais en limitant le nombre d'invités à 50 personnes. Le port du masque dans l'espace public reste conseillé mais pas obligatoire. Ce sont désormais les vacances d'été qui cristallisent l'attention des pouvoirs publics. Selon la presse belge, au moins 10 millions de Belges auraient décidé de les passer sur les côtes de leur pays, entraînant un pic d'affluence qu'il va falloir gérer pour éviter une reprise des contaminations. Une application devrait être mise en place pour prévenir les afflux et tenter de gérer les flux.

Coronavirus en Afrique

Selon RFI, qui cite le bureau régional de l'OMS, l'Afrique recensait lundi 6 juillet 477 497 cas confirmés de coronavirus et déplorait 11 371 décès sur l'ensemble du continent. Deux mois après son déconfinement, Antananarivo, capitale de l'île de Madagascar, et sa région sont à nouveau placées en confinement depuis lundi. "La région d'Analamanga est fermée à toute circulation, l'entrée comme la sortie, à partir de lundi jusqu'au 20 juillet", indique un communiqué de la présidence malgache. C'est dans la capitale que les contagions s'accélèrent. En dix jours, du 26 juin au 5 juillet dernier, Madagascar a enregistré 1112 nouveaux cas et 16 décès.

Au Maroc, la ville de Safi a été reconfinée. Cette ville portuaire du sud du pays avait jusque-là été épargnée mais un foyer de contamination a été découvert dans une usine de conserves de poissons. Le Maroc a enregistré dimanche un record de nouveaux cas communiqués dans son bilan quotidien avec 698 nouveaux cas de Covid-19. En vigueur jusqu'au 10 juillet dans le pays, l'état d'urgence s'accompagne de l'obligation du port du masque reste obligatoire.

L'Afrique de Sud est le pays le plus touché du continent avec 150 000 personnes touchées et la contamination semble s'accélérer avec près de 7000 nouvelles infections recensées en 24 heures. Le ministre de la Santé a averti ses concitoyens, annonçant qu'un durcissement des mesures de confinement "pourra être nécessaire", selon RFI. Pays africain qui effectue le plus de tests de dépistage, l'Afrique du Sud a franchi le cap des 100 000 cas recensés pour près de 2 000 morts. Un test de vaccin va y être mené sur 2 000 personnes. Mis au point par l'université d'Oxford et considéré comme prometteur, il fait déjà l'objet d'essais cliniques au Royaume-Uni et au Brésil. "L'objectif, pour l'instant, est de nous assurer que le vaccin n'est pas dangereux pour les patients et de mesurer la réponse du système immunitaire", explique ainsi à France 24 Lee Fairlie, médecin pédiatre à l'université de Wits qui supervise l'un des sites de l'essai clinique. L'enjeu est ainsi de vérifier l'absence d'effets secondaires. "C'est ce qu'on appelle un essai de phase 2, durant lequel on cherche à déterminer quelle est la dose d'un vaccin qui produit la meilleure réponse immunitaire", précise de son côté Pierre Saliou, président du Groupe d'intervention en santé publique et épidémiologie (GISPE).

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