Confinement en France : Marseille, Toulouse, Moselle… Qui sera le prochain sur la liste du reconfinement ?

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Confinement en France : Marseille, Toulouse, Moselle… Qui sera le prochain sur la liste du reconfinement ? RECONFINEMENT. Après les Alpes-Maritimes et la métropole de Dunkerque, l'étau se resserre autour d'autres territoires. Pour éviter un nouveau confinement, certaines villes, comme Toulouse, prennent elles-mêmes de nouvelles mesures restrictives.

L'essentiel
  • Pour le directeur général de la santé, "on peut encore éviter le confinement si tout le monde se mobilise". Au Journal du dimanche, Jérôme Salomon confie que "nous sommes dans une période critique de course contre la montre". Toutefois, tout n'est pas encore perdu pour autant. "Dans cette course de vitesse, nous avons gagné du temps" grâce au couvre-feu et en prenant différentes restrictions. Si la situation venait encore à s'aggraver, le directeur général de la santé n'exclut en revanche pas la mise en place de "mesures plus strictes" dans certaines régions. "Si la situation s'aggrave vraiment, l'ensemble du territoire pourra être concerné", conclut-il.
  • Le maire de Marseille pas convaincu par un confinement le week-end. Dans les colonnes du Journal du dimanche, Benoît Payan explique ne pas pouvoir se "résoudre à un nouveau confinement pour Marseille". "Ça fait trop de dégâts. Parce qu’il frappe plus durement les plus fragiles, ma ville ne pourrait pas s’en relever. Marseille n’a plus d’amortisseurs sociaux", met-il en avant. 
  • La Moselle classée en zone à risque maximale par l'Allemagne. La nouvelle n'est pas encore complètement officialisée, mais face à l'augmentation des variants de Covid-19 en Moselle, Berlin souhaiterait resserrer la vis en classant notamment à partir de lundi soir, minuit, le département français en niveau 3. Des négociations seraient actuellement en cours pour éviter aux travailleurs frontaliers d'être pénalisés.
  • Les berges de la Garonne fermées au public à Toulouse. Malgré un renforcement des contrôles de police samedi, le beau temps aura eu raison des gestes barrières. Depuis ce dimanche, plusieurs lieux de promenade ont été interdits à Toulouse. Une mesure valable jusqu'au lundi 8 mars.
  • Une tribune pour la réouverture des restaurants. Encore dans les colonnes du JDD, une quarantaine de députés de tous bords demandent à Jean Castex de revoir la politique du gouvernement concernant les restaurants. Ils souhaitent notamment que ceux-ci puissent rouvrir "au déjeuner, pour ceux qui en font la demande", avec bien sûr la mise en place de "procédures sanitaires adéquates". Cette réouverture est demandée pour le 30 mars.
  • Les Alpes-Maritimes et la métropole de Dunkerque sous cloche. Ces deux territoires sont les premiers en Métropole à faire l'objet d'un reconfinement local. Il a débuté vendredi 26 février en début de soirée et est prévu pour le moment pour deux week-ends : les 27-28 février et 6 et 7 mars.
  • La liste des départements sous haute surveillance : Paris, Val-d'Oise, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Eure-et-Loir, Moselle, Meurthe-et-Moselle, Drôme, Rhône, Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes.
En direct

14:46 - Pour Valérie Pécresse, "il faudra des mesures de restriction supplémentaires en Île-de-France"

"Il est évident qu'il va falloir des mesures de restrictions supplémentaires pour éviter la saturation hospitalière. Mais il faut aussi que ces mesures prennent en compte le risque économique et psychologique qui est lié à toutes ces mesures de reconfinement." Invitée du Grand Jury du Figaro, LCI et RTL dimanche 28 février, Valérie Pécresse a confié que "si le gouvernement [lui] demande, et [lui] justifie des mesures de restrictions dures", elle ne s'y opposera "bien évidemment pas", mais elle attend de lui "des justifications". Également interrogée sur les mesures restrictives prises à Toulouse notamment, avec la fermeture de berges, la présidente du conseil régional d'Île-de-France a confié que ce sujet était "une réflexion qui est en court aujourd'hui, avec tous les préfets de départements", et donc que la mesure pourrait potentiellement être mise en place en région parisienne. Et Valérie Pécresse d'insister : "On essaie vraiment de faire du sur-mesure." Enfin, questionnée sur de potentielles futures restrictions imminentes, elle s'est toutefois montrée plus vague, les discussions étant toujours en cours : "Il y aura certainement des mesures de restrictions qui seront annoncées."

13:41 - Paris opposée à une "quasi-fermeture de la frontière" avec l'Allemagne en Moselle

La prolifération du variant sud-africain en Moselle inquiète Berlin qui souhaite placer le département en niveau 3, ce qui reviendrait à mettre en place une "quasi-fermeture" de la frontière avec l'Allemagne, ce à quoi Paris s'oppose. Invité de franceinfo, Le Monde et France Inter dimanche midi, Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, s'est opposé à ce choix, alors que des négociations sont en cours et devraient se poursuivre demain, pour une éventuelle mise en place lundi soir à minuit. "C'est un classement qui implique des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières. C'est ce que nous souhaitons éviter pour les 16 000 Mosellans" qui travaillent en Allemagne, a déploré Clément Beaune, pour qui, il n'est pas question de leur imposer un test "PCR tous les jours" pour passer la frontière, comme le souhaite Berlin. "Nous voulons alléger cela", a assuré le secrétaire d'État.

12:48 - Pluie de verbalisations dans les zones reconfinées ou juste quelques exceptions ? On fait le point

Depuis vendredi soir, une partie du département des Alpes-Maritimes ainsi que la métropole de Dunkerque sont reconfinées. Qui dit confinement, dit malheureusement aussi parfois verbalisations pour les contrevenants. Selon France Bleu Azur, du côté de Nice, les forces de l'ordre ont verbalisé sur la seule journée de samedi quelque 214 personnes. Parmi elles, 136 étaient sorties sans l'attestation de déplacement. Plus au nord du pays, à Dunkerque, 42 personnes ont été rappelées à l'ordre. À France Télévisions, le ministère de l'Intérieur a fait état de 300 000 PV sur 3,2 millions de contrôles en France depuis le 15 décembre, preuve, semble-t-il, que la majorité des Français reste particulièrement respectueuse des mesures restrictives malgré une certaine lassitude de la situation.

11:42 - "On peut encore éviter le confinement", estime Jérôme Salomon

Du moins... "si tout le monde se mobilise". Soulignant que "nous sommes dans une période critique de course contre la montre", le directeur général de la Santé a toutefois tenu à tempérer son propos dans les colonnes du Journal du dimanche, indiquant notamment que "dans cette course de vitesse, nous avons gagné du temps" en prenant différentes restrictions, à commencer par le couvre-feu qui, selon lui, "fonctionne très bien" et intéresserait même "beaucoup nos voisins qui ont été surpris de ses effets". Mais Jérôme Salomon reste réaliste : "Nous avons d'un côté une incidence élevée et une circulation active des variants, et de l'autre des mesures fortes de freinage. La question est de savoir quel scénario va l'emporter." Restant objectif, le directeur général de la santé ne mâche pas ses mots à l'évocation d'une éventuelle aggravation de la situation sanitaire en France : si les mesures régionales ne suffisent pas, "l'ensemble du territoire pourra être concerné".

10:57 - La Moselle bientôt classée en zone à risque maximale par l'Allemagne

Si rien n'est encore officiel, plusieurs élus ont tout de même confirmé l'information dont France Bleu Lorraine se fait notamment l'écho. Classée parmi les 20 départements à surveiller depuis jeudi, la Moselle, qui fait actuellement face à une recrudescence des variants de Covid-19, inquiète fortement le voisin allemand. Comme elle l'a déjà fait pour la République tchèque et le Tyrol autrichien, Berlin souhaiterait durcir le ton. Ainsi, selon les informations de France Bleu Lorraine, le département devrait être classé dès lundi soir, minuit, en niveau 3, à savoir parmi les zones les plus touchées par les mutations du virus. Face à une décision que les élus français, mais aussi allemands, jugent "brutale", des négociations concernant notamment les travailleurs et écoliers frontaliers sont engagées ce dimanche et devraient se poursuivre lundi. La mise en place de tests antigéniques, jugés plus souples et rapides, pourraient être envisagée. Pour rappel, Jean Castex a confirmé jeudi soir que le département de la Moselle est particulièrement touché par le variant sud-africain qui représente pas moins de 60% des cas de contamination.

10:31 - Pour "éviter un confinement territorialisé", Toulouse ferme les berges de la Garonne au public

Avec le beau temps, les berges de la Garonne à Toulouse ont vu fleurir sur leurs berges promeneurs et pique-niqueurs. Une situation qui a alarmé la préfecture. Dès samedi, les contrôles de police ont donc été renforcés. Mais face à l'engouement et l'absence parfois notable du respect des gestes barrières, les autorités ont décidé de sévir. "Pour se donner toutes les chances d’éviter un confinement territorialisé, il est indispensable de prendre des mesures plus fortes dès maintenant", fait valoir la préfecture de la Haute-Garonne dans un communiqué. Ainsi, ce dimanche, plusieurs lieux de promenade sont devenus interdits. Ils le resteront au moins jusqu'au lundi 8 mars. D'autres lieux pourraient aussi venir compléter la liste que voici :

  • Les berges de la Garonne situées en contrebas de la place Saint-Pierre, du quai Saint-Pierre, du quai Lucien-Lombard, du quai de la Daurade, du quai de Tounis et correspondant à la promenade Henri-Martin,
  • La place de la Daurade,
  • La prairie des Filtres,
  • Le quai de l'Exil républicain espagnol.
En savoir plus

Vers un confinement à Paris et en Ile-de-France ?

On l'a vu ces derniers jours : le gouvernement a sauté le pas en matière de mesures adaptées en fonction des territoires et de leurs propres situation sanitaire, avec notamment des reconfinement décidés dans l'agglomération de Dunkerque ainsi que dans les Alpes-Maritimes. Cela répond à la nécessité de faire baisser des chiffres extrêmement élevés dans ces deux territoires, mais Paris et l'Ile-de-France ne sont pas en reste. La pression hospitalière est extrême, comme l'a déploré sur France Inter Martin Hirsch, patron de l'AP-HP. "La situation est tendue depuis plusieurs semaines", avec "une augmentation régulière du nombre d'entrées en réanimation". "En janvier, nous avions 25 entrées par jour. Aujourd'hui, nous en avons 50 tous les jours", a-t-il ajouté. Tous les départements de la région n'ont pas atteint pas le seuil "d'alerte maximale", fixé à 250 cas confirmés pour 100 000 habitants, mais tous en sont en tout cas proches où l'ont dépassé. C'est en Seine-Saint-Denis (313,6) et à Paris (300,8) que la situation reste la plus préoccupante. Jeudi, le premier adjoint à la mairie de Paris a annoncé qu'il allait demander au gouvernement de reconfiner la ville pendant trois semaines, pour ensuite rouvrir les bars, les restaurants et les lieux culturels. 

Des confinements locaux et des "zones vertes" ?

Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de médecins et d'économistes proposent de penser les choses bien plus localement que ne le fait actuellement le gouvernement. Reprenant les principes "No Covid" du collectif EndCoronavirus, ces spécialistes considèrent qu'il faut réduire la circulation par territoire, puis définir et instaurer des "zones vertes" où le Covid est sous contrôle. "Plus ces zones seront de taille réduite, plus vite elles pourront retrouver un fonctionnement normal et éviter des mesures contraignantes. Et d'expliciter : "Une zone devient verte lorsque le taux de transmission en son sein est proche de zéro. Elle est alors en mesure de revenir progressivement à la normale : les écoles, les restaurants, les lieux culturels et les autres entreprises peuvent rouvrir complètement. Les voyageurs peuvent circuler librement entre les zones vertes ; en revanche, il faudra veiller, par des restrictions sur les déplacements, à éviter la réintroduction du virus et, en cas de reprise des infections, déclencher des mesures préventives ciblées, rapides et cohérentes".

Et dans le reste de la France ? Pas de date de reconfinement

Pour l'heure, le confinement généralisé sur tout le territoire n'est pas d'actualité. Mais le gouvernement se prépare à reconfiner localement et s'y est déjà employé. Il faut dire que les indicateurs retenus pour les prises de décisions de l'exécutif sont disparates selon les territoires, peut-être comme jamais depuis le début de l'épidémie, d'où le changement de braquet. Cette carte, élaborée par Météo Covid, montre par exemple le nombre de personnes actuellement hospitalisées en fonction des départements et cela montre bien que la situation hospitalière n'est pas la même pour tout le monde.

Quels sont les indicateurs que suivent les autorités pour décider d'un confinement ?

En réalité, ni le ministère de la Santé, ni Matignon, ni l'Elysée n'ont établi de critères fixes pour trancher sur un confinement, contrairement à ce qui avait été établi l'année dernière, avec des zones vertes et rouges et des interdictions évoluant lorsque des seuils épidémiques étaient franchis. Le gouvernement estime que la décision d'un reconfinement - local ou général - doit être prise dans le cas où les autorités sanitaires constateraient une hausse soudaine de l'activité épidémique. Les effets de la souche dite historique du Covid en France sont en train de s'atténuer. Mais le variant anglais, qui prend peu à peu sa place, va entraîner immanquablement une hausse de cas de contamination. C'est ce que prévoit l'Inserm, dans une étude publiée le 14 février. L'institut écrit que "le variant britannique est attendu devenir majoritaire fin février-début mars en France, avec une grande hétérogénéité géographique (mi-février en Île-de-France). Dans l'absence de mesures de contrôle renforcée, une croissance rapide des cas est attendue dans les semaines à venir". L'Inserm est très clair : les restrictions actuelles prises par le gouvernement ne peuvent pas réduire la circulation du variant britannique à cause de son efficacité plus élevée dans la transmission.

Pour suivre les tendances épidémiques, l'exécutif poursuit les consultations et les recommandations du Conseil scientifique sont toujours écoutées. Son président Jean-François Delfraissy a plusieurs fois fait savoir que les autorités sanitaires scrutaient avec une vigilance accrue les indicateurs que sont le taux d'incidence et le nombre d'hospitalisations.

  • Le taux d'incidence est l'un des principaux critères d'évaluation de la dynamique épidémique. Avant le premier confinement, il avait culminé à plus de 50 cas pour 100 000 habitants. Aujourd'hui, cet indicateur est repassé sous les 200 cas pour 100 000 après avoir franchi les 215 cas pour 100 000 en moyenne nationale début février. Les taux dépassent encore localement les 400 cas pour 100 000, comme à Nice par exemple. Comme on peut l'observer sur les cartes du Covid, quelques départements département en métropole sont néanmoins repassés sous le seuil d'alerte des 50 cas pour 100 000 habitants comme la Guadeloupe, la Guyane ou le Finistère. Pour rappel, quand Emmanuel Macron a annoncé le 2e confinement le 28 octobre dernier, le taux d'incidence dépassait les 480 cas pour 100 000 habitants au niveau national. Mais ce critère est difficile à saisir du fait de plusieurs évolutions : en mars 2020, la politique de tests minimale sous-estimait très probablement le nombre de cas et depuis octobre, la méthode de calcul a encore évolué...
  • Jean-François Delfraissy a aussi indiqué que les autorités sanitaires considéraient avec une attention permanente "la courbe des hospitalisations", qui a récemment bondit à plus de 28 000 patients hospitalisés alors qu'elle stagnait au niveau des 25 000 depuis le déconfinement à la mi-décembre. Depuis quelques jours, elle oscille entre 26 500 et 27 000. En réanimation, on compte désormais plus de 3000 patients soit peu ou prou le niveau de la fin octobre, au moment où le 2e confinement avait été décidé.
  • Le gouvernement regarde aussi de près le niveau de remplissage des services de réanimation pour éviter la saturation. Actuellement, les patients Covid occupent 66% des lits de réanimation. Ce taux était de 60% à la veille du deuxième confinement en octobre dernier.
  • Le nombre de reproduction du coronavirus peut aussi être considéré. Il doit quant à  lui être sous la barre de 1 nouveau patient contaminé en moyenne par malade pour que l'épidémie régresse. Et il est aujourd'hui juste en dessous de ce niveau. A la mi-mars 2020, date du premier confinement, il était estimé à près de 2. Fin octobre, avant le deuxième confinement, il était à 1,3.

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Faut-il confiner pour prendre de court la montée en puissance du variant britannique ?

La stratégie du gouvernement est donc de ne pas durcir les interdictions tant qu'il n'y a pas de boom épidémique. Mais s'il est certain que celui-ci va bien survenir, faut-il vraiment attendre ? Certains scientifiques estiment que c'est une erreur. Le directeur médical de crise de l'AP-HP Bruno Riou, qui se veut le relais d'experts internationaux réunis sur la plateforme "EndCoronavirus.org", propose d'opter pour une solution radicale et de prendre la stratégie française à revers : au lieu d'attendre, agir pour casser la dynamique épidémique en instaurant un confinement dur mais assez court, 4 semaines ou moins en fonction des situations, pour faire baisser la circulation du Covid et rendre plus efficace le dispositif "tester, tracer, isoler".

Cette manière de penser la lutte contre le coronavirus est incarnée par l'épidémiologiste néo-zélandais Michael Baker, sa stratégie, appliquée dans son pays, a donné des résultats spectaculaires. "Il ne faut plus avoir peur d'un confinement total, à condition qu'il soit de courte durée : c'est la seule stratégie qui a démontré son efficacité dans de nombreux pays, y compris le nôtre, en attendant qu'une proportion suffisante de la population soit vaccinée, ce qui ne sera effectif que dans plusieurs mois", écrivait il y a peu Bruno Riou dans Le Monde.

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Un auto-confinement des seniors ?

Dans la revue scientifique The Lancet, plusieurs membres du Conseil scientifique ont évoqué cette possibilité comme la seule option pour endiguer l'épidémie tout en préservant l'économie. "Il n'est plus possible d'utiliser cette succession de confinements généralisés comme réponse principale à la pandémie, il faut en finir avec cette approche basée sur la peur", a fait savoir le président Jean-François Delfraissy, dans une interview à The Lancet relayée par nos confrères de RTL ce jeudi 18 février.

Concrètement, les cinq membres du Conseil scientifique interrogés plaident pour un dispositif différencié entre les jeunes générations, soumises à la distanciation sociale mais libres de leurs déplacements, et les personnes plus âgées, qui devraient appliquer un auto-isolement. "Un contrat social" en somme, qui permettrait de préserver la santé des aînés tout en n'instaurant le confinement qu'en dernier recours. D'après le Conseil scientifique, les confinements risquent de mettre à trop rude épreuve le moral des Français, qui finiraient par ne plus coopérer tant les conséquences seraient désastreuses pour leur santé mentale, à la longue. Si les populations jeunes ont moins de risques de développer des formes graves de la maladie, elles sont en première ligne dans les risques psycho-sociaux liés aux confinements successifs, notamment à cause des pertes de revenus liés aux fermetures des restaurants ou à cause des obligations d'enseignements à distance, qui entraînent des difficultés de sociabilisation ou de bonne tenue des cours. 

Olivier Véran, interrogé sur le sujet à plusieurs reprises, a indiqué que l'applicabilité de restrictions imposées aux personnes âgées seulement était impossible. Le ministre s'est dit défavorables à une telle mesure.