Stade 4 du coronavirus : c'est pour quand en France ?

Stade 4 du coronavirus : c'est pour quand en France ? Le 11 mai s'amorce la première phase du déconfinement en France. Cette nouvelle étape traduit-elle un passage au "Stade 4" ? Explications.

[Mis à jour le 05 mai 2020 à 17h00] Edouard Philippe dans son discours devant l'Assemblée nationale a détaillé le plan de déconfinement. Prévu le 11 mai prochain, il prendra des formes plus strictes dans les départements en phase critique de l'épidémie. Depuis le 30 avril dernier, une carte classe les départements en "rouge", en "vert" ou en "orange". Cette catégorisation repose sur trois critères : la circulation du virus, les capacités hospitalières et les facultés de tests. Cette nouvelle phase dans l'épidémie de coronavirus traduit-elle un passage au "Stade 4" ? 

Non absolument pas... D'après le Plan national de prévention et de lutte "Pandémie grippale", institué en 2011, ce dernier stade se caractérise par un retour "à la situation antérieure". Il s'agirait alors d'une bonne nouvelle pour les Français. Mais pour que la phase 4 entre en vigueur, il est nécessaire que "l'on repasse en-dessous du seuil épidémique défini par l'InVS (NDLR : Institut de veille sanitaire)." Le stade 4 est donc synonyme d'un retour progressif à la normale après un épisode de stade 3 qui représente le pic de l'épidémie et conduit les autorités à "l'arrêt de la surveillance individuelle des cas par l'Institut de veille sanitaire. Il s'agit dès lors de limiter la contagion par des mesures barrières, de réduire la charge sur le système de santé, de limiter l'absentéisme au travail, de renforcer la capacité de réponse sanitaire." Pour l'heure et tant que le pic de l'épidémie ne sera pas dépassé, il est difficile d'augurer de la date du passage au stade 4. 

© Ministère des Solidarités et de la Santé

Pour rappel, voici le degré correspondant à chaque stade précédant le stade 4 :

  • Le stade 1 avait pour objectif de "freiner l'introduction" du virus sur le territoire national. Les personnes revenant d'une zone à risque étaient placées en "quarantaine". La priorité était la détection précoce des premiers cas. Les autorités sanitaires enquêtaient sur les cas suspects et tentaient d'identifier les "sujets contacts".  
  • Le stade 2 ambitionnait de "freiner la propagation" du virus en France. Il était caractérisé par des cas épars et des clusters. Les mesures d'endiguement étaient mises en oeuvre à un niveau régional par l'ARS (Agence Régionale de Santé). Dans les zones de contaminations, des restrictions étaient instaurées : fermetures des écoles, des crèches, annulation d'événements publiques… 
  • Avec l'instauration du Stade 3 de l'épidémie de Covid-19, les dépistages ne sont plus généralisés, les patients bénins se soignent à leur domicile en respectant les règles sanitaires. Certaines opérations peuvent être déprogrammées afin de libérer des lits. Cette phase induit la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de la médecine de ville. La réserve sanitaire est réquisitionnée. Outre les mesures médicales, le gouvernement a instauré des règles de confinement strictes. Seuls les déplacements impératif sont autorisés : courses, raisons médicales, nécessités professionnelles… L'irrespect de ces consignes peut entraîner une amende de 135 euros.