Couvre-feu en France : écarté mais envisageable début 2022 ?

Couvre-feu en France : écarté mais envisageable début 2022 ? COUVRE FEU. Un conseil de défense sanitaire se tenait ce mercredi 24 novembre à l'Elysée. Face à l'aggravation, le gouvernement n'a pas annoncé de couvre-feu mais tout de même évoqué ce point comme une possible future solution. On fait le point.

[Mis à jour le 24 novembre 2021 à 13h44] Le renforcement des gestes barrières, du pass sanitaire et l'accélération de la campagne vaccinale pour la 3e dose suffiront-ils à endiguer la 5e vague de l'épidémie de Covid-19 ? Le gouvernement veut y croire et n'a pas annoncé de retour du couvre-feu ce mercredi 24 novembre à l'issue d'un nouveau conseil de défense sanitaire. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a résumé la position de l'exécutif : "L'enjeu, c'est de protéger les Français face à la vague de manière à sauver les fêtes de fin d'année et passer l'hiver", avant d'ajouter "le cap clair du gouvernement" :  "ne pas avoir à en revenir à des mesures de jauge, encore moins à des mesures de fermeture, de couvre-feu ou de confinement dans notre pays".

Le dernier couvre-feu en vigueur date du printemps 2021, peu avant l'instauration du 3e confinement en avril 2021. Un peu avant 21 heures, les Français se précipitaient alors dans les allées des supermarchés afin de trouver un repas satisfaisant pour le dîner. C'était le couvre-feu en France. La mesure sanitaire avait été prise alors que le vaccin n'existait pas encore pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Un lointain souvenir ? Peut-être, mais ces dernières semaines, la cinquième vague a frappé l'ensemble de l'Hexagone et ses pays voisins. Mardi 23 novembre, les derniers chiffres de Santé Publique France soulignent l'apparition de 30 000 nouveaux cas en seulement 24 heures. Le taux d'incidence, lui, se rapproche dangereusement de 200 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants. "Le taux d'incidence national devrait dépasser les 200 d'ici demain ou après-demain", a confirmé Gabriel Attal ce mercredi 24 novembre.

Chez nos voisins européens, la cinquième vague a entraîné de nouvelles mesures restrictives. En Autriche, le gouvernement a par exemple mis en place le confinement des non-vaccinés, puis de la totalité de la population, et ce jusqu'au 13 décembre. En Islande et en Irlande, des nouveaux couvre-feux ont été imposés. S'ils se disent "légers", car ils concernent seulement les bars et restaurants, cela montre bien que la mesure restrictive n'a pas complètement été enterrée en Europe.

Qu'en est-il en France ? Pour l'instant, le gouvernement refuse toute nouvelle mesure restrictive qui pourrait à nouveau enfermer les Français. Le mot d'ordre : vacciner. Toutefois, les professionnels de la santé ne ferment pas la porte à des règles plus strictes. "La mesure n'est pas sur la table, assure-t-on du côté du ministère de la Santé. Mais dire qu'on écarte, par principe, le confinement serait faire preuve de légèreté, voire d'inconscience face à l'avenir de l'épidémie", a expliqué le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital parisien Tenon, Gilles Pialoux, dans les colonnes du Parisien.

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