Le "temps négatif" découvert pour la première fois par des scientifiques

Le "temps négatif" découvert pour la première fois par des scientifiques Des scientifiques ont observé les effets du "temps négatif". Une découverte tout droit sortie d'un roman de science-fiction.

Ce phénomène a des chances de bouleverser les études sur la physique quantique. Depuis longtemps, la capacité à remonter ou avancer dans le temps fascine les scientifiques du monde entier. À l'instar du Dr. Emmett Brown, père de la DeLorean de Retour vers le futur, ils sont nombreux à vouloir percer les mystères du flux temporel.

Même si l'on est loin de la révolution qu'à été la théorie de la relativité d'Albert Einstein, la découverte d'Aephraim Steinberg et Daniela Angulo, des chercheurs de l'Université de Toronto, n'en est pas moins surprenante. En plongeant dans les méandres de la physique quantique, ils ont observé des réactions inattendues entre les photons (des minuscules particules de lumière) et les atomes placés dans un état d'excitation. Cette montée d'énergie a été favorisée par le passage des photons à travers l'atome. Lorsqu'ils entrent en contact, ce dernier absorbe les particules lumineuses avant de les réémettre dans la foulée. Cette rencontre place temporairement l'atome dans un état d'énergie plus élevé ou "excité".

Pour les scientifiques, cette expérience visait à mesurer la durée d'excitation des atomes après le passage des photons. Durant leurs recherches, ils ont ainsi découvert que ces intervalles étaient inférieures à zéro. À l'échelle de la physique quantique, elles sont donc négatives ! La singularité de ces résultats a attiré à la fois l'attention et le scepticisme des chercheurs du monde entier. 

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Et cela se comprend, même en l'imaginant, il est difficile d'y croire. Prenez des voitures entrant dans un tunnel : si l'heure moyenne d'entrée pour 1 000 voitures est fixée à midi, cela voudrait dire que les premières peuvent sortir un peu avant, à 11h59. Dans notre exemple, la découverte d'Angulo et de ses collègues serait comme mesurer le monoxyde de carbone dans le tunnel après le passage des voitures... et réaliser que les relevés sont négatifs.

La physicienne allemande Sabine Hossenfelder a d'ailleurs critiqué ces travaux dans une vidéo YouTube. "Le temps négatif dans cette expérience n'a rien à voir avec le passage du temps. C'est juste une façon de décrire comment les photons se déplacent dans un milieu et comment leurs phases changent". Steinberg a reconnu un titre provocateur, avant d'ajouter que ces recherches comblent néanmoins des lacunes essentielles sur la vitesse de la lumière et sa variabilité.

"Nous ne voulons pas dire que quelque chose a voyagé dans le passé, a-t-il déploré. C'est une mauvaise interprétation". Et pour cause ! En mécanique quantique, les particules échappent à toute logique classique. Ici, tout est flou et probabiliste, loin des règles strictes auxquelles nous sommes habitués. C'est pourquoi, il reste un long chemin à parcourir avant de rejoindre Marty McFly dans ses aventures.