DIRECT. Affaire Griveaux : Pavlenski menacé par Castaner... qui créé la polémique

DIRECT. Affaire Griveaux : Pavlenski menacé par Castaner... qui créé la polémique L'affaire Griveaux se concentre sur le sort réservé à Piotr Pavlenski, mis en examen et dont le statut de réfugié politique a été remis en question par Christophe Castaner... lui même à l'origine d'une polémique impliquant Olivier Faure.

L'essentiel
  • Ce mercredi, une polémique a éclaté à la suite des propos de Christophe Castaner sur Olivier Faure. Le ministre de l'Intérieur s'est étonné sur France Inter des "leçons de morale" administrées selon lui par le premier secrétaire du PS à Benjamin Griveaux, évoquant les plusieurs divorces auxquels il a dû faire face. "J'ai été surpris d'entendre à votre micro Olivier Faure, que je connais bien, et que j'ai accompagné dans ses séparations et dans ses divorces. J'ai été étonné de ses leçons de morale", a déclaré Castaner sur France Inter. Faure avait parlé vendredi dernier d'une "légèreté incroyable" de la part de l'ex-candidat à la mairie de Paris.
  • Olivier Faure a répliqué mercredi dans l'après-midi à Christophe Castaner, évoquant une "faute grave" et une "ligne rouge" franchie de la part du ministre de l'Intérieur. "Le fait pour un ministre de l’Intérieur de chercher à intimider l’un des dirigeants de l’opposition, en ayant recours à des insinuations relevant de sa vie privée, est une atteinte au fondement de la démocratie", a-t-il ajouté.
  • Concernant le volet judiciaire de l'affaire Griveaux, deux personnes ont été mises en examen pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel" : Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo, tous les deux placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de rentrer en contact. Piotr Pavlenski s'est exprimé à sa sortie du palais de justice, après avoir échappé à la détention provisoire. L'activiste russe a confirmé qu'il était bien le seul instigateur de la diffusion des vidéos de Benjamin Griveaux et s'est même félicité de son geste, qu'il considère comme un acte "artistique et politique". "Je veux révéler les mécaniques du pouvoir", a-t-il expliqué.
  • Toujours ce mercredi, Christophe Castaner a remis en question le statut de réfugié politique dont bénéficie Piotr Pavlenski. “Ce que j’attends de quelqu’un qu’on protège dans le cadre d’un statut de réfugié politique, c’est qu’il soit un citoyen exemplaire. Il ne l’est pas dans ce dossier (l'affaire Griveaux, ndlr)", a expliqué le ministre de l'Intérieur. Et d'ajouter : “Il y aura des poursuites judiciaires, on verra s’il est sanctionné pour cela. Et nous pourrons effectivement remettre en cause son statut de réfugié à ce moment-là”.
En direct

23:34 - Découvrez la Une de Paris Match de jeudi sur l'affaire Griveaux

FIN DU DIRECT - "Affaire Griveaux : le piège", titre Paris Match en Une de son numéro à retrouver jeudi en kiosque. Sur la photo, on voit l'arrestation musclée de Piotr Pavlenski en pleine rue, à Paris. L'artiste russe est plaqué au sol par un policier qui le menotte. Debout, derrière le policier, cheveux au vent et regard lointain, sa compagne Alexandra de Taddeo semble complètement détachée de la scène, comme vous pouvez le voir ci-dessous. 

22:45 - Paris Match dévoile une vidéo inédite de l'arrestation de Piotr Pavlenski

Voici l'une des images prises lors de l'arrestation de l'artiste russe Piotr Pavlenski, qui a revendiqué la mise en ligne des vidéos intimes de Benjamin Griveaux. Sur son site internet, Paris Match dévoile même une vidéo de l'arrestation. On y voit Alexandra de Taddeo, qui était alors présente à ses côtés. La jeune femme apparaît impassible face aux forces de l'ordre. 

21:47 - Les quatre téléphones et l'ordinateur d'Alexandra de Taddeo saisis

Dans ses colonnes, l'hebdomadaire Marianne affirme que lors de sa mise en garde à vue, les quatre téléphones d'Alexandra de Taddeo, ainsi que son ordinateur, ont été saisis. Mais d'après les sources de Marianne, "un ménage avait été fait". Les conversations avec Benjamin Griveaux et la majorité des vidéos avaient été effacées, rapporte encore l'hebdomadaire. 

21:24 - Qui a fait le premier pas ? Pour Alexandra de Taddeo, c'est Benjamin Griveaux

Lors de sa garde à vue, l'étudiante aurait assuré ne pas avoir abordé Benjamin Griveaux. Au contraire, c'est l'inverse qui se serait produit selon elle, rapporte Marianne. Tout serait parti d'une conversation numérique à l'initiative de l'ex-candidat à la maire de Paris sur Instagram. "Elle s’est tout simplement abonnée au compte de Benjamin Griveaux, et lui, en retour, s’est abonnée à son compte et a enclenché un dialogue", explique un proche de la jeune femme. 

20:39 - Alexandra de Taddeo, "pas ravie" de découvrir la diffusion de la vidéo intime de Benjamin Griveaux

Non, Alexandra de Taddeo n'a pas participé à la mise en ligne des vidéos intimes de Benjamin Griveaux. La jeune femme s'en défend. Néanmoins, "elle connaissait le projet de site internet de son compagnon", a fait savoir son avocate, Me Noémie Saidi-Cottier, au Parisien. Et de renchérir : "Mais elle n'a pas participé à cette diffusion ni donné son accord. Elle n'a pas été informée en amont et n'a pas été ravie de le découvrir."

20:18 - Alexandra de Taddeo "prise en otage de sa situation de couple", estime son frère

Dans les colonnes du Parisien, le frère d'Alexandra de Taddeo est sorti du silence. "Franchement, ma sœur et Piotr Pavlenski sont aux antipodes", a-t-il expliqué, avant de tempérer : "Mais ce qui est vrai, c’est qu’elle est très amoureuse de lui". Revenant sur Alexandra de Taddeo, il assure : "Ma sœur n’a absolument rien d’une fille politisée ou d’une anarchiste. Je pense qu’elle s’est retrouvée prise en otage de sa situation de couple." Pour lui, cela ne fait pas le moindre doute : "Tout vient de Piotr Pavlenski."

19:35 - Les regrets de Christophe Castaner

Alors que la tension grimpait ces dernières heures, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a confié à l'Agence France-Presse, dont BFM TV se fait l'écho, qu'il regrettait les propos qu'il a tenus ce matin même sur les ondes de France Inter au sujet de la vie privée du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. "Si mes propos l'ont blessé, je les regrette. Il n'y avait aucune menace", a assuré le ministre.

18:47 - Les propos détonnant d'Emmanuel Macron lorsqu'il a appris l'affaire Griveaux

Ce mercredi, Le Canard enchaîné rapporte des propos pour le moins tranchants. Ils sont attribués à Emmanuel Macron, lorsque celui-ci a été mis au parfum de ce qui est depuis devenu "l'affaire Griveaux". "Mais quelle connerie ! Comment a-t-il pu faire ça ?", aurait lancé le président de la République dans un premier temps, avant de railler : "Il y a des choses qu'on ne peut plus faire quand on est publiquement exposé, et certainement pas de commencer une improbable carrière de cinéaste."

17:06 - Un acte politique ? "Plausible", selon Conspiracy Watch

Le directeur de Conspiracy Watch, site internet ayant pour ambition "de constituer un service de presse en ligne entièrement consacré à l’information sur le phénomène conspirationniste, le négationnisme et leurs manifestations actuelles", Rudy Reichstadt, a jugé "plausible" sur Twitter que la publication du contenu intime attribué à Benjamin Griveaux relève "d'une opération de déstabilisation politique impliquant d'autres personnes que lui-même" mais que "rien ne permet d'affirmer" qu'il s'agit "d'un complot anti-LREM fomenté à Moscou".

16:19 - Pour Bruno Jeudy, Griveaux n'a pas pu rencontrer Ferrand ce mardi

Une rencontre secrète entre Benjamin Griveaux et Richard Ferrand à l'hôtel de Lassay ce mardi ? Pour Bruno Jeudy, il n'en est rien. Contrairement à ce qu'a rapporté Paris Match ce mardi soir, l'ex-candidat à la mairie de Paris n'aurait pas pu s'entretenir durant une heure avec le président de l'Assemblée nationale puisque Richard Ferrand présidait alors... une séance. Benjamin Griveaux serait seulement passé par l'hôtel de Lassay pour retourner à l'Assemblée nationale pendant une heure, d'après lui.

15:50 - Faure sur Castaner : "Une ligne rouge a été franchie"

Olivier Faure a convoqué la presse ce mercredi après-midi pour faire le point après les propos tenus par Christophe Castaner à son encontre, le ministre de l'Intérieur lui reprochant sa prise de position dans l'affaire Griveaux et dévoilant une partie de sa vie privée. "Ce matin une ligne rouge a été franchie. Le fait pour un ministre de l’Intérieur de chercher à intimider l’un des dirigeants de l’opposition, en ayant recours à des insinuations relevant de sa vie privée, est une atteinte au fondement de la démocratie", a estimé le premier secrétaire de Pari socialiste, jugeant que le locataire de la place Beauvau avait "commis une faute grave". Et d'ajouter : "La séparation entre le débat politique et la vie privée est la règle de toutes les démocraties".

15:03 - Après la libération de Piotr Pavlenski, un rendez-vous déjà fixé

Ces derniers jours ont été particulièrement intenses en rebondissements et alors qu'Alexandra de Taddeo et Piotr Pavlenski ont été remis en liberté ce mardi, après avoir passé 48 heures en garde à vue entre samedi soir et lundi, que va-t-il se passer à présent ? Désormais sous contrôle judiciaire, l'artiste russe Piotr Pavlsenski a annoncé lui-même, peu après sa remise en liberté, qu'un prochain rendez-vous a d'ores et déjà été fixé au 3 mars.

14:28 - Conférence de presse de Faure sur les propos de Castaner

Selon les informations relayées par le Journal du dimanche, Olivier Faure tiendra une conférence de presse ce mercredi à 15 heures pour réagir aux propos de Christophe Castaner. Pour rappel, le Premier ministre s'est montré incisif envers le premier secrétaire du PS en dénonçant ses "leçons de morale" concernant l'affaire Griveaux, évoquant à cette occasion les divorces d'Olivier Faure.

14:11 - La déclaration de Piotr Pavlenski à Alexandra de Taddeo

Interrogé par une journaliste russe sur sa relation avec Alexandra de Taddeo, également libérée ce mardi, l'artiste Piotr Pavlenski s'est livré sans tabou. "Oui, j'aime Alexandra, c'est mon amour", a-t-il déclaré, avant de déplorer le fait qu'il lui était désormais interdit de se rendre chez elle.

13:05 - Pavlenski sur les soupçons d'ingérence russe

Depuis l'éclatement de l'affaire Griveaux, des soupçons d'ingérence russe ont émergé. Autrement dit, que Piotr Pavlenski aurait agi en complicité avec le régime de Vladimir Poutine dans le but de déstabiliser Emmanuel Macron. "On a dit que j'étais du FSB (les services secrets russes, ndlr), qu'il y avait le Kremlin derrière moi, mais c'est facile, on dit toujours ça quand les choses dérangent ou ne plaisent pas. C'est mon projet et les policiers verront dans mes ordinateurs qu'ils ont saisis qu'il n'y a rien d'autre. Moi, mes actes sont artistiques et politiques, je veux révéler les mécaniques du pouvoir", a-t-il déclaré ce mardi soir devant le palais de justice.

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D'où vient la vidéo intime attribuée à Benjamin Griveaux ?

C'est l'élément qui a poussé Benjamin Griveaux à annoncer son retrait de la course à la mairie de Paris. Le jeudi 13 février 2020, dans la soirée, les rumeurs d'une vidéo intime attribué au candidat à la mairie de Paris ont commencé à fleurir sur les réseaux sociaux. C'est site répondant au nom de Pornopolitique.com qui a mis en ligne ladite vidéo, montrant un homme en train de se masturber. Le fichier lui aurait été fourni par une "source" ayant eu une relation consentie avec Benjamin Griveaux et avec qui il aurait échangé ces images intimes en 2018, alors qu'il était encore porte-parole du gouvernement. Derrière le site Internet, dont le nom de domaine a été réservé en novembre 2019 et qui n'avait rien publié ou presque depuis, on trouve l'artiste russe Piotr Pavlenski. Ce réfugié en France depuis quelques mois est connu depuis quelques années pour des performances spectaculaires et trash contre la répression du Kremlin et plus généralement l'ordre établi. Piotr Pavlenski a lui-même revendiqué avoir diffusé cette vidéo pour "dénoncer l'hypocrisie" de Benjamin Griveaux, notamment sur les questions familiales. Sur son site Pornopolitique.com, il déclare : "le contenu pornographique diffusé n'est […] pas lié à la personnalité ni aux opinions politiques des fonctionnaires et représentants politiques mais à leur hypocrisie, devenue le fondement habituel du carriérisme politique et la cause de l'obscurantisme monstrueux dans lequel notre société s'est enlisée".

Quel est le rôle de Piotr Pavlenski et de sa compagne ?

Très vite, la "sex tape" devient virale. Alors qu'elle circulait dans des groupes Facebook depuis plusieurs jours, notamment un groupe Facebook baptisé "Gilet jaune", dès les mercredi 12 février à la mi-journée, elle se propage avec la publication de Piotr Pavlenski. Un article de blog hébergé sur le site de Mediapart et intitulé "Docteur Griveaux ou Mister Grivois, nouvelle affaire DSK" est publié et reste en ligne quelques minutes avant d'être supprimé. Dans une enquête sur son itinéraire précis, Le Monde indique que la vidéo est aussi apparue sur le forum "18-25" du site Jeuxvideo.com. Mais la vidéo apparaît vraiment au grand jour après que Joachim Son-Forget, député des Français de l'étranger et ancien membre de LREM, a posté le lien de l'article sur Twitter. Il s'est depuis justifié en affirmant défendre "les personnes qui sont lynchés publiquement".

Dans la journée de vendredi, Juan Branco, avocat proche de l'extrême gauche et des gilets jaunes, a affirmé au Point avoir été consulté par Piotr Pavlenski. Contacté par Le Monde, il indique qu'il pourrait défendre ce dernier en cas d'issue judiciaire mais dimanche, il a été dessaisi de la défense de l'activiste russe par le parquet. La destinataire de ces messages serait l'actuelle compagne de Piotr Pavlenski, une jeune femme de 29 ans qui aurait suivi des études de droit à Paris pour devenir avocate, selon les informations du Parisien. Cette dernière a été placée en garde à vue samedi "des chefs d'atteinte à l'intimité de la vie privée et diffusion sans l’accord de la personne d'images à caractère sexuel", selon le parquet de Paris. Piotr Pavlenski a également été mis en garde à vue dans le cadre de l'affaire des vidéos privées, dimanche.

Benjamin Griveaux a quant à lui déposé une plainte contre X dans cette affaire samedi. Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour "atteinte à la vie privée" quelques heures plus tard. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne.

La déclaration de Benjamin Griveaux annonçant son retrait

"En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique", a commencé Benjamin Griveaux dans sa brève déclaration enregistrée ce vendredi 14 février 2020 en petit comité au siège de l'AFP et diffusée par BFM Paris. "Depuis plus d'un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort. Ce torrent de boue m'a affecté et surtout a fait mal à ceux que j'aime", a-t-il déclaré. "Comme si cela n'était pas suffisant, hier, un nouveau stade a été franchi. Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir cette violence", a poursuivi l'ancien ministre avant de conclure : "En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin. J'ai décidé de retirer ma candidature à l'élection municipale parisienne. Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires. C'est d'abord ma famille, vous l'aurez compris". Dimanche, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé sa candidature à la mairie de Paris. 

Qui est Benjamin Griveaux ? Biographie express

Désigné comme tête de liste du parti majoritaire la République en Marche pour les élections municipales à Paris, avant d'y renoncer le vendredi 14 février, Benjamin Griveaux est un "marcheur" de la première heure. Fils d'un notaire et d'une mère avocate, diplômé de Sciences Po Paris et de HEC, il rejoint en 2000 les cercles "rocardo-strauss-kahnien" comme les appelle Le Monde. Il devient délégué national du mouvement "A gauche en Europe" créé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard. En 2006, il fait partie de l'équipe de campagne de "DSK" aux côtés d'autres figures connues à LREM aujourd'hui : Cédric O, Stanislas Guerini, Sibeth Ndiaye et Ismaël Emelin. Il devient ensuite conseiller municipal de Chalon-sur-Saône en 2008, mais démissionne en 2015 malgré sa réélection. Il sera aussi brièvement conseiller général sous la présidence d'Arnaud Montebourg. Après un passage dans le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine en 2012, il est brièvement directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco de 2014 à octobre 2016.

Fin 2015, il se rapproche d'Emmanuel Macron par l'intermédiaire d'Ismaël Emelin. Après du ministre de l'Economie de l'époque, il retrouve d'anciens strauss-kahniens et sera l'un des artisans de la création d'En marche, dont il est le principal porte-parole avant la campagne présidentielle. Devenu très proche d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux est un des artisan de la victoire de ce dernier à la présidentielle de 2017. Il est élu dans la 5e circonscription de Paris lors des élections législatives, avant de rejoindre le second gouvernement d'Edouard Philippe un mois plus tard en tant que porte-parole. Le 27 mars 2019, il démissionne afin de préparer sa candidature aux élections municipales.

Benjamin Griveaux est en couple avec Julia Minkowski, avocate avec laquelle il est marié depuis plusieurs années et à trois enfants de 3 mois, 5 ans et 7 ans. Au sein du cabinet Temime, cette avocate reconnue, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski, nièce du chef d'orchestre Marc Minkowski, a notamment travaillé dans le dossier du Crédit Lyonnais, pour la défense de Bernard Tapie. Elle a aussi contribué à l'élaboration du volet justice du programme d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017. Le choix de l'ancien candidat à la mairie de Paris de se retirer pour protéger sa famille n'est pas étonnant. Benjamin Griveaux a toujours souligné qu'il entendait faire passer sa famille avant tout. "Ils n'ont pas fait ce choix qui est le mien (...) Avec ma femme, évidemment, on parle, quand je lui ai dit que j'avais l'intention de me lancer dans la campagne parisienne, c'est évidemment avec son soutien, sinon ce n'est pas possible", expliquait l'ancien candidat à la mairie de Paris à Télé Loisirs il y a peu.