Alexandre Benalla : les "mensonges" repérés dans son audition

Alexandre Benalla : les "mensonges" repérés dans son audition AFFAIRE BENALLA - Auditionné par la commission du Sénat, Alexandre Benalla n'a pas convaincu l'ensemble de son auditoire. Un sénateur PS évoque "deux mensonges" de la part de l'ancien chargé de mission.

L'essentiel

  • Alexandre Benalla a été auditionné, ce mercredi matin, par la commission d'enquête du Sénat. Le but des questions des sénateurs ? Préciser le rôle exact de l'ancien chargé de mission à l'Elysée lorsqu'il était encore en poste et déterminer ce qui l'a amené à intervenir sur la place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier.
  • Détendu, Alexandre Benalla a répondu d'abord calmement aux questions des sénateurs, allant jusqu'à s'excuser auprès du président de la commission, qu'il avait qualifié de "petit marquis". Ensuite, il n'a pas hésité à se montrer plus sarcastique, voire ironique à certains moments.
  • Même s'il a assuré avoir dit "toute la vérité", deux personnes avancent qu'Alexandre Benalla a menti pendant son audition. Pour Yann Drouet, ancien directeur de cabinet du préfet de police, quand Benalla avance qu'il a bénéficié d'un port d'armes pour sa "sécurité personnelle", il ment, assurant que ce n'est que dans le cadre de ses fonctions qu'il était autorisé à porter une arme.
  • Rachid Témal, sénateur PS, pointe du doigt "deux mensonges" : celui évoqué par Yann Drouet, mais également sur le fait qu'Alexandre Benalla ait avancé n'avoir jamais été "le garde du corps d'Emmanuel Macron". "Chacun peut voir les images, les vidéos, où il assurait ce que l'on appelle dans la sécurité 'l'épaule droite' ou 'l'épaule gauche' du président", a estimé le sénateur sur franceinfo.

En direct

19:03 - Alexandre Benalla "a été trop préparé et ça s'est vu"

[FIN DU DIRECT] Auditionné ce mercredi par la commission d'enquête du Sénat, Alexandre Benalla a donné l'image d'un homme très préparé, voire trop peut-être. C'est en tout cas l'avis de Florian Silnicki, spécialiste de la communication de crise. "Il a été trop préparé et ça s'est vu. Il a voulu jouer un rôle et a été démasqué. Il a voulu être à la fois Docteur Benalla et Mister Alexandre", confie-t-il au Figaro, estimant qu'Alexandre Benalla n'a pas choisi entre le rôle du "naïf" ou celui du "cynique".

18:53 - L'affaire Benalla, un impact négatif sur l'image de Macron

L'affaire lié à Alexandre Benalla, qui a éclaté en juillet dernier après la publication de la vidéo le montrant en train de violenter des manifestants, aurait impacté négativement l'image du président de la République. C'est en tout cas l'avis de 73% des Français, selon un sondage Elabe pour BFM TV. 38% des personnes interrogées estime même cet impact "très négatif" sur Emmanuel Macron.

18:48 - Les manifestants molestés par Benalla ont été auditionnés

Selon les informations de RTL, les deux jeunes manifestants molestés par Alexandre Benalla le 1er mai dernier, sur la place de la Contrescarpe, ont été auditionnés ce mercredi. Ils ont ainsi pu livrer leur version des faits devant la justice, eux qui s'estiment victimes de "violences policières", comme l'avait précisé leur avocat. Les deux trentenaires contestent la version d'Alexandre Benalla, qui soutient qu'ils se sont montrés agressifs envers les forces de l'ordre ce jour-là.

18:20 - L'audition de Benalla, "un cas d'école à montrer à tous les étudiants"

Invité par le Figaro à analyser l'audition d'Alexandre Benalla, Florian Silnicki, spécialiste de la communication de crise, confie l'avoir trouvée "très intéressante". "C'est un cas d'école à montrer à tous les étudiants", estime-t-il. Le spécialiste considère que l'ancien chargé de mission à l'Elysée a bien débuté son audition. "Il apparaît, durant les premières minutes, comme empathique et transparent. C'était le but recherché, et ça a marché", analyse-t-il, mais Alexandre Benalla n'a pas forcément été au niveau ensuite, selon lui. "Au final, il n'est pas apparu suffisamment transparent et efficace. Il a été davantage arrogant", tranche Florian Silnicki.

18:08 - Les Français choqués par l'affaire Benalla ?

Alors que l'affaire a connu un nouvel épisode ce mercredi, plus de deux mois après son éclatement au grand jour, un sondage Elabe pour BFMTV indique que 74% des Français se sont dit "choqués" par ce scandale. 40% des personnes interrogés ont même déclaré avoir été "très choqués". Mais plus étrangement, seuls 58% d'entre eux estiment qu'Alexandre Benalla est responsable dans cette affaire.

17:57 - Philippe Bas satisfait de l'audition d'Alexandre Benalla

Au sortir de l'audition d'Alexandre Benalla, le président de la commission d'enquête du Sénat s'est montré satisfait du "cadre parfaitement coopératif" dans lesquelles elle s'est déroulée. Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur de la commission, s'est de son côté réjouit du "climat de respect" qui y régnait. "Il a répondu à l’ensemble des questions", a-t-il ajouté. 

17:38 - Pour Alexandre Banalla, Philippe Bas est "un grand professionnel"

Alors qu'il l'avait qualifié de "petit marquis" la semaine dernière dans une interview accordée à France Inter, Alexandre Benalla a visiblement changé d'avis sur Philippe Bas, le président de la commission d'enquête du Sénat. "C’est un grand professionnel. Je me suis trompé sur lui. Il s’en est tenu à ses engagements", a-t-il confié sur l'antenne de LCI, après s'être excusé auprès de Philippe Bas au début de son audition.

17:29 - Affaire Benalla : un coffre-fort pose question

Alors qu'Alexandre Benalla était encore en garde à vue en juillet dernier - l'affaire venait tout juste d'éclater -, les enquêteurs ont décidé de procéder à une perquisition de son domicile. Etrangement, l'ancien chargé de mission à l'Elysée avait avancé ne pas avoir les clés de son appartement, situé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Après usage d'un bélier, la perquisition a pu avoir lieu mais les enquêteurs sont tombés sur un coffre-fort, vide. Lorsque Benalla a dû s'en expliquer, il avait assuré avoir dépêché un ami pour mettre le contenu dudit coffre afin de le mettre en sécurité. Sur le contenu, Alexandre Benalla s'est montré évasif : il s'agirait "des objets de valeurs et notamment des armes". Ayant pris connaissance de cet élément resté flou, le syndicat de police VIGI, qui est parti civile, a déposé un réquisitoire supplétif afin que lumière soit faite par les juges d'instruction.

16:38 - Benalla contredit par un ex-responsable de la préfecture de police : Patrick Kanner étonné

Interrogé sur Pubic Sénat, Patrick Castaner a fait part de sa surprise. "Alexandre Benalla a dit qu’il avait ce port d’arme pour se protéger lui-même donc ça pouvait amener un danger pour le président de la République. Mais nous avons appris aussi par M. Drouet ancien chef de cabinet du préfet de police de Paris qu’il avait aussi ce port d’arme pour des raisons de coordination de sécurité. Donc oui, il y a des zones d’ombre", a réagi l'ancien ministre.

16:29 - Encore des "ambiguïtés" selon l'Unsa Police

Sur France Info, Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa police, a regretté que "les fonctions qui étaient celles d'Alexandre Benalla relèvent d'une certaine ambiguïté entre les fonctions d'organisation et les fonctions de sécurité". Et d'ajouter : "Son audition au Sénat n'a pas vraiment éclairci cette situation, [...] de même sur la détention et port d'arme qu'il avait à certaines occasions dans le cadre des missions qui étaient les siennes sur le terrain auprès du président de la République".

16:18 - Florian Silnicki, spécialiste en communication de crise, estime que Benalla a été "trop préparé"

L'expert interrogé par Le Figaro considère qu'Alexandre a été un peu arrogant en usant et répétant la formule "Pour être précis". "Cela peut être efficace dans une communication de crise, mais la systématisation de l'utilisation de cette expression agace parce que ce n'est pas naturel. [...] En plus, il apparaît comme un homme arrogant parce qu'il donne l'impression de vouloir, à chaque réponse, être plus précis que ses interlocuteurs et de vouloir les faire taire". Et d'ajouter au sujet de son intervention : "Selon moi, il a été trop préparé et ça s'est vu".

15:47 - Pour la CGT-Police, Benalla n'est "pas très crédible"

Interrogé sur France Info, Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT-Police, a estimé que les explications d'Alexandre Benalla sur la détention d'une arme n'était pas satisfaisantes. "L'administration, particulièrement la police nationale, est structurée sur les écrits. Or les écrits le contredisent. Pour son port d'arme, il est écrit 'pour assurer des missions de police', alors que lui affirme que c'était pour sa sécurité personnelle". "On n'est pas très satisfaits, de nouvelles interrogations pointent le bout de leur nez", a-t-il ajouté.

15:40 - Banalla, "c'est le Tatayet de Macron", dit un élu RN

Auprès de l'AFP, le député RN Sébastien Chenu a fait part de ses interrogations sur l'ancien collaborateur du chef de l'Etat : "Je me pose une question au bout du compte : qui protégeait qui ? Est-ce que c’était M. Benalla qui protégeait le président de la République ? Où est ce que c’est le président du corps qui est le garde du corps de M. Benalla ?", a-t-il réagi."M. Benalla c’est le Tatayet de M. Macron, cette petite marionnette qui dit en réalité ce que pense celui qui l’agite [...] Il a été très préparé par les communicants de l'Elysée", a-t-il ajouté.

15:37 - Gilles Platret, porte-parole de LR, dubitatif sur l'audition de Benalla

"L’audition de Benalla par la Commission d'enquête du Sénat n’a pas permis de lever le doute sur la seule question qui vaille : pourquoi a-t-il bénéficié, de la part du président de la République, d’une protection qui a confiné au privilège en dehors du cadre de la loi ?", a tweeté ce cadre de Les Républicains.

15:30 - Pour le président de la commission d'enquête, "les contradictions ne sont pas levées"

"Les contradictions qui sont apparues sur la définition de la fonction réelle de M.Benalla dès le début de nos auditions au mois de juillet ne sont pas levées" a fait savoir devant la presse le sénateur Philippe Bas, qui ajoute, un brin ironique : "Nous avons appris, de la bouche de M. Benalla que son arme n'était pas destinée à l'exercice de sa fonction, mais à sa protection personnelle".

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