Municipales à Paris : nouveau sondage, la campagne s'accélère

Municipales à Paris : nouveau sondage, la campagne s'accélère Ça se corse ! Les sondages présagent une élection municipale très serrée à Paris, plusieurs candidats engagés dans le course croient en leurs chances de devenir maire de la capitale. Le point avec les dernières actualités de campagne.

L'essentiel

  • Le 15 et 22 mars prochain, les Parisiens vont aux urnes pour les élections municipales 2020. Attention, il y a en réalité 17 scrutins différents, 1 par "secteur". Les électeurs de chaque arrondissement (les 4 premiers sont fusionnés dans "Paris Centre) envoient un certain nombre d'élus au conseil municipal et désignent des conseillers d'arrondissement qui éliront le maire de Paris.
  • Un sondage Ifop, commandé par la mairie de Paris, a été rendu public par Le Point. Cette enquête place au premier tour Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22,5%), devant Rachida Dati et Benjamin Griveaux, tous deux donnés à 17%. Le candidat LREM dissident, Cédric Villani, est donné à 14% des intentions de vote. Les résultats de ce sondage traduisent une dynamique de campagne positive pour la candidate LR et rend la situation de LREM à Paris de plus en plus intenable.

Les dernières actus des municipales à Paris

Un nouveau sondage Ifop : crispations chez LREM, espoir chez LR... Ce qu'il faut retenir

L'actualité du 11 décembre - Dans le dernier sondage publié par Le Point, et commandé par la municipalité, Anne Hidalgo fait la course en tête avec 22,5% des intentions de vote. Derrière, avec 17%, Rachida Dati gagne 3 points en quelques semaines. "Elle capte d'ailleurs une bonne part de l'électorat Fillon 2017, qui penchait jusqu'alors plutôt en faveur de Benjamin Griveaux", analyse l'Ifop auprès du Point. Dans le camp de LREM, les tensions devraient encore s'exacerber. "Cette étude conforte la candidature de Cédric Villani (à 14% dans l'enquête ndrl) Il ne faut pas oublier que le candidat avec l'étiquette officielle LREM a dévissé de 13 points depuis le début de la campagne… alors que Cédric Villani, qui n'est soutenu par aucun parti, trace sa route. Benjamin Griveaux (17% dans l'enquête) ne tient plus que par l'étiquette !", estime un proche du mathématicien auprès du magazine. EELV est par ailleurs donnée à 13,5% des intentions de vote. Reste que ce sondage rend assez incertain le résultat final de l'élection municipale à Paris. "Si ces niveaux se maintenaient, on peut tout à fait imaginer une inflation de triangulaires, quadrangulaires, voire de pentagulaires, parmi les dix-sept élections qui font l'élection du maire de Paris", ajoute l'Ifop.

Anne Hidalgo annonce que la police municipale "se fera après les élections municipales"

L'actualité du 10 décembre - La maire de Paris ne renonce pas à son souhait de voir mise en place à Paris une police municipale. Il y a quelques semaines, un amendement déposé par les socialistes, qui aurait permis la création de cette police, a été rejeté en commission à l'Assemblée nationale. Les députés Paris Cédric Villani, Pierre-Yves Bournazel et la députée Brigitte Kuster (LR) ont voté pour cet amendement, mais les élus LREM ont massivement voté contre. "La police municipale" se fera après les élections municipales", a déclaré Anne Hidalgo, laissant entendre qu'elle se voyait rester aux responsabilités en mars. "J'ai l'accord plein et total notamment du ministre de l'Intérieur, depuis que nous avons travaillé avec lui à sa mise en place", a-t-elle ajouté, sur le ton de la mise en garde.

La mairie satisfaite de son bilan en matière de logements sociaux

L'actualité du 9 décembre - Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en matière de logement, s'est félicité des mesures prises par la mairie au cours du mandant d'Anne Hidalgo qui touche à sa fin. Un succès selon lui, puisque "les objectifs de la mandature en matière de transformation de bureaux en logements seront atteints et même dépassés", a-t-il déclaré auprès de CNews. La municipalité de la capitale se targue d'avoir transformé 350 000 mètres carrés de bureaux en logements, soit 100 000 mètres carrés de plus que son objectif affiché. Ian Brossat souhaite poursuivre sur cette lancée et transformer plusieurs garages en logements. Un projet critiqué par Rachida Dati, qui reproche à Anne Hidalgo ne créer de nouveaux logements plutôt que de rénover ceux qui existent déjà, et par Benjamin Griveaux, qui souhaite allouer une partie du budget consacré aux logements sociaux aux logements intermédiaires.

Échec du recours de Cédric Villani contre le sondage de son adversaire

L'actualité du 6 décembre - Le candidat dissident LREM avait jugé biaisés les résultats d'un sondage OpinionWay publiés le 15 novembre et avait saisi la Commission des sondages pour les contester. Cette enquête avait été demandée par son rival Benjamin Griveaux, candidat investi par le parti de la majorité. Or, la Commission a jugé que les chiffres présentés par le sondage étaient les bons, et qu'aucune erreur méthodologique n'avait été commise. En outre, Cédric Villani avait lui aussi commandé un sondage, publié par l'Ifop le 29 novembre, qui présentait des résultats similaires à celui qu'il avait contesté. Les deux études ont fourni des chiffres très proches, et le même classement de tête, avec Anne Hidalgo en première position, suivie de Benjamin Griveaux, puis Rachida Dati, David Belliard, et Cédric Villani, en cinquième position avec 12% des voix, invariablement.

Les tuyaux de Benjamin Griveaux pour faire face à la grève du 5 décembre

L'actualité du 5 décembre - A l'occasion de la grève du 5 décembre, qui occasionne de fortes perturbations du trafic à Paris, ainsi que la fermeture de nombreuses écoles, la campagne de Benjamin Griveaux dans la capitale a pris un tournant "bons plans". Sur les tracts distribués hier par l'équipe du candidat, les citoyens du XIe arrondissement étaient invités à scanner un code QR. Celui-ci les redirigeait alors vers une page spéciale nommée "SOS 5 décembre", créée sur le site de sa campagne Ensemble Paris, et dédiée à la présentation d'une liste pratique de sites "utiles en cas de grève". Une page où les internautes peuvent trouver notamment des "tarifs promotionnels" pour divers services, comme la location d'un VTC ou encore la garde d'enfants. Interrogée par le Figaro, l'équipe de Benjamin Griveaux a précisé qu'il "n'y a pas de deal passé. [Ils] ne [font] que présenter des offres d'entreprises mais aussi certaines choses que peuvent proposer les services publics." Benjamin Griveaux s'adresse ainsi à l'ensemble des Parisiens impactés par la grève, et pas uniquement aux adhérents LREM. Dans un article, Libération a souhaité répondre aux lecteurs s'interrogeant sur la légalité de ce procédé, d'aucuns qualifiant l'opération "d'achats de votes". Selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, il s'agit "juste une fiche récapitulative de toutes les infos possibles, qui renvoient vers des sites grand public. Pour l'instant, il n'y a rien qui semble financé par le candidat." La page recense des offres déjà existantes ailleurs sur le web : a priori aucune illégalité dans cette démarche donc.

Une tête de liste LREM renonce à sa candidature à Paris

L'actualité du 4 décembre - Investie tête de liste par Benjamin Griveaux dans le 7e arrondissement pour porter les couleurs de LREM, Philippine Hubin annonce ce mercredi qu'elle se retire de la campagne des municipales, en raison de problème de santé. "J'ai appris lundi matin que je devais subir une intervention chirurgicale, impliquant une convalescence longue et qui ne me permettra pas de mener campagne dans les mois qui viennent. J'ai le regret d'annoncer que je dois retirer ma candidature", écrit-elle dans un communiqué adressé aux militants LREM et retranscrit sur son compte Twitter. L''ex-candidate ajoute : "Cette décision est plus que difficile. Ma candidature était l'aboutissement d'un travail de plusieurs années, d'un engagement fidèle auprès des habitants et des commerçants de mon quartier et d'une réelle envie d'améliorer le quotidien de mes concitoyens".

Rachida Dati propose ses têtes de liste, un cadre de Sens commun dans le 15e

L'actualité du 3 décembre - La maire du VIIe arrondissement, candidate LR pour l'élection de mars prochain, a adressé un courrier à la direction de LR, proposant ses têtes de liste dans tous les arrondissements parisiens. Rachida Dati a réservé au mouvement "Libres !" de Valérie Pécresse les têtes de liste "des 9e [femme], 11e [homme] et 18e [homme] arrondissements". Dans le 15e, la candidate des Républicains propose que soit investi François Digard, le responsable de l'association "Sens Commun" à Paris, mouvement issu de La Manif pour tous. Cette liste doit désormais être soumise à validation par la Commission d'investiture nationale de LR. 

Entre Valérie Pécresse et Rachida Dati, négociations (très) difficiles

L'actualité du 2 décembre - Drôle d'ambiance dans les rangs de la droite parisienne : la présidente de la région Île-de-France ne soutient toujours officiellement la candidate investie par LR à Paris. "Nous avons des échanges avec Rachida Dati. Mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond, sur la stratégie. Moi je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris. Je pense qu'il faut s'élargisse et qu'il fasse toute leur place à tous ceux qui aujourd'hui mène une politique de droite", a averti Valérie Pécresse hier sur BFMTV. Selon la chaîne d'informations, qui a recueilli quelques indiscrétions, Rachida Dati a proposé une forme d'alliance à la présidente de la région, avec 14 postes éligibles et deux têtes de liste d'arrondissement pour les membres de son mouvement "Libres". Une proposition manifestement insuffisante. Valérie Pécresse a d'ailleurs estimé que l'hostilité de Rachida à l'égard des ex-LR Delphine Bürkli et Florence Berthout a été une "erreur stratégique fondamentale". Ces deux maires d'arrondissement sortantes ont été investies têtes de liste LREM.

Anne Hidalgo rend publiques de nouvelles têtes de liste

L'actualité du 1er décembre - Paris en commun, le mouvement qui soutient la réélection d'Anne Hidalgo, a dévoilé le nom de 5 personnalités, choisies pour être tête de liste pour les municipales 2020 à Paris. Céline Hervieu a été investie dans le 6e arrondissement de la capitale ; Arnaud Ngatcha briguera la mairie du 9e arrondissement ; Béatrice Marre a été choisie pour tenter de ravir à la droite la mairie du XVIe arrondissement ; Assia Meddah a été investie tête de liste dans le 8e arrondissement ; Diana Filippova a été choisie pour prendre le siège de Rachida Dati dans le 7e.

Cédric Villani : "Est-ce que je suis autiste ? Je ne sais pas, et qu'est-ce que ça changerait ?"

L'actualité du 28 novembre - Le journal Quotidien est allé interrogé le député de l'Essonne avec une question bien délicate, au sujet de sa personnalité. "II y a quelque chose qui me rend fou, ce bruit qui commence à se répandre que j'ai quelque chose à cacher, que je suis insincère. Toujours, dans tous mes combats, j'y suis allé avec mon cœur, avec ma sincérité, sans chercher à me gommer, tel que je suis. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres", s'est défendu Cédric Villani, manifestement affecté que la campagne l'oblige à répondre ce type de questions. Quotidien ne fait pas dans la demi-mesure et lance : "Etes-vous autiste ?". Réponse de l'intéressé : "Je ne sais pas. Je ne me suis jamais fait diagnostiqué, je n'ai jamais éprouvé le besoin de le faire. Et... qu'est-ce que ça changerait ?"

L'ex-cheffe de cabinet de Mitterand brigue le 16e arrondissement

L'actualité du 27 novembre - Béatrice Marre, actuelle présidente de la commission de médiation du droit au logement opposable à Paris, a été choisie par Anne Hidalgo comme tête de liste pour la mairie du 16ème arrondissement. Exclue du PS en 2012 suite à sa candidature dissidente aux élections législatives, ce choix ne fait pas l'unanimité parmi la section locale du PS, qui lui préférait Pierre-Alain Weill. D'aucuns critiquent un "parachutage digne d'un autre temps". Agée de 67 ans, celle qui a été cheffe de cabinet de Mitterand lors de son second mandat ne brigue pas l'arrondissement "le plus facile" pour la gauche, puisque le 16e arrondissement reste l'apanage de la droite depuis des décennies.

Benjamin Griveaux investit ses premières têtes de liste pour les municipales à Paris

L'actualité du 26 novembre - Le candidat LREM a présenté en réunion publique 8 têtes de liste lundi soir. Le directeur de campagne de Benjamin Griveaux, Pacôme Rupin, a été investi dans l'arrondissement Paris Centre (Ier, IIe, IIIe et IVe) ; Florence Berthout (ex-LR) a été investie dans le Ve ; Philippine Hubin, ex-LR et adjointe à la Famille de Rachida Dati a été investie dans le VIIe ; Sophie Segond, avocate féministe, a été investie dans le VIIIe ; l'ex-LR Delphine Bürkli a été investie dans le IXe ; Karim Amella, écrivain et enseignant, a été investi dans le Xe ; Guillaume Poitoux, président de l'agence "Commune Immobilier" a été investi dans le XIe ;  l'ex-PS Frédérique Calandra a été investie dans le XXe.

L'ex-LR Florence Berthout soutient Griveaux

L'actualité du 22 novembre - Après avoir quitté Les Républicains en juin 2019 en dénonçant " un rétrécissement idéologique ", la maire du 5ème arrondissement de Paris, Florence Berthout, a annoncé son soutien à Benjamin Griveaux, le candidat LREM pour la mairie de Paris en 2020. Dans une lettre adressée à ses administrés, Florence Berthout a salué la capacité de Griveaux "à rassembler tous ses partenaires en respectant leurs différences". La femme politique a exprimé son soutien vis-à-vis des réformes que souhaite Benjamin Griveaux, et ne souhaite pas se "résoudre à l'échec inéluctable des divisions partisanes".

Place Publique soutient Anne Hidalgo et va entamer les négociations

L'actualité du 21 novembre - Pas de rapprochement avec EELV, donc. Le parti de gauche fondé en 2018 préfère s'allier au mouvement " Paris en commun ", qui coordonne les soutiens à Anne Hidalgo, pour les élections municipales. Place Publique avait organisé un débat puis un vote pour choisir une alliance avec l'édile, EELV ou aucune formation : 66,35% des votants ont choisi de soutenir la maire sortante.  "Maintenant que les adhérents se sont prononcés, Place publique va pouvoir commencer les négociations avec Paris en commun pour les places dans la liste ", a indiqué Raphaël Glucksmann, l'un des fondateurs de Place publique, à l'AFP.

Anne Hidalgo veut un référendum sur AirBnB à Paris

L'actualité du 20 novembre - Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d'Anne Hidalgo, a annoncé que la maire de Paris comptait "organiser immédiatement après les élections un référendum auprès des Parisiens pour définir les bonnes conditions d'usages d'Airbnb". Et d'ajouter : "La question sera posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n'est pas la même dans chaque quartier". Cette annonce intervient alors qu'Anne Hidalgo a écrit une lettre ouverte au président du CIO pour l'"alerter sur les risques et les conséquences " d'avoir choisi Airbnb comme sponsor officiel des Jeux olympiques.

Cédric Villani attaque Benjamin Griveaux pour la diffusion d'un sondage

L'actualité du 19 novembre - Le sondage commandé par Benjamin Griveaux à OpinionWay et diffusé la semaine dernière ne passe pas dans le camp Villani : le député de l'Essonne considère que ce dernier, qui ne le place qu'en 5e position au premier tour, est "biaisé" et a été diffusé pour lui nuire. Cédric Villani considère que la manière dont l'enquête a été menée n'est pas correcte : Benjamin Griveaux est présenté comme menant une "liste de La République en marche, du MoDem et du Mouvement radical". Or, le MoDem ne lui a pas accordé de soutien officiel. Baptiste Fournier, le directeur de campagne de Cédric Villani, a donc saisi la commission des sondages, en adressant un courrier évoquant une "hypothèse fallacieuse" qui n'est "pas en phase avec la situation politique actuelle", qui""crée une distorsion de réalité à même d'influencer l'électorat". L'équipe de campagne a par ailleurs constaté que les redressements des données brutes sont "toutes favorables" à Benjamin Griveaux.

En savoir plus sur les municipales à Paris

Les prochaines élections municipales n'auront lieu qu'en mars 2020 (les dimanches 15 et 22 mars), mais à Paris, la campagne est déjà lancée depuis longtemps. Il faut reconnaître que l'enjeu est considérable pour les partis et acteurs engagés dans ce scrutin si spécial, qui revêt une dimension nationale. Prendre Paris, pour n'importe quelle formation politique, c'est une démonstration de force. Pour le candidat qui remporte une telle élection, au-delà de l'ampleur des responsabilités, c'est aussi accéder à des fonctions parmi les plus prestigieuses du pays. Retrouvez sur cette page spéciale toutes les informations pratiques sur l'élection municipale à Paris, et les dernières actualités majeures de ce scrutin dans la capitale.

Municipales à Paris : candidats

Voici les principales formations politiques engagées dans les élections municipales à Paris, avec le candidat engagé dans la campagne :

Parti socialiste et alliés - Anne Hidalgo

La maire sortante n'a pas encore officialisé sa candidature à sa succession, mais elle ne fait aucun doute. La socialiste entend défendre son bilan à la tête de la capitale ces 6 dernières années et lancer les projets que la majorité à la municipalité a déjà dessinés pour les 6 prochaines.

La République en Marche - Benjamin Griveaux 

Le député de la cinquième circonscription parisienne Benjamin Griveaux a été désigné candidat par la commission d'investiture de LREM le 10 juillet 2019. Il briguait l'investiture face à Hugues Renson et Cédric Villani. Pour l'heure, Benjamin Griveaux n'a pas le soutien du MoDem, autre parti de la majorité présidentiel. François Bayrou a fait savoir publiquement qu'il n'était pas satisfait de la candidature de l'ancien porte-parole du gouvernement à Paris.

Candidature dissidente de Cédric Villani

Le député LREM de l'Essonne considère que l'investiture de Benjamin Griveaux par son parti ne s'est pas fait dans un cadre juste, équitable et approprié. Il a donc décidé de se lancer aussi dans la course à l'élection municipale le 4 septembre. Cette candidature dissidente fait évidemment des remous au parti de la majorité. Plusieurs responsables craignent une "jurisprudence Villani". Autrement dit, que d'autres membres du parti, qui n'ont pas été investis par le parti à l'image de Cédric Villani, ne se lancent à la conquête des municipales.

Emmanuel Macron, insatisfait des deux candidatures de son camp, pourrait arbitrer entre les deux candidats LREM très bientôt. "Il faudra prendre une décision en décembre", a-t-il prévenu, selon les confidences du Figaro, qui précise que le président a salué "la bonne rentrée" de Benjamin Griveaux et constaté que celle de Cédric Villani "tournait au ralenti".

Les Républicains - Rachida Dati

La grande formation politique de la droite républicaine a investi officiellement la maire du VIIe arrondissement, Rachida Dati. Elle avait indiqué en juillet sur BFMTV qu'elle se présenterait aux municipales "quoi qu'il arrive" et a assuré qu'elle avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Rachida Dati a chois de nommer conseiller politique le député et ancien maire du XVIe arrondissement Claude Goasguen, l'un de ses grands détracteurs ces dernières années.

EELV - David Belliard

Le parti écologiste a investi David Belliard, actuel président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil de Paris, et journaliste au magazine Alternatives économiques. Il compte peser dans cette élection municipale en prenant "la tête d'une coalition écologiste et de gauche", en instaurant un rapport de forces avec Anne Hidalgo en vue du premier tour.

La France insoumise - Danielle Simonnet

C'est la conseillère de Paris Danielle Simonnet qui porte la candidature de formation de Jean-Luc Mélenchon aux municipales, même si La France Insoumise n'a pas encore validé les investitures. L'élue parisienne réclame déjà l'annulation des Jeux Olympiques de 2024.

Parti communiste - Ian Brossat

Actuellement adjoint à la maire de Paris en charge du Logement, Ian Brossat a été investi par son parti pour mener la campagne des municipales parisiennes. Après une campagne très réussie pour les européennes, le quarantenaire espère imposer dans la campagne ses deux propositions fortes : la gratuité transports en commun pour les mineurs et un référendum pour interdire Airbnb dans Paris.

"Aimer Paris" et Rassemblement national - Serge Federbusch

Ce magistrat de formation se présente hors des partis traditionnels, même s'il se revendique d'une droite libérale qui tend la main au Rassemblement national. C'est d'ailleurs à lui que s'est rallié, dans un premier temps, Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN. Selon Le Figaro, Serge Federbusch tenterait de convaincre Nicolas Dupont-Aignan de lui apporter le soutien de son parti. Jean Messiha avait décidé de se porter candidat RN, mais les instances du parti d'extrême droite ont choisi Serge Federbusch.

"Agir" - Pierre-Yves Bournazel

Il briguait la candidature de l'UMP il y a 6 ans, face à Nathalie Kosciusko-Morizet, il est aujourd'hui candidat de la liste "Agir", formation de centre-droit créée par des transfuges de LR souhaitant se rapprocher de LREM. 

"Parisiennes, parisiens" - Gaspard Gantzer

L'ancien conseiller communication de François Hollande à l'Elysée a officialisé sa candidature aux municipales 2020 le 12 mars dernier. Il propose notamment de rendre gratuites les crèches municipales et souhaite ouvrir une réflexion sur la suppression du périphérique parisien.

"Libérons Paris" - Marcel Campion

Le forain le plus célèbre de France a décidé de présenter ses listes dans la capitale. L'homme d'affaires, que l'on sait très remonté contre Anne Hidalgo - qui l'a contraint notamment à désinstaller sa grande roue - a rendu publique sa candidature en août 2018.

Municipales à Paris : sondages

Prudence sur l'interprétation des études sur les intentions de vote et les projections de second tour. A Paris, il n'y a pas une, mais 20 élections, les Parisiens élisent en réalité les conseillers municipaux de leur arrondissement, qui composent le futur conseil municipal, qui élit in fine le maire de Paris. C'est le nombre de sièges attribués par arrondissement qui compte, davantage que le nombre de voix portées aux listes d'une formation politique sur la capitale !

  • Un sondage Ifop, commandé par Anne Hidalgo, a été publié par Le Point le 10 décembre. Les intentions de vote sont les suivantes : Anne Hidalgo 22,5% ; Rachida Dati 17% ; Benjamin Griveaux 17%, Cédric Villani 14% ; David Belliard : 12,5%.
  • Un sondage Ifop, commandé par Cédric Villani début novembre n'a pas été publié par ce dernier, compte tenu des mauvais résultats pour le candidat LREM dissident. L'Opinion l'a rendu public le 29 novembre. Voici les intentions de vote : Anne Hidalgo : 22% ; Benjamin Griveaux et Rachida Dati 16% ; David Belliard 15,5% ; Cédric Villani 12% ; Danielle Simonnet (LFI) et Serge Federbusch (soutenu par le RN) : 5,5% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) 4% ; Gaspard Gantzer (divers gauche) : 1% ; Marcel Campion : 1%.
  • Un sondage OpinionWay commandé par les équipes de campagne de Benjamin Griveaux, publié le 15 novembre donne Anne Hidalgo en tête du premier tour, avec 19%. En deuxième position, Benjamin Griveaux, à la tête d'une liste LREM, Modem et Mouvement Radical, totaliserait 18%. Rachida Dati serait troisième, avec 16% des intentions de voix. On retrouverait ensuite David Belliard (liste EELV) avec 13% et Cédric Villani (liste "Vivons Paris") avec 12%. LFI et le RN sont donnés ex aequo avec 7% des voix. Viennent ensuite : la liste Agir de Pierre-Yves Bournazel (4%), Gaspard Gantzer (2%) et Marcel Campion (2%).
  • Un sondage Ipsos Sopra Steria publié le 23 septembre pour Le Figaro et LCI donne les intentions de vote suivantes : Anne Hidalgo 24% ; Benjamin Griveaux 19% ; Cédric Villani 15% ; Rachida Dati 13% ; David Belliard 11% ; Danielle Simonnet 6% ; Serge Federbusch 5% ; Pierre-Yves Bournazel 4% ; Gaspard Gantzer 1% ; Extrême gauche 1% ; Marcel Campion 1%.
  • Un sondage Ifop, publié le 15 septembre pour le JDD et Sud-Radio, donnait au premier tour Anne Hidalgo en tête (24%) devant Benjamin Griveaux (17%) et Cédric Villani (15%). Les deux candidats LREM sont dans cette étude "dans la marge d'erreur inhérente à tout sondage ", précisait l'Ifop dans le JDD.
  • L'institut de sondage Ifop a réalisé pour le JDD et Sud Radio une enquête du 9 au 12 septembre. Les intentions de vote au premier tour des municipales à Paris sont les suivantes : Anne Hidalgo (PS, RG et PC) : 24% ; Benjamain Griveaux (LREM) : 17% ; Cédric Villani (LREM - 'Vivons Paris') : 15% ; Rachida Dati (LR) : 14% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Serge Federbusch (RN - Aimer Paris) : 4% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 1% ; une liste d'extrême gauche : 0,5% ; Marcel Campion : 0% ; une autre liste : 1,5%.
  • L'institut de sondage BVA a réalisé pour RTL, "La Tribune", Orange, et LCI un sondage sur les intentions de vote des Parisiens, effectué auprès de 1294 personnes du 6 au 11 juin. Deux hypothèses sont testées : que ce soit Cédric Villani ou Benjamin Griveaux qui porte la candidature macroniste, LREM obtient le même score. Le sondage donne les résultats suivants : Benjamin Griveaux ou Cédric Villani (LREM) : 25% ; Anne Hidalgo (PS et alliés) : 21% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Rachida Dati (LR) : 15% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Walleyrand de Saint-Just (RN) : 5% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 3% ; Extrême gauche : 1,5% ; Marcel Campion : 1% ; Autres : 5,5%.
  • Un sondage effectué par Ifop et commandé par Cédric Villani début juillet 2019 (avant l'investiture LREM de Benjamin Griveaux) donnait un résultat flatteur pour le député de l'Essonne. A la question : "Si dimanche prochain devait se dérouler le second tour des élections municipales à Paris, pour laquelle des listes suivantes auriez-vous le plus de chances de voter", 51% des sondés choisissaient la liste Villani face à la liste Hidalgo. Mais si le deuxième tour opposait la maire de Paris à Benjamin Griveaux, celui-ci était donné perdant (avec 49% des voix contre 51% pour Anne Hidalgo).
  • Un autre sondage commandé à l'Ifop par Cédric Villani, réalisé après l'investiture de Benjamin Griveaux, à la mi-juillet, donnait la "popularité" des impétrants. Et Cédric Villani recueillait 51% d'opinions favorables, contre Anne Hidalgo (41%) et Benjamin Griveaux (38%).

Municipales 2020 à Paris : fonctionnement

A Paris, chaque arrondissement constitue un "secteur électoral". Il y a donc en réalité non pas une, mais vingt élections différentes dans la capitale lors des municipales, puisqu'il y a vingt arrondissements. Dans chacun d'eux, les électeurs désignent par leur vote les conseillers municipaux et les conseillers d'arrondissements (qui désignent le maire d'arrondissement). A l'issue du vote, le camp qui dispose de la majorité absolue des sièges au conseil municipal désigne le maire de la capitale. Il faut donc une majorité ou un accord liant au moins 82 élus. Dans les faits, donc, un maire de Paris peut être élu sans être majoritaire en nombre de voix.