Élections régionales 2021 : dates, candidats, sondages... Tout savoir

Élections régionales 2021 : dates, candidats, sondages... Tout savoir Les élections régionales ont été reportées au mois de juin, compte tenu de la crise sanitaire. Les candidats commencent à se faire connaître, certains ont lancé leurs campagne. Toutes les infos pratiques sur le scrutin.

Les Français sont bientôt appelés aux urnes, pour renouveler leur conseil régional. Les élections régionales auront lieu au mois de juin (voir précisions sur les dates plus bas), elles vont permettre aux citoyens de désigner les 1758 conseillers régionaux que compte le pays, et d'élire les présidents de chaque grande région. La campagne électorale n'est pas officiellement lancée, mais certaines personnalités et formations politiques ont déjà avancé leurs pions. De premiers sondages permettent même d'évaluer les rapports de force qui se dessinent entre des candidats déclarés et potentiels. Retrouvez sur cette page toutes les informations pratiques sur les élections régionales 2021.

Les dernières infos des élections régionales

Suivez au jour le jour les actualités majeures sur la campagne des régionales 2021

Bardella tête de liste RN en Ile-de-France

L'actu du 1er mars 2021 - La tête de liste du Rassemblement national aux dernières élections européennes va devenir... tête de liste aux prochaines régionales. Jordan Bardella a officialisé la nouvelle ce lundi au micro de RTL, dans une annonce qui n'était pas vraiment attendue. Devenu une vraie figure du parti après sa nomination en tant que vice-président, à seulement 25 ans, Jordan Bardella va donc batailler pour une région peu encline à voter RN et qu'il sera quasi impossible à arracher aux mains de Valérie Pécresse, présidente sortante, avec qui la bataille s'annonce davantage tournée vers son duel avec la socialiste Audrey Pulvar.

Pour justifier une candidature qu'il jugeait impossible en septembre dernier - il disait alors vouloir faire émerger de nouvelles figures -, l'eurodéputé a usé de l'argument de l'enfance passée dans la région parisienne. “Oui je serai candidat à ces élections régionales, l’Île-de-France c’est ma région, j’y ai grandi dans une cité de Seine-Saint-Denis”, a-t-il vanté sur RTL, évoquant un "défi, avec l’ambition de porter le Rassemblement national le plus haut possible". Faire descendre une figure du parti d'extrême-droite dans l'arène n'est en rien un hasard, à un peu plus d'un an seulement de la présidentielle.

“Dans l’optique de 2022, il est plus intéressant pour nous de gagner un ou deux points en Île-de-France que cinq dans le Cantal”, a d'ailleurs confié un cadre du Rassemblement national au Figaro. Reste que les sondages ne sont pas favorables au RN en Ile-de-France, seulement crédité de 15% d'intentions de votes selon un sondage Harris Interactive réalisé pour Le Monde en décembre dernier. En s'affichant tête de liste, Jordan Bardella pourrait ainsi connaître une défaite importante qui affecterait une image jusque-là marquée par sa victoire aux dernières européennes.

Pour le RN et LREM, c'est mal parti

L'actu du 26 février - Dominant sur la scène nationale, La République en Marche et le Rassemblement national peinent à exister au niveau local. On l'avait vu aux municipales - surtout pour le parti présidentiel -, lors desquelles les partis "historiques" et les écologistes s'en étaient bien mieux sortis. L'histoire pourrait se répéter lors des régionales de juin prochain, à en croire un sondage réalisé par OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, qui met en avant des intentions de votes à 17% pour LREM (recul de 1 point en un mois) et 20% pour le RN (recul de 2 point en un mois). Selon cette consultation, ce sont Les Républicains qui devraient rafler un maximum de voix avec 23% d'intentions de votes.

Mais au-delà des intentions de votes, il y a également la démarche des sondés qui est intéressante. Ils sont en effet 32% à vouloir voter aux régionales pour exprimer leur "opposition à l'action" d'Emmanuel Macron et du gouvernement. Mauvaise nouvelle également pour l'exécutif, seules 47% des personnes interrogées ayant voté pour l'ancien ministre de l'Economie ont l'intention de voter LREM aux régionales. Difficile, dans ce contexte, d'espérer pouvoir décrocher la moindre région pour le parti de la majorité, ce qui est également vrai pour la formation politique dirigée par Marine Le Pen, même si le doute est malgré tout permis.

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur reste en ligne de mire du parti frontiste et Bruno Jeanbart, le vice-président d'OpinionWay cité par Les Echos, estime qu'"autant les difficultés de LREM vont être difficiles à résoudre d'ici le scrutin, autant l'histoire n'est pas complètement écrite pour le RN". Le sondage révèle que l'une des préoccupations principales des Français à l'heure d'élire leurs présidents de régions reste la sécurité, thème cher au Rassemblement national cité par 45% des sondés.

Une liste de gauche menée par les Verts en Auvergne-Rhône-Alpes ?

L'actu du 25 février - Et si toute la gauche se rangeait derrière Europe-Ecologie Les Verts pour les municipales en Auvergne-Rhône-Alpes ? C'est en tout cas le souhait de Fabienne Grébert, d'ores et déjà tête de liste des Verts pour le scrutin, mais qui souhaiterait donc unir toute la gauche pour ravir la région à Laurent Wauquiez, pas encore candidat officiel à sa succession mais déjà principal favori. Pour appuyer sa requête, Fabienne Grébert a mis en avant, lors d'une conférence de presse ce jeudi, un sondage réalisé auprès de 1 800 sympathisants EELV et il en ressort que 57% sont favorables "pour que nous tentions de créer une alliance". 43% des sondés privilégient une liste autonome. "Dès aujourd’hui, dans la continuation des discussions déjà menées, je travaillerai à un rassemblement de toutes les forces de gauche, écologistes et citoyennes, qui veulent battre Laurent Wauquiez", a déclaré la tête de liste écologiste, évidemment forte de la victoire de son camp aux dernières municipales lyonnaises.

Des négociations vont débuter la semaine prochaine avec l'ensemble des forces de la gauche - PS, LFI et PCF - avant un nouveau vote, fin mars, "pour adopter une position définitive sur ce qui aura pu aboutir ou non", précise l'AFP. La position actuelle du Parti socialiste est mitigée, privilégiant une gouvernance partagée avec une tête de liste PS et un(e) futur(e) président(e) EELV en cas de victoire, ou l'inverse. "C’est quand même un peu alambiqué comme truc, compliqué à expliquer aux électeurs", a estimé Fabienne Grébert. Quoi qu'il en soit et avant les futures négociations, une figure politique de la région s'est réjouie de cette possibilité. "Nous prônions un rassemblement de la gauche pour faire de cette région une terre de protection & de progrès. Merci aux militants du pôle écologiste d’avoir ouvert cette porte. C’est le sens de l’histoire. À chacun maintenant d’être à la hauteur de l’enjeu", a réagi sur Twitter Najat Vallaud-Belkacem... dont la candidature n'est toujours pas exclue.

Les régionales, un "laboratoire" de la gauche pour la présidentielle ?

L'actu du 23 février 2021 - Najat Vallaud-Belkacem ne sait toujours pas, officiellement, si elle compte se présenter aux élections régionales 2021 pour ravir la région Auvergne-Rhône-Alpes à la droite. En revanche, l'ancienne ministre de l'Education en est convaincue : ce scrutin doit servir à la gauche de s'unifier en vue de la présidentielle de 2022. Dans une interview accordée au JDD, celle qui dirige l’ONG ONE parle d'un "laboratoire de l’union" d'un pan très large de la gauche, dont la division actuelle est la "marque d’une gauche qui s’est embourgeoisée". "Notre responsabilité, c’est de construire une coalition : un candidat commun, un programme commun et un contrat de gouvernance", explique Najat Vallaud-Belkacem, qui n'exclut pas, par exemple, Jean-Luc Mélenchon dans le champ des possibles, étant donné que les divisions de la gauche ne sont pas, selon elle, "si profondes".

"Toutes les forces de gauche, et les personnalités qui les portent, ont un jour été amenées à travailler ensemble. Y compris, si on remonte un peu dans le temps, Jean-Luc Mélenchon", assume-t-elle. Et concernant son éventuelle candidature pour ces régionales, même si Najat Vallaud-Belkacem estime que "ce n’est ni le lieu ni le moment pour annoncer les choses", "les discussions sont toujours en cours", a-t-elle révélé. Et d'envoyer un tacle au président sortant : "On y verra plus clair dans quelques jours. La question essentielle, c’est de mettre fin à la mandature d’un mini-Trump, Laurent Wauquiez".

Matthieu Orphelin candidat en Pays de la Loire

L'actu du 22 février 2021 - L'ancien député LREM a officialisé une candidature attendue aux élections régionales en Pays de la Loire. Matthieu Orphelin a lancé un appel "pour une région écologique, citoyenne et solidaire" et ambitionne de rassembler un large pan de la gauche pour ravir la région à la droite et à sa présidente LR Christelle Morançais. Après avoir réuni Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Génération. s, Génération écologie et et le collectif Allons Enfant, celui qui a occupé le poste de vice-président de la région sous la présidence du socialiste Jacques Auxiette (de 2010 à 2015) souhaite désormais que le Parti socialiste rejoigne son rang pour atteindre "la barre des 1 800 signatures". "Il y a une dynamique qui est là", a-t-il confié au Monde, jugeant que le ralliement du PS est en bonne voie.

Même son de cloche du côté de Guillaume Garot, député PS de la Mayenne et ancien ministre socialiste. "Je souhaite qu’on travaille ensemble et le plus tôt sera le mieux", avait-il annoncé dès la mi-février sur les ondes de Sud Radio. En ce qui concerne les projets pour la région Pays de la Loire, Matthieu Orphelin explique au Monde vouloir mettre la priorité sur la jeunesse. "Nous avons déjà 36 propositions", a-t-il annoncé, citant la création d’un chèque "bien manger" de 50 euros mensuels. "Soutien fort" aux PME, entrée de la région au capital des Chantiers de l'Atlantique ou encore renforcement des relations avec la région Bretagne font également partie de ses engagements. Celui qui a quitté le parti présidentiel en jugeant ce dernier trop éloigné des enjeux écologiques l'assure, pas question de faire alliance avec François de Rugy, député LREM de la Loire-Atlantique. "Est-ce qu’on veut porter une politique régionale qui ressemble à la politique nationale ? La réponse est non. On n’a pas du tout la même conception. On ne peut pas discuter avec eux, leur projet est beaucoup trop éloigné du nôtre", a-t-il tranché.

Sophie Cluzel, tête de liste en région PACA

L'actu du 19 février 2021 - Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, sera la cheffe de file de la majorité présidentielle aux prochaines régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Auparavant, les Marcheurs avaient sondé l'ancien secrétaire d'État Laurent Nuñez, pour porter les couleurs de la République en marche les 13 et 20 juin prochains, avant que l'hypothèse ne tourne court quand l'ancien préfet des Bouches-du-Rhône a été nommé coordinateur national du renseignement. Comme le rappelle Libération, le parti d'Emmanuel Macron a bien tenté de convaincre plusieurs personnalités dans ses rangs, à commencer par l'ancienne secrétaire d'État Brune Poirson et l'actuel président des députés LREM à l'Assemblée nationale, Christophe Castaner. Pour rappel, l'ancien ministre de l'Intérieur a été tête de liste pour le Parti socialiste (PS) en 2015, en région PACA. Face à ces refus successifs, Sophie Cluzel a été désignée tête de liste dans la région marquée par un électorat de droite, particulièrement à Nice et Toulon.

En face, l'actuel président de région, Renaud Muselier, n'a pas encore annoncé sa candidature à sa propre succession. Le chef (LR) de l'exécutif régional a d'ailleurs fait savoir qu'il refusait toute alliance avant le premier tour. S'il ne "sous-estime personne", Renaud Muselier a "d'autres problèmes". "Mon seul objectif, c'est l'action pendant cette crise sanitaire. Je suis là pour m'appliquer, être dans l'action, ne pas faire de faute, pas pour être en campagne", a-t-il exprimé dans les colonnes de La Provence, ce vendredi 19 février. Cette réponse fait suite à la main tendue des LREM, mal implantés en région et sèchement battus aux dernières élections municipales. Dans un entretien au Figaro, Christophe Castaner a fait un appel du pied à Renaud Muselier, pour former une alliance dès le premier tour afin de combattre "le même adversaire", en l'occurrence, le parti d'extrême droite.

D'après Sophie Cluzel, ancienne militante associative dans le handicap, l'enjeu n'est pas de mener la campagne en tant que candidate, mais de rassembler les acteurs locaux, alors que du côté du Rassemblement national (RN), le député européen Thierry Mariani pourrait prochainement officialiser sa candidature. "À ce stade, je suis avant tout dans le dialogue avec tous les talents, qu’ils soient politiques, économiques ou associatifs, qui veulent contribuer à impulser une nouvelle dynamique pour notre Région", a-t-elle exprimé dans les colonnes de La Provence. Si l'on en croit les sondages, notamment une enquête d'Ifop parue de décembre dernier, la liste de Thierry Mariani serait créditée de 30% d'intentions de vote au premier tour, tandis que Renaud Muselier sortirait vainqueur dans plusieurs cas de figure. D'après La Provence, ce dernier référerait d'abord fédérer son propre camp afin de mieux rassembler au second tour, face au RN.

Le report des régionales acté par le Parlement

L'actu du 17 février 2021 - Initialement prévues en mars, les élections régionales auront bien lieu les 13 et 20 juin prochain, comme l'a confirmé le vote du Parlement ce mardi dans la soirée. Le gouvernement avait choisi de différer de trois mois le scrutin, conformément à la préconisation de l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, en raison de l'épidémie de Covid-19. Le consensus politique, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale, n'a semble-t-il pas été difficile à trouver. "Face à la crise, la démocratie fait bloc", a confirmé la sénatrice LR Agnès Canayer, citée par l'AFP. Le texte de loi du report des régionales 2021 ne fixe toutefois pas de dates précises, contrairement à la volonté des sénateurs.

Marlène Schiappa s'est présentée devant ces derniers afin de les rassurer sur la volonté du gouvernement de tout mettre en oeuvre pour ne pas provoquer de nouveau report, annonçant qu'il "n’y a pas de clause automatique de revoyure". "S’il fallait décaler à nouveau les scrutins, ce que le gouvernement ne souhaite pas, je le répète, il faudrait alors que le Parlement puisse voter une nouvelle loi", a précisé la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, ajoutant que le décret de convocation des électeurs avec les dates des 13 et 20 juin sera "pris dès la promulgation de la loi".

De plus, le texte prévoit qu'un rapport basé sur une "analyse de comité de scientifiques" soit remis par le gouvernement au Parlement au plus tard le 1er avril. Il s'agira de se prononcer, à ce moment-là, sur "l’état de l’épidémie de Covid-19, sur les risques sanitaires à prendre en compte et sur les adaptations nécessaires à la tenue des scrutins et des campagnes électorales les précédant". Enfin, le vote en lui-même va être facilité, à l'image de ce qui avait été décidé pour le second tour des municipales, avec par exemple la possibilité pour chaque électeur de disposer de deux procurations, au lieu d'une seule habituellement.

Jean Rottner, bien parti pour rempiler dans le Grand Est

L'actu du 16 février 2021 - Président de la région Grand Est depuis octobre 2017 et la démission de Philippe Richert, Jean Rottner semble bien parti pour rempiler à ce poste six années de plus. A quatre mois des élections régionales, un sondage Ifop réalisé pour Les Républicains - dont il est tête de liste -, révèle que le médecin-urgentiste, que l'on avait vu renfiler la blouse lorsque la première vague du Covid-19 avait déferlé sur Mulhouse, arriverait en tête au premier tour avec 32% des voix. Selon cette première consultation (réalisée du 4 au 9 février auprès d’un échantillon de 874 personnes), Jean Rottner serait suivi de loin par Virginie Joron (22 %), tête de liste RN, et par Aurélie Filippetti, à la tête d'une union de la gauche (PS, PC, FI et Génération. s) avec 16% des suffrages. Ce sondage Ifop révèle également que quel que soit le cas de figure du second tour, le président sortant de la région Grand Est serait quoi qu'il arrive gagnant.

D'autres enseignements sont à tirer de ce enquête d'opinion, notamment sur la notoriété des candidats. Florian Philippot (75%), qui était arrivé en tête du premier tour en 2015, le maire LR de Troyes François Baroin (68%) et Aurélie Filippetti (59%) arrivent devant Jean Rottner (53%) lorsqu'il s'agit de répondre à la question "connaissez-vous le nom de..." posée aux sondés. A noter également, la lourde défaite annoncée par le parti de la majorité, dont la liste est emmenée par Bérangère Abba, qui obtiendrait 11% des voix et dont le nom n'est connu que de 5% des personnes interrogées. En ce qui concerne les Verts, le très bel épisode des municipales symbolisé par la prise de la capitale régionale, Strasbourg, par Jeanne Barseghian, le vent pourrait avoir tourné. La tête de liste Eliane Romani n'est créditée que de 10% des intentions de votes.

En savoir plus

Quelle est la date des élections régionales 2021 ?

Les élections régionales auront lieu les dimanches 13 et 20 juin 2021. Programmé au mois de mars, le scrutin a été reporté, compte tenu de la crise sanitaire du Covid-19, qui rend difficile l'organisation de la campagne en début d'année. Ce report a d'abord été proposé dans un projet de loi, voté en première lecture par l'Assemblée national le 10 février. Ce report avait été recommandé par Jean-Louis Debré, missionné par le gouvernement pour évaluer les conditions d'organisation des régionales en 2021. Son rapport avait fait émerger cette proposition. Le 26 janvier, les sénateurs avaient voté en première lecture le projet de loi prévoyant que "le prochain renouvellement général des conseils départementaux, des conseils régionaux, de l'Assemblée de Corse et des assemblées de Guyane et de Martinique aura lieu en juin 2021". Un amendement voté précisait que le second tour aura lieu "au plus tard le 20 juin".

Certaines indiscrétions des arcanes du pouvoir laissaient entendre que l'exécutif souhaitait un report des élections régionales après la présidentielle de 2022, mais si Emmanuel Macron a bien abordé le sujet avec des élus, ce ne sera pas le cas. Sauf revirement invraisemblable, le scrutin sera bien organisé avant l'été. "Il n'y a pas de projet caché du gouvernement en ce qui concerne le calendrier", avait défendu devant les sénateurs Marlène Schiappa, ministre chargée de la citoyenneté, le 26 janvier dernier, s'engageant à respecter les dates souhaitées par le Sénat.

Quels sont les résultats des premiers sondages ?

Un sondage Opinion Way pour Les Echos, effectué du 22 au 26 janvier 2021, donne des intentions de vote à l'échelle nationale, par formation politique. Les résultats sont les suivants : LR : 22% ; RN : 22% ; LREM / MoDem : 18% ; PS : 12% ; EELV : 12% ; LFI : 7% ; DLF : 3% ; LO : 1% ; Autre : 3%.

  • Selon cette enquête, le Parti socialiste est donné favori en Bretagne, en Nouvelle Aquitaine, dans la région Centre, en Bourgogne-Franche-Comté, en Occitanie.
  • Le parti Les Républicains est donné favori en Île-de-France, en Normandie, dans les Hauts-de-France, dans la région Grand-Est, en Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Le Rassemblement national est donné favori dans la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur.
  • Le parti Europe Ecologie-Les Verts est donné favori dans la région des Pays de la Loire.

Qui vote aux élections régionales ?

Comme le prévoit le code électoral, pour participer au vote, il faut être de nationalité française, être majeur, être inscrit sur une liste électorale, ne pas être privé de ses droits civils et politiques. 

Comment fonctionnent ces élections ? Quel est le type de scrutin ?

Les résultats des régionales sont régis par un système qui combine les règles des scrutins majoritaire et proportionnel. En clair, si une liste recueille la majorité des voix exprimées au premier tour (c'est-à-dire plus de 50 %), elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont alors répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages (dont la liste gagnante). Et il n'y pas de second tour.

Si aucune liste ne recueille la majorité au premier tour, un second tour est organisé la semaine suivante. Pour participer au second tour, un candidat doit avoir réuni au moins 10% des suffrages exprimés. La liste qui arrive en tête lors de cette seconde étape remporte le quart des sièges à pourvoir. Le reste des sièges est réparti proportionnellement entre les listes ayant au moins 5 % des suffrages exprimés.

Qui sont les candidats aux élections régionales ?

Pour être candidat aux élections régionales, il faut être majeur, être domicilié dans la région, être inscrit sur une liste électorale et ne pas être privé de ses droits civiques et politiques. 

Qui est candidat en Île-de-France ?

Dans la région Île-de-France, les candidats déclarés sont les suivants : Clémentine Autain (La France Insoumise) ; Audrey Pulvar (Parti socialiste) ; Julien Bayou (Europe Ecologie-Les Verts), Jean-Noël Barrot (MoDem, non officiellement investi) ; Valérie Pécresse (Soyons Libres, candidate sortante).

Qui est candidat dans les Hauts-de-France ?

Dans la région des Hauts-de-France, les candidats déclarés sont les suivants : Ugo Bernalicis (La France Insoumise) ; Fabien Roussel (Parti communiste) ; Karima Delli (Europe Ecologie-Les Verts), Patrick Kanner (Parti socialiste) ; Xavier Bertrand (ex-LR, candidat sortant) ; José Evrard (Debout la France) ; Sébastien Chenu (Rassemblement national).

Qui est candidat dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ?

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les candidats déclarés sont les suivants : Magali Romaggi (La France Insoumise) ; Fabienne Grebert (Europe Ecologie-Les Verts) ; Najat Vallaud-Belkacem ? (pressentie pour le Parti socialiste) ; Bruno Bonnell (La République en marche) ; Laurent Wauquiez (Les Répubicains, président sortant).

Qui est candidat en Bretagne ?

En Bretagne, les candidats déclarés sont les suivants : Claire Desmares-Poirrier (Europe Ecologie-Les Verts) ; Marie-Madeleine Doré-Lucas (La France Insoumise) ; Danielle Cueff (Bretagne Ma Vie) ; Pierre Karleskind (La République en marche) ; Isabelle Le Callennec (Les Républicains) ; Gilles Pennelle (Rassemblement national) ; Thierry Burlot (Sans étiquette) ; Joannic Martin (Parti Breton).

Qui est candidat en Normandie ?

En Normandie, les candidats déclarés sont les suivants : Emma Salley-Maxime Da Silva (La France Insoumise) ; Bastien Recher (Génération.s) ; Laëtitia Sanchez (Europe Ecologie-Les Verts) ; Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants) ; Hervé Morin (pressenti, candidat sortant).

Qui est candidat dans la région Grand-Est ?

Dans la région Grand-Est, les candidats déclarés sont les suivants : Éliane Romani (Europe Ecologie-les Verts), Bérangère Abba (La République en marche) ; Jean Rottner (Les Républicains, candidat sortant) ; Laurent Jacobelli (Rassemblement national)

Qui est candidat dans la région Bourgogne-Franche-Comté ?

Dans la région Bourgogne-Franche-Comté, seul Gilles Platret (Les Républicains) a rendu publique sa candidature pour les élections régionales.  Aucun autre candidat ne s'est pour le moment déclaré.

Qui est candidat dans le Centre-Val-de-Loire ?

Dans le Centre-Val-de-Loire, les candidats déclarés sont les suivants : Nicolas Forissier (Les Républicains) ; Aleksandar Nikolic (Rassemblement national).

Qui est candidat dans les Pays de la Loire ?

Dans la région Pays de la Loire, les candidats déclarés sont les suivants : Sandrine Bataille (La France Insoumise) ; Guillaume Garot (Parti socialiste) ; Lucie Etonno (Europe Ecologie-Les Verts) ; François de Rugy (pressenti pour La République en marche) ; Christelle Morançais (Les Républicains, présidente sortante) ; Hervé Juvin (Rassemblement national).

Qui est candidat dans la région Nouvelle Aquitaine ?

Dans la région Nouvelle Aquitaine, les candidats déclarés sont les suivants : Nicolas Thierry (Europe Ecologie-Les Verts) ; Alain Rousset (Parti socialiste, président sortant) ; Genevièvre Darrieussecq (MoDem, La République en marche) ; Nicolas Florian (pressenti pour Les Républicains) ; Edwige Diaz (Rassemblement national).

Qui est candidat dans en Provence-Alpes-Côte-d'Azur ?

Le président sortant de la région, Renaud Muselier, n'a pas confirmé sa candidature, qui semble toutefois probable. Aucun autre candidat ne s'est pour le moment déclaré.

Qui est candidat en Occitanie ?

Dans la région Occitanie, les candidats déclarés sont les suivants : Manuel Bompard (La France Insoumise) ; Antoine Maurice (Europe Ecologie-Les Verts) ; Carole Delga (Parti socialiste, présidente sortante) ; Vincent Terrail-Novès ? (pressenti pour La République en marche) ; Aurélien Pradié ? (pressenti pour Les Républicains).

Qui est candidat aux élections territoriales en Corse ?

Aucun candidat ne s'est pour le moment déclaré pour ces élections territoriales en Corse, qui bénéficie d'un statut à part pour le mode de désignation de ses élus.