Hasna Aitboulahcen : la cousine du terroriste Abaaoud serait la kamikaze de Saint-Denis

Hasna Aitboulahcen : la cousine du terroriste Abaaoud serait la kamikaze de Saint-Denis Attentats Paris - La femme kamikaze qui s'est fait exploser à Saint-Denis serait une certaine Hasna Aitboulahcen, présentée comme la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. Son identité n'est pas encore confirmée.

[Mis à jour le 19 novembre 2015 à 12h17] Mercredi matin, durant l'assaut du RAID et de la BRI, une femme, présumée terroriste, a activé sa ceinture d'explosifs, probablement pour mourir en martyr. Cette femme a rapidement été identifiée comme étant probablement Hasna Aitboulahcen, selon plusieurs médias, dont Jeune Afrique. Elle serait la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, présenté depuis quelques jours par des sources proches de l'enquête comme le cerveau présumé des attentats de Paris.

Toujours selon les informations de Jeune Afrique, Hasna Aitboulahcen serait née le 12 août 1989 en France, elle avait donc 26 ans. Comme son cousin, elle avait comme obsession la volonté de faire le djihad et aurait voulu rejoindre l'État islamique en Syrie ou dans le nord de l'Irak, mais aurait proposé ses services pour perpétrer un attentat en France si Daesh le jugeait utile. Sur le profil Facebook d'Hasna Aitboulahcen, que DH.be a consulté, elle se réjouit : "Jver biento aller en syrie inchallah biento depart pour la turkie (sic)". On découvre également sur sa page des hommages nauséabonds à Hayat Boumeddienne, la compagne d'Amedy Coulibaly, le terroriste de Montrouge et de l'HyperCasher. 

La Libre Belgique, qui s'appuie sur une "source officielle marocaine" assure que la kamikaze est bel et bien Hasna Aitboulahcen. Le journal assure par ailleurs que son cousin, Abdelhamid Abaaoud a la double nationalité bege et marocaine. Sur iTélé, le journaliste police-justice Jean-Michel Décugis a assuré que la jeune femme avait fait l'objet d'écoutes administratives et judicaires, notamment pour des affaires de stupéfiants et de connexion avec des réseaux terroristes. C'est d'ailleurs grâce à ces écoutes que les services de renseignement aurait déouvert l'existence et la localisation de l'appartement situé à Saint-Denis. Appartement dans lequel la jeune femme se donnera la mort.

Les derniers instants d'Hasna Aitboulahcen à Saint-Denis

Selon des informations de TF1, la femme kamikaze aurait averti des complices par téléphone avant de se faire exploser. Sur un document amateur diffusé ci-dessous, des échanges entre les forces police et la femme kamikaze donnent des éléments d'informations sur ses relations avec Abdelhamid Abaaoud . Lorsque la police lui demande "Il est où ton copain ?", la femme répond : "C'est pas mon copain !", avant que n'ait lieu une fusillade :

Hasna Aitboulahcen morte dans l'opération ciblant Abdelhamid Abaaoud

Selon des informations de 20 Minutes, Abdelhamid Abaaoud ne fait pas partie des 5 individus interpellés par les forces de l'odre hier matin, suite à la vaste opération menée en plein centre de Saint-Denis. L'intervention de Saint-Denis ce mercredi 18 novembre a été lancée dans le but prioritaire d'arrêter cet homme, considéré comme le cerveau des attentats. Reste à savoir s'il s'agit de l'homme assassiné par les snipers ou bien s'il n'était pas présent sur place. Rappelons que la police nationale a assuré que personne n'a "pris la fuite" ce matin.

Abdelhamid Abaaoud serait le "cerveau" des attentats de Paris, sa cousine Hasna Aitboulahcen serait la kamikaze de Saint-Denis © SIPA

Hasna Aitboulahcen, gérante d'une société en liquidation

Selon le procureur de Paris, la jeune femme s'étant fait exploser devant les policiers du RAID et de la BRI est toujours en cours d'identification. S'il s'agit bien d'Hasna Aitboulahcen, on dispose déjà de quelques éléments sur son profil. Elle est présentée comme étant gérante de l'entreprise Beko Construction, une société de BTP qui a été créée en 2011​, située à Epinay-sur-Seine, près de Saint-Denis. Cette entreprise a été déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce De Bobigny il y a peu de temps, en février 2014.

Une femme kamikaze s'est fait exploser lors de l'opération antiterroriste à Saint-Denis  © SIPA

Une femme kamikaze, une première en France

La femme munie d'une ceinture d'explosifs a préféré se faire exploser plutôt que de se rendre à la police, un fait "doublement inédit en France" :

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