"Réforme du collège" : qu'est-ce qui change vraiment à la rentrée ?

"Réforme du collège" : qu'est-ce qui change vraiment à la rentrée ? Très controversée chez les enseignants et une partie des parents d'élèves, la réforme du collège entre en vigueur à la rentrée 2016. Qu'est-ce qui change réellement cette année ?

Un enseignement plus précoce de la deuxième langue vivante, l'arrivée d'"Enseignements pratiques interdisciplinaires", l'apprentissage obligatoire du code informatique… La très controversée réforme du collège prend effet à la rentrée 2016, et elle implique des changements de fond, pas toujours bien compris des enseignants et des parents d'élèves. Du côté du gouvernement, la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem justifie ce chantier (qui a pris une année de retard au moins) par la nécessité de renforcer les apprentissages fondamentaux, de maths, français et histoire, chez tous les collégiens. Pour en savoir plus sur ce qui va réellement changer pour les élèves de la 6ème à la 3ème dès le 1er septembre prochain, cliquez sur l'image ci-dessous :

Ce qui ne change pas

Tout ne va pas changer. Malgré les idées reçues, latin et grec ne seront par exemple pas supprimés. Mais les heures d'enseignement qui leur sont consacrées se trouvent potentiellement réduites. Le ministère de l'Education pointe en contrepartie une "démocratisation" de leur usage. L'allemand sera également conservé, et les classes bilangues - deux langues vivantes apprises en 6ème et 5ème - resteront d'actualité pour les collégiens apprenant déjà deux langues en primaire (guère la majorité cela dit).
Côté programmes, l'enseignement de l'histoire de l'islam reste obligatoire, mais n'est pas nouveau, contrairement à ce qui a été dit par les milieux d'extrême-droite ; l'enseignement de l'histoire des Lumières, même s'il devient dorénavant facultatif, sera toujours au minimum évoqué en filigrane dans le cadre de chapitres obligatoires. Concernant les évaluations, une suppression officielle des notes n'est pas à l'ordre du jour. Pour ce qui est de la vie scolaire, enfin, l'instauration d'une pause de midi d'une heure et demie, au lieu d'une heure environ aujourd'hui, n'est finalement pas retenue. Une préconisation pourtant faite par les nutritionnistes depuis des années.

Islam / Najat Vallaud-Belkacem