Attention, votre matériel high-tech vous espionne

Attention, votre matériel high-tech vous espionne Votre smartphone, votre smartwatch et même votre TV sont capables de vous espionner discrètement. La preuve avec 10 exemples de produits high-tech où des failles de sécurité ont été identifiées et parfois exploitées.

Votre smartphone sait tout de vous ! Vos déplacements, vos recherches sur le Web, vos goûts musicaux, les restaurants que vous fréquentez, votre agenda... Plus vous utilisez d'applications et plus il en sait. Le souci, c'est que cet appareil est connecté à Internet et que tout ce qui fait partie d'un réseau est fatalement susceptible d'être piraté. Parfois, les brèches de sécurité ne sont même pas exploitées par les pirates, mais par les entreprises à l'insu de l'utilisateur. C'est notamment le cas d'applications tierces qui en profitent pour rapatrier quelques informations sur vos habitudes sur leurs serveurs. 
Et c'est également le cas lorsqu'un dispositif de commandes vocales est intégré à un appareil. Ainsi, les principales marques de téléviseurs se sont faites épingler parce que leurs smarts TV connectées au réseau domestique collectent les échantillons sonores afin de les traiter pour améliorer la reconnaissance vocale. Sans rentrer dans la paranoïa, rien ne dit que ces appareils censés simplifier la vie n'en profitent pas pour se transformer en Big Brother à vocation mercatique.

En plus du son, tous ces appareils possèdent bien souvent un "œil" braqué sur votre visage ou votre intimité. Une webcam qui est masquée par un adhésif par de nombreux ténors du secteur du high tech, comme Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. Si ces professionnels utilisent de telles méthodes, c'est que ce risque existe vraiment,. Quant aux véritables vulnérabilités, certaines sont béantes, comme peuvent en témoigner les attaques ciblées de serveurs DNS menées en septembre et octobre dernier par une armada d'objets connectés trop mal sécurisés qui présentent le maillon faible de tout réseau domestique. Le souci, c'est que les voitures, elles aussi, deviennent ultra-connectées avec les soucis de sécurité que cela peut entraîner. A l'horizon 2020, l'institut Gartner estime qu'elles seront plus de 250 millions à circuler. D'ici là, la sécurisation de ces objets connectés ambulants va devenir une nouvelle priorité. Reste cependant la question des données générées par ces véhicules. A qui appartiennent-elles ? Pourront-elles être employées à des fins de contrôles policiers automatisés ou vendues aux assureurs ?

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