Sauver les manchots en créant des aires marines protégées

 

Une étude menée par des scientifiques du centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et de l'Université du Cap en Afrique du Sud révèle que la fermeture de zones de pêche était bénéfique aux manchots du Cap, Spheniscus demensus, une espèce endémique en voie de disparition. Ces résultats de recherche publiés sur le site de la revue Biology Letters sont en partie dus à la collaboration des autorités gouvernementales et des industries de la pêche sud-africaines.
En l'espace de 8 ans, les manchots du Cap ont vu leur population mondiale réduire de 60%. Cette espèce endémique à l'Afrique australe entre en compétition avec les pêcheurs afin de se nourrir. Les autorités gouvernementales sud-africaines ont accepté de fermer à la pêche en janvier 2009, une zone océanique de 20 km de rayon autour de l'île de Sainte Croix abritant la plus grande colonie de manchots du Cap. Une autre colonie « témoin » située à 50 km à l'est de l'île ne se voit pas protéger.
91 oiseaux ont été placés sous surveillance GPS avant et après la fermeture de la pêche dans cette zone. Résultat : les scientifiques ont constaté que les manchots parcouraient moins de kilomètres pour se procurer de la nourriture et que la durée de leurs plongées diminuait également de 30% ce qui économise une grande quantité d'énergie. Ce constat ne s'opère pas chez le groupe « témoin »
Cette expérience internationale confirme bien les impacts positifs de la mise en place d'aires marines protégées et révèlent, chiffres à l'appui, les conséquences désastreuses de la pêche industrielle sur les ressources alimentaires des animaux. Conclusion : afin d'éviter toute extinction d'espèces comme le manchot africain, l'édification de zones protégées est inéluctable.

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