Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay
le 6 juil. 2011 par L'Internaute Magazine-
Photo : Alain LEGRAND
Introduction
La cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay est un ensemble architectural exceptionnel classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, dans le cadre du classement des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Cet édifice de style roman s'inscrit dans la longue tradition religieuse du Puy-en-Velay, ville située sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
La ville devient archevêché en 1051 et attire une foule de pèlerins toujours plus nombreux. Cette popularité intéresse rapidement les plus puissants. Ainsi, des conciles sont organisés dans la ville que les papes visitent également plusieurs fois.
C'est au XIe siècle que débute l'édification de la cathédrale, même si la majorité des travaux n'est exécutée qu'au XIIe siècle. L'ancienne église fait alors office de chevet, lequel s'enrichit ensuite d'un clocher, d'un transept et d'une nef composée de deux travées. Plus tard, un porche et deux autres travées viennent compléter l'ensemble. Une troisième étape permet la construction des dernières travées. Faute de place, elles sont quasiment édifiées dans le vide, reposant sur des arcades servant de pilotis.
La fin du XIIe siècle voit la construction du porche du For, coiffé d'une chapelle quatre siècles plus tard. Au XIXe siècle, une entrée latérale est créée. A la même époque, l'édifice menace de tomber en ruines et des travaux de restauration, pas toujours très esthétiques, sont réalisés.
Ce n'est qu'au XXe siècle que la cathédrale retrouve son aspect originel grâce à des travaux d'embellissement qui ont, entre autre, permis de retrouver l'entrée principale de l'édifice.
Même si vous manquez de recul pour admirez le chevet de la cathédrale, prenez le temps d'observer ses belles décorations, en particulier aux niveaux supérieurs. Ne manquez pas non plus la frise celtique qui habille le niveau inférieur.
Le clocher de Notre-Dame du Puy, d'une hauteur de 56 m, date du XIIe siècle et a été reconstruit en 1887. De forme pyramidale, il est composé de sept étages de même facture, chaque niveau étant marqué par un léger retrait. Le rez-de-chaussée abrite trois tombeaux, celui d'un évêque et ceux de deux chanoines.
Remarquez également le carré du transept, coiffé d'une tour octogonale ajourée par deux étages de fenêtres et se terminant par une coupole. Sachez que cette tour faisait autrefois office de clocher et était nommée "le petit campanier", c'est-à-dire, "le clocher angélique".
En parcourant l'édifice, vous découvrirez sur le bas-côté sud un très grand tableau de Giraud célébrant le jubilé de 1864. Ne manquez pas non plus le chemin de Croix en émail ainsi qu'un relief en bois doré, datant du XVIIIe siècle, illustrant saint André crucifié.
La chaire et le maître-autel sont eux aussi intéressants. Ce dernier est décoré d'un bas-relief représentant la scène de l'Annonciation et est paré de bronzes réalisés par Caffieri. De plus, il porte la célèbre Vierge en bois remplaçant la première Vierge Noire brûlée pendant la Révolution.
Remarquez également le grand orgue baroque situé au fond de la nef et récemment restauré. Dans l'abside, admirez les peintures modernes ainsi que, dans le croisillon nord, des fresques datant probablement du XIe siècle.
Les chapiteaux de la cathédrale sont également intéressants, notamment ceux situés entre la première et la deuxième travée. Vous pourrez ainsi découvrir une scène représentant une lutte entre le vice et la vertu.
Enfin, découvrez l'une des pièces majeures de la cathédrale dans la chapelle voisine du porche Saint-Jean : la pierre des Fièvres, également appelée pierre des apparitions.
Les pièces du trésor les plus remarquables sont, quant à elle, réunies dans la sacristie. Vous y découvrirez, entre autres, un Christ en ivoire, une Pietà ainsi qu'une peinture sur bois de l'école bourguignonne.
Au-delà de la cathédrale, un parcours vous permettra de découvrir les autres merveilles architecturales qui jouxtent l'édifice.
- Historique
La ville devient archevêché en 1051 et attire une foule de pèlerins toujours plus nombreux. Cette popularité intéresse rapidement les plus puissants. Ainsi, des conciles sont organisés dans la ville que les papes visitent également plusieurs fois.
C'est au XIe siècle que débute l'édification de la cathédrale, même si la majorité des travaux n'est exécutée qu'au XIIe siècle. L'ancienne église fait alors office de chevet, lequel s'enrichit ensuite d'un clocher, d'un transept et d'une nef composée de deux travées. Plus tard, un porche et deux autres travées viennent compléter l'ensemble. Une troisième étape permet la construction des dernières travées. Faute de place, elles sont quasiment édifiées dans le vide, reposant sur des arcades servant de pilotis.
La fin du XIIe siècle voit la construction du porche du For, coiffé d'une chapelle quatre siècles plus tard. Au XIXe siècle, une entrée latérale est créée. A la même époque, l'édifice menace de tomber en ruines et des travaux de restauration, pas toujours très esthétiques, sont réalisés.
Ce n'est qu'au XXe siècle que la cathédrale retrouve son aspect originel grâce à des travaux d'embellissement qui ont, entre autre, permis de retrouver l'entrée principale de l'édifice.
- Vue de l'extérieur
Même si vous manquez de recul pour admirez le chevet de la cathédrale, prenez le temps d'observer ses belles décorations, en particulier aux niveaux supérieurs. Ne manquez pas non plus la frise celtique qui habille le niveau inférieur.
Le clocher de Notre-Dame du Puy, d'une hauteur de 56 m, date du XIIe siècle et a été reconstruit en 1887. De forme pyramidale, il est composé de sept étages de même facture, chaque niveau étant marqué par un léger retrait. Le rez-de-chaussée abrite trois tombeaux, celui d'un évêque et ceux de deux chanoines.
- A l'intérieur
Remarquez également le carré du transept, coiffé d'une tour octogonale ajourée par deux étages de fenêtres et se terminant par une coupole. Sachez que cette tour faisait autrefois office de clocher et était nommée "le petit campanier", c'est-à-dire, "le clocher angélique".
En parcourant l'édifice, vous découvrirez sur le bas-côté sud un très grand tableau de Giraud célébrant le jubilé de 1864. Ne manquez pas non plus le chemin de Croix en émail ainsi qu'un relief en bois doré, datant du XVIIIe siècle, illustrant saint André crucifié.
La chaire et le maître-autel sont eux aussi intéressants. Ce dernier est décoré d'un bas-relief représentant la scène de l'Annonciation et est paré de bronzes réalisés par Caffieri. De plus, il porte la célèbre Vierge en bois remplaçant la première Vierge Noire brûlée pendant la Révolution.
Remarquez également le grand orgue baroque situé au fond de la nef et récemment restauré. Dans l'abside, admirez les peintures modernes ainsi que, dans le croisillon nord, des fresques datant probablement du XIe siècle.
Les chapiteaux de la cathédrale sont également intéressants, notamment ceux situés entre la première et la deuxième travée. Vous pourrez ainsi découvrir une scène représentant une lutte entre le vice et la vertu.
Enfin, découvrez l'une des pièces majeures de la cathédrale dans la chapelle voisine du porche Saint-Jean : la pierre des Fièvres, également appelée pierre des apparitions.
Les pièces du trésor les plus remarquables sont, quant à elle, réunies dans la sacristie. Vous y découvrirez, entre autres, un Christ en ivoire, une Pietà ainsi qu'une peinture sur bois de l'école bourguignonne.
Au-delà de la cathédrale, un parcours vous permettra de découvrir les autres merveilles architecturales qui jouxtent l'édifice.




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