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Ces deux parties de l’édifice représentent l’art roman à son paroxysme.
Bien des éléments romans de la cathédrale ont été remplacés par l’influence gothique au XVe comme le clocher, qui après avoir brulé, a été remplacé par une flèche gothique.
Une partie du chœur et les chapelles du côté droit datent également du XVe. Celles de gauche sont du XVIe.
Les sculptures doivent leur originalité et leur finesse à Gislebertus. Bien que méconnu, cet artiste excellait dans son art donnant un réalisme troublant aux sculptures. On a même l’impression que les personnages inscrits dans la pierre vont à tout s’instant s’animer tant leur expression du visage et leurs mouvements sont réalistes.
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Cette représentation du Jugement dernier met en avant le Christ en Majesté soutenu par quatre anges.
A sa gauche, on trouve neuf apôtres, c’est l’entrée des élus dans la Jérusalem céleste.
A droite, c’est l’enfer des damnés avec l’archange Saint-Michel qui tente de fausser la pesée des âmes.Sous le Christ, est écrit « Gislebert a fait cela » ; c’est la signature de l’artiste qui a travaillé sur la cathédrale d’Autun, ainsi que sur la basilique de Vézelay et l’abbaye de Cluny.
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Rentrons à l’intérieur de la cathédrale. La nef est la plus grande existante pour les modèles clunisiens. L’art roman et l’art gothique flamboyant s’imbriquent parfaitement l’un dans l’autre.
Les chapiteaux intérieurs sont magnifiques. Les originaux se trouvent dans la salle capitulaire, réalisés pour la plupart, par Gislebertus.
On y trouve des scènes religieuses délicatement mises en scène : le rêve de Nabuchodonosor, le lavement des pieds, Samson terrassant le lion, la lapidation de St Etienne, etc.
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De nombreux éléments de la cathédrale se trouvent au musée Rolin, situé juste à côté, qui offre une vraie complémentarité pour la compréhension de l’art roman à Autun.
Histoire de la cathédrale
Autun est l’une des villes les plus importantes de Bourgogne depuis la période gallo-romaine. Après la disparition de Bibracte**, au Mont Beuvray, c’est Autun qui bénéficie de l’affluence de la population et détient le pouvoir économique, politique et religieux des Eduens, un puissant peuple gaulois.
Une communauté chrétienne y vit depuis le IIe siècle. Un évêché est présent depuis le IVe siècle, remplacé par la première cathédrale, Saint-Nazaire.
Fleurissent de nombreuses abbayes et monastères faisant d’Autun une véritable cité épiscopale. Ces dernières n’existent plus, détruites lors de la Révolution Française.
La cathédrale Saint-Nazaire obtient les reliques de son saint en 970. Les pèlerins viennent en masse pour s’y recueillir. Il devient urgent de construire une église pour contenir tout ce monde. L’église Saint-Lazare est édifiée entre 1120 et 1135, puis devient cathédrale en 1195. Son architecture est inspirée de l’abbaye de Cluny.
En 1469, un grand incendie détruit le clocher roman qui tombe sur le chœur. Grâce au Cardinal Rolin, la cathédrale est reconstruite dans le style flamboyant.
Au XIXe, Viollet-le-Duc commence la restauration de la cathédrale : le tympan, les clochers du narthex, les piliers de la croisée et les chapiteaux. Certains sont remplacés par des copies, les originaux se trouvant dans la salle capitulaire. Et de la cathédrale Saint-Nazaire, il ne reste plus rien…











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