|
||||||
Cette ville est composée de deux parties bien différentes : la Cité médiévale***** (ville haute) et la bastide St-Louis (ville basse). La première, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997, constitue la principale attraction touristique de la ville, témoignant de son passé médiéval. C’est aussi dans la Cité que sont concentrés à la pleine saison les nombreux touristes venus des quatre coins du monde, ce qui peut malheureusement nuire à la découverte de la ville.
La bastide St-Louis**, datant du XIIIe siècle, présente quant à elle un intérêt touristique moindre, mais mérite néanmoins un détour. Vous pourrez y découvrir ses monuments religieux, ses hôtels particuliers et ses musées, puis faire une promenade le long du Canal du Midi, lui aussi classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
» Voir nos propositions de parcours dans la ville
» Trouver un hôtel à Carcassonne

Trouver le meilleur prix pour un billet d'avionL'histoire de Carcassonne
|
||||||
Au XIe et XIIe siècle, c’est avec la dynastie des Trencavel, vicomtes d'Albi***, Carcassonne, Béziers et Nîmes***, que la ville va connaître un essor important. Raymond Roger Trencavel tolère et protège les hérétiques cathares sur ses terres. En 1208, suite à l’assassinat du légat pontifical Pierre Castelnau, le pape Innocent III lance la croisade entre les Albigeois, avec à sa tête Simon de Montfort. Suite au massacre de Bézier en 1209, le vicomte de Trencavel est forcé de se replier dans la forteresse de Carcassonne. Après quinze jours de siège, il capitule et est contraint de céder ses terres à Simon de Montfort. Le fils de ce dernier, Amaury, donnera ses possessions au roi de France en 1224.
Après son entrée dans le domaine royal, la Cité, devenue une sénéchaussée, va devenir une forteresse. Elle se trouve en effet à un emplacement stratégique à proximité de la frontière du royaume d’Aragon. Les divers travaux effectués lui donneront sa physionomie actuelle. Saint Louis ordonne par ailleurs en 1248 que les habitants du bourg soient logés dans une bastide de l’autre côté du fleuve. Celle-ci est incendiée en 1355 par le Prince de Galles, surnommé le Prince Noir, puis reconstruite sur une plus petite superficie et entourée de remparts. Le Pont Vieux, encore existant aujourd’hui, est construit à cette époque pour relier la ville basse à la ville haute.
| En savoir plus |
|
Entre le XIVe et le XVIIIe siècle, la bastide de Carcassonne développe son industrie drapière, qui en fait une ville prospère. Les hôtels particuliers construits à cette époque témoignent de ce riche passé. Parallèlement, la Cité perd son importance militaire stratégique avec la signature du traité des Pyrénées, qui rattache en 1659 le Roussillon au domaine de France. C’est le début d’un long déclin pour la Cité de Carcassonne. En 1801, St-Nazaire** perd son titre de cathédrale au profit de St-Michel, située dans la vile basse.
Au XIXe siècle, la Cité, alors utilisée comme carrière de pierres, est sauvée de la démolition par l’érudit carcassonnais Jean-Pierre Cros-Mayrevieille. Un gigantesque chantier de restauration est entamé en 1844 sous la direction du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc. C’est grâce à ces travaux magistraux que plusieurs millions de visiteurs peuvent chaque année admirer le plus bel ensemble médiéval d’Europe.
















