"La France a tué mon mari" : le discours choc de la veuve du gendarme tué à Mougins

"La France a tué mon mari" : le discours choc de la veuve du gendarme tué à Mougins La veuve d'Eric Comyn, le gendarme tué lors d'un refus d'obtempérer à Mougins, a prononcé un discours aux mots très forts, regrettant l'abolition de la peine de mort.

Ce mercredi 26 août, la mairie de Mandelieu a organisé une cérémonie d'hommages pour Éric Comyn, le gendarme qui a trouvé la mort après avoir été percuté par un chauffard, après un refus d'obtempérer à Mougins. Durant ce moment solennel, très chargé en émotion, sa veuve a pris la parole et a tenu un discours témoignant de sa vive colère. "Je remercie notre France d'avoir tué mon tendre époux, que j'aime tant, le père de mes enfants. Attention, je ne parle pas d'étrangers, mais de multirécidivistes", a-t-elle déclaré avant de poursuivre : "Je l'affirme haut et fort, la France a tué mon mari. La France a tué son mari par son laxisme, par son insuffisance et son excès de tolérance".

La veuve du gendarme s'est interrogée sur le profil du chauffard, connu des services de police pour plusieurs infractions routières importantes : "Pourquoi cet homme multirécidiviste peut-il évoluer en toute liberté ?", avant de pointer l'abolition de la peine de mort et les lois de réformes pénales mises en oeuvre par Robert Badinter. "1981 n'aurait jamais dû exister. [...] Quelle est la suite pour ce meurtrier ? Déferrement immédiat en attente de jugement, trois repas chauds par jour, aides sociales dans les geôles. Puis il y aura une réduction de la peine, la remise en liberté, puis il recommence", a-t-elle lancé, manifestement très émue. LCI a notamment mis en ligne la vidéo de sa prise de parole.

Alors que la procédure judiciaire ne s'est pas encore prononcée, la veuve du gendarme a qualifié le prévenu d'assassin, dans des phrases qui manifestent un désarroi. "Combien de morts avant que ces assassins soient vraiment punis ?", a-elle déclaré, devant les officiers de la gendarmie, le maire de la commune et plusieurs députés venus assister à la cérémonie d'hommage.