Vaccin Covid : faut-il s'inquiéter des effets secondaires ?

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Vaccin Covid : faut-il s'inquiéter des effets secondaires ? VACCIN CORONAVIRUS. Douleurs au bras, fièvre, fatigue et maux de tête... les effets secondaires les jours suivants la vaccination existent bel et bien, mais sous des formes légères. Les cas graves, eux, restent heureusement encore minimes.

Dernières infos
  • Alors que la campagne de vaccination continue, des personnes affirment ressentir plus d'effets secondaires lors de la deuxième injection, sous la forme de fatigue, de maux de tête, de fièvre, etc. Il s'agit d'effets indésirables "non graves" normaux, qui "disparaissent spontanément en quelques jours", selon l'Agence nationale de la sécurité du médicament.
  • L'Agence européenne du médicament a déclaré un nouvel effet secondaire lié au vaccin AstraZeneca. En effet, sur 833 personnes (sur 592 millions de doses injectées), le syndrome de Guillain-Barré a été observé. Cet échantillon reste toutefois très faible par rapport au nombre de personnes concernées par le vaccin suédo-britannique. Pour rappel, ce syndrome est une maladie du système immunitaire, qui atteint les nerfs et peut provoquer dans certains cas une paralysie.
  • Malgré les effets secondaires déclarés, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) assure toutefois que la balance "bénéfice/risques" reste en faveur de la vaccination. 
  • Depuis le mois d'août, les troubles sur le cycle menstruel des femmes après la vaccination fait également l'objet d'une plus grande observation.  L'Agence national de sécurité d'un médicament a annoncé avoir lancé un "signal potentiel" de discussion à l'échelle européenne à ce sujet, mais aucune preuve ne permet d'affirmer aujourd'hui que les différents retards de règles survenus sont liés à la vaccination. Depuis le début de la campagne vaccinale, 49 troubles menstruels ont été rapportés pour Moderna et 261 pour le vaccin Pfizer. 
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Quelle est l'efficacité des vaccins contre le Covid-19 ?

La mise à disposition de vaccins contre le Covid aux populations est le principal enjeu sanitaire, mais aussi économique, de cette année 2021, les grands laboratoires pharmaceutiques en ayant fait une priorité. C'est l'américain Pfizer, allié à l'allemand BioNTech, qui a été le premier à mettre un vaccin sur le marché en fin d'année 2020, mais bien d'autres acteurs apportent désormais une réponse à la crise sanitaire avec d'autres produits.

Les différents types de vaccins Covid

Comparaison entre les différents vaccins anti-Covid
Laboratoire - nom du vaccin Efficacité Fonctionnement Disponibilité  Doses commandées par l'UE
Pfizer / BioNTech 95% Vaccin de type ARN Disponible en UE 300 millions
Moderna 94,5% Vaccin de type ARN Disponible en UE 160 millions
AstraZeneca 70% Vaccin à vecteur viral Disponible en UE 400 millions
Janssen / Johnson & Johnson 66% Vaccin à vecteur viral Disponible en UE 400 millions
Sputnik V 95% Vaccin à vecteur viral Disponible hors UE 0
Sinovac 50% Vaccin inactivé Disponible hors UE 0
Cansino biologics Evaluation en cours Vaccin à vecteur viral Disponible hors UE 0
Sinopharm Evaluation en cours Vaccin inactivé Disponible hors UE 0
Novavax 96% Vaccin protéïque Printemps 2021 0
Bharat Evaluation en cours Vaccin inactivé Printemps 2021 0
Curevac Evaluation en cours Vaccin de type ARN Non communiqué 405 millions
Valvena Evaluation en cours Vaccin inactivé Non communiqué 0

L'efficacité des vaccins Covid

Le vaccin Pfizer présente un taux d'efficacité de l'ordre de 95%, c'est-à-dire qu'il permet dans 95% des cas d'empêcher au Covid-19 de développer une forme grave de la maladie sur la personne infectée. Cette évaluation a d'abord été établie à l'issue d'un essai clinique sur près de 40 000 personnes, effectué par le laboratoire Pfizer. Les résultats avaient alors été rendus publics dans un communiqué de presse, puis sur une page dédié du site Pfizer. Une étude menée sur la vaccination massive en Israël, où plus de la moitié de la population était vaccinée début mars 2021, a par ailleurs établi qu'avec le vaccin Pfizer les formes graves de la maladie en cas d'infection n'ont pas lieu dans 92% des cas. Selon les résultats de cette étude publiée dans The New England Journal of Medicine, les infections symptomatiques après la deuxième dose sont considérablement réduites dans 94% des cas après une deuxième injection. Une autre étude scientifique, publiée en mars 2021 par le gouvernement britannique, montre que le vaccin Pfizer réduit "significativement" les cas graves des personnes de plus de 80 ans. Quant à l'efficacité du vaccin sur les variants, une autre étude publiée en février 2021 dans la revue Nature donne des éléments démontrant que le sérum est efficient, dans une mesure certes moindre, pour en limiter les effets graves. Et le vaccin perd un peu plus d'efficacité face au variant indien selon une nouvelle étude menée par les chercheurs de l'institut Pasteur. "Les sérums de patients ayant eu un Covid-19 et recueillis jusqu'à 12 mois après les symptômes ainsi que les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer restent neutralisants, mais sont 3 à 6 fois moins puissants contre le variant indien par rapport au variant anglais", explique Olivier Schwartz. Le scientifique tient toutefois à relativiser les chiffres : "Le vaccin Pfizer est probablement protecteur" même avec "une efficacité légèrement diminuée"

.Le vaccin AstraZeneca a d'abord été présenté comme efficace à 70% dans un communiqué du laboratoire, à l'issue d'essais cliniques de phase 3. Le gouvernement britannique, qui a lancé une vaste campagne de vaccination avec ce produit, à un rythme très soutenu, a publié une autre étude, le 1er mars 2021, selon laquelle une dose du vaccin réduit les symptômes du Covid dans 60 à 70% des cas. Par ailleurs, une prépublication dans The Lancet, mise en ligne le 4 février 2021, tend à montrer une efficacité importante du vaccin AstraZeneca contre le variant britannique. La Haute autorité de Santé, en France, a reconnu l'efficacité du vaccin AstraZeneca contre les formes symptomatiques du coronavirus, recommandant en premier lieu "préférentiellement ce vaccin chez les moins de 65 ans". La HAS a ensuite considéré, le 2 mars 2021, que "la place dans la stratégie vaccinale du vaccin AstraZeneca" pouvait "être élargie aux personnes âgées de plus de 65 ans". Puis, retournement de situation ce 19 mars : après une suspension de trois jours de l'AstraZeneca en France, décrétée par Emmanuel Macron, la HAS a donné son feu vert à l'utilisation du vaccin mais l'a recommandé uniquement aux personnes âgées de plus de 55 ans. Le lundi 22 mars, le laboratoire contre attaque de nouveau et indique que son vaccin était efficace à 79% contre le Covid-19 et n'augmente pas le risque de caillots, après l'essai clinique mené aux Etats-Unis. Par ailleurs, il réaffirme que le sérum est efficace à 80% pour les personnes âgées de plus de 65 ans. Concernant les variants, en particulier la mutation indienne, dans leur dernière étude les chercheurs de l'Institut Pasteur n'ont pu évaluer l'efficacité du vaccin seulement après une injection. Le délai de 12 semaines entre les deux piqûres et l'utilisation plus tardive du produit ne permettent pas d'obtenir suffisamment de volontaires pour étudier l'efficacité dans le cas d'un schéma vaccinal complet. L'étude estime au vu des tests en laboratoire que si AstraZeneca est efficace contre le variant anglais, il "fonctionne très peu contre les variants indiens et sud-africains". Une seule dose du vaccin se révèle donc "peu ou pas du tout efficace" sur la mutation explique Olivier Schwartz.

Le vaccin Moderna a présenté dans un premier communiqué officiel une efficacité de 94%, à l'issue d'un essai clinique dit de phase 3. La France, par l'intermédiaire de la Haute Autorité de Santé, a salué dans un avis officiel "les résultats des études cliniques qui indiquent une efficacité vaccinale du vaccin développé par Moderna sur la réduction du nombre de cas de Covid-19 symptomatiques, y compris chez les patients de plus de 65 ans". L'EMA a de son côté publié un long rapport concluant à son autorisation sur le sol européen. Par ailleurs, Moderna assure que son sérum demeure très efficace contre le variant anglais, mais reconnaît dans un communiqué du 25 janvier des faiblesses face au variant sud-africain.

Le vaccin Janssen est considéré par les autorités sanitaires américaines, dans un avis officiel du 24 février 2021, comme efficace contre les formes graves du Covid-19 dans une fourchette de 82 à 86%. Un résultat conclu à l'issue d'un essai clinique indépendant sur 43 000 participants. Selon cette étude, le vaccin est efficace contre les formes symptomatiques dans 66% des cas et 57% contre le variant sud-africain. Le 12 mars 2021, la Haute Autorité de Santé française a rendu à son tour un avis officiel, saluant "l'efficacité et le profil de tolérance satisfaisants de ce vaccin". La HAS souligne que "la réponse immunitaire persiste pendant au moins 12 semaines, y compris chez les personnes âgées de 65 ans et plus", mais ajoute que "l'efficacité reste toutefois à confirmer sur la mortalité ainsi que sur l'infection et la transmission virale".

Quels sont les effets secondaires des vaccins contre le Covid ?

Dans son dernier point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19, publié le 4 juin 2021, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé se veut cependant rassurante. Si des effets indésirables sont bien présents, l'ANSM confirme que la majorité d'entre eux restent "attendus et non graves". 

Sur le vaccin Pfizer. 22 233 cas d'effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Bordeaux et Marseille). Selon le dernier rapport, la majorité des effets indésirables sont attendus et non graves mais quelques effets sont sur surveillance notamment le risque d'hémophilie (apparition d'auto-anticorps dirigés contre le facteur VIII de la coagulation). Au total 3 cas ont été recensés depuis le début de la vaccination confirmant que cet effet indésirable reste très rare. Ces cas sont survenus dans un délai de quelques jours à un mois, chez des personnes âgées de plus de 75 ans.

Sur le vaccin Moderna.  3010 cas d'effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Lille et Besançon). Selon le tout dernier rapport de l'ANSM, il n'y a pas eu de nouveau signal identifié sur la période avec le vaccin Moderna.

Sur le vaccin AstraZeneca. Selon le dernier rapport de l'agence nationale de sécurité du médicament, 16 877 cas d'effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Amiens et Rouen) Là aussi, des syndromes pseudo-grippaux ont été recensés. Ils sont souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées). "L'analyse montre également plusieurs déclarations d'exacerbations de dyspnée et d'asthme qui seront surveillées attentivement", poursuit l'ANSM, qui pointe aussi une "plus grande réactogénécité chez les femmes" (réaction à l'injection). Depuis le 7 avril, l'Agence européenne du médicament a placé les cas de thromboses dans la catégorie des effets secondaires "rares", estimant qu'un "lien possible" existait entre l'administration du produit AstraZeneca et la formation de caillots sanguins chez plusieurs vaccinés. 3 nouveaux cas de thrombose de localisation atypique ont été analysés durant cette période, portant le total à 47 cas depuis le début de la vaccination, dont 12 décès. Un nouveau cas de décès a été rapporté sur la période. Ces nouveaux cas seront partagés à l'EMA dans le cadre du suivi européen des vaccins contre la Covid-19.

Sur le vaccin Janssen. Le rapport de l'ANSM sur le vaccin de Johnson & Johnson indique que 53 cas ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Lyon et Grenoble). La majorité des effets indésirables sont non graves, attendus et d'évolution favorable, en particulier des effets de réactogénicité (par exemple des malaises).

Effets indésirables graves les plus fréquents Effets indésirables non graves les plus fréquents
Tachycardie Malaise bénin
Anaphylaxie Température
Convulsions Anomalie gastro-intestinale
Insuffisance cardiaque  Réaction cutanée
Paralysie faciale Difficulté respiratoire

Peut-on choisir son vaccin contre le Covid ?

La réponse est non. Si le vaccin AstraZeneca n'a plus de restriction particulière du moment que vous faites partie des populations éligibles à la vaccination, ce n'est pas le cas des autres. Pfizer et Moderna sont en effet réservés aux personnes les plus fragiles. Cela signifie que, même si le gouvernement décide d'élargir les populations éligibles, ces deux vaccins restent réservés aux personnes de plus de 75 ans et avec des comorbidités.

Quelle est la proportion d'effets secondaires graves ?

L'agence nationale de sécurité des médicaments étudie scrupuleusement chaque cas d'effets secondaires survenu pour chacun des quatre vaccins autorisés sur le sol français, et selon ses observations l'écrasante majorité des effets signalés sont attendus mais surtout "non graves". Depuis le début de la campagne de vaccination, l'ANSM calcule que 26% des cas d'effets secondaires ont présenté des symptômes graves tous vaccin confondus, contre 74% d'effets secondaires ordinaires tels que les symptômes pseudo-grippaux. Sur les cas signalés lors de la semaine du 14 au 20 mai, les chiffres restent stables avec 27% d'effet secondaires graves sur 3 669 000 injections réalisées. Dans son dossier détaillé, l'agence dresse le graphique des effets graves/non-graves vaccin par vaccin, et tous respectent ces proportions confirmant l'idée qu'aucun produit ne semble plus dangereux qu'un autre. Seul le vaccin Janssen affiche une part plus élevée d'effets indésirables graves (43%) mais le chiffre est à mettre en perspective, le produit a été largement moins utilisé que les autres vaccins et le recul n'est pas encore suffisant pour le décrire comme plus à risque.

Comment fonctionnent les vaccins contre le Covid ?

Si les vaccins des différents laboratoires ont le même objectif, à savoir immuniser contre le Covid-19, tous n'emploient pas la même technique pour ce faire. Il existe des fonctionnements diverses :

  • Pfizer et Moderna utilisent tous les deux la technique de l'ARN Messager. Cette dernière vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher une protection contre le virus. L'ARN messager du vaccin s'insère et prend le contrôle de cette machinerie pour faire fabriquer un antigène spécifique du coronavirus : la " spicule" du coronavirus, sa pointe si reconnaissable qui se trouve à sa surface et lui permet de s'attacher aux cellules humaines pour les pénétrer. Cette pointe, inoffensive en elle-même, sera ensuite détectée par le système immunitaire qui va produire des anticorps, et ces anticorps vont rester. Cette méthode jamais utilisée pour l'homme pourrait provoquer quelques complications notamment sur la conservation du vaccin qui se ferait à de très basses températures.
  • AstraZeneca, Sputnik et Janssen (Johnson&Johnson) utilisent la technique du vecteur viral. Contrairement au procédé originel, celui-ci, relativement récent à l'échelle de l'histoire de la vaccination, n'injecte pas l'agent infectieux d’une pathologie, en l'occurrence le Covid-19, sous forme vivante ou inactive. A la place, on injecte à l'Homme un "vecteur inoffensif contenant un ou plusieurs gènes de l’agent infectieux codant les antigènes capables d’être reconnus par le système immunitaire", comme l'indique le site de la fédération pour la recherche sur le cerveau. Il existe deux types de vecteurs viraux. Il y a ceux qui sont dits intégratifs, lorsque l’ADN du vecteur viral s’intègre dans l’ADN de l’hôte et les non intégratifs, lorsque le gène thérapeutique demeure dans la cellule sans s’intégrer au génome de l’hôte (Source : Inserm). Plusieurs vaccins bien connus utilisent cette technique, à l'image du sérums contre l'hépatite B.
  • Sanofi, le vaccin français, utilise la technique à base de protéine recombinante. Il s'agit d'une protéine produite par une cellule dont le génome a été transformé par recombinaison génétique.

Combien de vaccins Covid la France et l'Europe ont-elles reçu ?

A la date du 15 mars 2021, la France a réceptionné au total 10,8 millions de doses de vaccins. Le ministère de la Santé est transparent - depuis début mars - sur le nombre de doses de vaccins reçues et administrées en France. Les données sur les livraisons sont actualisées une fois par semaine. Le gouvernement est aussi très clair sur l'identité des destinataires ; tous les vaccins livrées par les laboratoires sont acheminées : soit aux plateformes logistiques dépositaires sous-traitantes de Santé publique France "qui centralisent plusieurs expéditions pour optimiser les flux de transport vers des destinataires en aval (officines de pharmacie, EHPAD)" ; soit directement aux centres hospitaliers et aux centres hospitaliers-universitaires.

Vaccin Personnes vaccinées (1re dose) au 13/03/2021 En % des vaccinés Personnes vaccinées (2e dose) au 13/03/2021

En % des vaccinés

Pfizer 3 487 468 68,76% 2 110 822 95,06%
AstraZeneca 1 344 148 26,50% 61 0,00%
Moderna 240 628 4,74% 109 725 4,94%
TOTAL 5 072 244 100,00% 2 220 608 100,00%

L'Union Européenne, qui est à l'initiative des commandes de vaccins pour l'ensemble des pays membres avant de redistribuer les doses, rend aussi compte de l'avancée des réceptions des vaccins sur un site dédié. A la date du 11 mars 2021, 60,7 millions de doses de vaccin ont été reçues par l'UE.

La vaccination anti-Covid est-elle obligatoire ?

La réponse est non. Emmanuel Macron, lors de son allocution du 24 novembre, s'y était engagé devant les Français. Le 9 mars 2021, l'Académie de médecine a toutefois recommandé de rendre obligatoire le vaccin pour les professionnels de santé, considérant que "l'hésitation vaccinale est éthiquement inacceptable chez les soignants".

Une seule dose suffit-elle pour les personnes ayant déjà été contaminées ?

Les personnes qui ont été contaminées par le coronavirus "conservent une mémoire immunitaire", a écrit la Haute autorité de santé dans un avis publié vendredi 12 février. C'est pour cette raison qu'elle recommande de n'injecter qu'une seule dose de vaccin, au lieu de deux, aux personnes déjà touchées par le Covid-19, et ce, "quelle que soit l'ancienneté de l'infection". "La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel", ajoute la HAS. La campagne de vaccination a débuté fin décembre 2020 et plus de 2 millions de personnes ont reçu au moins une dose des trois vaccins autorisés pour le moment en France. Ne sont pas concernées les personnes qui présentent une immunodépression avérée et celles qui ont été infectées dans les jours qui ont suivi une première vaccination.

Les autorités sanitaires précisent de nouveau leurs recommandations autour de l'immunité et du vaccin. "Les personnes ayant eu une infection par le SARS-CoV-2, confirmée par un test RT-PCR ou antigénique, qu'elles aient ou non développé une forme symptomatique de la Covid-19, doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois par l'immunité post-infectieuse", indique le communiqué. La Haute autorité de santé recommande ainsi aux personnes déjà infectées par le Covid-19 d'attendre trois mois après la fin des symptômes pour se faire vacciner, et de ne pas attendre plus de six mois. Pour rendre cet avis, la HAS s'est basée sur les travaux de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) ainsi que sur une étude britannique détaillée par Franceinfo. Cette dernière avance que les personnes qui ont contracté le virus présentent plus d'anticorps après l'injection d'une dose que les personnes qui n'ont pas été infectées après l'injection de deux doses.

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