Grève du 27 janvier : la mobilisation générale peu suivie

"Grève du 27 janvier : la mobilisation générale peu suivie"

Grève du 27 janvier : la mobilisation générale peu suivie GREVE. C'est une mobilisation en-deçà des espérances des syndicats qui a eu lieu jeudi 27 janvier 2022, malgré un appel à la grève générale et interprofessionnelle.

Les syndicats espéraient une mobilisation de masse, elle a finalement été bien dessous de leurs espérances. Jeudi 27 janvier 2022, une journée de grève nationale et interprofessionnelle était organisée par la CGT, FSU, Solidaires, Fidl et MNL "pour exiger des augmentations de salaire et défendre les emplois et conditions de travail". Tous les corps de métiers étaient appelés à venir battre le pavé partout en France. Mais les Français descendus dans la rue ne se comptent qu'en milliers. "Quelques milliers" à Paris, 2500 à Marseille selon la préfecture, environ 2000 à Toulouse et Rennes, 1500 à Lyon,… Les artères des grandes villes françaises n'ont pas été prises d'assaut.

Après un premier jeudi de mobilisation en nombre (un gréviste sur cinq enregistré le 13 janvier) puis quasi-nulle une semaine plus tard, une petite partie des enseignants a défilé pour protester contre le manque de moyens dans les établissements scolaires, mais aussi pour demander une hausse des salaires. Si les syndicats tablaient sur 20 % de grévistes, ils n'ont été qu'entre 8 et 9 % selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Education nationale. Dans les cortèges, des pancartes hostiles à Jean-Michel Blanquer. Le patron des profs a même une nouvelle fois été moqué dans la manifestation parisienne : son sosie, un élu EELV de Paris 11, a dansé sur un camion au son de musiques estivales, autour d'autres militants, dont certains n'ont pas hésité à s'afficher en maillot de bain malgré les très fraîches températures. Côté revendications, les syndicats demandent une augmentation du Smic et du point d'indice des fonctionnaires, et plus généralement de tous les salaires, allocations et pensions de retraite, dans un contexte de forte inflation (+2,8% sur un an en décembre) et de dividendes record.

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L'Education nationale mobilisée pour la grève du 27 janvier

Des enseignants de l'Education nationale étaient de la partie ce jeudi Plusieurs organisations (CGT, FO, FSU, Sud-Solidaires ou encore la FCPE notamment) avaient appelé à manifester pour revendiquer "une augmentation immédiate des salaires, notamment par l'augmentation significative de la valeur du point d'indice ; un recrutement immédiat et à hauteur des besoins de personnels sous statut dans les écoles, les établissements et les services ; toutes les créations de classes, d'heures et de postes nécessaires lors des opérations de carte scolaire à venir ; de réelles mesures de protection pour les personnels et les élèves ; de véritables mesures de sortie de la précarité pour les AED et AESH concernant les conditions d'emploi et de salaire". Finalement, entre 8 et 9% des professeurs ont répondu présent selon le ministère de l'Education nationale. C'est plus que le 20 janvier (moins de 2%), mais moins que le 13 (38,4% dans le premier degré, 23,7% dans le second).

SNCF, RATP... Les transports touchés par la grève du 27 janvier

Au-delà des établissements scolaires, plusieurs préavis de grève avaient  été déposés dans le secteur des transports. A Paris et en Île-de-France, le réseau de RER a été principalement perturbé sur le RER B avec 1 train sur 3 au nord et 2 trains sur 3 au sud. Les RER A, C, D et E ont également été impactés, tout comme les Transilien H, J et L (voir plus bas).

Du côté de la SNCF, les syndicats de cheminots CGT et Sud-Rail avaient aussi déposé un préavis de grève national. Si les TGV n'ont pas été touchés par la grève, les TER circulant en Normandie ont connu des perturbations, surtout sur les lignes Paris – Argentan – Granville ; Caen – Le Mans – Tours et Caen – Granville – Rennes.

Du côté de Nice (Alpes-Maritimes), le réseau de tramways n'ont pas fonctionné. Les lignes L1, L2 et L3 ont été à l'arrêt et des lignes de bus perturbées.