Mélenchon menace le PS avec une mesure de rétorsion radicale, s'il ne vote pas la censure du gouvernement
Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon n'a guère goûté au discours de politique générale de François Bayrou ce mardi 14 janvier. Alors que son clan insoumis menaçait depuis plusieurs semaines de déposer une motion de censure - chose faite ce mardi soir -, déplorant que ses alliés socialistes, communistes et écologistes se prêtent au jeu des discussions avec Matignon, Jean-Luc Mélenchon s'en est vivement pris au Parti socialiste.
"Les concessions accordées aux socialistes sont tellement grotesques que je leur laisse le plaisir de les expliquer", a-t-il ironisé, face à plusieurs journalistes, dont ceux du Monde et du Parisien, avant d'inviter les partenaires du Nouveau Front populaire à voter en faveur de la motion de censure déposée par les insoumis en fin de journée, sur un ton quelque peu menaçant : "Tous ceux qui ne votent pas la censure sortent du Nouveau Front populaire, et on met une option sur leurs circonscriptions." Et le fondateur de La France insoumise d'accuser les socialistes d'avoir mis "à terre" le Nouveau Front populaire avec ces négociations.
Le PS censurera François @bayrou "sauf s'il obtient une réponse claire" sur les retraites prévient @faureolivier
— TF1Info (@TF1Info) January 14, 2025
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De leur côté, les socialistes n'ont pas clairement dit s'ils voteraient ou non la motion de censure jeudi. Alors que le patron des députés PS, Boris Vallaud, a rapidement estimé après le discours de politique générale du Premier ministre que "le compte n'y [était] pas", Olivier Faure a lui fait savoir sur le plateau du 20 Heures de TF1 que les socialistes censureraient "sauf si" le Premier ministre leur apporte, d'ici 48 heures et le vote de la motion de censure, une "réponse claire" sur le débat concernant les retraites. "Qu'il y ait accord ou pas, le Parlement doit être saisi", a déclaré Olivier Faure.
"Les groupe GDR et écologistes votent la censure avec les insoumis et signent ensemble le même texte. Nombre de députés socialistes aussi. La manœuvre de division a échoué. Le NFP est sauvé", estimait sur X vers 20 heures Jean-Luc Mélenchon, avant de repartir un peu plus tard à la charge contre le patron des socialistes, toujours sur X : "Donc le groupe PS est le seul du NFP à refuser de voter la censure ? Il faut que Faure sorte de cet isolement qui divise le NFP !"