Attentat à Liège : une femme de ménage aurait permis d'éviter un carnage

"Attentat à Liège : une femme de ménage aurait permis d'éviter un carnage"

Attentat à Liège : une femme de ménage aurait permis d'éviter un carnage LIEGE - Le ministre belge de l'Intérieur s'est entretenu avec la femme de ménage de l'école prise en otage par Benjamin Herman, l'assaillant de l'attentat de Liège. Selon lui, elle a pu le dissuader de commettre le pire dans l'école.

L'essentiel

Même si le bilan de l'attentat perpétré ce mardi à Liège, en Belgique, est lourd - avec quatre victimes dont l'assaillant -, il est possible que la folie meurtrière de Benjamin Herman avait, au départ, des ambitions bien plus élevées. Après avoir mis à mort les deux policières et le jeune homme de 22 ans, l'auteur de l'attaque est alors rentré dans un lycée, prenant en otage une femme de ménage - qui aura finalement la vie sauve. Cette femme en question aurait parlementé avec Benjamin Herman et l'aurait dissuadé de faire davantage de victimes. C'est en tout cas une hypothèse soulevée par Jan Jambon, le ministre belge de l'Intérieur, après l'avoir rencontrée. "J’ai été impressionné par la conversation qu’elle a menée avec le terroriste. Elle a été très courageuse et, peut-être, a-t-elle évité plus de victimes dans l’école", a-t-il confié à la radio Bel-RTL. Une hypothèse renforcée par le site SudInfo, qui cite plusieurs sources avançant que cette femme de ménage de confession musulmane aurait "raisonné" le tueur.

En direct

18:17 - "A un moment j’ai fait un signe avec mes mains" : l'héroïsme de l'otage de Liège

La RTBF a publié le témoignage de la femme de ménage de l’athénée Léonie de Waha, à Liège, prise en otage par le terroriste. Surprise et apeurée, la femme a tenté de raisonner l'assaillant : "Je lui ai dit qu’il n’était pas dans le bon endroit. Je lui ai dit : ‘T’es dans une école ici, il y a plein d’enfants", et à un moment j’ai fait un signe avec mes mains pour montrer aux professeurs qui étaient dans la cour qu’il fallait qu’ils partent de la cour, mais je crois qu’ils ne comprenaient pas. [...] J’ai discuté avec lui pour lui dire d’arrêter, de calmer les choses mais pas moyen".

18:13 - Attentat de Liège : un carnage aurait été évité grâce à l'otage

Même si le bilan est lourd avec trois victimes, le ministre de l'Intérieur belge a fait savoir qu'un carnage faisant potentiellement bien d'autres morts a pu être évité grâce à la femme de ménage de l'école que Benjamin Herman a pris en otage. Cette femme de confession musulmane se serait entretenue avec le terroriste et l'aurait dissuadé de réaliser un carnage. "J’ai été impressionné par la conversation qu’elle a menée avec le terroriste. Elle a été très courageuse et, peut-être, a-t-elle évité plus de victimes dans l’école", a déclaré Jan Jambon sur la radio Bel-RTL.

15:44 - Le gouvernement abandonne l'application d'alerte attentat

Alors qu'un attentat a eu lieu ce mardi à Liège, en Belgique, le gouvernement français s'est rendu à l'évidence : l'application SAIP (Système d’alerte et d’information des populations) est loin d'être convaincante. "Le contrat qui lie le ministère de l'Intérieur au prestataire se termine le 31 mai et ne sera pas renouvelé", a affirmé une source à l'AFP, confirmant une information de RTL. "L'application a montré ses limites", a-elle ajouté pointant du doigt le retard ou l'absence de déclenchement des alertes, comme lors des attaques de Trèbes (Aude). Le gouvernement s'appuiera sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter dès le 1er juin.  

15:20 - "On est choqués parce que ce sont des gens qu’on voyait dans le quartier"

Des habitants du quartier où a eu lieu l'attentat de Liège ont témoigné au micro de franceinfo. Jean-Luc, notamment, qui a son bureau sur le boulevard et qui voyait souvent passer les deux policières abattues par Benjamin Herman. "On est choqués parce que ce sont des gens qu’on voyait dans le quartier (...). C’étaient des personnes gentilles, qui faisaient leur job, tout simplement", confie-t-il. Labombah, lui, avait déjà vécu la fusillade de 2011, à Liège, qui avait fait cinq victimes. Il avoue naturellement son inquiétude. "J’ai peur que ça continue tout le temps", dit-il.

15:06 - L'hommage rendu aux victimes de l'attentat de Liège en vidéo

Plus de 1 000 personnes étaient rassemblées à 13 heures ce mercredi sur l'Espace Tivoli à Liège pour rendre hommage aux victimes de l'attaque qui a fait trois victimes. Dans une atmosphère "pesante", dit la RTBF, une minute de silence a été respectée, en présence du Premier ministre Charles Michel et du ministre de l'Intérieur Jan Jambon.

14:07 - Liège plongée dans le silence pour un hommage

La ville de Liège a subi hier une attaque terroriste dont le bilan est lourd avec quatre morts, dont l'assaillant. Ce mercredi à 13 heures, une minute de silence a été observée en hommage aux victimes sur le parvis de l'hôtel de ville. Ce moment de recueillement a rassemblé 500 policiers selon France 2, des officiels comme le Premier ministre belge Charles Michel, ou encore les lycéens dont l'établissement est situé tout près des lieux de l'attentat.

14:00 - Benjamin Herman se serait rendu chez sa grand-mère la veille de l'attentat

Paris Match Belgique rapporte que Benjamin Herman, l'auteur de l'attaque, se serait rendu chez sa grand-mère, "une habitante d’une localité proche de Marche-en-Famenne" la veille de l'attentat de Liège pour y passer la nuit. On ignore combien de temps il serait resté à ce domicile.

12:38 - Une voisine de Michael Wilmet témoigne

C'est désormais officiel, Benjamin Herman, l'auteur de l'attaque à Liège, ainsi qu'un de ses anciens co-détenus, étaient ensemble dans la nuit qui a précédé l'attentat. Ils se sont rendus au domicile de Michael Wilmet, le co-détenu en question, et c'est là que l'assaillant a exécuté celui qui est présenté comme son ami. "A 6h du matin on est venu sonné à ma porte. C'était le voisin de Michael qui m'a demandé de monter parce qu'il y avait un souci avec Michael. (...) Quand j'ai passé le pas de la porte, il était dans le fauteuil, pour moi il avait une balle dans la tête. Son visage était méconnaissable", a confié une voisine au site SudInfo.

12:01 - La porte-parole du parquet fédéral prend la parole

Lors d'une conférence de presse ce mercredi matin, la porte-parole du parquet fédéral belge est revenue sur les événements d'hier à Liège. Après avoir confirmé les éléments dont nous disposons sur le déroulé de l'attentat, Wenke Rogge a fait un point sur l'enquête. "L'enquête se concentre actuellement sur la question de savoir s'il a agi seul. Le parquet souligne que l'intervention rapide de la police a permis d'éviter des faits sans doute plus graves encore", a-t-elle déclaré.

11:00 - Le tireur "voulait trouver des victimes faciles", selon un témoignage

Quelques heures après l'attentat qui a fait trois morts - deux policières et un jeune homme de 22 ans -, à Liège, en Belgique, les témoignages affluent. Isabelle, qui travaille dans un immeuble donnant sur le boulevard, détaille la scène au micro de BFMTV : "On a entendu deux pétards, fort. Il y a eu trois secondes de silence. Et puis on a entendu encore deux-trois coups de feu très forts qui se rapprochaient.(...) Il a tiré à bout portant." Elle ajoute : "Il avait les mains en l'air en criant 'Allahou akbar' et là, il a parlé de la Syrie". Et conclut : "Il était déterminé et en même temps on voyait qu'il commençait à être nerveux. Il courait, il ne s'arrêtait pas de courir. À un moment donné il donnait l'impression qu'il ne savait pas où aller. C'était clair qu'il voulait trouver des victimes faciles à avoir."

10:27 - Manuel Valls regrette que des terroristes soient "lâchés dans la nature"

Alors qu'il purgeait une peine de prison mais bénéficiait d'un congé pénitentiaire, Benjamin Herman a pu profiter de sa liberté pour commettre l'attentat à Liège ce mardi, qui a coûté la vie à trois personnes. Pour Manuel Valls, ancien Premier ministre, ces permissions doivent être soumises à des ajustements pour les personnes dont on connait la radicalisation, comme c'est le cas de l'assaillant de Liège.

09:50 - Le père d'une victime de l'attentat de Liège s'est exprimé

Benjamin Herman, l'auteur de l'attaque terroriste à Liège ayant eu lieu ce mardi, a fait trois victimes, en plus de l'homme qu'il a abattu la veille. Parmi ces victimes, il y a un jeune homme de 22 ans qui était le passager d'une voiture garée non loin des lieux de l'attaque. Son père, Didier, s'est exprimé auprès de BFM TV. "Mon fils, c'est un enfant, je ne peux même pas vous le décrire, parfait", confie-t-il à propos de son fils qui était sur le point d'obtenir son diplôme d'enseignant. Et d'ajouter : "Combien de fois il faut encore que ça arrive, qu'il y ait des gens, des jeunes, qui ne font rien, qui se fassent tuer par des gens qui sortent de prison ?"

09:34 - Une cagnotte en ligne pour soutenir les victimes de l'attentat de Liège

Ce mardi matin, deux policières et un jeune homme ont été tués dans un attentat à Liège, en Belgique. L'assaillant, fiché pour radicalisation, a été abattu et une enquête a été ouverte. Pour aider les victimes, l'association V-Europe, qui aide les victimes de terrorisme en Belgique, vient de lancer une cagnotte en ligne. Ce fonds d'urgence servira à "couvrir les frais immédiats nécessaires tels que le transport et hébergements pour les proches", "soutenir les frais des prochains jours tels que les funérailles", "aider les proches et victimes dans les semaines à venir tel que traitement du traumatisme par un suivi spécialisé", précise l'association. 

09:07 - Benjamin Herman avait commis un meurtre la nuit précédant l'attaque de Liège

Cette information a été confirmée par Jan Jambon, le ministre belge de l'Intérieur. Benjamin Herman, l'auteur de l'attentat à Liège ce mardi, a commis un quatrième meurtre dans la nuit de lundi à mardi, en plus des deux policières et du jeune homme de 22 ans qu'il a abattu le lendemain dans la ville de l'est de la Belgique. "Il n'avait plus de perspective dans notre société car il avait commis un meurtre la nuit d'avant", a déclaré Jan Jambon. Il semblerait que cette victime soit Michel Wilmets, l'un de ses amis avec qui il aurait braqué une bijouterie à Rochefort, le lundi soir. Benjamin Herman l'aurait tué à coups de marteau. 

08:53 - Le lourd passé de l'auteur de l'attentat de Liège

Son nom est désormais connu, il s'agit de Benjamin Herman, selon l'ensemble des médias belge. Ce trentenaire, qui a provoqué la mort de trois personnes, avant d'être abattu par les policiers, ce mardi dans le centre-ville de Liège, en Belgique, était un délinquant notoire. Depuis 2003, il a effectué plusieurs allers-retours en prison, comme le fait savoir La Libre Belgique, grand média d'outre-Quiévrain. Vandalisme divers, vols avec violence, incendie volontaire, affaires de stupéfiants, coups et blessures... Cet homme, présenté comme un toxicomane, n'en était pas à son coup d'essai. 

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Fusillade de Liège : un attentat ? Déroulé des faits

Vers 10h30 ce mardi 29 mai 2018, un individu, désormais connu comme Benjamin Herman, a agressé deux policières à l'arme blanche, leur donnant plusieurs coups de couteaux, dans la rue des Augustins, près d'un café du même nom, en plein centre-ville de Liège, en Belgique. Parvenant à leur voler leurs armes, il les a ensuite abattues avant de tuer un homme de 22 ans qui se trouvait dans une voiture, sur le siège passager. La RTBF a indiqué que l'assaillant aurait tenté d'entrer dans un restaurant de la rue, en vain. Selon le Procureur du Roi qui a pris la parole à la mi-journée de mardi, le tireur s’est ensuite réfugié dans le hall d’entrée du lycée Athénée Léonie de Waha, dans le boulevard d’Avroy.

Dans ce vaste bâtiment situé à environ 300 mètres de la fusillade, il aurait pris une femme de ménage en otage. En quelques minutes, un dispositif de sécurité important a été mis en place. C'est vers 11 heures que le forcené a été neutralisé par des membres du peloton anti-banditisme (PAB), après avoir tenté une sortie et avoir blessé des policiers aux jambes. Le preneur d'otage aurait été abattu au terme d'une violente fusillade d'une vingtaine de coups de feu. L’otage est saine et sauve, mais deux policiers ont été blessés durant l’intervention, en plus des deux décès.

La piste de l'attentat n'a alors plus fait guère de doutes. La Libre Belgique, qui a cité une source policière, a d'abord indiqué que l’homme aurait crié "Allah Akbar" pendant ou après la fusillade. Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral, a ensuite évoqué "des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste" et l'enquête a été confiée au parquet fédéral, compétent en matière d'attentat. Le Procureur du Roi a confirmé que "l'affaire a été mise à l'instruction avec infraction terroriste". 

Qule est le bilan de la fusillade de Liège ?

Le bilan de la fusillade de Liège est lourd. Benjamin Herman a fait trois morts au total, dont deux policières, Soraya Belkacemi et Lucile Garcia,. Il a aussi tué un homme de 22 ans, Cyril Vangriecken, qui se trouvait dans une voiture au moment des faits. Selon un témoin, le tueur aurait ciblé le jeune civil parce qu'il se trouvait là et l'aurait abattu à bout portant. Deux à trois blessés sont aussi à dénombrer, alors que la fusillade a eu lieu en plein centre-ville de Liège et que le Café des Augustins est très fréquenté en cette période de l'année. Les élèves du lycée Athénée-Léonie-de-Waha, en classe au moment de la fusillade, ont été évacués d'urgence dans un parc voisin. Ils n'auraient pas été en contact avec le forcené. La femme prise en otage est quant à elle saine et sauve.

Benjamin Herman, l'auteur présumé de la fusillade de Liège

Les informations sur l'auteur de la fusillade de Liège se sont précisées, tout comme ses éventuelles motivations. Benjamin Herman était un homme qui "sortait tout juste de prison". La radio-télévision belge indique en effet que ce dernier, né en 1982 et originaire de Rochefort, dans la province de Namur, en Belgique, avait quitté le centre de Lantin, pour un "congé pénitentiaire", ce lundi 28 mai, soit la veille des événements. D'autres médias évoquent quant à eux une permission de la prison de Marche-en-Famenne, "pour un rendez-vous de reclassement". Quoi qu'il en soit, Benjamin Herman, qui devait rentrer à la prison ce lundi soir, ne s'est pas présenté et aurait été immédiatement signalé par les services pénitentiaires. Il aurait été signalé pour un "acte délictueux en province de Luxembourg" dans la nuit de lundi à mardi. RTL.Info évoque un braquage à Rochefort suivi du meurtre d'un des braqueurs à Marche-en-Famenne, dans la province voisine de Luxembourg.

Toujours selon la RTBF, Benjamin Herman était incarcéré "pour des faits de droit commun". Il n'était pas connu pour des faits de radicalisation jusqu'à présent, même si cela est évoqué, mais pour des faits de "vols, de dégradations aux biens publics et de petits trafics de drogue". Cet homme au passé difficile et en rupture avec sa famille était néanmoins considéré comme "marginal", "instable" et "très violent". Les enquêteurs se penchent désormais sur ses différents séjours en prison pour vérifier si Benjamin Herman a pu se radicaliser au contact d'autres prisonniers. Selon plusieurs médias belges, il se serait en effet radicalisé en prison, à Lantin, où il a été emprisonné en 2017. Paris Match Belgique rapporte d'ailleurs qu'un coran et qu'un tapis de prière a été retrouvé dans son ancienne cellule. Un élément à prendre en compte, même s'il faut veiller à ne pas faire d'amalgame facile.