Mort de Maurice Bénichou : d'Amélie Poulain au cinéma de Haneke, retour sur son parcours

Mort de Maurice Bénichou : d'Amélie Poulain au cinéma de Haneke, retour sur son parcours MAURICE BENICHOU - L'acteur Maurice Bénichou est décédé à l'âge de 76 ans ce week-end. Il était un des visages du cinéma de Michael Haneke et avait aussi marqué dans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain.

Le Figaro annonce ce lundi que l'acteur Maurice Bénichou est mort dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juin 2019. Le comédien et metteur en scène s'est éteint à l'âge de 76 ans. Né en 1943 en Algérie dans la ville de Tlemcen, Maurice Bénichou commence sa carrière dans le spectacle à 20 ans en tant que chanteur sur différentes scènes parisiennes. C'est ensuite sur les planches qu'il continuera notamment en 1968 dans Le Prix de la révolte au marché noir. Au théâtre, il côtoie aussi bien Peter Brook que Jean-Pierre Vincent.

La carrière de Bénichou à l'écran est un peu plus tardive, elle débute en 1972, il a alors 29 ans. Et c'est dans Les Camisards de René Allio qu'on peut le voir sur la toile en premier. On le voit par la suite dans des comédies comme Un éléphant, ça trompe énormément (1976). Récemment, le rôle qui a certainement le plus marqué le public dans la carrière de Maurice Bénichou, c'est évidemment dans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain où il jouait Bretodeau, un petit rôle marquant. Il y retrouvait les souvenirs des son enfance dans la boîte de bergamotes de Nancy. "C'est incroyable ce qui vient de m'arriver, c'est comme si c'était mon ange gardien" disait-il à quelques centimètres d'Amélie Poulain (Audrey Tautou). Retrouvez cette scène ci-dessous.

Maurice Bénichou est aussi un des visages du cinéma de Michael Haneke. Les deux hommes ont collaboré par trois fois en cinq années à la fin des années 1990 et au début de la décennie suivante. On peut voir Maurice Bénichou dans Code Inconnu (1999), mais aussi dans Le Temps du loup (2002) et enfin dans Caché (2004). Plus récemment, Maurice Bénichou avait tourné dans Au cas où je n'aurais pas la palme d'or de Renaud Cohen en 2012 et dans The Kind Words de Shemi Zarhin en 2015.