Election présidentielle 2017 : Fillon ne se retire pas [dates, candidats, résultat du dernier sondage]

PRESIDENTIELLE 2017 - L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017 (dates officielles). Avec des candidats vedettes refoulés aux primaires et un climat d'affaires pesant, le résultat de cette présidentielle est plus qu'incertain...

EN DIRECT - Suivez l'actualité de l'élection présidentielle 2017 avec les infos clés des dernières 24 heures et des points quotidiens sur les principaux temps forts de la campagne.

19:49

Emmanuel Macron reçoit un oeuf sur la tête au Salon de l'Agriculture. En pleine visite au salon de l'Agriculture ce mercredi, Emmanuel Macron a subi le jet d'un oeuf en plein visage. "Cela fait parti du folklore", a relativisé quelques minutes après le candidat à la présidentielle de mai prochain. Il n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet et a préféré remercier l'accueil chaleureux qu'il a reçu par ailleurs. Pour rappel, ce n'est pas la première fois que le fondateur d'En Marche est la cible de jets d'oeufs. En juin 2016, lors d'une visite dans un bureau de poste, il en avait des militants CGT anti-loi travail lui avaient lancé des oeufs.
 

18:15

Catherine Vautrin souhaite avoir un autre candidat LR à la présidentielle. La vice-présidente de l'assemblée nationale et députée LR considère que  « l’heure est venue que François Fillon consacre toute son énergie à défendre son honneur, je peux comprendre qu’il ne puisse mener sereinement la campagne électorale. Il est grand temps que nous puissions avoir un autre candidat qui consacre tout son temps afin de mener, durant deux mois, la campagne dédiée au projet et à la France », selon l'AFP.

Macron talonne Le Pen au premier tour, selon un nouveau sondage

18:00

Sondages de l'élection présidentielle

Dernier sondage intentions de vote. Sondages "Rolling" quotidiens. Deux instituts de sondages, OpinionWay et Ifop, proposent également depuis le début du mois de février une mesure en temps réel des intentions de vote pour livrer une photographie quotidienne de ce que pourraient être les résultats de la présidentielle. Les résultats des deux sondages d'aujourd'hui sont quasiment identiques à ceux d'hier.

Résultat du sondage "PrésiTrack" OpinionWay / Orpi pour Les Echos et Radio Classique (1er mars 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 25% (-1)
  • Emmanuel MACRON : 24% (=)
  • François FILLON : 21% (=)
  • Benoît HAMON : 16%
  • Jean-Luc MELENCHON : 11%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%
  • Nathalie ARTHAUD : 0%
  • Philippe POUTOU : 0%
Second tour (1) :
  • Emmanuel MACRON : 63% (+2)
  • Marine LE PEN : 37% (-2)
Second tour (2) :
  • François FILLON : 60% (+2)
  • Marine LE PEN : 40% (-2)

Résultat du sondage "Rolling" Ifop pour Paris Match, iTélé et Sud Radio (1er mars 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 25,5% (=)
  • Emmanuel MACRON : 24% (=)
  • François FILLON : 21% (+0,5)
  • Benoît HAMON : 14% 
  • Jean-Luc MELENCHON : 11%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%
  • Philippe POUTOU : 0,5%
  • Nathalie ARTHAUD : 1% 
  • Jacques CHEMINADE : 0% 
Second tour :
  • Emmanuel MACRON : 62%
  • Marine LE PEN : 38%
    17:33

    Un rassemblement pro-Fillon organisé dimanche place du Trocadéro. Selon Valeurs Actuelles, Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, aurait déposé aujourd'hui une demande à la préfecture de police de Paris pour un rassemblement place du Trocadéro ce dimanche, où ils espèrent voir des centaines de milliers de personnes.

    17:25

    L'UDI "suspend" sa participation à la campagne de François Fillon, annonce Jean-Christophe Lagarde.

    Le Conseil Constitutionnel a validé 1717 parrainages au 1er mars

    17:21

    Le Conseil Constitutionnel vient de publier sur Twitter le nombre de parrainages qu'a obtenu chaque candidat pour le moment. François Fillon est le seul à en avoir plus de 500, avec 738 parrainages. Emmanuel Macron en a 229, Nathalie Arthaud 201 et Benoît Hamon 184. En-dessous des 100 parrainages, on retrouve Jean-Luc Mélenchon (87), Philippe Poutou (35), Nicolas Dupont-Aignan (31) et Marine Le Pen (25). Le prochain relevé sera dans deux jours, puis tous les mardis et vendredis.

    17:04

    Pierre Lellouche demande le retrait de Fillon et le report de la présidentielle, selon le Monde.

    16:18

    Macron annonce un plan d'investissement de 5 milliards d'euros sur 5 ans pour l'agriculture. Emmanuel Macron, aujourd'hui en visite au salon de l'agriculture, commence à annoncer ses propositions pour l'agriculture. Notamment le Programme d'Investissement d'Avenir Agricole, un plan d'investissement de 5 milliards d'euros sur 5 ans. Ces financements seront attribués à "des projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l'environnement ou le bien-être animal" et à "des projets de développement d'activités de transformation et de distribution qui privilégieront notamment les circuits courts".

    15:59

    François Hollande répond à François Fillon dans un communiqué. Le président de la République, dans un communiqué, s'est élevé "solennellement contre tout mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions qu'ils mènent dans le respect de l'Etat de droit". Il a ensuite rappelé qu' "une candidature à l'élection présidentielle n'autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges (...) et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la Justice et plus largement nos institutions".

    15:23

    François Fillon arrive au Salon de l'agriculture. Le candidat des Républicains est arrivé à 15 heures sous les cris de ses militants : "Fillon président !" Un cordon de sécurité policier sépare François Fillon et les journalistes du public. D'après un journaliste de Monde présent sur place, "pas de huées mais des moqueries sur les côtés".

    15:10

    Jean-Jacques Urvoas dénonce les propos de François Fillon. Le ministre de la Justice a réagi dans un communiqué aux déclarations de François Fillon de ce midi : "Les magistrats ne reçoivent aucune instruction individuelle, de qui que ce soit. Ils prennent leurs décisions en leur âme et conscience et statuent en droit." Il ajoute que "le travail en cours des magistrats n'a pas à être commenté. Les juges d'instruction conduisent leurs enquêtes en toute indépendance, de manière collégiale, dans le respect du contradictoire et de la présomption d'innocence."

    14:47

    Les dirigeants de l'UDI se réunissent cet après-midi. Après être allé vers un accord avec les Républicains tôt ce matin, les dirigeants de l'UDI se réunissent cet après-midi pour décider s'ils continuent de soutenir François Fillon après les événements de ce matin. "A priori c'est non" d'après une reporter du Figaro. Dans le Canard Enchaîné d'aujourd'hui, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde avait commenté : "La moitié de nos électeurs est passée chez Macron, et je crois que l'autre moitié est déjà en marche". Le vice-président de l'UDI Yves Jégo a tweeté : "J'approuve totalement la position courageuse et digne @BrunoLeMaire pour le respect de la parole donnée en politique".

    14:31

    Mélenchon réagit aux propos de Fillon : "Ca me fait presque de la peine pour mes compatriotes". Le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a réagi aux propos de François Fillon sur BFM TV : "Ça me fait presque de la peine pour mes compatriotes, qui auraient le droit d'avoir un candidat qui puisse être présentable, si j'ose dire." D'après lui, le candidat des Républicains "demande en quelque sorte aux citoyens de lui voter une immunité. Ce n'est pas le sens de l'élection." Jean-Luc Mélenchon en conclut que "le mieux serait un autre candidat que Fillon pour qu'on puisse enfin parler de fond dans cette élection."

    14:22

    #Fillon en Top Tweet mondial. Les événements de ce matin et le discours de François Fillon font beaucoup parler sur les réseaux sociaux, à tel point que #Fillon est le mot-clé le plus utilisé sur Twitter en ce moment avec plus de 90 000 tweets.
     #Fillon en Top Tweet mondial - Election présidentielle 2017 : actus, dates, candidats, sondages, résultat ©Capture d'écran Twitter

    14:10

    Bruno Le Maire démissionne de l'équipe de campagne de François Fillon. Dans un communiqué, Bruno Le Maire annonce sa démission de ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon. Le candidat des Républicains avait dit qu'il se retirerait de la présidentielle s'il était mis en examen, Bruno Le Maire répond "Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique. Elle est la condition nécessaire pour mener sereinement les efforts de redressement de la France". Selon une journaliste du Figaro, Bruno Le Maire aurait été le seul ce matin à dire à François Fillon de passer le relais à Alain Juppé.
     

    13:52

    Cambadélis "appelle à la responsabilité de tous" dans un communiqué suite au discours de François Fillon. Le premier secrétaire du PS considère qu' "Avec la décision de François Fillon de s’en prendre à la justice, comme le fit hier Marine Le Pen, nous assistons à une situation grave". Pour lui, c'est un signe parmi d'autres de "la décomposition de la droite" et parle de "crise politique" qui "ne profite paradoxalement qu'à Marine Le Pen". Il estime que "Chacun aura à s’exprimer - le président de la République aussi, je suppose" et termine son communiqué en appelant "à la responsabilité de tous" et au rassemblement de la gauche.

    13:37

    Hamon et Macron réagissent au discours de Fillon. Le candidat socialiste, en déplacement en Bretagne, dénonce "des propos d'une incroyable violence à l'égard des magistrats et de la justice" de la part de François Fillon, et l'accuse même de "rendre médiocre la campagne présidentielle". Benoît Hamon ajoute : "Moi je veux parler de la France des solutions, je laisse François Fillon et Marine Le Pen à leurs prétendus complots". Quant à Emmanuel Macron, en visite au salon de l'agriculture, il a dit qu'il refusait tout "trêve judiciaire" et accuse François Fillon de perdre "ses nerfs" et le "sens des réalités" : "Il n'est pas victime d'un assassinat politique et la France n'est pas en situation de guerre civile."

    13:32

    François Fillon se rendra au salon de l'agriculture cet après-midi. Après avoir annulé sa visite ce matin à la dernière minute, le candidat des Républicains se rendra finalement au salon de l'agriculture cet après-midi à 15 heures.

    François Fillon confirme qu'il reste candidat à la présidentielle

    12:36

    François Fillon vient de terminer la conférence de presse, sans questions aux journalistes. Il a notamment déclaré "La France est plus grande que mes erreurs" et "Seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peut décider qui sera le prochain président". "Au-delà de la procédure judiciaire, c'est au peuple français et à lui seul que j'en appelle désormais. C'est au peuple français que je m'en remets", a-t-il dit. Il s'adresse également à ses soutiens, à qui il "demande de résister. Je le fais. Ma famille le fait, malgré tous les tourments. Ma famille politique le fera. (...) Oui, je serai candidat à la présidence de la République et nous tirerons de ces épreuves, avec ce qu'elles comportent de juste et d'injuste, le surcroît de force qu'il nous faut pour l'emporter". Concernant sa convocation, François Fillon en a donné la date : le 15 mars.

    12:33

    François Fillon compte se rendre à la convocation des juges. "Je me rendrai à la convocation des juges, je suis respectueux des institutions", indique François Fillon qui assure qu'il leur dira "[sa] vérité, qui est la vérité". Plus tôt, il clamait que, "comme un tiers des parlementaires", il avait "confié des travaux à des proches" car il savait "pouvoir compter sur eux". Puis il attaque : "Je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres", soulignant que le "choix du 15 mars 2 jours avant la clôture des parrainages" n'était pas un hasard. François Fillon, qui estime qu'on veut l'empêcher d'être candidat, parle non seulement "d'assassinat politique", mais également "d'assassinat de l'élection présidentielle" et décide de "(s)'en remettre au peuple" : "Je ne céderai pas, je ne me retirerai pas. J'irai jusqu'au bout, au-delà de ma personne, car c'est la démocratie qui est défiée. Je vous demande de me suivre".

    12:33

    François Fillon confirme qu'il est convoqué en vue d'une mise en examen. La conférence de presse vient de commencer, François Fillon confirme qu'il est convoqué par les juges le 15 mars "en vue d'être mis en examen. Il dénonce une "convocation quelques jours à peine après la désignation des juges, sans qu'ils aient pris connaissance du dossier et sans investigation supplémentaire, sur un simple rapport de police à charge". Il affirme qu'il n'a "pas détourné d'argent public (...) je le démontrerai". Il ajoute qu'il n'a pas été traité "comme un justiciable comme les autres" et considère que "l'Etat de droit a été systématiquement violé".

    12:27

    Pupitre toujours vide à la conférence de presse de François Fillon. François Fillon a presque une demi-heure de retard, l'ambiance est fébrile dans la salle et plusieurs élues proches du candidat comme Annie Génevard ou Isabelle Le Callennec sont présentes pour entendre ce que le candidat a à dire. La confusion règne dans les rangs des Républicains.

    12:01

    Face à la possibilité d'un retrait de François Fillon, la question du plan B se pose. Alors que la conférence de presse de François Fillon est sur le point de commencer, tout le monde se pose la question d'un éventuel plan B si François Fillon se retire de la course à la présidentielle. D'après plusieurs journalistes du Parisien et du Figaro, les discussions sont en cours mais personne ne tomberait d'accord. D'après une autre journaliste du Figaro, interrogeant un élu LR, François Fillon aurait voulu passer le relais à Alain Juppé mais Nicolas Sarkozy s'y serait opposé. "Pas de commentaire" dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. De l'autre côté, d'après une reporter du Figaro, un proche de François Fillon confie "Ca pousse fort, mais Fillon est décidé à se maintenir". Personne ne semble savoir vraiment ce que François Fillon va dire.

    11:17

    François Fillon enchaîne des rendez-vous à son QG. De nombreuses personnalités des Républicains vont et viennent au QG de François Fillon ce matin, notamment le secrétaire général du parti Bernard Accoyer qui, le visage grave, n'a pas dit un mot aux journalistes. Le sénateur Gérard Longuet a déclaré à la presse qu'il souhaite que François Fillon "tienne" car "c'est l'homme de caractère et de conviction dont le pays a besoin". François Baroin est également arrivé au QG, sans faire de commentaire.

    11:02

    Alain Juppé refuse de s'exprimer pour le moment. Il a parlé avec François Fillon au téléphone ce matin mais, interrogé par l'AFP, a déclaré qu'il "ne veut pas s'exprimer à ce stade de la journée". Depuis que des cadres des Républicains ont confié qu'Alain Juppé serait aux côtés de François Fillon pour sa conférence de presse à midi, le doute plane sur une candidature d'Alain Juppé.

    Pénélope Fillon n'est pas en garde à vue

    10:57

    Une source judiciaire contactée par France Info dément l'information donnée par Mediapart, qui annonçait que Pénélope Fillon était en garde à vue ce matin. Aucune perquisition n'est en cours. La convocation de François Fillon et de Pénélope Fillon en vue d'une mise en examen est quant à elle confirmée de source judiciaire.

    10:54

    Patrick Stefanini aurait remis sa démission. Selon deux cadres des Républicains, le directeur de campagne de François Fillon aurait remis sa démission "mais elle n'a pas encore été acceptée".

    10:43

    Alain Juppé ne sera pas aux côtés de François Fillon ce midi. Selon Le Figaro, les proches de François Fillon seraient en réunion ce matin "pour examiner l'opportunité de poursuivre la campagne. Il y a débat". Parmi eux, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Gérard Longuet. Le candidat des Républicains aurait également eu Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au téléphone avant d'annuler sa visite au salon de l'agriculture. Quant à sa conférence de presse à midi, un cadre du parti a confié que François Fillon pourrait même faire sa déclaration aux côtés d'Alain Juppé. Finalement, Gilles Boyer, ex-conseiller de François Fillon, affirme qu'Alain Juppé ne sera pas aux côtés de François Fillon ce midi.

    10:33

    La réunion des parlementaires Les Républicains est annulée. Cette réunion devait avoir lieu ce matin à 11h30. Selon L'Obs, François Fillon aurait aussi annulé hier soir une réunion d'études d'opinion prévue ce matin.

    François Fillon convoqué par les juges

    10:00

    Le JDD, s'appuyant sur des sources proches du candidat, révèle que le candidat de la droite a reçu tôt dans la matinée une convocation par les juges d'instruction en charge de l'affaire Penelope Fillon. Le site du journal assure même que c'est cette convocation qui a déclenché l'annulation de sa venue au Salon de l'agriculture. L'ancien premier ministre de saurait toujours pas comment réagir : soit accepter de coopérer avec la justice, soit ne pas répondre à la convocation. Selon le journaliste du Parisien, Olivier Beaumont, François Fillon a convoqué ses avocats à son QG de campagne ce matin.

    09:40

    Dominique Bussereau minimise la portée de l'annulation de la visite de Fillon au Salon de l'agriculture. Pour ce proche du candidat à la présidentielle, qui ignore les raisons qui ont conduit au "report", "c'est inédit, mais ce n'est pas l'événement de l'année, ce n'est pas le Titanic, ce n'est pas un accident, c'est certainement un problème d'agenda politique". Interrogé sur BFM TV, il a ajouté : "C'est un problème d'emploi du temps".

    François Fillon tient une conférence de presse à midi

    09:30

    Le Sarthois a invité les médias à son QG de campagne, pour se justifier. Il est fort à parier qu'il ne se contentera pas d'avancer des contraintes d'agenda : il devrait donc faire une déclaration politique, qui pourrait se révéler un tournant de cette campagne présidentielle. Peut-il annoncer le retrait de sa candidature ?

    08:40

    Pour Henri Guaino, "la défaite de François Fillon est déjà consommée". Interrogé sur BFM TV, le député - lui-même en course pour cette présidentielle - estime que le candidat de la droite "ne peut plus faire campagne" et qu'il "ne pourrait pas gouverner s'il devenait président". "Ça fait des semaines qu'il ne parle plus aux Français", a-t-il ajouté, considérant qu'il "aurait dû se retirer" dès le mois de février. "Il rentre dans les meetings par la porte dérobée". Et assure désormais clairement incarner "un recours".

    François Fillon "reporte" sa visite au Salon de l'agriculture

    08:15

    Le candidat de la droite devait se rendre dans la matinée Porte de Versailles pour rencontrer les agriculteurs. Son équipe a fait publier un communiqué pour annoncer l'annulation de sa venue, sans donner d'explication ni même de nouvelle date. Comme le rapportent plusieurs médias depuis quelques jours, la campagne de François Fillon se complique, tant ses déplacements demandent un considérable effort de logistique. Sécurité, calcul des parcours, stratégie d'évitement pour anticiper débordements et rencontre directe avec des Français hostiles à sa candidature... Son staff de campagne s'inquiète désormais et se confie aux journalistes qui suivent sa campagne.

    28/02/17 -  23:23

    Les infos clés de l'élection présidentielle 2017 de ce mardi.

    • Manuel Valls s'engage à soutenir Benoît Hamon si ce dernier "bouge" sur sa ligne idéologique. L'ancien premier ministre et ses soutiens se sont engagés mardi soir à "jouer collectif" à condition que le candidat à l'élection présidentielle modifie sa ligne idéologique jugée trop radicale. Il a également demandé à ses soutiens de rester soudé et de ne pas se rallier à Emmanuel Macron.
    • Eva Joly a annoncé soutenir Benoît Hamon. Alors que le candidat du parti socialiste à la présidentielle de mai prochain n'est pas soutenu par Nicolas Hulot et Jean-Marie Le Guen, il a une nouvelle alliée avec Eva Joly. L'équipe de campagne de Benoît Hamon souhaite attirer d'autres écologistes. Eva Joly va peut-être ouvrir la voie ?
    • Marine Le Pen fait le plein au salon de l'Agriculture. Suivie par une horde de journalistes, la candidate du FN s'est rendue ce mardi au salon de l'Agriculture. Elle a rappelé son mécontentement face à la politique agricole commune qu'elle compte bien quitter si jamais elle est élue Présidente de la République fin mai prochain. Les nombreux agriculteurs qu'elle a croisés sur son chemin l'ont écouté. La plupart ont avoué voter pour elle par contestation et non par idéologie.

    DEBUT DU DIRECT - Suivez les 100 derniers jours avant la date de la présidentielle 2017

    11/01/17 -  10:02

    A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain, nous lançons un live au long cours sur l'actualité de la campagne. Suivez quotidiennement les principaux temps forts de cette élection présidentielle 2017 jusqu'aux résultats, le 7 mai 2017. Ce live sera enrichi mais aussi "nettoyé" tous les jours par la rédaction, afin de conserver les informations les plus récentes et les plus importantes du moment.

    PAGE SPÉCIALE - L'élection présidentielle 2017 s'annonce comme un scrutin des plus incertains. L'actuel chef de l'Etat, François Hollande, a décidé de renoncer. Le résultat de la primaire de la droite a abouti à la désignation surprise de François Fillon fin novembre et la  primaire de la gauche à celle de Benoît Hamon fin janvier. En trois mois à peine, ce sont tous les ténors (Juppé, Sarkozy, Valls, Hollande) qui ont été mis hors jeu. Dans ce contexte, le nom de Marine Le Pen est dans la bouche de tous les commentateurs. La patronne du Front national, officiellement candidate depuis le 8 février 2016, semble assurée de figurer au second tour. Au centre, Emmanuel Macron se veut le candidat du renouveau et a obtenu une alliance avec François Bayrou. A gauche, Jean-Luc Mélenchon croit toujours en ses chances.

    • Linternaute.com vous propose de faire le point sur l'élection, ses sondages, ses candidats et les principaux jalons de sa campagne.

    Date de l'élection présidentielle

    Les dates du premier tour et du second tour de l’élection présidentielle 2017 ont été dévoilées le mercredi 4 mai 2016, en Conseil des ministres. L'élection aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017. Les résultats de la présidentielle seront communiqués le soir même de chaque tour de scrutin, les dimanches 23 avril et 7 mai à 20 heures. On connaîtra alors le nom du président de la république pour les 5 prochaines années. Les dates des élections législatives ont aussi été communiquées : elles auront lieu dans la foulée de la présidentielle 2017, les 11 et 18 juin 2017. Les sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017.

    La règle, fixée par l'article 7 de la constitution, est claire : l'élection présidentielle doit avoir lieu au minimum 20 jours avant l'expiration du mandat du président de la République en fonction. L'élection peut être organisée jusqu'à 35 jours avant la fin du mandat. Le scrutin devant être organisé un dimanche (loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République et article L. 55 du code électoral) et le second tour "le quatorzième jour suivant le premier", seules une poignée de dates étaient envisageables.

    Candidats de l'élection présidentielle

    Les candidatures sont en train de s'affiner et, pour certaines, sont d'ores et déjà confirmées. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs 500 parrainages d'élus. La liste complète des candidats officiels sera publiée le 20 mars 2017 au Journal Officiel. Voici la liste des principaux candidats (par ordre alphabétique).


    EN IMAGES - Tous les candidats possibles, probables, déclarés 

    Candidats à la présidentielle 2017

    Candidat de la droite : François Fillon. Une primaire de la droite ouverte au centre a été organisée les 20 et 27 novembre 2016 et remportée par François Fillon. Ce dernier est depuis devenu le chef du parti Les Républicains selon les règles fixées. L'ancien Premier ministre s'est imposé de manière éclatante face à Nicolas Sarkozy, éliminé dès le premier tour, et Alain Juppé au second, avec respectivement 66,5% contre 33,5% des voix. Il est soutenu par l'UDI de Jean-Christophe Lagarde, mais en janvier, l'affaire Penelope Fillon est venue perturber sa campagne. Consulter le programme de François Fillon.

    Candidat de la gauche : Benoît Hamon. Une primaire à gauche a eu lieu, sans la participation du chef de l'Etat, François Hollande, les deux derniers week-ends de janvier 2017. Benoît Hamon a créé la surprise en remportant le scrutin, face notamment Arnaud Montebourg et à Manuel Valls par 58,7% des voix contre 41,3% au second tour. L'ancien ministre frondeur est ainsi devenu le candidat du PS et de ses alliés à la présidentielle. Il a reçu le 23 février le ralliement du candidat d'Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot, élu lui aussi lors de la primaire EELV Consulter le programme de Benoît Hamon.

    Candidate du FN : Marine Le Pen. La présidente du Front national s'est officiellement portée candidate le 8 février 2016 sur TF1. Elle est ainsi devenue le premier ténor à se lancer dans la bataille. La "dédiabolisation" du FN désormais acquise, les succès de son parti aux élections intermédiaires et les sondages lui permettent de viser une qualification au second tour. Consulter le programme de Marine Le Pen.

    Candidats du centre : Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, qui fut le conseiller de François Hollande à l'Elysée puis son ministre de l'Economie, s'est déclaré candidat à la présidentielle le mercredi 16 novembre 2016. Il a catégoriquement refusé de passer par la primaire de la gauche, malgré les appels insistants de Jean-Christophe Cambadélis. Candidat "anti-système" (entendez anti-parti), prônant le "ni gauche, ni droite", Emmanuel Macron a obtenu une offre d'alliance de François Bayrou le 22 février 2017. Consulter le programme d'Emmanuel Macron.

    Candidat du Front de gauche : Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon a pris tous ses adversaires et même ses partenaires par surprise en se déclarant officiellement candidat à la présidentielle le 10 février 2016 sur TF1. Après quelques soubresauts, il a obtenu le soutien du PCF, acté par les 50 000 militants communistes qui ont voté à 53,6% pour s'allier à "La France insoumise". Consulter le programme de Jean-Luc Mélenchon.

    Les autres candidats. Parmi les candidats potentiellement solides, on compte aussi l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, qui a confirmé le 8 décembre 2016 dans 20 Minutes qu'elle était candidate à la présidentielle elle aussi, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) qui s'est quant à elle déclarée candidate à la mi-mars 2016, Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) qui s'est de nouveau déclaré candidat à l'élection présidentielle à la mi-avril 2016, Nicolas Dupont-Aignan, ancien député UMP et fondateur de Debout la France, qui s'est lancé dans la course sur TF1 le 15 mars 2016, Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui a décidé de tirer un trait sur la primaire, faute de parrainages, et de se déclarer directement candidat à l'élection présidentielle le 9 septembre 2016, Philippe Poutou qui a de nouveau été désigné candidat par le NPA le 20 mars 2016 ou encore Rama Yade, ancienne membre du Parti radical et de l'UDI (dont elle a été exclue à la rentrée 2015), qui s'est déclarée candidate à l'élection présidentielle le 21 avril 2016.

    Plus d'une vingtaine d'autres "petits candidats" pourraient se lancer, avec parfois des chances minimes d'obtenir les 500 signatures nécessaires : François Asselineau (Union Populaire Républicaine), Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen), Stéphane Guyot (association “Les Citoyens du Vote Blanc”), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur de l’association "La Maison des citoyens" et du mouvement "Bleu Blanc Zèbre"), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Gérard Schivardi (Parti ouvrier indépendant) ou encore Christian Troadec (ancien porte-parole des Bonnets rouges et ancien maire de Carhaix, en Bretagne).

    Règles de l'élection présidentielle

    L'élection présidentielle est une élection au suffrage universel direct depuis 1965 en France. Cette date ne correspond cependant pas la première élection présidentielle de la Ve République, puisqu'en 1958, le Général de Gaulle était le dernier président de la République à être élu au suffrage indirect. Les articles 6, 7 et 58 de la Constitution française fixent les modalités de ce scrutin clé, détaillées par une loi de 1962, l'article LO-127 du code électoral et une loi d'avril 2011 abaissant à 18 ans l'âge minimum de candidature au lieu de 23 auparavant. Depuis 2000 et l'introduction du quinquennat, l'élection présidentielle élit le président de la République pour une durée de 5 ans contre 7 auparavant. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le président ne peut pas être élu plus de deux fois consécutivement.

    Dans les règles, l'élection présidentielle est une élection au "suffrage universel uninominal direct". Tous les électeurs de nationalité française, de plus de 18 ans, inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre de l'année précédant l'élection et jouissant de tous leurs droits civils et politiques sont invités à y participer. Les mêmes obligations s'imposent à ceux qui veulent être candidats. Mais de nombreuses autres règles s'imposent aussi à eux.

    Le financement de la campagne des candidats est limité. Il ne doit pas dépasser un plafond de 16,851 millions d'euros. Ces règles sont contrôlées par le Conseil constitutionnel (gestion des candidatures, publication de la liste des candidats, proclamation des résultats et de l'identité de l'élu le cas échéant au JO) et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (surveillance des comptes de campagne, validation du remboursement d'une partie des frais par l'Etat le cas échéant sous certaines conditions).

    Le temps de parole des candidats est aussi encadré par de nouvelles règles. Depuis le 1er février 2017, celui-ci est désormais décompté selon un "principe d'équité", c'est à dire que les chaines ne doivent plus attribuer un temps strictement égal à chaque candidat, mais "tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne". Par ailleurs, le CSA demande aux chaines de distinguer "temps de parole", correspondant aux interventions directes du candidat et de ses soutiens, et "temps d'antenne", correspondant à la simple apparition d'un candidat dans des séquences qui "ne lui sont pas explicitement défavorables". Trois périodes délimités sont censées mixer ces paramètres : du 1er février au 19 mars, c'est le principe d'équité qui prévaut pour les candidats "présumés" et leurs soutiens ; vient ensuite la période du 20 mars (date à laquelle la liste des candidats officiels est publiée) au 9 avril, pendant laquelle le même principe doit être appliqué, mais avec "des conditions de programmation comparables", autrement dit des tranches horaires semblables pour chaque candidat ; enfin, lors de la campagne officielle, du 10 avril au 22 avril, on pourra revenir au principe d'égalité. Ces nouvelles règles ont été instaurées par la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle précisée par une recommandation du CSA du 7 septembre 2016.

    Autre règle : les candidats doivent avoir obtenu 500 "parrainages" d'élus (maires) sur les deux tiers du territoire pour pouvoir se présenter. Une règle qui fera l'objet de plus de transparence pour l'élection. Une publication des parrainages des candidats sera mise en place en 2017, pour que les citoyens soient informés de l'éventuel soutien de leur maire à un candidat. Le Conseil constitutionnel publiera une liste complète et actualisée des parrainages de chaque candidat pour éviter les parrainages "fantômes". Auparavant seuls 500 parrainages étaient publiés. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs parrainages. La liste complète sera disponible le 20 mars.

    Dernière règle importante : les candidats doivent transmettre une déclaration de situation patrimoniale pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Jusqu’à présent, seul le patrimoine du candidat élu était rendu public à l’issue du scrutin. mais en octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a indiqué que toutes les déclarations de patrimoine des candidats seront désormais publiées avant le 1er tour par la Haute Autorité de la transparence de la vie publique.

    Résultat de la présidentielle

    C'est le candidat ayant obtenu la majorité absolue (50 % des voix ou plus) au premier tour qui remporte l'élection présidentielle. Si aucun candidat n'obtient cette majorité, une nouvelle élection est organisée à la majorité simple. Peuvent alors participer au second tour les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Le résultat de la présidentielle est proclamé par le Conseil constitutionnel avant communication des résultats par le ministère de l'Intérieur, mais les premières estimations des instituts de sondages sont autorisées à partir de 20 heures, quand l'ensemble des bureaux de vote ont été fermés à travers la France. Le but de cet embargo jusqu'à 20 heures : ne pas influencer les derniers votants qui pourraient modifier leur choix dans l'isoloir en fonction des premières estimations livrées.

    La règle concernant la publication des résultats de la présidentielle est de plus en plus mise à mal avec le développement d'Internet et des réseaux sociaux. Dès 18 heures, des estimations circulent donc dans les rédactions et fuitent parfois dans les médias étrangers, notamment en Belgique, sur des sites qui ne sont pas soumis à la législation française. Le résultat de la présidentielle 2012 avait fait l'objet de nombreux messages codés sur le réseau social Twitter. De quoi amener le législateur à réfléchir à de nouvelles règles ou à un horaire de fermeture commun des bureaux de vote. Début octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a ainsi indiqué que les bureaux de vote fermeront à 19 heures au lieu de 18 heures pour les précédents scrutin. une dérogation reste possible pour pousser le vote jusqu'à 20 heures, ce qui interdira toute communication concernant les résultats avant cette heure. 2 000 délégués seront désignés par le Conseil début février, parmi les magistrats judiciaires ou administratifs, pour contrôler le bon déroulement du vote.

    Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 était le suivant :

    PREMIER TOUR - François Hollande (PS) : 28,63 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 27,18 % ; Marine Le Pen (FN) : 17,90 % ; Jean-Luc Mélenchon (FG) : 11,10 % ; François Bayrou (MoDem) : 9,13 % ; Eva Joly (EELV) : 2,31 % ; Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : 1,79 % ; Philippe Poutou (NPA) : 1,15 % ; Nathalie Arthaud (LO) : 0,56 % ; Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) : 0,25 % ; Abstention : 20,52 %.

    SECOND TOUR - François Hollande (PS) : 51,64 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 48,36 % ; Abstention : 19,65 %.

    Par département

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