Election présidentielle 2017 : dates, candidats, sondages, résultat

PRESIDENTIELLE 2017 - L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017 (dates officielles). Avec des ténors refoulés aux primaires et un climat d'affaires pesant, le résultat de cette présidentielle est plus qu'incertain...

EN DIRECT - Suivez l'actualité de l'élection présidentielle 2017 avec les infos clés des dernières 24 heures et des points quotidiens sur les principaux temps forts de la campagne.

23:22

Les infos clés de l'élection présidentielle 2017 ce vendredi.

  • François Fillon se retrouve de nouveau au premier plan. Le Parquet national financier (PNF) a annoncé dans un communiqué vendredi soir qu'une information judiciaire a été ouverte. Si le candidat en meeting à Maisons-Alfort ne s'est pas exprimé sur le sujet, les avocats du couple Fillon ont quant à eux salué la décision du PNF.
  • Jean-Luc Mélenchon, après avoir affirmé être ouvert à la discussion pour un éventuel rapprochement des candidats de la gauche, aurait confié, selon France Info, lors de son entretien avec Pierre Laurent, qu'il ne "faut pas rêver, ça n'aura pas lieu".
  • Emmanuel Macron remonte dans les sondages suite à son alliance avec François Bayrou. Un ralliement salué par six Français sur 10. D'autres parts, le leader d'En Marche ! a précisé son programme économique ce vendredi dans une interview donnée aux Échos. Un programme qui n'a pas manqué de susciter les critiques. 
  • Marine Le Pen a quant à elle refusé d'être entendue par la police judiciaire dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. 
19:39

Une information judiciaire ouverte dans l'affaire Fillon. Après quelques jours de répit, le candidat de la droite à la présidentielle 2017 se retrouve de nouveau sur le devant de la scène. Selon le Parisien, le Parquet national financier (PNF) aurait ouvert une enquête judiciaire ce vendredi 24 février.

17:28

La présidente du MoDem Isère appelle à voter Fillon. L'alliance Bayrou-Macron ne semble pas du goût de tout le monde au MoDem. D'après Le Dauphiné, Michèle Cédrin, présidente du MoDem Isère, première adjointe au maire LR de Vienne et conseillère régionale dans la majorité de Laurent Wauquiez, conteste la décision du président de son parti : "François Bayrou a fait une offre d’alliance avec le candidat Emmanuel Macron, c’est une décision personnelle qui n’a pas fait l’objet d’une consultation ou d’un vote, et dont j’ai pris connaissance par la presse comme chacun des adhérents du parti. François Bayrou a donc fait un choix, ce n’est pas le mien, je n’y adhère pas. Il a pris ses responsabilités et je prendrai les miennes". Elle considère que ses propres rassemblements avec la droite "fonctionnent bien" et qu'elle est "favorable à des rassemblements de ce type quand ils sont préparés, et lorsque chacun y trouve sa place et lorsque les sensibilités de chacun sont compatibles". Elle reproche à Emmanuel Macron la situation économique de la France quand il était ministre et pense que le pays "a besoin d’un Président qui a de l’expérience, et qui a une envergure internationale et c’est le cas de François Fillon".

Mélenchon ne compterait pas se rallier à Hamon

17:03

Jean-Luc Mélenchon avait dit hier soir sur France 2 être "ouvert à la discussion" avec Benoît Hamon, mais aujourd'hui, la question d'un ralliement ne pose toujours en pointillé : "Non, faut pas rêver, ça n'aura pas lieu. D'ailleurs, personne ne le proposait", aurait-il même confié dans son rendez-vous avec Pierre Laurent, si l'on en croit les confidences de France Info. Le candidat de la France Insoumise aurait rappellé que "le premier qui a dit qu'il maintiendrait sa candidature jusqu'au bout, c'est Benoît Hamon, sondages ou pas, et je le comprends, je respecte ça. Les socialistes ont bien le droit d'avoir leur candidat".

15:45

Cazeneuve condamne le refus de Le Pen d'être entendue par la police judiciaire. Bernard Cazeneuve a affirmé à l'AFP que Marine Le Pen "ne peut se placer au-dessus des lois de la République" quand elle "prétend aux plus hautes responsabilités" : "Aucun responsable politique ne peut refuser, s'il est républicain, de déferrer aux convocations de la justice. Le respect de l'autorité de l'Etat et des institutions commence par cela".

15:19

Mélenchon et Laurent en désaccord sur Hamon. D'après Le Parisien, Jean-Luc Mélenchon et le communiste Pierre Laurent ont déjeuné ensemble ce midi, notamment pour parler d'un possible accord avec Benoît Hamon. Pierre Laurent pousserait le candidat de la France Insoumise à soutenir le socialiste, mais ce dernier ne semble pas de cet avis : "Il ne faut pas compter sur nous pour faire l'appoint d'une force politique qui a du mal à remonter sur le cheval". Jean-Luc Mélenchon dit de sa prochaine rencontre avec Benoît Hamon, dimanche ou lundi : "Je le fais avec bonne volonté. Ce ne serait pas compris qu'on n'ait pas cette démarche (...) Les gens ont besoin de comprendre" et préfère préciser qu'"il ne faut pas qu'on aille non plus ici ou là se faire trop d'illusions, je suis toujours le même homme, aussi exigeant". D'après France Info, Jean-Luc Mélenchon aurait ajouté : "Il ne faut pas trop compter sur nous pour une carabistouille à la sauce Verts-PS".

15:02

Les Vallsistes ignorés par Hamon. Philippe Doucet, député du Val-d'Oise et proche de Manuel Valls, a reproché ce matin au clan Hamon de ne pas impliquer les Vallsistes dans l'accord avec Yannick Jadot : "On voudrait bien participer à la campagne de Benoît Hamon encore faudrait-il être invité." Sur BFM TV, il rappelle que "15 000 électeurs ont voté à la primaire écologiste de Yannick Jadot et 800 000 ont voté pour Manuel Valls !"

14:34

Thierry Solère très critique du programme économique d'Emmanuel Macron. Le porte-parole de François Fillon a critiqué sur Radio Classique le programme économique d'Emmanuel Macron, qu'il décrit comme "un remède d'eau tiède". Thierry Solère a ajouté : "Avec les propositions que fait Emmanuel Macron, vous avez une garantie, il ne se passera rien". Il assure que le candidat d'En Marche! "ne fera pas 10% de ce qu'il annonce et quand bien même il ferait ce qu'il annonce, ça ne suffirait en rien à permettre le redressement de notre économie".

12:12

Le retrait de Jadot déçoit les écologistes. Suite à l'annonce hier soir du retrait de Yannick Jadot pour rejoindre Benoît Hamon, les militants et représentants d'Europe Ecologie Les Verts sont divisés, certains exprimant leur colère ou leur déception sur les réseaux sociaux. Ils reprochent au candidat d'avoir pris cette décision avant le vote militant.

Macron boosté par son alliance avec Bayrou

12:10

Sondages de l'élection présidentielle

Dernier sondage intentions de vote. Sondages "Rolling" quotidiens. Deux instituts de sondages, OpinionWay et Ifop, proposent depuis le début du mois de février une mesure en temps réel des intentions de vote pour livrer une photographie quotidienne de ce que pourraient être les résultats de la présidentielle. Dans les derniers pointages, Emmanuel Macron comme François Fillon confortent leurs positions de vainqueurs en cas de duel au second tour avec Marine Le Pen. Les sondages mesurent surtout un réel effet positif pour le leader d'En Marche ! après l'annonce d'une alliance entre son mouvement et le MoDem de François Bayrou.

Résultat du sondage "PrésiTrack" OpinionWay / Orpi pour Les Echos et Radio Classique (24 février 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 26% (=)
  • Emmanuel MACRON : 23% (+1)
  • François FILLON : 21% (=)
  • Benoît HAMON : 13%
  • Jean-Luc MELENCHON : 11%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%
  • Yannick JADOT : 2%
  • Nathalie ARTHAUD : 0%
  • Philippe POUTOU : 1%
Second tour (1) :
  • Emmanuel MACRON : 61% (+1)
  • Marine LE PEN : 39% (-1)
Second tour (2) :
  • François FILLON : 58% (=)
  • Marine LE PEN : 42% (=)

Résultat du sondage "Rolling" Ifop pour Paris Match, iTélé et Sud Radio (23 février 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 26,5% (=)
  • Emmanuel MACRON : 22,5% (+3)
  • François FILLON : 20,5% (+1,5)
  • Benoît HAMON : 13,5% 
  • Jean-Luc MELENCHON : 11%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 2%
  • Yannick JADOT : 2%
  • Philippe POUTOU : 1%
  • Nathalie ARTHAUD : 0,5% 
  • Jacques CHEMINADE : 0% 
Second tour :
  • Emmanuel MACRON : 61%
  • Marine LE PEN : 39%
Selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale, Marine Le Pen creuse l'écart avec Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle et le leader d'En Marche est talonné par un François Fillon qui a enrayé sa baisse des dernières semaines. Le sondage a été réalisé avant l'annonce de l'alliance avec François Bayrou. Voici les résultats.

Résultat du sondage BVA-Salesforce pour Orange et la presse régionale (23 février 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 27,5% (+2,5)
  • Emmanuel MACRON : 21% (-1)
  • François FILLON : 19% (-1)
  • Benoît HAMON : 17% 
  • Jean-Luc MELENCHON : 10,5%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 2%
  • Yannick JADOT : 2%
  • Philippe POUTOU : 0,5%
  • Nathalie ARTHAUD : 0,5% 
Second tour (1) :
  • Emmanuel MACRON : 61%
  • Marine LE PEN : 39%
Second tour (2) :
  • François FILLON : 55%
  • Marine LE PEN : 45%
Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions, Marine Le Pen arrive également en tête au premier tour, devant François Fillon, qui devance cette fois Emmanuel Macron. Le sondage a été réalisé avant l'annonce de l'alliance avec François Bayrou. Voici les résultats.

Résultat du sondage Harris Interactive pour France Télévisions (23 février 2017) :

Premier tour :
  • Marine LE PEN : 25% (+1)
  • François FILLON : 21% (+2)
  • Emmanuel MACRON : 20% (-1)
  • Benoît HAMON : 14% 
  • Jean-Luc MELENCHON : 13%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%
  • Yannick JADOT : 2%
  • Philippe POUTOU : 1%
  • Nathalie ARTHAUD : 1% 
  • Jacques CHEMINADE : 0% 
Second tour (1) :
  • François FILLON : 57%
  • Marine LE PEN : 43%
Second tour (2) :
  • Emmanuel MACRON : 60%
  • Marine LE PEN : 40%
11:55

Macron veut exonérer 80% des Français de la taxe d'habitation. Emmanuel Macron a annoncé ce matin sur RMC et BFM TV vouloir réduire l'impôt des classes populaires et moyennes de 10 milliards d'euros en cinq ans. Sa mesure phare : "dès 2019, quatre Français sur cinq ne paieront plus la taxe d'habitation. L'Etat remboursera entièrement auprès des communes leur manque à gagner, à l'euro près". Cette mesure concernera les 80% des Français les plus modestes, le candidat d'En Marche! considérant cet impôt comme "injuste" : "on paye beaucoup moins à Paris que dans le reste de la France, on paye souvent beaucoup plus quand on vit dans une commune pauvre que dans une commune riche".

11:34

Hamon consterné par le programme de Macron. Interrogé sur France 2 sur le programme d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon dit ressentir "une forme de consternation" et a vivement critiqué le candidat d'En Marche! sur ses propositions économiques : "Aujourd'hui Emmanuel Macron nous propose quoi? De supprimer des postes de fonctionnaires comme Nicolas Sarkozy ou comme François Fillon. Quelle originalité, quelle audace ! Si c'était ça l'audace ou la modernité en politique, pardon de le dire, on l'a connu il y a 20 ou 30 ans en Angleterre ou en Allemagne." Benoît Hamon estime que "ces objectifs appartiennent à une tradition politique qui a échoué".

Marine Le Pen refuse d'être entendue par la police judiciaire

10:46

Dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires au Front National, Marine Le Pen a été convoquée mercredi dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, qui souhaitait l'interroger dans le cadre d'une audition libre. Elle a répondu par courrier qu'elle ne se présenterait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu'aux élections législatives, les 11 et 18 juin. En tant que députée européenne, elle est protégée par l'immunité parlementaire et ne peut donc faire l'objet d'aucune mesure coercitive, contrairement à sa chef de cabinet Catherine Griset mise en examen pour recel d'abus de confiance. Marine Le Pen a ainsi expliqué sa décision à l'AFP : "Comme pendant les régionales, je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice."

10:23

Nicolas Dupont Aignan : "J'attaquerai TF1 en référé judiciaire et je gagnerai". Au micro de France Info ce matin, le président de Debout la France est revenu sur le débat organisé par TF1 pour lequel ne sont conviés que les 5 plus importants candidats. "J'ai écrit au CSA qui je pense va rappeler à l'ordre la chaîne. [....] C'est une rupture de la loi, de l'équité". Nicolas Dupont-Aignan considère qu'est en jeu le bon fonctionnement de la démocratie : "La sélection est arbitraire et repose sur les sondages, ceux qui sont au-dessus de 10%. Dans ces conditions, Benoît Hamon, qui était à 2% en juillet 2016, n'aurait pas pu participer au débat de la primaire de la gauche. François Fillon, qui était à 8%, n'aurait pas pu participer au débat des Républicains".

Emmanuel Macron : "Le fait que François Bayrou soit mon Premier ministre n'est pas à l'ordre du jour"

10:07

Durant la longue émission de BFM TV et de RMC qui lui était consacrée, le candidat d'En Marche a évacué le scénario d'un "ticket" avec le président du MoDem. "Je ne deviens pas François Bayrou et François Bayrou ne devient pas Emmanuel Macron", a-t-il ajouté, rappelant qu'il ne s'est "jamais engagé à donner le nom de (ses) ministres avant la fin de la campagne".

09:50

Selon un sondage Odoxa, 6 Français sur 10 considèrent que Bayrou a eu raison de s'allier à Macron. Dans le détail, 76% des sympathisants de gauche et 53% des sympathisants de droite saluent ce rapprochement, un taux qui chute à 46% pour les sympathisants du Front national. Selon les résultats de cette enquête, 54% des Français jugent François Bayrou courageux, 55% estiment qu'il "pense avant tout à l'intérêt de la France" et 61% qu'il "a des convictions profondes".

Macron veut exclure des assurances chômage ceux qui refuseront deux "offres d'emplois décentes"

09:45

"Dans votre région, telle ou telle offre d'emploi dans votre métier est vacante, vous pouvez refuser une offre, pas la deuxième si elle est décente. Si vous la refusez, vous sortez du système. Par contre, s'il y a une crise dans votre métier, qu'il n'embauche plus, on doit vous former à un autre métier", a précisé le candidat d'En Marche! au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. Il rappelle pour autant qu'il considère que "le chômage, c'est un risque social, vous n'y êtes pour rien", et que dans le modèle qu'il propose (extension de l'assurance chômage à l'ensemble des actifs, financé par l'impôt) "tout le monde est protégé, y compris les paysans, les artisans, les entrepreneurs".

Jadot explicite son accord avec Hamon pour la présidentielle et les législatives

09:30

"Mon ambition, c'est qu'il y ait un candidat écologiste. Benoît Hamon reprend le meilleur de l'écologie, le meilleur du socialisme et il s'inscrit dans les bouleversements du XXIe siècle" a-t-il indiqué au micro de RTL. Il a notamment confirmé que les négociations ont été difficiles en interne - négociations qui l'ont contraint à annuler sa présence à notre émission : "Sur les circonscriptions, j'ai plié le bras d'un certain nombre de mes camarades", a-t-il dit, assurant que "Cécile Duflot, comme tous les (députés) sortants, sera protégée". Au total, Yannick Jadot a obtenu 43 circonscriptions. Sur le fond, "on sort de Notre-Dame-des-Landes, on sort du nucléaire en vingt-cinq ans, on va faire la proportionnelle qu'on applique aux élections régionales", s'est réjoui Yannick Jadot, appelant lui-aussi "Jean-Luc" à une alliance avec lui et Benoît Hamon.

08:50

Benoît Hamon accepte de rencontrer Jean-Luc Mélenchon dimanche ou lundi. Le socialiste, invité sur France 2 ce vendredi matin, a répondu favorablement à l'invitation du leader de La France insoumis. "L'unité de la gauche est une des conditions indispensables pour que nous soyons au second tour. [...] Je lui propose de discuter à quelques uns dont Yannick Jadot", a-t-il précisé. Benoît Hamon a très rapidement sous-entendu que l'union qu'il appelle de ses voeux se ferait autour de lui : "Je suis prêt à l'incarner, car je suis le plus en position de l'emporter". Et d'ajouter : "Ma candidature, elle dépasse les appareils".

08:40

Jean-Luc Mélenchon rencontre Pierre Laurent à la mi-journée. Les deux hommes forts, respectivement, de la France Insoumise et du Parti communiste français doivent discuter vers 13 heures de leur alliance pour la présidentielle. Les échanges risquent d'être plus tendus lorsque sera abordé le sujet des législatives. Sur ce point, le PCF est ouvert à la négociation avec les socialistes...

Emmanuel Macron s'engage à supprimer 120 000 fonctionnaires

08:20

Dans une interview aux Echos, le candidat d'En Marche! a précisé son programme économique en donnant les grands axes et le cadrage budgétaire. Il s'engage à réduire la dépense publique française de 60 milliards et promet dans le même temps un plan d'investissement public de 50 milliards d'euros, d'abord à destination des jeunes. "Je vise d’abord 25 milliards d’économies sur la sphère sociale. Cela passe par 15 milliards sur l’Assurance-maladie, avec une progression des dépenses contenue à 2,3 % par an", annonce-t-il. "Je réaliserai 10 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance-chômage grâce aux réformes structurelles. Le taux de chômage peut raisonnablement atteindre 7 % en 2022". L'ancien ministre de l'économie prévoit une réduction du nombre de fonctionnaires de près de 25 000 agents par an pendant 5 ans, par non renouvellement des départs, dont les deux-tiers dans les collectivités locales.

Yannick Jadot annonce son ralliement à Benoît Hamon

23/02/17 -  20:16

"Ce soir, je retire ma candidature à l'élection présidentielle pour participer à une grande aventure", a déclaré Yannick Jadot invité au 20 Heures de France 2. Le désormais ex-candidat d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle 2017 a fait part de l'accord qui a été passé ce jeudi après-midi aux alentours de 17h30 avec le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon. Le leader d'EELV n'a pas manqué de lancer un appel à Jean-Luc Mélenchon : "Jean-Luc [Mélenchon], dans cet accord, il y a tout ce que tu défends. Nous avons la responsabilité de porter une incroyable espérance dans notre pays."

Bayrou et Macron affichent leur union

23/02/17 -  18:28

"Cette alliance, c'est aussi la condition d'un renouvellement de la vie politique". Emmanuel Macron et François Bayrou se sont rencontrés cet après-midi au restaurant Monsieur Bleu, suite à l'offre d'alliance proposée par le président du MoDem hier. Le candidat d'En Marche! a commencé par remercier François Bayrou pour sa décision : "Cette prise de décision n'est pas mince sur le plan historique, ni politique". François Bayrou a expliqué qu'"il y a des moments où l'on est obligé de dépasser ses préférences, ses habitudes". De quoi ont-ils discuté cet après-midi ? "Nous avons, pendant un peu plus d'une heure, parlé du fond. Je présenterai ce projet la semaine prochaine." annonce Emmanuel Macron.

Macron accepte l'offre d'alliance de Bayrou

22/02/17 -  17:57

Emmanuel Macron a déclaré à l'AFP qu'il "accepte l'alliance proposée par François Bayrou", qu'il considère comme "un tournant dans la campagne présidentielle". Le candidat d'En Marche! a ajouté qu'il rencontrerait François Bayrou dès jeudi.

François Bayrou ne se présente pas à la présidentielle et fait une "offre d'alliance" à Macron

22/02/17 -  17:00

Sa candidature semblait presque certaine, mais François Bayrou ne se présente finalement pas aux élections présidentielles de 2017. Durant la conférence de presse qu'il a tenue cet après-midi, il explique vouloir s'allier à Emmanuel Macron : "En faisant cette offre d'alliance, c'est cette nécessité du rassemblement que j'ai à l'esprit. Je suis heureux de pouvoir montrer autrement que par des mots que l'heure exige de dépasser nos intérêts personnels et partisans pour construire l'avenir de la France." Il a cependant posé plusieurs conditions à cette alliance et compte rencontrer Macron dans les heures qui viennent.

 

Deux anciens assistants parlementaires de Marine Le Pen mis en garde à vue

22/02/17 -  11:40

Les policiers de l’Office anticorruption auditionnent en ce moment le garde du corps et la cheffe de cabinet de la présidente du FN, selon les informations de l'AFP. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité du travail effectué par ces deux proches de Marine Le Pen comme collaborateurs au Parlement européen. Cette audition intervient dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. Thierry Légier et Catherine Griset sont maintenant en garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures. A terme, ils pourraient soit repartir sans être poursuivis, soit être mis en examen.

François Rugy annonce son soutien à Emmanuel Macron

22/02/17 -  08:30

L'écologiste de la primaire de la droite a clairement fait savoir sur France Info que le candidat d'En Marche! était plus à même de faire gagner la gauche et la ligne social-libérale qu'il incarne. Le député de Loire-Atlantique va donc contre les règles de la primaire de la Belle alliance populaire, puisque tous les candidats s'étaient engagés, en cas de défaite, à soutenir le gagnant. François de Rugy refuse de soutenir Benoît Hamon. Par ailleurs, l'élu a fait savoir qu'il se présenterait aux législatives en juin avec l'étiquette d'En marche!

DEBUT DU DIRECT - Suivez les 100 derniers jours avant la date de la présidentielle 2017

11/01/17 -  10:02

A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain, nous lançons un live au long cours sur l'actualité de la campagne. Suivez quotidiennement les principaux temps forts de cette élection présidentielle 2017 jusqu'aux résultats, le 7 mai 2017. Ce live sera enrichi mais aussi "nettoyé" tous les jours par la rédaction, afin de conserver les informations les plus récentes et les plus importantes du moment.

PAGE SPÉCIALE - L'élection présidentielle 2017 s'annonce comme un scrutin des plus incertains. L'actuel chef de l'Etat, François Hollande, a décidé de renoncer. Le résultat de la primaire de la droite a abouti à la désignation surprise de François Fillon fin novembre et la  primaire de la gauche à celle de Benoît Hamon fin janvier. En trois mois à peine, ce sont tous les ténors (Juppé, Sarkozy, Valls, Hollande) qui ont été mis hors jeu. Dans ce contexte, le nom de Marine Le Pen est dans la bouche de tous les commentateurs. La patronne du Front national, officiellement candidate depuis le 8 février 2016, semble assurée de figurer au second tour. Au centre, Emmanuel Macron se veut le candidat du renouveau et a obtenu une alliance avec François Bayrou. A gauche, Jean-Luc Mélenchon croit toujours en ses chances.

  • Linternaute.com vous propose de faire le point sur l'élection, ses sondages, ses candidats et les principaux jalons de sa campagne.

Date de l'élection présidentielle

Les dates du premier tour et du second tour de l’élection présidentielle 2017 ont été dévoilées le mercredi 4 mai 2016, en Conseil des ministres. L'élection aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017. Les résultats de la présidentielle seront communiqués le soir même de chaque tour de scrutin, les dimanches 23 avril et 7 mai à 20 heures. On connaîtra alors le nom du président de la république pour les 5 prochaines années. Les dates des élections législatives ont aussi été communiquées : elles auront lieu dans la foulée de la présidentielle 2017, les 11 et 18 juin 2017. Les sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017.

La règle, fixée par l'article 7 de la constitution, est claire : l'élection présidentielle doit avoir lieu au minimum 20 jours avant l'expiration du mandat du président de la République en fonction. L'élection peut être organisée jusqu'à 35 jours avant la fin du mandat. Le scrutin devant être organisé un dimanche (loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République et article L. 55 du code électoral) et le second tour "le quatorzième jour suivant le premier", seules une poignée de dates étaient envisageables.

Candidats de l'élection présidentielle

Les candidatures sont en train de s'affiner et, pour certaines, sont d'ores et déjà confirmées. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs 500 parrainages d'élus. La liste complète des candidats officiels sera publiée le 20 mars 2017 au Journal Officiel. Voici la liste des principaux candidats (par ordre alphabétique).


EN IMAGES - Tous les candidats possibles, probables, déclarés 

Candidats à la présidentielle 2017

Candidat de la droite : François Fillon. Une primaire de la droite ouverte au centre a été organisée les 20 et 27 novembre 2016 et remportée par François Fillon. Ce dernier est depuis devenu le chef du parti Les Républicains selon les règles fixées. L'ancien Premier ministre s'est imposé de manière éclatante face à Nicolas Sarkozy, éliminé dès le premier tour, et Alain Juppé au second, avec respectivement 66,5% contre 33,5% des voix. Il est soutenu par l'UDI de Jean-Christophe Lagarde, mais en janvier, l'affaire Penelope Fillon est venue perturber sa campagne. Consulter le programme de François Fillon.

Candidat de la gauche : Benoît Hamon. Une primaire à gauche a eu lieu, sans la participation du chef de l'Etat, François Hollande, les deux derniers week-ends de janvier 2017. Benoît Hamon a créé la surprise en remportant le scrutin, face notamment Arnaud Montebourg et à Manuel Valls par 58,7% des voix contre 41,3% au second tour. L'ancien ministre frondeur est ainsi devenu le candidat du PS et de ses alliés à la présidentielle. Il a reçu le 23 février le ralliement du candidat d'Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot, élu lui aussi lors de la primaire EELV Consulter le programme de Benoît Hamon.

Candidate du FN : Marine Le Pen. La présidente du Front national s'est officiellement portée candidate le 8 février 2016 sur TF1. Elle est ainsi devenue le premier ténor à se lancer dans la bataille. La "dédiabolisation" du FN désormais acquise, les succès de son parti aux élections intermédiaires et les sondages lui permettent de viser une qualification au second tour. Consulter le programme de Marine Le Pen.

Candidats du centre : Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, qui fut le conseiller de François Hollande à l'Elysée puis son ministre de l'Economie, s'est déclaré candidat à la présidentielle le mercredi 16 novembre 2016. Il a catégoriquement refusé de passer par la primaire de la gauche, malgré les appels insistants de Jean-Christophe Cambadélis. Candidat "anti-système" (entendez anti-parti), prônant le "ni gauche, ni droite", Emmanuel Macron a obtenu une offre d'alliance de François Bayrou le 22 février 2017. Consulter le programme d'Emmanuel Macron.

Candidat du Front de gauche : Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon a pris tous ses adversaires et même ses partenaires par surprise en se déclarant officiellement candidat à la présidentielle le 10 février 2016 sur TF1. Après quelques soubresauts, il a obtenu le soutien du PCF, acté par les 50 000 militants communistes qui ont voté à 53,6% pour s'allier à "La France insoumise". Consulter le programme de Jean-Luc Mélenchon.

Les autres candidats. Parmi les candidats potentiellement solides, on compte aussi l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, qui a confirmé le 8 décembre 2016 dans 20 Minutes qu'elle était candidate à la présidentielle elle aussi, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) qui s'est quant à elle déclarée candidate à la mi-mars 2016, Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) qui s'est de nouveau déclaré candidat à l'élection présidentielle à la mi-avril 2016, Nicolas Dupont-Aignan, ancien député UMP et fondateur de Debout la France, qui s'est lancé dans la course sur TF1 le 15 mars 2016, Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui a décidé de tirer un trait sur la primaire, faute de parrainages, et de se déclarer directement candidat à l'élection présidentielle le 9 septembre 2016, Philippe Poutou qui a de nouveau été désigné candidat par le NPA le 20 mars 2016 ou encore Rama Yade, ancienne membre du Parti radical et de l'UDI (dont elle a été exclue à la rentrée 2015), qui s'est déclarée candidate à l'élection présidentielle le 21 avril 2016.

Plus d'une vingtaine d'autres "petits candidats" pourraient se lancer, avec parfois des chances minimes d'obtenir les 500 signatures nécessaires : François Asselineau (Union Populaire Républicaine), Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen), Stéphane Guyot (association “Les Citoyens du Vote Blanc”), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur de l’association "La Maison des citoyens" et du mouvement "Bleu Blanc Zèbre"), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (Mouvement des progressistes), Gérard Schivardi (Parti ouvrier indépendant) ou encore Christian Troadec (ancien porte-parole des Bonnets rouges et ancien maire de Carhaix, en Bretagne).

Règles de l'élection présidentielle

L'élection présidentielle est une élection au suffrage universel direct depuis 1965 en France. Cette date ne correspond cependant pas la première élection présidentielle de la Ve République, puisqu'en 1958, le Général de Gaulle était le dernier président de la République à être élu au suffrage indirect. Les articles 6, 7 et 58 de la Constitution française fixent les modalités de ce scrutin clé, détaillées par une loi de 1962, l'article LO-127 du code électoral et une loi d'avril 2011 abaissant à 18 ans l'âge minimum de candidature au lieu de 23 auparavant. Depuis 2000 et l'introduction du quinquennat, l'élection présidentielle élit le président de la République pour une durée de 5 ans contre 7 auparavant. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le président ne peut pas être élu plus de deux fois consécutivement.

Dans les règles, l'élection présidentielle est une élection au "suffrage universel uninominal direct". Tous les électeurs de nationalité française, de plus de 18 ans, inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre de l'année précédant l'élection et jouissant de tous leurs droits civils et politiques sont invités à y participer. Les mêmes obligations s'imposent à ceux qui veulent être candidats. Mais de nombreuses autres règles s'imposent aussi à eux.

Le financement de la campagne des candidats est limité. Il ne doit pas dépasser un plafond de 16,851 millions d'euros. Ces règles sont contrôlées par le Conseil constitutionnel (gestion des candidatures, publication de la liste des candidats, proclamation des résultats et de l'identité de l'élu le cas échéant au JO) et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (surveillance des comptes de campagne, validation du remboursement d'une partie des frais par l'Etat le cas échéant sous certaines conditions).

Le temps de parole des candidats est aussi encadré par de nouvelles règles. Depuis le 1er février 2017, celui-ci est désormais décompté selon un "principe d'équité", c'est à dire que les chaines ne doivent plus attribuer un temps strictement égal à chaque candidat, mais "tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne". Par ailleurs, le CSA demande aux chaines de distinguer "temps de parole", correspondant aux interventions directes du candidat et de ses soutiens, et "temps d'antenne", correspondant à la simple apparition d'un candidat dans des séquences qui "ne lui sont pas explicitement défavorables". Trois périodes délimités sont censées mixer ces paramètres : du 1er février au 19 mars, c'est le principe d'équité qui prévaut pour les candidats "présumés" et leurs soutiens ; vient ensuite la période du 20 mars (date à laquelle la liste des candidats officiels est publiée) au 9 avril, pendant laquelle le même principe doit être appliqué, mais avec "des conditions de programmation comparables", autrement dit des tranches horaires semblables pour chaque candidat ; enfin, lors de la campagne officielle, du 10 avril au 22 avril, on pourra revenir au principe d'égalité. Ces nouvelles règles ont été instaurées par la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle précisée par une recommandation du CSA du 7 septembre 2016.

Autre règle : les candidats doivent avoir obtenu 500 "parrainages" d'élus (maires) sur les deux tiers du territoire pour pouvoir se présenter. Une règle qui fera l'objet de plus de transparence pour l'élection. Une publication des parrainages des candidats sera mise en place en 2017, pour que les citoyens soient informés de l'éventuel soutien de leur maire à un candidat. Le Conseil constitutionnel publiera une liste complète et actualisée des parrainages de chaque candidat pour éviter les parrainages "fantômes". Auparavant seuls 500 parrainages étaient publiés. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs parrainages. La liste complète sera disponible le 20 mars.

Dernière règle importante : les candidats doivent transmettre une déclaration de situation patrimoniale pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Jusqu’à présent, seul le patrimoine du candidat élu était rendu public à l’issue du scrutin. mais en octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a indiqué que toutes les déclarations de patrimoine des candidats seront désormais publiées avant le 1er tour par la Haute Autorité de la transparence de la vie publique.

Résultat de la présidentielle

C'est le candidat ayant obtenu la majorité absolue (50 % des voix ou plus) au premier tour qui remporte l'élection présidentielle. Si aucun candidat n'obtient cette majorité, une nouvelle élection est organisée à la majorité simple. Peuvent alors participer au second tour les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Le résultat de la présidentielle est proclamé par le Conseil constitutionnel avant communication des résultats par le ministère de l'Intérieur, mais les premières estimations des instituts de sondages sont autorisées à partir de 20 heures, quand l'ensemble des bureaux de vote ont été fermés à travers la France. Le but de cet embargo jusqu'à 20 heures : ne pas influencer les derniers votants qui pourraient modifier leur choix dans l'isoloir en fonction des premières estimations livrées.

La règle concernant la publication des résultats de la présidentielle est de plus en plus mise à mal avec le développement d'Internet et des réseaux sociaux. Dès 18 heures, des estimations circulent donc dans les rédactions et fuitent parfois dans les médias étrangers, notamment en Belgique, sur des sites qui ne sont pas soumis à la législation française. Le résultat de la présidentielle 2012 avait fait l'objet de nombreux messages codés sur le réseau social Twitter. De quoi amener le législateur à réfléchir à de nouvelles règles ou à un horaire de fermeture commun des bureaux de vote. Début octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a ainsi indiqué que les bureaux de vote fermeront à 19 heures au lieu de 18 heures pour les précédents scrutin. une dérogation reste possible pour pousser le vote jusqu'à 20 heures, ce qui interdira toute communication concernant les résultats avant cette heure. 2 000 délégués seront désignés par le Conseil début février, parmi les magistrats judiciaires ou administratifs, pour contrôler le bon déroulement du vote.

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 était le suivant :

PREMIER TOUR - François Hollande (PS) : 28,63 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 27,18 % ; Marine Le Pen (FN) : 17,90 % ; Jean-Luc Mélenchon (FG) : 11,10 % ; François Bayrou (MoDem) : 9,13 % ; Eva Joly (EELV) : 2,31 % ; Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : 1,79 % ; Philippe Poutou (NPA) : 1,15 % ; Nathalie Arthaud (LO) : 0,56 % ; Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) : 0,25 % ; Abstention : 20,52 %.

SECOND TOUR - François Hollande (PS) : 51,64 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 48,36 % ; Abstention : 19,65 %.

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