Un édulcorant qui déchaîne les passions

L'aspartame est 200 fois plus sucré que le saccharose. © IStockphoto/Thinkstock

La découverte de cet édulcorant de synthèse est vraiment le fruit du hasard. En 1965, le chimiste J.Schlatter travaille pour la société Serale afin de mettre au point un médicament antiulcéreux composé d'acides aminés. Pour le synthétiser, l'aspartame est nécessaire. Il joue le rôle d'intermédiaire. En léchant son doigt pour tourner une page de livre, le chimiste découvre que l'aspartame présent a un goût sucré.

Composés de la L-phénylalanine et de l'acide L-aspartique, l'aspartame ne devrait pas avoir ce goût sucré, et pourtant. Sa configuration est l'unique responsable ; elle active en nombre les papilles de la langue responsables du "sucré" donnant ainsi une connotation de sucre plus appuyée que celle du saccharose.

Sa commercialisation est encore sujette à la controverse. Son innocuité est mise en doute. Le Comité scientifique sur l'alimentation de la Commission européenne n'a trouvé aucune preuve tangible pour confirmer les effets secondaires de cette molécule.