Les défaites aussi mythiques que des victoires Raymond Poulidor : l'éternel second du Tour de France

raymond poulidor, le chouchou des français.
Raymond Poulidor, le chouchou des Français. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine

C'est bien connu : en France, on préfère les éternels seconds aux vainqueurs... (enfin sauf quand ce sont des Français qui gagnent, comme lors de la Coupe du monde 98).

Raymond Poulidor en est l'illustration parfaite. Ses défaites font partie de la légende du sport français.

"Poupou" a été cycliste professionnel entre 1960 et 1977, au sein de l'équipe Cycles Mercier. Il aura connu deux grands "ennemis" : Jacques Anquetil jusqu'en 1969, puis Eddy Merckx dans la seconde partie de sa carrière.

Le point d'orgue de la rivalité entre Poulidor et Anquetil intervient dans le Tour de France 1964 : au coude à coude dans le Puy de Dôme, le cycliste originaire de la Creuse échoue pour 14 secondes et rate le maillot jaune. Ne reste qu'une seule étape derrière : un contre-la-montre, dans lequel Anquetil reprend encore de l'avance...

Au cours de sa carrière, Raymond Poulidor gagnera 189 courses dont Milan-San-Remo, le Tour d'Espagne, la Flèche Wallonne ou Paris-Nice. Pourtant classé n°1 mondial (en 1964), il ne remportera jamais la Grande Boucle en 14 participations. Pire : ce cycliste de classe ne portera jamais le maillot jaune ! En cause selon les partisans de "Poupou" : des chutes et crevaisons en 1964, la bonne résistance imprévue de Gimondi (alors maillot jaune) dans le Ventoux en 1965 (grâce notamment à l'aide de Anglade), et l'abandon de Poulidor en 1968 lorsque, sur l'étape Font-Romeu-Albi, il heurte un motard et se blesse à la tête. La victoire lui était pourtant promise...