Un joyau de l’art roman***
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Chevet de la basilique Saint-Sernin
Photo L'Internaute / Carole Pausé
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Qu’on le comprenne toute de suite, la basilique Saint-Sernin est
un édifice majeur à plus d’un titre. Etape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle abrite de nombreuses reliques. De plus, son architecture et ses sculptures romanes ont fait école dans toute la région.
La basilique tire tout d’abord son nom de Saint-Saturnin, le premier évêque et martyr de Toulouse (IIIème siècle). La grande popularité du saint conduisit à construire une première basilique au-dessus de la sépulture dudit saint pour accueillir les nombreux pèlerins.
Histoire
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Détail du Christ en majesté
Photo L'Internaute / Carole Pausé
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La basilique actuelle date du XIème siècle, bien que la construction se poursuivit tout au long des siècles suivants.
L’exceptionnelle harmonie du bâtiment tient au fait que les architectes successifs se conformèrent aux plans initiaux.
Les plans de la basilique reflètent
deux réalités religieuses importantes : les pèlerinages et le culte des reliques. Au Moyen-Age, on attachait beaucoup d’importance à la vénération des reliques et aux pèlerinages, pensant qu’ils étaient le moyen d’expier ses péchés et d’obtenir le salut. Aussi, le large déambulatoire et les doubles collatéraux devaient permettre aux croyants de circuler facilement lors de processions.
L’édifice est composé pour moitié de pierre et de brique. Le premier matériau étant cher, la brique a été utilisée pour les parties de l’édifice. Ses dimensions (longue de 115 m et large de 64 m) lui confèrent le titre de
plus grande église romane du monde !Autrefois, une abbaye et un cloître jouxtaient l’édifice. Ils furent détruits au début du XIXème siècle. Des campagnes de restauration, une menée par Viollet-le-Duc en 1855 puis une en 1968 et 1998, ont permis de conserver la basilique sous ses plus beaux atours.
VisiteTout d’abord, étudions l’extérieur de la basilique. Sa façade qui comprend un double portail, annonce déjà la grandeur de l’édifice. Empressez-vous de faire le tour de celui-ci. Son clocher octogonal lui donne un côté très méridional. On tombe en admiration devant
le chevet. Ses cinq chapelles, dont les proportions augmentent de l’une à l’autre, créent un échelonnement harmonieux. Coiffées du clocher, elles ressemblent presque à des marches à gravir pour rejoindre le Paradis.
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Déambulatoire
Photo L'Internaute / Carole Pausé
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En contournant l’édifice, vous passerez devant la
Porte des Comtes, qui par ses corniches, évoque le style de l’Antiquité. Son programme décoratif évoque les châtiments liés aux péchés. Juste à côté ont été déposés deux sarcophages paléochrétiens. Du côté sud, vous passerez devant la
porte Miègeville. Sur son tympan a été sculptée l’Ascension de Jésus-Christ. On y voit deux anges aidant le Christ à monter aux cieux tandis que les apôtres lèvent les yeux vers le ciel. Deux statues encadrent la porte : du côté droit Saint-Pierre qui bénit de la main droite, et du côté gauche, l'apôtre Jacques le Majeur qui porte un livre, symbole de l’enseignement de Jésus-Christ, et faisant référence au pèlerinage à Compostelle. Les chapiteaux figurent des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. On peut voir entre autres Adam et Eve chassés du Paradis, l’Annonciation et la Visitation, le massacre des saints Innocents.
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En savoir plus
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- Nom du site : Basilique Saint-Sernin
- Lieu : Place Saint Sernin - 31 000 Toulouse
- Ouvert : - d'octobre à juin : de 8h30 à 11h45 et de 14h à 17h45 pendant la semaine ;
de 8h30 à 12h30 et de 14h à 19h30 le dimanche
- de juillet à septembre : de 8h30 à 18h15 pendant la semaine, de 8h30 à 19h30 le dimanche
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A savoir : Déambulatoire et cryptes :
Visite d'octobre à juin : de 10h à 11h30 et de 14h30 à 17h pendant la semaine,
de 14h30 à 17h le dimanche ;
de juillet à septembre de 10h à 18h pendant la semaine et de 12h30 à 18h le dimanche.
Tarif : 2 euros. Gratuit pour les moins de 15 ans.
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En pénétrant dans la basilique, on constate la hauteur de l’église. Les doubles collatéraux, qui encadrent la nef, lui confèrent une stabilité et solidité indispensables compte tenu des dimensions de l’édifice. Dans le chœur à la décoration baroque, notre regard est tout de suite attiré par l’imposant baldaquin, sous lequel se trouve
le tombeau de Saint Saturnin. Dans le transept, on peut encore voir des peintures romanes ainsi qu’un moulage de l’autel roman consacré en 1096 par le pape Urbain II.
On accède ensuite au déambulatoire, appelé le «
Tour des Corps Saints » en raison des nombreuses reliques qu’il abrite. Dans les chapelles, des coffrets richement décorés renferment les ossements ou objets personnels d’un saint. Des statues en bois polychrome et un autel de Viollet-le-Duc se trouvent dans la chapelle d’axe dédiée au Saint Esprit. Dans le mur circulaire de la crypte, ne manquez pas les
sept bas-reliefs de marbre de la fin du XIème siècle, réalisés dans un étonnant style d’ivoire carolingien. Un Christ en majesté est entouré d’anges et d’apôtres.
Enfin, dans la pénombre de la crypte supérieure, on peut voir le reliquaire de Saint-Saturnin et la châsse de Saint-Honoré en cuivre argenté. Des châsses d’autres apôtres, de Saint-Gilles, le reliquaire de la Sainte Epine et quelques pièces d’orfèvrerie sont exposés dans la crypte inférieure.