Mis à jour le 

Église des Jacobins de Toulouse

Église des Jacobins de Toulouse Photo : Bing Maps

Un voyage à : Église des Jacobins de Toulouse

Église des Jacobins de Toulouse sur nos forums
Il faut savoir pour commencer que c'est à Toulouse qu'a été fondé par Saint-Dominique l'ordre des Frères prêcheurs en 1215. Il sera ensuite appelé dominicain puis jacobin en référence au couvent dominicain situé rue Saint-Jacques à Paris.

En 1230, les frères dominicains font construire au XIIIe siècle une église en brique. Un architecte de génie, dont l'Histoire n'a pas retenu le nom, fait reposer le plafond de l'abside sur un unique pilier de 22 mètres, appelé « palmier », créant ainsi une voûte étoilée. Dans les siècles suivants, aux XIIIe et XIVe siècles, on lui ajouta un cloître, un réfectoire, une salle capitulaire et une chapelle dédiée à Saint-Antonin.

Un événement important se produisit en 1369. Le pape Urbain V, qui avait entendu parler de la beauté de l'édifice, demanda aux dominicains de veiller sur les reliques de Saint-Thomas d'Aquin.

Sous la Révolution française, le couvent des Jacobins est abandonné par les dominicains en raison de l'interdiction de leur ordre. Il est ensuite utilisé comme caserne puis comme écurie. Au XIXe siècle, la ville récupère le bâtiment qui devient le lycée Pierre-de-Fermat. C'est grâce à d'importants travaux de rénovation menés de 1920 à 1974 que l'église a retrouvé toute sa splendeur.

Visite de l'église des Jacobins
Considérée comme un chef d’œuvre de l'art gothique languedocien, l'église a une allure imposante avec ses contreforts massifs qui alternent avec des arcs surmontés d'oculi. Vierge de toute sculpture et décoration, elle possède seulement quelques gargouilles. Celle-ci devait refléter les règles de l'Ordre des frères prêcheurs : simplicité et discrétion. Son clocher octogonal, construit entre 1275 et 1298, rappelle celui de la basilique Saint-Sernin. Sa flèche, dont l'originale fut détruite à la Révolution de 1789, se dresse à 45 m de haut.

L'intérieur est à l'opposé de la sensation éprouvée à l'extérieur. Ici c'est la légèreté et l'unité qui priment. Les architectes ont enlevé les collatéraux, le transept et le déambulatoire. Ainsi on pénètre dans un vaste espace séparé en deux par une rangée de colonnes. Ces dernières maintiennent le plafond qui s'envole à une vingtaine de mètres au-dessus de nos têtes. Au fond, dans l'abside, on peut voir le fameux pilier « palmier » d'où partent 22 nervures en rayonnement. Attention à ne pas attraper le tournis !

De plus, les couleurs sur les murs (reconstituées lors de la restauration) et les vitraux confèrent une atmosphère chatoyante. Les tons roses, verts et orangés réveillent la sobriété du lieu. Un maître-autel-reliquaire abrite les restes de Saint-Thomas d'Aquin.

On accède ensuite au cloître doté de colonnettes en marbre. Ses chapiteaux sont sculptés d'animaux et de végétaux. La chapelle Saint-Antonin, édifiée comme chapelle funéraire du frère Grima, est ornée d'une jolie décoration murale. On distingue des anges musiciens. Dans la salle capitulaire voisine, il reste peu de traces de sa décoration initiale. Le grand réfectoire, à la charpente dotée d'arcs colorés, connaît aujourd'hui une seconde vie en accueillant des expositions temporaires, en lien avec celles des Abattoirs.

Partir à : Église des Jacobins de Toulouse

Carte Église des Jacobins de Toulouse

Latitude : 43.60 - Longitude : 1.44

Réserver vos vacances

Recherche d'hôtel

Ville

Arrivée

Départ

Booking.com

classement lycée 2016

Retrouvez gratuitement et en intégralité le classement des lycées à TOULOUSE ou à proximité, mais aussi le classement des lycées en Haute-Garonne.

Magazine