|
||||||
En 1230, les frères dominicains font construire au XIIIème siècle une église en brique. Un architecte de génie, dont l’Histoire n’a pas retenu le nom, fait reposer le plafond de l’abside sur un unique pilier de 22 mètres, appelé « palmier », créant ainsi une voûte étoilée. Dans les siècles suivants, aux XIIIème et XIVème siècles, on lui ajouta un cloître, un réfectoire, une salle capitulaire et une chapelle dédiée à Saint-Antonin.
Un événement important se produisit en 1369. Le pape Urbain V, qui avait entendu parler de la beauté de l’édifice, demanda aux dominicains de veiller sur les reliques de Saint-Thomas d'Aquin.
Sous la Révolution française, le couvent des Jacobins est abandonné par les dominicains en raison de l'interdiction de leur ordre. Il est ensuite utilisé comme caserne puis comme écurie. Au XIXème siècle, la ville récupère le bâtiment qui devient le lycée Pierre-de-Fermat. C’est grâce à d’importants travaux de rénovation menés de 1920 à 1974 que l’église a retrouvé toute sa splendeur.
Visite de l'église des Jacobins
|
||||||
L’intérieur est à l’opposé de la sensation éprouvée à l’extérieur. Ici c’est la légèreté et l’unité qui priment. Les architectes ont enlevé les collatéraux, le transept et le déambulatoire. Ainsi on pénètre dans un vaste espace séparé en deux par une rangée de colonnes. Ces dernières maintiennent le plafond qui s’envole à une vingtaine de mètres au-dessus de nos têtes. Au fond, dans l’abside, on peut voir le fameux pilier « palmier » d’où partent 22 nervures en rayonnement. Attention à ne pas attraper le tournis !
De plus, les couleurs sur les murs (reconstituées lors de la restauration) et les vitraux confèrent une atmosphère chatoyante. Les tons roses, verts et orangés réveillent la sobriété du lieu. Un maître-autel-reliquaire abrite les restes de Saint-Thomas d’Aquin.
| En savoir plus |
|
















