Rentrée scolaire et covid : autotests, vaccination des enseignants... Où en est-on ?

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Rentrée scolaire et covid : autotests, vaccination des enseignants... Où en est-on ? RENTREE SCOLAIRE. La rentrée en présentiel a eu lieu lundi 3 mai dans les collèges et lycées. Le ministre de l'Education a donné des précisions sur ses modalités, ainsi que les prochaines étapes prévues.

[Mis à jour le 7 mai 2021 à 17h33] Après les écoliers de primaire lundi dernier,les collégiens et lycéens ont réalisé leur rentrée scolaire en présentiel lundi 3 mai, également jour de déconfinement national. Le retour en cours a par ailleurs eu lieu en demi-jauges pour les 4ème et 3ème des 15 départements les plus touchés par l'épidémie de Covid-19 * et l'ensemble des lycéens. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a donné un entretien au Journal du dimanche à la veille de cette rentrée, dans lequel il en a justifié la date et détaillé les mesures clés : 

  • Cette rentrée collégienne et lycéenne, prématurée ? "Non", a répondu le ministre au JDD, "car chaque jour d'école compte pour un enfant. Derrière, il y a des enjeux éducatifs, psychologiques, de santé et d'avenir".
  • Protocole : "Nous appliquons un protocole très strict", a souligné Jean-Michel Blanquer, "avec la fermeture de la classe dès le premier cas de Covid et des demi-jauges dans tous les lycées et dans les classes de certains collèges". 
  • Autotests : "Notre stratégie 'tester, alerter, protéger' atteint un troisième niveau", a précisé sur ce point le ministre de l'Education. "Après les tests antigéniques du premier trimestre, les tests salivaires du deuxième, nous proposons maintenant les autotests".
  • Vaccination des professeurs : d'après le ministre des "écoles", environ 20% des enseignants de plus de 55 ans ont reçu la première dose de vaccin. Les prochains prioritaires sont les professeurs de plus de 50 ans ayant en charge des élèves handicapés et les AESH [accompagnants des élèves en situation de handicap] ; puis, dans un deuxième temps, les personnels de maternelle [professeurs et Atsem] de plus de 50 ans.
  • Contamination dans les écoles : "Il faut arrêter d'être obnubilé par le rôle de l'école dans les contaminations.", tempête Jean-Michel Blanquer. "C'est loin d'être le facteur principal". 

le Nord, l'Aisne, l'Oise, les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val d'Oise, le Val-de-Marne, l'Essonne, Paris, la Sarthe, la Loire, le Rhône et les Bouches-du-Rhône

Découvrez plus d'informations sur le protocole de fermeture des classes, les autotests, la vaccination des professeurs, les examens de fin d'année (brevet, bac, BTS, partiels pour les étudiants) ou le présentiel à la fac en vous aidant du sommaire en haut de cette page spéciale Rentrée.

Rentrée et protocole sanitaire : est-ce bien "un cas, une fermeture" ?

Pour cette rentrée scolaire, "Nous maintenons un protocole strict. Nous fermerons la classe dès qu'il y aura un cas de contamination." a déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer le 22 avril. Précision importante : quand un élève sera testé positif, c'est sa classe "au sens strict" qui fermera. Autrement dit, si un lycéen est positif, seuls les camarades côtoyés dans les cours du tronc commun (français, philosophie, histoire-géographie) seront cas contacts. Ceux avec qui l'élève positif partage les enseignements de spécialité ou les cours de langues vivantes (et qui appartiennent donc à d'autres classes) ne le seront pas. Cette même règle s'applique aux collégiens concernant les cours de langues ou d'options.

Des demi-jauges sont également mises en place dans l'ensemble des lycées de l'Hexagone et dans les classes de 4e et 3e des collèges se situant dans les 15 départements les plus touchés par l'épidémie de Covid-19 (le Nord, l'Aisne, l'Oise, les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val d'Oise, le Val-de-Marne, l'Essonne, Paris, la Sarthe, la Loire, le Rhône et les Bouches-du-Rhône).

►Consultez notre page spéciale sur le protocole sanitaire actualisé

Autotests et tests salivaires : où en est-on ? 

Les tests salivaires : c'est la stratégie actuellement choisie par le gouvernement pour les élèves de primaire et de collège. "Nous développerons peut-être les autotests pour des classes de collège, fin mai, en plus des tests salivaires", a précisé le ministre de l'Education dans son interview au JDD publiée le 2 mai. Nous avons toujours été pragmatiques en analysant les retours de terrain. Il faut donc d'abord bien déployer cela au lycée". Et d'ajouter : "Le fait de tester dès maintenant tous les professeurs deux fois par semaine dans les écoles, collèges et lycées doit déjà permettre d'identifier les cas positifs et ainsi couper la chaîne de contamination au plus tôt". A partir de la mi-mai, leur déploiement doit aller jusqu'à 600 000 tests salivaires hebdomadaires, a précisé le gouvernement dans un communiqué le 7 mai.

Les autotests : il s'agit d'une nouveauté, qui fonctionne par prélèvement nasal plus léger qu'un PCR, avec résultat connu en 15 minutes. Sont-ils déjà livrés dans les établissements ? Jean-Michel Blanquer a répondu au JDD le 2 mai : "Nous en avons déjà diffusé plus de 2 millions pour les 560 000 agents des écoles primaires. À raison de deux tests par semaine, nous avons quinze jours d'avance. Nous allons en livrer 60 millions en mai et juin. La semaine du 3 mai pour les adultes (tous les personnels des écoles, collèges et lycées ; à partir du 10 mai, pour les lycéens qui pourront se tester une fois par semaine".

Plus d'infos sur les autotests dans notre page Ecole et covid.   

Quelles sont les dernières recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) ?

Dans un avis rendu le 27 avril, cette autorité publique indépendante a recommandé l'utilisation des tests antigéniques de dépistage du Covid-19 par prélèvement nasal pour les moins de 15 ans, en particulier en milieu scolaire, levant ainsi la limite d'âge pour leur utilisation. Elle estime par contre que les données actuellement disponibles sur les tests par prélèvement salivaire ne montrent pas, à ce stade, qu'ils "présentent une efficacité suffisante pour pouvoir être recommandés". 

► Voir les recommandations de la HAS sur les tests antigéniques

Vaccination des professeurs : pour qui et quand ?

La vaccination des enseignants de plus de 55 ans est possible depuis le 17 avril. A la question du JDD "Combien d'entre eux ont reçu leur première dose ?", le ministre de l'Education a répondu le 2 mai, à la toute veille du déconfinement national : "20% environ des enseignants de plus de 55 ans ont reçu une dose de vaccin, soit plus de 35 000 personnes, ce qui est déjà significatif, même si l'image erronée sur le vaccin AstraZeneca a joué. C'est pour ça que je me suis fait vacciner avec l'AstraZeneca". 

Sur les prochaines étapes de la vaccination, Jean-Michel Blanquer a énoncé, dans cette même interview : "À partir de la semaine du 3 mai, ce sera au tour des professeurs de plus de 50 ans ayant en charge des élèves handicapés et des AESH [accompagnants des élèves en situation de handicap]. Ensuite, aux personnels de maternelle [professeurs et Atsem] de plus de 50 ans".

Les autres enseignants de 50 ans, pas plus prioritaires que la population générale ? 

"Cela reste notre objectif", a confié le ministre de l'Education au JDD. "Ils auront toujours accès à des centres dédiés – ce qui facilite la prise de rendez-vous – et l'ensemble des personnels recevra la première injection avant les vacances d'été. Il est normal qu'une personne en surpoids de 45 ans puisse être vaccinée avant un professeur de 30 ans".

Brevet, bac, BTS... Qu'a décidé le gouvernement pour les examens de fin d'année ?

D'après les annonces du gouvernement le 22 avril, le brevet pour les élèves de troisième est maintenu intégralement en présentiel. Le baccalauréat comprendra une large part de contrôle continu, mais aussi deux épreuves en présentiel fin juin : l'écrit de philosophie et l'épreuve du grand oral. Quant au BTS, il doit avoir lieu à 100% en présentiel, avec un rattrapage exceptionnel organisé en juillet.

Que se passe-t-il pour les étudiants et leurs partiels ?

Dans une interview à 20 Minutes le 25 avril, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal en a dit plus sur l'organisation de la fin d'année étudiante, et notamment des examens. Les étudiants sont actuellement autorisés à revenir un jour par semaine sur les bancs de l'université. "En moyenne, 60% reviennent", a précisé la ministre. "Les autres restent complètement en distanciel car ils ont rendu un appartement et habitent désormais trop loin de leur lieu de formation. Ou parce qu'ils ont trouvé un équilibre en suivant les cours à distance." Et ils devraient prochainement avoir droit à davantage de cours en présentiel puisque, a déclaré Frédérique Vidal, "Un protocole sur lequel nous avons travaillé prévoit que les étudiants pourraient être en présentiel à 50 %, à partir de la mi-mai ou de la fin-mai, en fonction de la retombée du pic épidémique. Et d'ajouter toutefois : "Mais comme on est un peu tard dans l'année, beaucoup d'établissements vont entrer dans la phase d'évaluation. Cela pourrait donc concerner certaines formations qui s'étendent jusqu'à la fin du mois de juin et de juillet. Les établissements vont aussi être dotés de milliers d'autotests d'ici à la semaine prochaine pour les personnels et les étudiants afin de renforcer la sécurité sanitaire des établissements. Notre objectif étant un retour en présentiel à la rentrée."    

Concernant les examens, la ministre a souligné qu' "actuellement, tous les examens nationaux et les concours d'accès aux écoles sont maintenus". Les examens terminaux dans les universités, ceux qui visent à l'obtention des diplômes, ont toutefois été suspendus. Frédérique Vidal évoque une reprise de ces examens, "a priori", "à compter du 3 mai", "selon les modalités de contrôle des connaissances qui ont été validées par les établissements : en présentiel, à distance ou via la remise d'un rapport." Sur le quota "examens en présentiel / examens à distance", la membre du gouvernement a également précisé : "Sur la session du premier semestre, 30 à 40 % des examens ont eu lieu en présentiel. Ils seront un peu plus nombreux au second semestre. Car l'an dernier, on a beaucoup entendu – à tort – que lorsque les épreuves étaient à distance, le diplôme avait une moindre valeur".

Quelle date pour la "grande" rentrée scolaire de septembre 2021 ? 

Selon le ministère, pour les élèves de la maternelle au lycée en métropole, la date de la "grande" rentrée scolaire 2021 doit correspondre cette année au jeudi 2 ​​​​​​septembre 2021, et celle de la pré-rentrée des enseignants, au mercredi 1er septembre 2021. Le ministère précise par ailleurs que les élèves n'auront pas cours le vendredi 27 mai 2022, jour qui suivra le jeudi de l'Ascension. L'année scolaire 2021-2022 prendra, quant à elle, officiellement fin le jeudi 7 juillet 2022 au soir.

Attention, la date de rentrée est chaque année bien différente pour les élèves qui entrent à l'université et dans les autres établissements supérieurs : les personnes concernées doivent se renseigner auprès de leur structure, qui fixe elle-même la date du début des cours et le calendrier de l'année. De manière générale, la rentrée universitaire intervient entre la mi-septembre et la mi-octobre. Les congés d'été s'achèvent donc, mais les vacances reviennent vite avec pas moins de deux semaines de repos pour la Toussaint. Pour découvrir le calendrier complet de l'année en cours et savoir avec précision les dates des congés des élèves zone par zone, rendez-vous sur notre page spéciale consacrée aux vacances scolaires.

Quels sont les plafonds de ressource de l'allocation de rentrée scolaire (CAF), alias prime de rentrée scolaire ?

Le coût de la rentrée scolaire vous paraît exorbitant ? Avez-vous pensé à l'allocation de rentrée scolaire (ARS) ? Cette prime de rentrée est versée, sous conditions de ressources, aux familles ayant des enfants âgés de 6 à 18 ans scolarisés dans un établissement public, privé ou dans un organisme à distance comme le Cned. Des plafonds de ressources sont imposés. Ce sont les revenus remontant à deux ans qui sont pris en compte, et non ceux de l'année en cours (les revenus de l'année 2019 sont étudiés pour l'année 2021) en fonction de la situation familiale au 31 juillet. Voici les plafonds de ressources de la prime de rentrée pour cette année :  

  • Un enfant à charge : 25 319 euros
  • Deux enfants à charge : 31 162 euros
  • Trois enfants à charge : 37 005 euros
  • Par enfant supplémentaire à charge : 5 843 euros

Tout savoir sur l'allocation de rentrée scolaire (ARS), ses conditions, son montant selon l'âge de l'enfant et sa date de versement