DIRECT. Coronavirus en France : cas encore en hausse, mais pas de 5e vague ?

Chargement de votre vidéo
"DIRECT. Coronavirus en France : cas encore en hausse, mais pas de 5e vague ?"

DIRECT. Coronavirus en France : cas encore en hausse, mais pas de 5e vague ? CORONAVIRUS. L'épidémie de Covid en France est sur une tendance négative, avec une recrudescence du nombre de cas. Mais nous sommes désormais mieux armés pour éviter un rebond conséquent.

L'essentiel
  • Ce mercredi 27 octobre, les chiffres du Covid-19 témoignent d'une tendance négative, avec une légère recrudescence épidémique qui se confirme. Selon les derniers chiffres de Santé Publique France du 26 octobre, à l'hôpital, ces dernières 24 heures, 316 nouvelles admissions ont été déclarées, soit 47 de plus qu'hier et 30 de plus que mardi dernier. Retrouvez le bilan détaillé en bas de cette page.
  • Vers une 5e vague de Covid-19 en France ? D'après Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, l'épidémie pourrait bien être contenue. "S'il n'y a pas de nouveaux variants, on devrait voir progressivement l'épidémie s'estomper, avec de petites vaguelettes, comme peut-être celles que l'on est en train de vivre ces jours-ci", explique-t-il. Avant d'ajouter : "Petit à petit, le virus pourrait devenir endémique, c’est-à-dire un virus présent mais qui ne provoque pas d'infection sévère." Le gouvernement tient cette ligne et insiste sur cette ligne : "L'augmentation n'est pas exponentielle. Il y a un très léger rebond, mais pour l'instant, nous ne pouvons pas parler de cinquième vague", a estimé Gabriel Attal sur Europe 1. Sur LCI, l'épidémiologiste Philippe Amouyel abonde encore, ce mercredi 27 octobre. "La cinquième vague, ce sera si nous rencontrons un nouveau variant. Mais actuellement, nous nous battons toujours contre le même. Le nombre de cas risque tout de même d'augmenter, avec le relâchement indirect des mesures barrières. Mais ce ne sont que les soubresauts de la quatrième vague."
  • Certains scientifiques se montrent plus alarmistes. "Si on ne veut pas avoir un hiver catastrophique, il faut maintenir les gestes barrières", a notamment alerté l'infectiologue Gilles Pialoux, sur le plateau de France 2, lundi 25 octobre.
  • La France a passé une commande de 50 000 doses de la pilule anti-Covid 19 du laboratoire américain Merck, actuellement examinées par les autorités européennes. En savoir plus sur le Monulpiravir.
En direct

18:12 - Une recrudescence des cas dans les Côtes-d’Armor

À Loudéac, dans les Côtes-d’Armor, plusieurs cas de Covid-19 ont été diagnostiqués à la suite de rencontres organisées par des associations et des clubs sportifs. C’est le cas notamment d’un club de retraités, dont plusieurs ont été contaminés, rapporte actu.fr. 

17:01 - Quelles sont les régions où les indicateurs repartent à la hausse ?

Dans plusieurs régions, les indicateurs sont repartis à la hausse ces dernières semaines. La Guyane est, depuis plusieurs semaines consécutives, la région où l'incidence est la plus forte : ce mercredi 27 octobre, elle est de 225. En Martinique, de 137. En métropole, ce sont dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Pays de la Loire que l'incidence est la plus haute : 72 cas positifs pour 100 000 habitants, selon CovidTracker. Derrière, l'Île-de-France, avec 71 cas positifs pour 100 000 habitants. La Corse vient ensuite, avec 52 cas positifs pour 100 000 habitants. Enfin, la Nouvelle-Aquitaine, avec une incidence de 51.

16:52 - Quels sont les départements où les indicateurs repartent à la hausse ?

L'Aveyron est devenu le département en métropole avec l'incidence la plus haute, avec 103 cas positifs pour 100 000 habitants. Il reste bien loin derrière la Guyane (227) et la Martinique (137). En France, 45 départements ont actuellement un taux d'incidence supérieur à 50.

Ci-contre, la liste des départements français dont le taux d'incidence est supérieur à 50 : les Bouches-du-Rhône (96), la Haute-Loire (92), la Vendée (89), Paris (87), le Maine-et-Loire (85), les Pyrénées-Atlantiques (83), Deux-Sèvres (83), les Yvelines (82), le Val-de-Marne (75), la Corrèze (74), la Seine-Saint-Denis (70), les Hautes-Alpes (70), les Ardennes (68), la Loire-Atlantique (68), le Val-d'Oise (68), le Lot-et-Garonne (65), la Haute-Savoie (63), les Alpes-Maritimes (61), les Hauts-de-Seine (61),  l'Essonne (58), la Seine-et-Marne (58), l'Indre-et-Loire (57), la Corse-du-Sud (56), l'Aude (56), la Sarthe (56), la Charente-Maritime (55), l'Ardèche (54), la Drôme (54), l'Oise (54), Mayenne (53), le Haut-Rhin (53), les Alpes-de-Haute-Provence (53), le Var (53), le Tarn (52), le Rhône (52), l'Ain (52), le Bas-Rhin (51), l'Ille-et-Vilaine (51), le Loir-et-Cher (51), le Vaucluse (51) et le Bas-Rhin (51).

16:49 - Gabriel Attal a confiance en la couverture vaccinale pour éviter les tensions hospitalières

A la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a confirmé une "reprise légère mais sensible" de l'épidémie : le "taux de reproduction du virus, c'est-à-dire le nombre de personnes qu'une personne contaminée contamine à son tour, [est] à nouveau au-dessus de un", avec 5 400 cas détectés par jour en moyenne, soit "une hausse de près de 16% sur une semaine". Il a également fait un point sur le taux d'incidence en France (repassé au-dessus du seuil des 50 cas positifs pour 100 000 habitants), sur le nombre de personnes hospitalisées et en réanimation (qui ne diminue plus mais est désormais stable) et sur le nombre d'admissions (qui augmente).

Il a néanmoins affiché toute sa confiance dans l'efficacité de la couverture vaccinale : "La couverture vaccinale a de quoi nous rendre optimistes : plus de 80% des Français éligibles sont complètement vaccinés". Elle "permet d'espérer un meilleur contrôle de l'épidémie et même un hiver relativement serein, parce que ce vaccin protège très efficacement et durablement contre les formes graves", a-t-il avancé.

16:35 - Une enquête ouverte sur l'absentéisme à l'hôpital et le nombre de lits fermés qu'elle causerait

A l'issue du Conseil des ministres, Gabriel Attal a annoncé ce mercredi 27 octobre l'ouverture d'une enquête auprès des établissements de santé afin d'identifier le taux de postes vacants en leur sein et le nombre de lits fermés qu'il entraine. Cette enquête a été lancée afin d' "objectiver la situation". "Les chiffres seront communiqués prochainement", a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal a admis qu'il y avait des "difficultés de recrutement" au sein des hôpitaux. Cette décision fait suite à l'annonce, le 20 octobre dernier, de la Fédération hospitalière, qui faisait état d' "un taux d'absentéisme de l'ordre de 10%" et de "2 à 5% de postes vacants de soignants" au sein des hôpitaux. Dans son avis du 5 octobre, le Conseil scientifique, quant à lui, notait "un pourcentage important de lits fermés, chiffré à environ 20%". Ces données recueillies "auprès de grandes structures hospitalières du pays dans les plus grandes régions françaises" révèlent "un grand nombre d’emplois vacants avec cinq professions en tension", à savoir : les infirmiers, les infirmiers de bloc opératoire, les infirmiers anesthésistes, les manipulateurs de radiologie et les masseurs-kinésithérapeutes.

Un rapport, relayé par Libération et mené par Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique sur le Covid-19, affirme qu'environ 20% des lits des CHU et CHR tous secteurs confondus seraient actuellement fermés par manque de personnel. Cette enquête motive également la décision du gouvernement.

Fin septembre 2021, une étude de la DREES (la Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques, une direction de l'administration publique centrale française produisant des travaux de statistiques et d'études socio-économiques, qui dépend des ministères dits « sanitaires et sociaux » et du ministère de l'Économie et des Finances) indiquait déjà que, fin décembre 2020, les hôpitaux enregistraient 5 700 lits d'hospitalisation complète fermés de plus qu'à la fin décembre 2019.

16:09 - "La situation est compliquée" dans les hôpitaux, admet Olivier Véran

Dans une interview accordée à Libération ce mercredi 27 octobre, Olivier Véran, ministre de la Santé, a reconnu l'existence d'une forte tension dans les hôpitaux. La cause, selon lui ? Les "sous-effectifs". "Nous venons de donner un coup de sonde dans 16 CHU et effectivement, on constate une hausse de près d’un tiers des postes vacants chez les paramédicaux par rapport à l’automne 2019". Second constat : "un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter". Notant une hausse de l'absentéisme, "d’un peu moins d’un point sur la même période pour les personnels non médicaux", ainsi que des démissions parmi les soignants en poste, il révèle qu'un peu plus d'un millier d'étudiants infirmiers en formation ont "démissionné avant la fin de leurs études" entre 2018 et 2021. Le ministre de la santé assure qu'il a conscience "que la problématique actuelle la plus lourde", ce sont "les conditions de travail dégradées à cause des sous-effectifs".

Quid des fermetures de lits ces dernières années et des promesses d'Emmanuel Macron sur l'ouverture de nouveaux lits, dont les objectifs n'ont, jusqu'ici, pas été atteints? "J'ai la conviction que la France a pris une nouvelle direction en matière de politique hospitalière", affirme-t-il

15:58 - Le PDG français de Moderna incite à la vaccination des jeunes enfants

Stéphane Bancel, PDG français de la société Moderna, a incité à la vaccination des jeunes dans une interview au Parisien. "Quand on sait que presque un milliard de doses de vaccins à ARN ont été injectées et que leur niveau de sécurité est aussi élevé, le rapport bénéfice-risque pour les mineurs et la société est nettement positif. Selon moi, il faut vacciner les jeunes enfants", a-t-il affirmé

14:56 - Bientôt une troisième dose pour tous ?

Invité sur le plateau de C à vous ce lundi 25 octobre, le Professeur Gilbert Deray s'est exprimé sur un potentiel élargissement du rappel vaccinal à toute la population. Anne-Elisabeth Lemoine, l'animatrice de l'émission, l'a effectivement interrogé sur la nécessité d'une troisième dose pour tous : "On y viendra, ça, j'en suis sûr. Dans les semaines ou mois qui viennent" a-t-il affirmé, nuançant "alors pour l'instant, c'est les plus de 65 ans et c'est les fragiles".

LIRE PLUS
En savoir plus

Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Le bilan quotidien de Santé publique France, dévoilé ce mardi 26 octobre, montre une légère tendance à la hausse. Le nombre de nouveaux cas moyen de Covid-19 passe à 5 389 contaminations supplémentaires en une semaine, contre 5 293 hier. Ce sont 742 cas moyen de plus environ par rapport à la semaine précédente. Le nombre d'hospitalisations observe également une légère hausse, avec 316 nouvelles admission à l'hôpital en 24 heures, soit 47 de plus qu'hier et 30 de plus que mardi dernier. Voici le bilan complet à retenir :

  • 7 133 766 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6 603 de plus
  • 218 650 cas en Ehpad, soit 17 de plus
  • 117 526 décès au total (Ehpad compris), soit 38 de plus
  • 90 643 décès à l'hôpital, soit 38 de plus
  • 6 445 personnes actuellement hospitalisées, soit 40 de plus
  • 1 049 personnes actuellement en réanimation, soit 26 de plus
  • 316 nouveaux admis à l'hôpital (+47) et 112 en réanimation (+38)
  • 426 654 personnes sorties de l'hôpital, soit 223 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,75%, soit 0,00 point de plus
  • Taux d'incidence : 54,82 cas/100 000, soit 1,54 point de plus

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 21 octobre, "une reprise de la circulation virale est observée en métropole, avec une augmentation du taux d’incidence et un R-effectif >1. La hausse du taux d’incidence était plus marquée chez les 60-89 ans." Santé publique France "ne note pas d’impact sur les indicateurs hospitaliers au niveau national malgré une tendance à l’augmentation des nouvelles hospitalisations dans certaines régions métropolitaines."

  • En métropole, les taux d’incidence augmente en semaine 41 et passe à 48 nouveaux cas pour 100 000 habitants (vs 44 en S40, soit +10%). En moyenne, 4 620 cas ont été diagnostiqués par jour. Le taux d’incidence était en augmentation ou stable dans toutes les classes d’âge selon SPF avec une plus forte augmentation chez les plus âgés.
  • Le nombre d’hospitalisations se stabilisent. Si le R effectif est désormais supérieur à 1 (1,2), , les indicateurs hospitaliers par date d’admission se sont stabilisés, avec 1 143 nouvelles hospitalisations (-2% par rapport à S40, contre -11% entre S39 et S40) et 281 nouvelles admissions en services de soins critiques (-4% vs S40, -10% entre S39 et S40).
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à 99% par séquençage lors des enquêtes Flash des 21 et 28 septembre 2021.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 19 octobre 2021, 75,9% de la population générale avait reçu au moins une dose et 73,9% était complètement vaccinée.13,7% des 65 ans et plus ont reçu une dose de rappel - C

Le Conseil scientifique, dans son dernier avis, publié le 6 octobre, prévoit deux scénarios pour la reprise épidémique de coronavirus. Dans le scénario favorable, l’épidémie demeure sous contrôle, la couverture vaccinale est ajustée selon les nouvelles connaissances sur la persistance de l’efficacité vaccinale. L’épidémie de Covid-19 sera une menace latente, mais maîtrisée. Elle prendra alors un caractère de plus en plus saisonnier et les rebonds épidémiques seront anticipés en proposant des doses de rappel aux personnes vulnérables le cas échéant. Dans le scénario moins favorable, un variant du Covid-19 émerge, après le variant Delta. Issu d’un sous-variant Delta (certains existent déjà, mais ne se développent pas), variant connu capable d’échappement immunitaire, devenu plus compétitif en population très largement immunisée, ou nouveau variant issu de pays ayant une couverture vaccinale insuffisante et où la circulation intense du virus favorise l’émergence de nouvelles mutations, ce variant perturbe le contrôle de l’épidémie, qui ne devient donc pas saisonnière.

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

Coronavirus