DIRECT. Coronavirus en France : Ehpad, déconfinement, stock de masques, que retenir de l'intervention d'Edouard Philippe sur TF1 ?

DIRECT. Coronavirus en France : Ehpad, déconfinement, stock de masques, que retenir de l'intervention d'Edouard Philippe sur TF1 ? COVID-19. "Nous sommes dans un combat long." Ce jeudi 2 avril, Edouard Philippe était l'invité d'une émission spéciale sur TF1 pour évoquer la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus, alors que 471 décès de plus ont été enregistrés ce jour. De premiers chiffres parcellaires en provenance des Ehpad font état de 884 décès depuis le début de l'épidémie...

Que retenir de l'intervention d'Edouard Philippe sur TF1 ?

Edouard Philippe était l'invité ce jeudi soir sur TF1 d'une soirée spéciale en duplex de Matignon. Le Premier ministre a répondu aux questions de Gilles Bouleau, accompagné de spécialistes de la santé sur le plateau et en duplex. Il est revenu notamment sur les Ehpad, alors que les premiers chiffres ont été livrés ce soir (lire ci-dessous), les vacances scolaires, le déconfinement, les municipales ou encore le maintien du deuxième tour des municipales. 

  • Ehpad. "L'interdiction des visites est évidemment une décision difficile, mais est une décision qui protège", indique Edouard Philippe qui appelle "soignants de la médecine de ville, de la campagne, de la réserve sanitaire pour que dès qu'un cas est identifié, nous puissions projeter des moyens médicaux dans les Ehpad".
  • Vacances scolaires. "Nous avons observé que nos concitoyens, respectent dans l'ensemble très strictement et très scrupuleusement les consignes de confinement  [...]. Rester chez vous, c'est aider les soignants et nous aider à passer le cap délicat que nous vivons en ce moment. Le virus n'est pas en vacances. Et le confinement ce n'est pas se déplacer en France pour essayer de passer un moment moins difficile que chez soi".
  • Saturation des services. "L'indicateur que nous regardons avec le plus d'attention, parce que c'est celui qui valide ou non la stratégie que nous suivons, c'est le nombre d'entrées en service de réanimation [...]. Nous avons multiplié par près de 2,5 le nombre de lits de réanimation à la disposition des patients. Et cet effort national a été reproduit dans toutes les régions françaises".
  • Infrastructures. "Nous avons choisi d’accélérer l’ouverture d’un plateau ultra-moderne, prévu à l’hôpital Henri Mondor pour le début du mois de juin, que l’on va faire en sorte d’ouvrir au début du mois d’avril, de façon à pouvoir accueillir 86 patients supplémentaires."
  • Crise de l'hôpital public. "Il y a la question de savoir comment on va tirer des conséquences de cette crise sanitaire sur l’organisation et les moyens de l’hôpital. Et là, c’est une évidence, parce que le choc est rude, il faudra donner les moyens à l’hôpital de se reconstruire, de se réorganiser."
  • Déconfinement. "On commence à s’interroger sur le déconfinement, je comprends l’impatience, mais le déconfinement, ça n’est pas pour demain matin. La logique du confinement doit prévaloir au moins jusqu’au 15 avril, et probablement plus longtemps si les recommandations sanitaires l’exigent. [...] Ce déconfinement ne pourra intervenir que de manière progressive, pour éviter ensuite que nous soyons frappés par une deuxième vague."
  • Baccalauréat. Ce qui est acquis, c’est qu’il n’est pas possible que les lycéens puissent passer l’examen dans des conditions normales. Les épreuves du baccalauréat ne pourront pas se passer au mois de juin, ni au mois de juillet. Il va falloir organiser les épreuves du bac 2020 d’une façon neuve, soit sur le fondement du contrôle continu, soit en espérant conjuguer contrôle continu et une épreuve à la fin du mois de juin."
  • Municipales. "La loi qui a été adoptée par le Parlement, dite du 23 mars, prévoit que la décision d’organiser ou non le deuxième tour des élections le 21 juin sera prise le 23 mai, à l’issue d’un rapport qui permettra de dire s’il est possible de l’organiser à cette date. Si ce n’est pas possible, alors il faudra décaler les élections en octobre ou après."
  • Port du masque. "J’ai parfaitement conscience des polémiques. Le directeur exécutif des programmes d’urgence de l’OMS continue à dire que le port du masque en population générale n’est pas forcément une bonne idée. Ce qu'il dit, c'est que l'essentiel des mesures à prendre pour lutter contre le virus, ce sont bien les gestes barrières, le lavage régulier des mains, la distanciation sociale."
  • Impôts. "La crise sanitaire va devenir une crise économique, parce que le coup de frein est si brutal, massif et durable qu’il va falloir aider le pays à franchir la crise liée au coronavirus et redémarrer. La pire des choses, lorsque l’on traverse une crise et que l’on s’apprête à redémarrer, ce serait d’augmenter les impôts."
  • Ressources. "Cet argent [débloqué pour la lutte contre le coronavirus], ce sont des emprunts que la France va consentir pour financer cet effort pour traverser la crise sanitaire et cet effort de relance. Nous allons collectivement nous appuyer sur l’État pour pouvoir emprunter et passer la crise, et il faudra nécessairement organiser notre tissu économique pour organiser la relance."
  • Relance économique. Je ne doute pas que le moment venu, certains se feront les spécialistes de questionnements généraux, sur la façon dont il faut réorganiser la production, de regarder les dettes souveraines, qu’il faut réorganiser le système financier. Les bonnes réactions de la Banque centrale européenne et la bonne santé de l’économie française font que nous pouvons nous financer, passer la crise sanitaire, et préparer la suite dans des conditions qui ne sont pas trop dégradées."
  • Prime Macron. "Pour ceux qui ont des employeurs privés, c’est une prime qui sera versée par l’employeur, mais qui sera conçue de telle façon que l’État dégagera l’ensemble des charges ou des impôts qui seront affectés à cette prime."
  • Fonctionnaires. "Il y aura aussi vis-à-vis des fonctionnaires qui ont été en première ligne et qui se sont engagés, un geste financier significatif pour accompagner ce passage d’une période difficile pour beaucoup de soignants, d’aides-soignants, de médecins, d’enseignants."
  • Réforme des retraites. "Nous devons suspendre au maximum tout ce qui peut justifier des désaccords qui n’ont pas lieu d’être dans le combat que nous menons. Le président de la République a annoncé la suspension d’un certain nombre de réformes, qui n’ont plus lieu d’être dans le cadre où nous nous plaçons."

Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

La prise de parole de Jérôme Salomon était très attendue ce jeudi 2 avril puisque les chiffres des Ehpad devaient être annoncés. Le directeur général de la santé s'est exprimé en début de soirée, comme tous les soirs, pour livrer le bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus Covid-19 en France. Voici les chiffres clés à retenir de cette intervention.

  • 59 105 cas de coronavirus attestés par tests, soit 2116 de plus en 24 heures.
  • 4503 décès, soit 471 de plus en 24 heures.
  • 26 246 hospitalisations, soit 1607 de plus en 24 heures.
  • 6399 personnes en réanimation, soit 382 de plus en 24 heures.
  • 12 428 personnes guéries, soit 1493 de plus en 24 heures.

Combien de cas et de morts dans les Ehpad ?

Jérôme Salomon avait confié en milieu de semaine qu'il donnerait les premiers chiffres relatifs à l'épidémie de Covid-19 dans les Ehpad ce jeudi. Le directeur général de la santé a effectivement donné des chiffres mais précisé que les données étaient "parcellaires avec des remontées encore incertaines en fonction des régions". Ces chiffres indiquent 14 638 cas "confirmés ou possibles", 884 décès ont été rapportés selon ce rapport partiel des Ehpad français. "Toute comparaison avec d'autres pays est très délicate car les systèmes d'accueil et de santé sont très différents", a jugé le directeur général de la santé. Les derniers chiffres de la propagation du coronavirus dans les Ehpad faisaient déjà froid dans le dos avant même l'intervention de Jérôme Salomon ce jeudi. Mercredi, plusieurs établissements, dans le Doubs (25 patients décédés), les Alpes-Maritimes (19), l'Isère (9) et le Puy-de-Dôme (7), ont rapporté une recrudescence de décès parmi leurs pensionnaires contaminés. Rien que dans le Grand Est, l'une des deux régions les plus touchées par le coronavirus, 570 pensionnaires d'Ehpad ont perdu la vie.

Auprès de l'AFP, le maire de Mougins a indiqué également ce jeudi la mort d'un quart des résidents dans un Ephad. Pascal Champvert, qui dirige un Ehpad et qui est aussi le le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, se refuse pourtant à parler d'"hécatombe". Pascal Champvert expliquait l'absence jusque-là des chiffres issus des Ehpad dans les bilans quotidien de la direction générale de la santé par le fait que "les données de 10 000 établissements et de 10 000 services de soins à domicile" n'ont commencé à remonter que la semaine dernière. "Au début, certains n’avaient pas rempli les bonnes cases. Il a fallu revoir les choses. Mais je pense qu’on y est presque désormais", ajoute-t-il.

Quelles sont les autres infos à retenir ce jeudi 2 avril ?

  • Des cas dans l'armée. L'état-major fait savoir ce jeudi que quatre premiers soldats déployés dans le cadre de l'opération Barkhane, dans le Sahel, ont été testés positivement au coronavirus Covid-19. "Un des patients est pris en charge et soigné sur place, et trois autres ont déjà été rapatriés" vers la France, "de même qu’un autre officier symptomatique sans pour autant avoir été testé", précise l'état-major.
  • Alertes en Ile-de-France. La saturation est déjà là en Ile-de-France et les chiffres sont très alarmistes. "Nous sommes au bout de nos capacités d'hospitalisation", indique Aurélien Rousseau, directeur de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France, alors que la région parisienne est touchée de plein fouet avec plus de 9600 personnes hospitalisées et 2204 personnes en réanimation, pour un nombre de lit estimé à 1500 initialement. Après 36 malades évacués mercredi à bord de deux TGV vers la Bretagne, une centaine de patients supplémentaires devaient être transférés par hélicoptères depuis des hôpitaux de la région parisienne vers le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire entre ce mercredi et ce jeudi.
  • Une morgue à Rungis. Un bâtiment du Marché d'intérêt national de Rungis va être transformé en morgue, selon une information dévoilée par Le Parisien. Le préfet de police de la zone de défense et de sécurité d'Île-de-France a réquisitionné le local pour soulager les services funéraires régionaux.
  • Bac. Jean-Michel Blanquer tiendra une conférence de presse vendredi matin et devrait dévoiler le format "exceptionnel" du bac face au coronavirus avec probablement une grande part de contrôle continu 
  • Un risque de pénurie alimentaire ? Si le ministre de l'Economie Bruno le Maire se voulait rassurant il y a quelques jours, assurant qu'il n'y avait pas de pénurie en France, mis à part quelques références de certains produits sous tension ici et là, les craintes sont plus vives au niveau mondial. Les dirigeants de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation), l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) et l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), ont publié un communiqué évoquant un risque de crise alimentaire mondiale. Une coordination extrêmement rare. Selon eux, l'activité économique à l'arrêt perturbe déjà les marchés des denrées agricoles.
  • Couvre-feu instauré en Guadeloupe et en Martinique. Les départements de Martinique et de Guadeloupe ont été placés à partir de ce mercredi soir sous couvre-feu par leurs préfectures respectives, alors que les contaminations se multiplient sur place. Il sera interdit de se déplacer entre 20 heures et 5 heures.
  • Pénurie de masques. Olivier Véran a pour sa part assuré que plus de 110 millions de masques sont déstockés pour faire face au coronavirus alors que le pont aérien avec la Chine a déjà permis d'apporter 8 millions de masques. Mais le combat des pays pour se doter de masques sur le marché mondial serait particulièrement rude. Selon le président de la région Grand Est Jean Rottner sur RTL hier soir, des masques commandés en Chine par la France sont rachetés trois à quatre fois plus cher par les Américains sur le tarmac des aéroports chinois.

Quelles régions sont les plus touchées par le coronavirus ? (carte)

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En plus de la prime Macron, Édouard Philippe a assuré qu'"il y aura aussi vis-à-vis des fonctionnaires qui ont été en première ligne et qui se sont engagés, un geste financier significatif pour accompagner ce passage d’une période difficile pour beaucoup de soignants, d’aides-soignants, de médecins, d’enseignants, dont je salue l’engagement".

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"La crise sanitaire va devenir une crise économique, parce que le coup de frein est si brutal, massif et durable qu’il va falloir aider le pays à franchir la crise liée au coronavirus et redémarrer. La pire des choses, lorsque l’on traverse une crise et que l’on s’apprête à redémarre, ce serait d’augmenter les impôts", a affirmé Édouard Philippe, concernant l’impact économique de l’épidémie de coronavirus.

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02/04/20 - 21:47 - Une consommation de masques "supérieure à ce qui était prévu"

"Nous nous sommes rendu compte assez rapidement, quand l’épidémie de coronavirus a commencé à Mulhouse, que la consommation de masques par les services hospitaliers était bien supérieur à ce que nous imaginions et ce qui avait été prévu. Il y une surconsommation. Notre objectif est de produire 5 millions de masques par semaine", a expliqué Édouard Philippe.  

02/04/20 - 21:43 - Pourquoi ne fabrique-t-on pas plus de masques en France ?

"Il y a quatre producteurs de masques en France, c’est peu pour servir la totalité des besoins. Dès que nous avons constaté que les besoins allaient être importants, nous avons essayé d’augmenter la capacité de production nationale des masques chirurgicaux, mais aussi d’essayer d’aller acheter à l’étranger ce dont nous avions besoin, ce qui était difficile au mois de janvier et février. La production chinoise avait considérablement baissé. Nous avons passé commande, il faut maintenant obtenir les livraisons", a assuré Édouard Philippe.

02/04/20 - 21:38 - 20 000 tests de dépistage du coronavirus par jour

Le Premier ministre est revenu sur les tests de dépistage du coronavirus : "Nous avons dépassé les 20 000 tests par jour, c’est une montée en puissance rapide. Nous allons passer à 30 000 tests par jour,(…) nous allons être assez rapidement dans une bonne moyenne en matière de tests quotidiens."

02/04/20 - 21:36 - Édouard Philippe : "Dans 80 à 85%, le corps résiste contre le coronavirus"

"Nous pouvons tous être atteints par le coronavirus. Il faut rappeler que dans une immense majorité des cas, on combat ce virus en restant chez soi et en attendant que le corps trouve la parade. Dans 80 à 85% des cas, le corps humain résiste et réussit à circonvenir le coronavirus", a tenu à souligner le Premier ministre. 

02/04/20 - 21:33 - Les Français seront-ils tous soumis au dépistage du coronavirus ?

Sur la question des tests de dépistage du coronavirus, Édouard Philippe a estimé qu’"il faudrait un temps considérable pour tester toute la population française". "Le vrai sujet qui va nous occuper, c’est la question des tests sérologiques, parce qu’on pourra en faire beaucoup quand on sera certains de leur efficacité. Notre objectif est d’augmenter notre capacité de tests virologiques et sérologique", a-t-il poursuivi.

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"La loi qui a été adoptée par le Parlement, dite du 23 mars, prévoit que la décision d’organiser ou non le deuxième tour des élections le 21 juin sera prise le 23 mai, à l’issue d’un rapport qui permettra de dire s’il est possible de l’organiser à cette date. Si ce n’est pas possible, alors il faudra décaler les élections en octobre ou après", a expliqué Édouard Philippe.

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Édouard Philippe est revenu sur le déroulement du baccalauréat perturbé par l’épidémie de coronavirus : "Ce qui est acquis, c’est qu’il n’est pas possible que les lycéens puissent passer l’examen dans des conditions normales. L’interruption des cours va avoir un impact sur la capacité de chacun à respecter la totalité du programme. Les épreuves du baccalauréat ne pourront pas se passer au mois de juin comme elles ont lieu chaque année, ni au mois de juillet. Il va falloir organiser les épreuves du bac 2020 d’une façon neuve, soit sur le fondement du contrôle continu, soit espérer conjuguer contrôle continu et une épreuve à la fin du mois de juin."

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