Symptômes du Covid : toux, fièvre, maux de gorge... Comment identifier le coronavirus ?

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Symptômes du Covid : toux, fièvre, maux de gorge... Comment identifier le coronavirus ? SYMPTÔMES CORONAVIRUS. Les signes du Covd-19 sont proches de ceux de la grippe, mais il faut être très vigilant aux symptômes qui peuvent rapidement s'aggraver.

[Mis à jour le 27 novembre 2020 à 13h32] Dernière actualité - Vous souffrez peut-être de la toux, de la fièvre, ou encore de maux de gorge. Ces symptômes fréquents sont synonymes de virus classiques de la période hivernale comme la grippe. Désormais, il est difficile de ne pas songer au Covid-19 lorsque certains de ces signes se manifestent. Certains symptômes persistent dans le temps chez 5 à 10% des malades. C'est notamment le cas des douleurs thoraciques, de la fatigue, des courbatures... Ces signes sont déjà reconnus comme des symptômes associés au "Covid long".

Les Centres américains pour le contrôle et la prévention (CDC) ont également officiellement distingués trois nouveaux signes du coronavirus, caractéristiques du "Covid long", le 13 novembre. Tout d'abord, il y a le "brain fog", qui signifie littéralement "brouillard cérébral". En d'autres termes, ce signe est synonyme de "difficultés de réflexion et de concentration". Une patiente australienne de 36 ans avait expliqué au Guardian qu'elle ne pouvait pas travailler plus d'une à deux heures par jour. "Même aller faire des courses devient compliqué" avait-elle ajouté. Une étude française publiée en août sur le site de la National Library of Medicine, avait fait un constat sur ce sujet. Sur un échantillon de 120 patients atteints du coronavirus, 55% d'entre eux souffraient de la fatigue, 34% de la perte de mémoire et 30,8% de troubles du sommeil. Les difficultés pour se concentrer concernaient 28% des individus.

Le deuxième symptôme relevé par les CDC est la dépression. Selon une étude de The Lancet Psychiatry publiée le 9 novembre, près de 20% des anciens malades développerait des symptômes liés à la dépression et l'anxiété entre 14 et 90 jours après leur infection. Ce rapport de recherches indiquent que les données de santé de 69 millions d'individus ont été utilisées. Le troisième signe ajouté par les CDC est les palpitations cardiaques. Les Centres ont aussi appelé ce dernier sous la forme de "symptôme du coeur qui bat".

LISTE des symptômes du Covid-19

Au bout de combien de temps se déclarent les symptômes du coronavirus ?

Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, le délai d'incubation du Covid-19 est de trois à cinq jours de manière générale, cependant cela peut monter à quatorze jours. Il s'agit de la période entre la contamination et l'apparition des premiers symptômes.

Quels sont les premiers symptômes liés au coronavirus ?

Quels sont justement les premiers symptômes du Covid ? Une personne infectée par le virus peut souffrir d'une toux sèche, de la fièvre et de la fatigue au début. Ces symptômes font leur apparition progressivement chez certains individus, en ayant une toux anodine au premier abord. D'autres personnes ne souffrent pas de ces signes alors qu'elles sont tout de même contaminées. On parle alors de malades "asymptomatiques", ce qui rend la détection de la maladie beaucoup plus difficile.

Des chercheurs de l'Université de Californie du Sud ont publié une étude sur Frontiers in Public Health, sur l'apparition des premiers symptômes du Covid-19. Ils semblent se manifester dans un ordre donné :

  • Fièvre supérieure à 38,5°C pendant deux ou trois jours
  • Toux
  • Douleurs musculaires
  • Nausées
  • Diarrhées

Les scientifiques ont comparé cette analyse à la grippe. Pour cette dernière, c'est la toux qui se déclare en premier, contrairement au Covid-19 qui provoquerait d'abord une forte fièvre. La collecte des informations a eu lieu en février en Chine, au moment où le pays était le plus touché par la maladie dans le monde. 55 000 cas confirmés ont servi à l'élaboration de cette étude.

Comment différencier un rhume du Covid-19 ?

Lorsqu'on se lève le matin et que nous faisons face à une série d'éternuements ou qu'on a tout simplement le nez qui coule, on peut très vite associer ces symptômes au coronavirus et non à un simple rhume. Pourtant, un élément très important doit vous permettre de distinguer les deux et vous éviter de vous rendre chez le médecin : la fièvre. Le Covid-19, sauf si vous êtes un cas asymptomatique, doit provoquer d'entrée une grosse fièvre supérieure à 38°. Même si le rhume peut apporter une légère fièvre, la plupart du temps vous ne devriez pas avoir ce symptôme mais juste une légère fatigue qui ne devrait pas perturber vos activités quotidiennes. Le rhume peut ou doit également entraîner un mal de gorge, des éternuements, une congestion et/ou un écoulement nasal, des symptômes qui doivent apparaître plus lentement que pour le Covid, qui les fait apparaître de manière brutale. Notons également que les éternuements ne sont pas un symptôme avéré du coronavirus ni même le nez qui coule.

Le nez qui coule est-il un symptôme du Covid ?

Oui et non. En effet, il est difficile de dire si le nez qui coule est un véritable symptôme du coronavirurs. En effet, ce symptôme est assez régulier pour de nombreuses personnes au réveil et cela ne veut pas dire que vous avez le Covid ni que vous soyez réellement malade. En revanche, si ce dernier est accompagné de plusieurs autres maux comme la toux, de la fièvre et même des problèmes de respiration, alors oui le nez qui coule peut être un symptôme bénin du coronavirus.

La fièvre et les courbatures sont-elles des symptômes du coronavirus ?

Comme pour la grippe saisonnière, la fièvre et les courbatures sont des symptômes très fréquents du Covid-19. Le niveau de fièvre est variable d'un individu à un autre, mais généralement le coronavirus provoque une fièvre supérieure à 38°. Si vous voulez lutter contre la fièvre ou la douleur, préférez le paracétamol aux anti-inflammatoires et à l'ibuprofène, soupçonnés d'aggraver les symptômes en cas de coronavirus. En cas de doutes, restez chez vous et appelez votre médecin.

Le coronavirus provoque-t-il un mal de gorge ?

Parmi les symptômes principaux du coronavirus, on compte effectivement les maux de gorge. Les patients Covid présentent le plus souvent une toux sèche, mais elle peut aussi parfois être grasse. Aurore Jégu-Pétrot, infirmière, a rapporté sur BFMTV que cette toux, si elle devient ingérable, doit alerter : "Quand tu vois que tu tousses à t'en étouffer tu te dis que tu vas avoir besoin d'aide respiratoire"... Pourtant, dans la majorité des cas, cette toux s'éteint d'elle-même. L'OMS conseille d'appeler votre médecin traitant si vous avez une toux sèche.

Qu'est-ce que l'anosmie, symptôme particulier du coronavirus ?

Plusieurs ORL ont alerté dès la mi-mars 2020 les autorités de l'apparition d'un nouveau symptôme : l'anosmie, ou perte d'odorat. Cette perte d'odorat semblerait être un symptôme pathognomonique, c'est à dire un signe clinique qui, à lui seul, permet d'établir le diagnostic. Ce symptôme est la première présentation spécifique du nouveau coronavirus. Le Dr Corré, ORL à l'Hôpital-Fondation Rothschild à Paris, a théorisé : "Le virus SARS-Cov-2 est attiré par les nerfs : quand il pénètre dans le nez, au lieu de s'attaquer à la muqueuse comme le font les rhinovirus habituels, il attaque le nerf olfactif et bloque les molécules d'odeur". Le médecin a assuré : "Dans le contexte actuel, si vous avez une anosmie sans nez bouché, vous êtes Covid positif, ça n'est pas la peine d'aller vous faire tester." L'œdème bloquant le passage des cellules aromatiques serait provoqué par la réponse immunitaire, plus précisément par l'inflammation "globale" du corps provoquée par le virus, ce qui pourrait expliquer la disparition du symptôme une fois le virus éliminé.

Comment détecter un essoufflement correspondant au coronavirus ?

L’essoufflement est un autre symptôme du coronavirus qui peut être un signal d'aggravation de la maladie, qui s'attaque aux voies respiratoires et peut déboucher sur une pneumonie sévère. Cette complication survient chez certains patients à partir du septième jour, avec un regain de fièvre, parfois après une légère phase d'amélioration. L'essoufflement arrive souvent de manière subite et se constate au moindre effort physique, comme se déplacer ou montre les escaliers. Pour le détecter si vous avez un doute, mesurez votre fréquence respiratoire. Au delà des 20 à 25 respirations par minute, il s'agit d'une la tachypnée (augmentation de la fréquence respiratoire) et il peut être conseillé de consulter un médecin si vous présentez d'autres symptômes.

Le coronavirus peut-il déclencher des troubles digestifs ?

La nausée, les diarrhées ou des vomissements peuvent être des symptômes du coronavirus, ils en seraient même des symptômes courants. Une étude chinoise, publiée dans l'American Journal of Gastroenterology, a disposé que les patients du coronavirus peuvent également être touchés par des troubles digestifs. L'étude rapporte que sur 206 cas de Covid-19 testés, dont la moyenne d'âge est de 55 ans, "près de la moitié (48,5 %) s'est rendue à l'hôpital pour des troubles digestifs divers tels que de la diarrhée (29,3 %), des vomissements (8 %) ou des douleurs abdominales (4 %)". Plus étonnant encore, quelques patients (sept) présentaient des troubles digestifs... mais pas de symptôme respiratoire, qui sont pourtant les signes les plus courants du nouveau coronavirus.

Une méta-analyse menée par des scientifiques de l'université d'Alberta au Canada a démontré qu'environ un patient sur cinq positif au coronavirus ne présenterait que des symptômes gastro-intestinaux en s'appuyant sur 36 études rendues publiques entre le 31 mars et le 15 juillet 2020. Les résultats ont été publiés dans la revue Abdominal Radiology. s généralisées sont des signes gastro-intestinaux qui peuvent se manifester en cas de contamination au Covid-19. La méta-analyse a démontré que 18% des patients ayant été testés positifs au SARS-CoV-2, souffraient de certains de ces symptômes. Dans 16% des cas, les malades ne présentaient que ce type de signes.

L'auteur principale de cette étude, Mitchell P. Wilson, a expliqué qu'"il existe un nombre croissant de travaux montrant que les symptômes abdominaux sont répandus chez les patients atteints de Covid-19". M. Wilson a ajouté que "l'observation de tels troubles ne signifie pas nécessairement qu'un patient est atteint de Covid-19. Cela pourrait être dû à une variété de causes potentielles. Mais l'une de ces causes potentielles est l'infection par le virus, et dans un environnement où le Covid-19 est très répandu, il s'agit d'une possibilité devant être sérieusement considérée par les praticiens." Les scientifiques à l'origine de cette méta-analyse ont aussi fait part de troubles visibles à la suite d'examens d'imagerie, qui pourraient indiquer une potentielle infection au coronavirus : la présence d'air dans la paroi intestinale (pneumatose), l'inflammation de l'intestin grêle et du gros intestin, ainsi qu'une perforation intestinale (pneumopéritoine).

Le coronavirus peut-il déclencher une surdité ?

Symptômes, séquelles... Le coronavirus est toujours très difficile à interpréter pour les médecins dans le monde. Si les symptômes les plus fréquents comme la fièvre, la taux, les courbatures, maux de tête sont récurrents, plusieurs le sont moins et doivent vous alerter sur une éventuelle infection. Le plus connu est la perte de l'odorat et du gout, très désagréable mais qui selon une étude serait un "bon signe". En revanche, plusieurs maux apparaissent alors que certains patients sont toujours positifs ou en phase de guérison. Parmi eux, la surdité est le symptôme le plus récent. En effet, certaines personnes porteuses du virus souffrent de problèmes auditifs depuis leur infection, comme le signalent des travaux de chercheurs britannique. Quatre cas auraient été recensés à travers le monde au moins. Les auteurs d'une étude parue dans les pages de la revue BMJ Case Reports demandent qu'un dépistage de la perte auditive soit lancé dans les hôpital pour que cette surdité puisse être rapidement traitée, sans qu'elle ne devienne permanente.

Quel est le symptôme de "l'orteil violet" lié au Covid ?

L'orteil violet est également un signe étrange dont les dermatologues font état depuis plusieurs mois mais qui refait surface depuis quelques jours. Selon les recherches menées par la Ligue internationale des sociétés dermatologiques et l'Académie américaine de dermatologie, certains des patients infectés par le coronavirus présentent une inflammation des pieds : les  orteils peuvent gonfler ou changer de couleur. Selon des scientifiques, ce symptôme apparaît une à quatre semaine après la contamination et il peut se présenter sous forme d'engelures localisées sur les orteils. "Il semble qu'il y ait un certain sous-groupe de patients qui, quand ils attrapent le Covid, développent une inflammation au niveau des orteils. Cela les rend rouges et gonflés et ils deviennent éventuellement violets. Dans la plupart des cas, cela se résout naturellement et s'en va"a souligné Esther Freeman, chercheuse pour l'International Covid-19 Dermatology Registry. Pour d'autres patients, "l'orteil covidé" est un symptôme du "Covid long" et peut durer jusqu'à 150 jours. 

Le coronavirus peut-il provoquer des problèmes de peau ?

Plusieurs articles scientifiques ont fait état d'un lien entre une infection au nouveau coronavirus et des éruptions cutanées, une décoloration des doigts ou des orteils, ou encore des engelures. Afin d'affirmer ou d'infirmer une possible corrélation, le Service de dermatologie des Cliniques universitaires Saint-Luc (Belgique) a mené une étude sur 47 sujets, âgés de 26,5 ans en moyenne. L'équipe de recherche a rapporté dans un communiqué que "plus de la moitié d'entre elles rapportaient avoir présenté d'autres manifestations suggestives du Covid-19 (notamment fièvre, toux, rhume, troubles digestifs)." Pour chaque patient, plusieurs examens ont été réalisés notamment des tests PCR et sérologiques de détection du Covid-19. Les scientifiques ont conclu que "les frottis nasopharyngés et les sérologies Covid-19 se sont révélés négatifs pour les 47 patients. L'étude n'établit donc pas d'association directe entre les engelures et le Covid-19." Les scientifiques ont avancé "une autre hypothèse pour expliquer l'apparition des engelures chez ces personnes : le confinement et la sédentarité qu'il implique. L'immobilité peut en effet provoquer une diminution de la perfusion sanguine au niveau des membres, ce qui contribuerait au développement des engelures." 

Les aphtes, un symptôme du Covid ?

Selon les résultats d'une étude espagnole, le coronavirus pourrait se manifester avec des lésions cutanées sur le palais. À travers cette recherche, les scientifiques ont examiné 21 patients d'un hôpital de Madrid (Espagne) qui avaient des éruptions cutanées. Un tiers des patients souffraient de taches rouges sur les muqueuses, une éruption cutanée appelée énanthème. "Malgré les rapports croissants d'éruptions cutanées chez les patients atteints de COVID-19, l'établissement d'un diagnostic étiologique est difficile ", rapportent les auteurs. Et d'ajouter : " Cependant, la présence d'énanthème est un indice fort qui suggère une étiologie virale plutôt qu'une réaction médicamenteuse, en particulier lorsqu'un modèle pétéchial (il s'agit d'une tache cutanée rouge à violacée qui ne change pas de couleur quand une pression est réalisée dessus) est observé" explique l'étude dans la revue Jama Dermatology.

La confusion mentale est-elle un symptôme du coronavirus ?

Certains symptômes du Covid-19 sont désormais connus du grand public. Toux, fièvre, nez qui coule, difficultés respiratoires, anosmie, perte du goût... Ils sont évoqués de nombreuses fois par les scientifiques et médecins dans les médias, ou par le biais d'études. D'autres signes de la maladie existent néanmoins. C'est notamment le cas de la confusion mentale, relevée plutôt chez les personnes âgées. Dans un rapport de recherches publié sur Jama Network, une revue médicale mensuelle, ce symptôme est souvent observé chez les patients âgés de plus de 65 ans.

"Cette étude a porté sur 817 personnes âgées atteintes du Covid-19 aux urgences. 28% d'entre elles présentaient une manifestation du syndrome confusionnel. Ce signe est le sixième symptôme le plus fréquent. Parmi les patients atteints de ce syndrome confusionnel, 16% l'avaient comme principal symptôme. 37% des personnes âgées n'avaient pas de signes typiques du coronavirus, comme la toux ou la fièvre", est-il mentionné dans le rapport. À la suite de ces résultats, les auteurs de cette étude ont précisé que "ces recherches suggèrent que les personnes âgées touchées par le Covid-19 arrivent aux urgences avec un syndrome confusionnel, et que ce dernier signe devrait être considéré comme un symptôme du coronavirus".

Quels sont les symptômes aggravants du coronavirus ?

L'infection liée au coronavirus devient inquiétante quand les personnes "respirent plus rapidement que la normale", a rapporté à l'AFP le Dr Pauti, qui dit à ses patients d'appeler le 15 dès qu'ils perçoivent un essoufflement. Ces aggravations brutales interviennent souvent entre le septième et le quatorzième jour. Elles se traduisent par une forme de pneumonie bilatérale, à l'aspect radiologique bien particulier. "Au scanner, on peut avoir la quasi certitude" qu'il s'agit du Covid-19, a expliquait dès le mois de mars un médecin hospitalier en région parisienne à l'agence de presse. 

Jessica J Manson, spécialiste des phénomènes inflammatoires à l'University College Hospital de Londres, a estimé dans la revue médicale The Lancet : "Les preuves s'accumulent pour suggérer qu'une partie des patients souffrant de formes sévères du Covid-19 sont sujets d'un syndrome de choc cytokinique." En théorie, en cas d'infection les cytokines permettent une régulation de l'action immunitaire. Or, avec "l'orage cytokinique", on observe un emballement de ce système qui débouche sur une réaction hyper-inflammatoire. 

Quels sont les autres symptômes du Covid ?

En marge de la rentrée 2020, Santé publique France a fait part de l'évolution de certaines connaissances sur la maladie et les symptômes du coronavirus. Une liste de nouveaux symptômes du Covid-19 que les patients peuvent rencontrer a été établie. Elle comprend : tachycardie, malaises, une altération soudaine de l'état mental (troubles de l'attention etc...), une diminution brutale de la tension artérielle, une hypoxie (diminution de la quantité d'oxygène que le sang distribue aux tissus), des chutes ou encore, des frissons. 

Quels sont les symptômes chez les bébés et les enfants ? 

Une étude du King's College de Londres a permis d'établir que les enfants et les adultes n'avaient pas systématiquement les mêmes symptômes de la Covid-19. Ce rapport, révélé par le Guardian le 7 septembre 2020, indique que les plus jeunes souffrent davantage de fatigue, des maux de tête et de la fièvre. Les adultes sont quant à eux plus enclins à être victime de la perte du goût et de l'odorat, ainsi que de la toux. Autres élément particulier : les troubles digestifs et les éruptions cutanées. 15% des enfants sur un échantillon de 198 bambins britanniques positifs ont subi cela. Le professeur Tim Spector du King's College, à la tête des équipes ayant mené l'étude, a affirmé qu'"un enfant sur six aura (une éruption cutanée) et [que] ce sera souvent le seul signe". C'est un signe peu fréquent chez les adultes. Selon cette étude également, 35% des enfants positifs au Covid-19 ont manifesté une perte d'appétit ce qui n'est jamais bon signe. Suite à cela, les malades de moins de 18 ans ont sauté des repas.

Selon le Dr Diane Demonchy, pédiatre, urgentiste et infectiologue aux hôpitaux pédiatriques de Nice CHU- Lenval interrogée par Var Matin, "avant 6 ans, les enfants sont encore en train de constituer leur immunité (...)Si les moins de 6 ans sont très sujets aux rhumes, rhinites, etc., on estime, selon les données actuelles, qu'ils sont peu enclins à attraper la Covid-19 et à la transmettre". Elle conseille toutefois d'"impérativement consulter en présence d'une forte fièvre et si l'on sent que l'enfant n'est pas comme d'habitude, qu'il se déshydrate, semble affaibli, ou que les symptômes durent depuis plus de 3 jours. Toutefois, inutile d'aller faire un test PCR de son propre chef sans avoir vu un médecin. Car ce dernier pourra, peut-être à l'examen, trouver la cause des symptômes et éliminer l'hypothèse de la Covid-19."

La réponse immunitaire chez certains enfants négatifs à la maladie

Les enfants sont moins impactés par la maladie, puisqu'ils développent des formes légères à modérée. Ils sont même parfois asymptomatiques. Pourtant, les enfants restent quand même parfois positifs au Covid-19. Une exception a toutefois été relevée, puis expliquée dans la revue Nature. En Australie, trois enfants n'ont cessé d'être testés négatifs. Ils ne présentaient pas non plus de signes de la maladie, bien que leurs parents soient positifs et symptomatiques. Ces derniers sont revenus d'un mariage en souffrant de fièvre, de maux de tête, de toux et de congestion nasale. Les tests cliniques effectués auprès de cette famille australienne ont démontré que les profils immunitaires cellulaires et la réponse cytokinique de tous les enfants sont similaires à ceux de leurs parents à n'importe quels moments. Les scientifiques ont détaillé dans cette étude de cas que "tous les membres de la famille ont des anticorps salivaires anti-SARS-CoV-2, principalement des immunoglobulines (IgA), qui coïncident avec la résolution des symptômes chez 3 des 4 membres symptomatiques". Ces informations permettent de savoir que les enfants peuvent développer une réponse immunitaire face au Covid-19, sans être infecté par la maladie. "Cela soulève la possibilité que l'immunité chez les enfants puisse empêcher l'établissement du SARS-CoV-2", ont déclaré les chercheurs.

Des complications rares, mais possibles

Selon l'UNICEF "chez les enfants et les jeunes, les effets du virus sont relativement légers, une très faible proportion d'entre eux étant dans un état grave ou critique à cause du coronavirus." Dans la plupart des cas, l'infection est peu symptomatique voire asymptomatique. Si les jeunes enfants et les bébés sont moins touchés que les adultes par le Covid-19, ils peuvent être contaminés, et donc transmettre la maladie.

La maladie de Kawasaki, maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins avec de potentielles conséquences très graves, est en recrudescence depuis le mois d'avril en France chez les enfants, avec plusieurs centaines de cas recensés au total. Une étude réalisée à l'hôpital Robert Debré, à Paris, a démontre un lien "assez clair" entre ce syndrome et le Covid-19, même si la maladie est considérée comme très rare, avec en moyenne 2 cas pour 100 000 personnes de moins de 21 ans. Selon Albert Faye, chef du service pédiatrie générale à Robert Debré, entre 2005 et 2020, 230 jeunes patients ont été hospitalisés pour cette pathologie. Au moment du pic de l'épidémie de Covid-19,  l'incidence des hospitalisations pour maladie de Kawasaki a augmenté de 497%.

En général, les premiers symptômes de la maladie de Kawasaki arrivent entre 2 à 4 semaines après l'infection au coronavirus. Il s'agit d'une fièvre importante, une inflammation au niveau du sang, des éruptions cutanées spécifiques, une forte fatigue et des oedèmes au niveau des extrémités. Bien connue en pédiatrie, la maladie de Kawasaki est en général soignée facilement, avec essentiellement des immunoglobulines. Toutefois, avec le coronavirus, les enfants présentent une résistance certaine aux immunoglobulines. Dès lors, les médecins associent ce traitement à des corticoïdes.

Les symptômes du Covid sont-ils différents chez les hommes et les femmes, jeunes ou vieux ?

Selon différentes études, les symptômes du Covid-19 peuvent différencier en fonction de l'âge et du sexe.

Les symptômes du Covid-19 chez les jeunes : Les patients les plus jeunes présentent des symptômes liés à des troubles ORL et des problèmes digestifs. A l'inverse, chez les personnes les plus âgées, ce sont plutôt des symptômes de fatigue, de fièvre et de perte d'appétit.

Les symptômes du coronavirus chez les femmes : Au-delà de la différence de génération, le sexe peut également provoquer des symptômes différenciés. Selon une étude du Journal of Internal Medecine, publiée en avril et mise à jour en septembre, les hommes souffriraient plus fréquemment de toux et de fièvre alors que chez les femmes, la perte de l'odorat, les maux de tête, l'obstruction nasale et la fatigue seraient plus fréquents.

Le débat sur l'immunité a aussi été examiné en Alsace. Une étude a été menée par des équipes du CHU de Strasbourg et de l'Institut de Virologie sur 308 membres du personnel hospitalier, qui ont souffert de signes légers de la maladie. Cette étude a permis d'établir que 84% des patients suivis avaient des anticorps neutralisants jusqu'à six mois après la contamination. Les résultats de cette recherche ont attesté que le taux d'anticorps baisse plus rapidement chez les hommes que chez les femmes. En d'autres termes, la gente féminine serait plus encline à posséder une immunité plus longue ! La directrice de l'Institut de Virologie de Strasbourg, Samira Fafi-Kremer, a donné des indications sur cette différence : "Pour l'instant, on ne sait pas vraiment pourquoi, il se trouve que plusieurs réponses immunitaires au virus se trouvent dans le chromosome X, or la femme en possède deux. Il y a peut-être aussi une explication hormonale, l'oestrogène joue peut-être un rôle".

Des cas particuliers existent également chez les hommes de plus de 50 ans, ou ayant un indice de masse corporelle supérieur à 25. La présence d'anticorps dans leur corps est plus élevée un mois après la manifestation des premiers signes du Covid-19, comparé aux autres personnes testées. "C'est finalement assez logique puisque ces personnes sont les plus à risques, développent les formes les plus graves de la maladie et donc le plus d'anticorps pour lutter contre ce virus", a détaillé Samira Fafi-Kremer. Trois à six mois après l'apparition de symptômes, des anticorps sont toujours présents chez les individus les plus à risques à hauteur cette fois de 99%. La directrice de l'Institut de Virologie de Strasbourg a précisé que ces données sont primordiales pour la vaccination : "De réaliser que les femmes gardent une immunité plus longtemps peut permettre d'adapter la vaccination, réfléchir à quel dosage, à quelle périodicité en fonction de si on est une femme ou un homme".

Quelle est la durée des symptômes du coronavirus ?

Selon les différentes données et études, la durée de l'incubation pour le Covid-19 est en moyenne de 5 jours et les symptômes doivent durer de 10 à 15 jours sauf pour les cas graves nécessitant une hospitalisation ou un passage en réanimation. Directrice de recherche Inserm au sein de l'Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique (Inserm / Sorbonne Université), Vittoria Colizza a analysé l'apparition et la durée des symptômes du Covid pour le site spécialisé The Conversation fin août : "Pendant les trois premiers jours, la personne n'est pas encore contagieuse. Elle le devient dans un second temps, durant les deux derniers jours, qui constituent la phase pré-symptomatique. Comme son nom l'indique, celle-ci précède l'apparition des symptômes. Durant ce dernier laps de temps, la personne infectée diffuse le virus autour d'elle", écrit la chercheuse.

"On sait qu'une personne malade peut demeurer positive à un test plusieurs semaines après le début des symptômes, mais on a désormais tendance à penser qu'elle n'est pas contagieuse aussi longtemps. Les tests RT-PCR, très sensibles, détecteraient des restes du virus encore présents dans l'organisme, mais il ne serait plus infectieux. C'est pourquoi l'OMS estime qu'on peut autoriser les malades confirmés à quitter l'isolement à peu près 2 semaines après le démarrage des symptômes."

Des symptômes qui persistent

Le 22 juin dernier, l'OMS a reconnu que "certaines personnes ont des symptômes persistants, comme une toux sèche au long cours, de la fatigue ou le souffle court en montant des marches." En France, selon les estimations livrées à l'AFP par Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (92), 5 à 10% des malades pourraient être dans cette situation. Selon certaines études comme dans la revue JAMA en juillet ou encore Les Centres de contrôle et de prévention des maladies, ce sont des déréglements immunitaires provoqués par le Covid qui sont en cause. Parmi les symptômes persistants les plus communs, on trouve les douleurs thoraciques, des essoufflements, une fatigue, des courbatures, des maux de tête... Pour pallier ces symptômes, Nicolas Barizien, chef du service de rééducation fonctionnelle à l'hôpital Foch de Suresnes a mis en place "Réhab-Covid", programme de rééducation après l'infection. "La première chose qu'on fait c'est de vérifier qu'ils ne font pas une rechute ou qu'ils n'ont pas de cicatrice pulmonaire de leur Covid et la plupart du temps ils vont bien", a précisé le spécialiste. D'après lui, "la machine est déréglée, c'est pour cela que c'est beaucoup de rééducation, respiratoire et musculaire pour re-régler l'ensemble des fonctions cardio."

Que faire en cas de symptômes ?

Il est parfois délicat de savoir comment réagir face à des symptômes évocateurs du Covid-19. Dès qu'un symptôme du coronavirus apparaît, il est indispensable d'éviter tout contact avec d'autres personnes et d'appeler un médecin ou de se rendre dans un centre. Il est également possible d'effectuer un test Covid dans les différents centres de dépistages disponibles. En cas de symptômes graves, notamment les difficultés respiratoires, il est impératif de contacter le SAMU (15), ou d'envoyer un message au 114 pour les sourds et malentendants. Il est conseillé de contacter son médecin ou un établissement de santé avant de s'y rendre.

Pour pallier certaines interrogations, le Gouvernement a mis en ligne un questionnaire pour orienter au mieux les malades potentiels. Avec le même objectif de rassurer les malades, l'Agence national du médicament (ANSM) a de son côté mis en ligne un questionnaire simple qui permet de connaître les effets d'un traitement sur le virus. La plateforme AlloCovid, lancée fin avril, est un outil qui permet d'aiguiller les malades. Disponible par téléphone, au 0 806 800 540 (prix d'un appel local), ce service ne nécessite pas de smartphone ou d'une connexion internet. Un bot téléphonique vous pose une série de questions, souvent fermées, sur votre état général.

Quand et comment se faire tester pour le Covid-19 ? 

Que faire en cas de symptômes ? Le ministère des Solidarités et de la Santé enjoint les Français présentant des symptômes du Covid-19 à "agir". En cas de symptômes, même faibles, les bonnes démarches, listées sur le site Ameli, de l'Assurance maladie, sont les suivantes :

  • s'isoler sans délai,
  • maintenir à distance les personnes, y compris celles de son entourage,
  • porter un masque en cas de sortie,
  • contacter son médecin traitant ou, en son absence, un autre médecin de ville (ne pas se rendre directement chez le médecin, ni aux urgences de l'hôpital). Si l'on n'a pas de médecin traitant, on peut appeler le 09 72 72 99 09 (service gratuit + prix de l'appel, ouvert 7 jours sur 7, de 8 h à 19 h) pour être orienté vers un médecin généraliste volontaire pour recevoir, pendant la période de l'épidémie, des patients potentiellement atteints du Covid-19 n'appartenant pas à sa patientèle habituelle. Durant cette période d'épidémie, le recours à la téléconsultation d'un professionnel de santé est encouragé et facilité. Le médecin prescrira un test RT-PCR (pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie), remettra ou prescrira des masques chirurgicaux et détaillera les consignes d'isolement,
  • réaliser le test RT-PCR (pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, avec ou sans ordonnance) le plus rapidement possible dans le laboratoire spécialisé le plus proche (tout savoir sur les test Covid),
  • lister les personnes de son entourage familial, amical, professionnel avec qui on a été en contact rapproché sans masque (personnes sous le même toit, collègues partageant le même bureau …) 2 jours avant le début des signes de la maladie jusqu'à la mise en isolement. Les coordonnées de ces personnes seront recueillies par le médecin et par les équipes sanitaires de l'Assurance Maladie, qui contacteront systématiquement ces " personnes contact ".

Il est aussi préférable de se faire dépister si vous avez croisé la route d'une personne porteuse du virus, pendant au moins quinze minutes. Le 11 septembre, le Premier ministre Jean Castex a indiqué que des créneaux et des lieux de tests seraient réservés à trois populations prioritaires : les personnes ressentant des symptômes, les cas contact et les soignants.

Quand appeler le 15 ? Le site du ministère des Solidarités et de la Santé précise qu'en cas d'aggravation des symptômes, "avec des difficultés respiratoires et signes d'étouffement" (manque de souffle au moindre effort ou lors de la prise de parole), [il faut appeler] le SAMU (15) ou [envoyer] un message au numéro d'urgence pour les sourds et malentendants (114)".

Que faire après le test ? Après le test de dépistage au Covid, isolez-vous chez vous en attendant de recevoir les résultats, pour éviter de potentiellement infecter d'autres personnes. En cas de contamination avérée, vous devez rester à votre domicile ou à l'hôtel si vous n'êtes pas proche de chez vous. Pour les personnes testées positives au #Coronavirus, et celles avec lesquelles elles ont été en contact, la durée d'isolement est réduite à 7 jours. Plus d'informations : 0 800 130 000

Quels types de tests ? Plusieurs types de tests relatifs au SARS-CoV-2 sont actuellement disponibles en France : tests virologiques RT-PCR, tests sérologiques ELISA, TDR, TROD, ou autotests.  Aucun n'est efficace à cent pour cent mais leur utilisation est complémentaire. Cependant, seuls les tests RT-PCR qui sont des tests virologiques, offrent la capacité d'établir le diagnostic de la maladie et ils sont proposés en centre hospitalier universitaire (CHU) et en laboratoires de ville.  "Les tests sérologiques, en complément des tests RT-PCR, peuvent permettre de répondre à la question "suis-je ou ai-je été malade de la Covid-19 ?". En revanche, ils ne permettent pas de répondre aux questions " suis-je contagieux ?", ou "suis-je protégé contre la Covid-19 ?"", explique la Haute autorité de Santé dans un communiqué diffusé le 2 mai.

Le coronavirus entraîne-t-il des troubles rénaux ?

Le nouveau coronavirus peut affecter les reins. Alan Kliger, néphrologue à la Yale School of Medicine, a chiffré dans le Washington Post : "Près de la moitié des personnes hospitalisées en raison du covid-19 ont du sang ou des protéines dans leur urine." Plus alarmant, une enquête rapportée par le journal début avril estime entre 14 à 30% la part des patients en soins intensifs à New-York et à Wuhan (Chine) qui avaient perdu leur fonction rénale et nécessité une dialyse à l'époque. Les individus atteints de maladies rénales sont plus sujets à ces aggravations. Ils présentent souvent des problèmes de diabète, d'hypertension ou des maladies cardiovasculaires. Pourtant, le Dr Brad Rovin, directeur du département de néphrologie à l'université d'État de l'Ohio, a notifié à RFI que "de nombreux cas qui n'avaient jamais eu de maladie du rein avant, développent de graves lésions rénales." Il a expliqué : "En fonction de la gravité et de la durée de l'infection pendant leur combat contre le Covid-19, ces patients peuvent développer une insuffisance rénale chronique." Le Dr Brad Rovin a souligné : "Je pense que nous verrons les conséquences de cette maladie dans les services de néphrologie sur le long terme." 

Le coronavirus entraîne-t-il des troubles neurologiques ?

Certains patients atteints par le Covid-19 présentent des troubles neurologiques. Une étude publiée en avril dans la revue de l'Association de médecine américaine (Jama) indiquait que sur 214 patients chinois, 36% présentaient des symptômes neurologiques, allant de la perte d'odorat à des douleurs nerveuses, et jusqu'à des crises convulsives et des accidents vasculaires cérébraux. Si ces phénomènes sont parfois dues au manque d'oxygène dans le sang, certains professionnels de santé ont très vite évoqué d'autres hypothèses, comme une réponse immunitaire anormale — un "orage de cytokine" — qui provoquerait une inflammation au cerveau appelée encéphalite auto-immune, ou une encéphalite virale.

Mais une étude récente, dirigée par Akiko Iwasaki, immunologue de l'université de Yale, et publiée en septembre a confirmé que les troubles neurologiques pouvaient être liés à la capacité du coronavirus de pénétrer le cerveau. "Des preuves de la capacité neuroinvasive du SRAS-CoV2, et une conséquence inattendue de l'infection directe des neurones par le SRAS-CoV-2", ont été démontrées. "Lors de l'autopsie du cerveau de patients décédés des suites de la Covid-19, nous détectons le SRAS-CoV-2 dans les neurones corticaux, et notons les caractéristiques pathologiques associées à l'infection avec un minimum d'infiltrats de cellules immunitaires", détaillent les chercheurs. Le virus de la maladie Covid-19 est donc bien capable d'envahir le cerveau et de s'y dupliquer.

Par ailleurs, des médecins américains ont constaté une augmentation des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez des patients Covid jeunes et d'âge moyen. Dans le Washington Post, Pascal Jabbour, neurochirurgien à l'hôpital Thomas Jefferson, a déclaré que de nombreux cas présentaient des caractéristiques inhabituelles. Généralement les caillots apparaissent dans les artères qui transportent le sang loin du cœur. Or, chez les malades du Covid-19, les caillots se forment également dans les veines et sont plus difficiles à traiter. Sherry H-Y Chou, neurologue à l'hôpital universitaire de Pittsburgh, a émis l'hypothèse que ces affections seraient conséquentes à "un tir ami", c'est-à-dire à une réponse immunitaire disproportionnée. Si vous constatez des symptômes d'un AVC (étourdissements ; engourdissement et affaissement d'une partie du visage, d'un bras, d'une jambe ou d'une partie du corps ; problèmes d'élocutions...) contactez le 15 au plus vite.

Le Covid peut-il provoquer une perte de cheveux ?

Le coronavirus pourrait provoquer une perte de cheveux sur certaines personnes qui ont été positives au Covid-19. Selon une étude publiée en août par la chercheuse et professeure Natalie Lambert de l'Université de médecine de l'Indiana, ce symptôme est apparu à plusieurs reprises. Sur les 1 567 répondants, 423 attestent de ces chutes, soit environ 27% des sujets. Une des participantes de l'étude a expliqué qu'elle avait perdu 75% de sa masse capillaire après avoir contracté la maladie. Ceci viendrait de l'effluvium télogène, un dérèglement capillaire à l'origine d'une perte de cheveux importante ou localisée, généralement causée par le stress. Selon le Dr Esther Freeman, chercheuse à l'American Academy of Dermatology, la perte de cheveux commence à se voir dans les trois mois suivant le stress.

Malades asymptomatiques

Certains symptômes du coronavirus sont identiques à ceux de maladies hivernales comme le rhume ou la grippe : la fièvre, la toux, le nez qui coule… Cette similarité crée la confusion pour différencier les maux. Pourtant, la manifestation de symptômes chez des personnes atteintes par le Covid-19 ne serait pas si fréquente. Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'University College de Londres (UCL), 86% des résidents au Royaume-Uni testés positifs sont asymptomatiques. Ce n'est rien de dire que cette forte proportion de personnes asymptomatiques pose de nouvelles questions, puisque le coronavirus deviendrait plus difficile à identifier au sein de la population. Sur 36 061 individus testés, 115 d'entre eux étaient positifs. Parmi ces 115 personnes, 16 présentaient des symptômes ce qui représente une donnée de 13,9%. Les 99 autres se sont signalées asymptomatiques, soit 86,1% des cas positifs.

Cette statistique est largement supérieure à celles publiées en juin 2020 Outre-Atlantique, dans le journal Annals of Internal Medecine. L'étude américaine avait détaillé que 30 à 45% de la population touchée par le virus était asymptomatique. D'après les scientifiques, il s'agissait d'une "estimation prudente" puisque certaines personnes sans symptômes pouvaient en développer dans les jours qui suivaient le test. Les chercheurs de l'étude britannique mettent cependant en perspective leurs propos : "La prévalence des cas asymptomatiques varie considérablement, probablement en raison de l'échantillonnage et des paramètres de l'étude. […] Les données de surveillances recueillies par l'étude proviennent de foyers privés anglais, et excluent les personnes vivant dans les établissements de soin, les établissements communautaires et les hôpitaux."

Quelles sont les séquelles du coronavirus ? 

Le coronavirus peut entraîner différents niveaux de séquelles. Xavier Lescure, professeur et infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris, a expliqué sur FranceInfo : "On ne pense pas qu'il y ait des séquelles pour les personnes qui ont eu de faibles symptômes". En revanche, chez les patients lourdement atteints, les conséquences seront indélébiles. Les poumons sont les premiers organes affectés. Une vidéo 3D (réalisée par des chercheurs de l'hôpital universitaire George Washington aux Etats-Unis) révèle que le tissu pulmonaire est très largement endommagé chez les patients sévèrement atteint. Keith Mortman, chef du service de chirurgie thoracique, a théorisé : "Quand cette inflammation se réduit, elle laisse des cicatrices sur les poumons et crée des dégâts à long terme. Cela peut détériorer les capacités respiratoires d'un patient dans le futur." Les autopsies confirment que les patients grièvement touchés développent des fibroses pulmonaires. Xavier Lescure a expliqué : "On voit que les personnes qui décèdent ont de grosses lésions liées à des inflammations pulmonaires."

Depuis l'été 2020, plusieurs médecins en France et à l'étranger s'inquiètent  également des séquelles somatiques ou psychologiques qui émergent plusieurs mois après le début de la pandémie dans plusieurs pays du monde. Ces dernières ne sont pas encore totalement documentées.

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