Médicaments contre le Covid : la prometteuse piste Roche et Regeneron

Médicaments contre le Covid : la prometteuse piste Roche et Regeneron Le gouvernement place beaucoup d'espoirs dans les traitements à base d'anticorps monoclonaux, et le groupe Roche lui donne raison. Le laboratoire suisse publie les résultats prometteurs de son médicament.

[Mis à jour le 23 mars 2021 à 17h44] Les anticorps monoclonaux font leur retour sur le devant de la scène des traitements anti-Covid. La laboratoire suisse, Roche, a publié mardi 23 mars des résultats plus qu'encourageants pour son cocktail médicamenteux associant casirivimab et imdevimab, confectionné en collaboration avec l'américain Regeneron. La phase 3 des essais cliniques démontre une réduction des hospitalisations et des décès de malades du Covid-19 de l'ordre de 70%, selon le communiqué publié par le groupe suisse. L'efficacité du traitement irait plus loin et permettrait de réduire également la durée des symptômes de quatre jours, les patients n'auraient à subir la maladie que dix jours au lieu de quatorze en moyenne sans l'association d'anticorps monoclonaux.

Ce qui fait la grande force de ce cocktail en cours d'étude, c'est qu'il conserve tous ses effets contre les variants du virus, lorsque tous les autres médicaments accusent une baisse d'efficacité. Un atout de taille quand de nouvelles mutations continuent d'être découvertes et que celles déjà connues deviennent majoritaires. "Les nouvelles infections continuent d'augmenter au niveau mondial, avec plus de trois millions de cas déclarés pour la semaine dernière. [...] Ce cocktail expérimental d'anticorps pourrait donc offrir l'espoir d'une nouvelle potentielle thérapie pour les patients à haut risque" a souligné Levi Garraway, médecin-chef et directeur mondial du développement de produits de Roche.

Si les résultats se confirment, le traitement Roche-Regeneron pourrait être une solution majeure à la saturation des services hospitaliers. Le médicament, l'un des deux à base d'anticorps monoclonaux autorisés temporairement par l'Agence national du médicament à la mi-février, est déjà utilisé en France pour traiter les adultes, risquant de développer des formes sévères, dès l'apparition des premiers symptômes. Les essais se poursuivent et les laboratoires communiqueront au plus vite leurs résultats aux différentes autorités sanitaires et les soumettront à l'avis d'experts indépendants. 

Quelles pistes de médicament contre le coronavirus ?

Xenothera. Ces derniers jours, un autre espoir en terme de traitement contre le Covid-19 est venu de la biotech nantaise Xenothera. Cette dernière travaille sur un "anticorps polyclonal glyco-humanisé" appelé Xav-19 à partir du sérum de porc (génétiquement modifié). En 2020, la phase 1 et 2A ont confirmé l'absence d'effets secondaires et le schéma thérapeutique d'une perfusion unique du produit. Le candidat médicament est destiné aux patients en début d'hospitalisation atteints de pneumonie modérée à cause du Covid. Il vise à stopper l'aggravation de la maladie et à éviter ainsi un transfert en réanimation. Pour le Pr François Raffi, chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Nantes, qui coordonne l'essai clinique de phase 2/3 démarré début janvier. En attendant sa potentielle mise sur le marché à l'été 2021, la biotech réclame à la France des précommandes pour démarrer la production en parallèle des essais cliniques.

La colchicine. Vendredi 22 janvier 2021, l'Institut de cardiologie de Montréal (IMC) a annoncé des résultats "cliniquement convaincants", concernant cet anti-inflammatoire, contre le Covid-19. "Notre étude a montré l'efficacité du traitement", a assuré Jean-Claude Tardif, le directeur du Centre de recherche de l'ICM. Chez les patients ayant pris ce traitement issu du colchique d'automne, les chercheurs canadiens auraient observé 25% d'hospitalisations et 44% de décès de moins que chez les malades sous placebo.

Seulement voilà, plusieurs spécialistes se méfient de ce médicament vendu sous forme de cachets, principalement prescrit contre les crises de goutte - une maladie articulaire chronique. Comme le précise franceinfo, l'annonce qui a été faite à travers un communiqué de presse, n'a pas été relue par le comité d'une revue scientifique. Interrogé par nos confrères ce vendredi 29 janvier, le Professeur Gilles Bouvenot, membre du Collège de la Haute Autorité de santé et président de la Commission de la Transparence, déclare : "Je ne peux pas dire si l'étude démontre l'efficacité de la colchicine, tout d'abord parce que personne ne l'a lue." Et Mathieu Molimard, membre du conseil d'administration de la SFPT et chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux, de souligner : "Au départ, il était prévu d'inclure 6 000 patients. Là, on donne des résultats pour 4 488 patients, donc il en manque. Déjà, c'est étonnant." Dans une interview accordée à l'AFP, Jean-Marc Tardif a assuré que les médecins "n'ont pas à attendre" la validation des agences réglementaires, et "vont pouvoir prescrire [la colchicine] immédiatement". Des déclarations inquiétantes, pour Mathieu Molimard. "La colchicine n'est pas un bonbon", déclare-t-il auprès de franceinfo. De son côté, le Professeur Gilles Bouvenot indique que si la colchicine est administrée à trop forte dose, elle peut causer des nausées,  des vomissements et des diarrhées.

Le tocilizumab. Le tocilizumab est une piste sérieuse contre le Covid-19. Une étude randomisée, réalisée par les Hôpitaux de Paris - Assistance publique (AP-HP), a démontré que ce médicament "améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie covid moyenne ou sévère". Cet immunosuppresseur pourrait prévenir la formation des "orages cytokiniques" (des affections graves des poumons liées à une réponse immunitaire disproportionnée). L'étude a été réalisée sur 129 patients : 65 ont reçu du tocilizumab, les autres un traitement habituel. Ces résultats prometteurs doivent toutefois être confirmés par "des essais supplémentaires." 

Ce jeudi 11 février, les résultats de l'essai britannique Recovery ont également mis en avant l'efficacité du médicament. Pour réaliser cette étude, 2 022 patients ont reçu le tocilizumab. L'évolution de leur santé a été comparée à celle de 2 094 patients n'ayant pas reçu de la la dexaméthasone, un produit dont l'efficacité a déjà été établie par Recovery. 596 patients (29 %) recevant l'anti-inflammatoire sont morts, contre 694 patients (33 %) traités avec les soins habituels. "Cela signifie que pour 25 patients traités par tocilizumab, une vie supplémentaire serait sauvée", explique le communiqué. De plus, "le tocilizumab a également augmenté la probabilité de sortir de l'hôpital vivant dans les 28 jours de 47 % à 54 %." Les chercheurs n'excluent pas pouvoir combiner les deux médicaments, ce qui pourrait réduire la mortalité d'un tiers pour les patients ayant besoin d'un simple besoin d'oxygène et de 50% pour les patients placés en réanimation. Enfin, en plus de son efficacité, le tocilizumab présente l'avantage de ne provoquer que très peu d'effets secondaires.

Anticorps monoclonaux. Avec le laboratoire AstraZeneca, l'University College London Hospitals NHS Trust (UCLH) la piste d'un traitement en deux doses qui pourrait empêcher de développer la maladie après avoir été en contact avec une personne positive a été trouvée. Il s'agit d'un cocktail d'anticorps monoclonaux baptisé AZD7442. Ce traitement vise directement la protéine S (spike protein), celle qui permet au virus d'entrer dans une cellule de l'organisme et d'y multiplier le génome du virus. Selon les chercheurs, le traitement pourrait entraver le processus d'attaque du virus et proférer une immunité instantanée au patient et pour une durée  de 6 à 12 mois. Dans un communiqué publié début février 2021,  l'Académie nationale de médecine explique que les anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 sont "une opportunité à saisir".

L'information n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd et le gouvernement mise beaucoup sur ces anticorps monoclonaux. Lors de la conférence de presse du jeudi 25 février, Olivier Véran a indiqué que "l'Agence nationale de sécurité du médicament a accordé ce qu'on appelle une Autorisation Temporaire d'Utilisation des anticorps monoclonaux." 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des doses de traitement qui pourront être administrées "avec prudence" sur un public jugé particulièrement vulnérable. Techniquement, les anticorps imitent le fonctionnement du système immunitaire après l'infection au Covid-19 en neutralisant la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. Sachez également que ce traitement doit être injecté dans un délai maximal de 5 jours après le début des symptômes.

Le Molnupiravir. Il s'agit d'un médicament développé par les sociétés Ridgeback Biotherapeutics et Merck. Des chercheurs de l'Institut des sciences biomédicales de l'Université de Géorgie viennent de publier un compte rendu de sérieux travaux sur l'antiviral, MK-4482 / EIDD-2801, plus communément appelé "Molnupiravir". Selon les résultats de ses travaux, le Molnupiravir "stoppe complètement la transmission du virus dans les 24 heures".  "Il s'agit de la première preuve qu'un médicament administré par voie orale peut bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2" explique Richard Plemper. Pour cette étude, le traitement a été testé sur des furets infectés, par voie orale. "Nous pensons que les furets sont un modèle de transmission pertinent car ils propagent facilement le SARS-CoV-2, mais ne développent généralement pas de forme grave de la maladie, ce qui ressemble étroitement à la propagation du SARS-CoV-2 chez les jeunes adultes", précise le Dr Robert Cox, co-directeur de cette étude Les résultats ont mis en évidence que le Molnupiravir avait considérablement réduit la quantité de particules virales excrétées, et ainsi la potentielle transmission. [...] Si ces données basées sur le furet se traduisent chez l'homme, les patients COVID-19 traités avec le médicament pourraient devenir non infectieux dans les 24 heures". 

Les anticorps d'Eli Lilly. Il s'agit là d'une piste très sérieuse pour contenir le coronavirus, tant et si bien que ce traitement a été autorisé officiellement son utilisation par l'agence américaine du médicament (FDA). Cette dernière précise que ce médicament peut être donné par un médecin à toute personne de plus de 65 ans ayant des symptômes "modérés du coronavirus" ainsi qu'à toute personne âgée de plus de 12 ans ayant des prédispositions susceptibles d'engendrer de graves maladies. Ces anticorps ne sont pas autorisés aux malades hospitalisés. Selon la FDA, une seule injection de ce traitement réduit la nécessité de soigner en urgence les patients à haut risque malades du Covid-19.

L'Avigan. L'Avigan — dénomination commerciale du favipiravir — constitue un espoir dans la recherche d'un traitement contre le Covid-19. Cet antiviral, approuvé en 2017 au Japon, est habituellement utilisé pour lutter contre Ebola et des épidémies de grippe. Le favipiravir empêche la réplication virale, c'est-à-dire qu'il bloque la duplication du virus à l'intérieur d'une cellule. Des expérimentations sur l'animal ont démontré que ce médicament affecte le développement du fœtus. En conséquence, il n'est pas administré aux femmes enceintes. De plus, il n'est pas recommandé aux enfants et aux adolescents. Malgré ces supposés effets secondaires, certains médecins ont commencé à utiliser l'Avigan contre le coronavirus. Les premiers retours indiquent que ce traitement pourrait contribuer à raccourcir le temps de guérison des patients. L'AFP a rapporté qu'en Chine, le ministère des Sciences et Technologies a évoqué de "très bons résultats cliniques". Une autre expérimentation, réalisée par l'Université Fujita Health au Japon, a donné des "résultats non concluants." 25 essais sont en cours, notamment aux États-Unis, en Italie et au Japon.

Dexaméthasone. Le Dexaméthasone est un médicament de la famille des stéroïdes. Il a été intégré à l'étude britannique Recovery. Les conclusions définitives ont été publiées le 17 juillet dans le NEJM. Dans cette étude randomisée, 2104 patients ont reçu de la dexaméthasone et 4321 des soins habituels. 28 jours après la randomisation, 482 patients (22,9%) dans le groupe dexaméthasone et 1110 patients (25,7%) dans le groupe témoin sont décédés. Après analyses, l'équipe de recherche a conclu que "la Dexaméthasone a entraîné une baisse de la mortalité à 28 jours chez [les patients] qui recevaient une ventilation mécanique invasive ou de l'oxygène, mais pas parmi ceux qui n'avaient aucun soutien respiratoire."

L'Ivermectine. L'Ivermectine, un anti-parasitaire, a démontré des effets prometteurs sur le Covid-19. D'après une étude américaine prépubliée, la prise du médicament chez les patients Covid-19 permet une baisse importante de la mortalité et une hospitalisation plus courte. Les équipes de recherche des universités américaines de l'Utah et de Harvard ont mené une étude et ont analysé et comparé l'évolution de la maladie chez 1 400 patients. La première moitié a été traitée avec de l'ivermectine, l'autre moitié avec un traitement habituel. Il est apparu que parmi les patients sous respirateurs 7% sont décédés dans le groupe ivermectine, contre 21% dans le "groupe témoin". Le taux de mortalité global est de 1% dans le premier groupe contre 8% dans le second. Toutefois, "malgré un nombre important de patients inclus et la présence d'un groupe contrôle qui permet une comparaison, l'étude ne répond pas aux critères de l'essai clinique randomisé en double aveugle", a estimé, dans Le Figaro, le Pr François Chast, pharmacien. Étienne Decroly, chercheur au CNRS, a abondé : "On ne connaît toujours pas le mécanisme moléculaire par lequel l'ivermectine freine la réplication du coronavirus. Or il ne suffit pas d'observer un effet, il faut comprendre les mécanismes à l'œuvre." 

L'anakinra. Selon une étude française, l'anakinra, habituellement destiné aux maladies rhumatismales, démontre des résultats "encourageants" sur les patients atteints de formes graves de Covid-19. Son application dans le traitement du nouveau coronavirus permet de bloquer l'interleukine-1, une des cytokines impliquées dans les " tempêtes inflammatoires ". Une équipe de recherche du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ), a administré ce traitement à 52 patients atteints par le coronavirus pendant 10 jours. Selon les auteurs de l'étude, publiée dans la revue spécialisée The Lancet Rheumatology, l'anakinra a permis une "réduction statistiquement significative du risque de décès et de passage en réanimation pour assistance respiratoire par ventilation mécanique ". Un quart des malades traités avec l'anakinra ont été transférés en réanimation ou sont décédés, contre 73% dans le "groupe témoin". Aussi, dans le "groupe médicament", les besoins en oxygène ont diminué en 7 jours.

La chloroquine. La chloroquine (CQ) est un antipaludique répandu. Aux esquisses de l'épidémie, ce traitement a été encensé par le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU de Marseille. L'infectiologue a successivement réalisé quatre études qui démontraient une efficacité certaine de l'hydroxychloroquine (HCQ). Toutefois, après la publication d'une étude dans The Lancet, le décret autorisant la prescription de la CQ et HCQ en France avait été abrogé le 27 mai dernier, avant une volte face compte tenu des critiques fondées sur l'article de The Lancet. Par ailleurs, une étude française, réalisée sur près de 55 000 personnes, a admis que la chloroquine ou son dérivé, utilisés comme traitements "au long cours", ne protègent pas contre le coronavirus et ses conséquences. Cette expérimentation "ne suggère pas de rôle préventif de l'utilisation des antipaludéens de synthèse (APS) au long cours sur le risque de survenue d'une hospitalisation, d'une intubation ou d'un décès liés au Covid-19", ont conclu les auteurs. Une autre étude française, publiée dans la revue Nature le 22 juillet 2020, a confirmé que l'HCQ ne protège pas "les animaux lorsqu'elle est utilisée en prévention de l'infection". De plus, "l'étude montre donc que l'HCQ, qui possède des propriétés antivirales dans certains tests in vitro (à l'aide de cellules en culture), n'a pas d'efficacité antivirale in vivo chez le macaque dans les conditions spécifiques de ces travaux, et ce malgré une exposition pulmonaire importante."

L'azithromycine. L'azithromycine est un antibiotique largement utilisé, notamment dans le traitement des infections bactériennes conséquentes à une infection virale. Toutefois, selon la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique, "l'azithromycine n'est pas efficace dans le traitement des infections virales. Par ailleurs, si elle a montré une activité sur certains virus in vitro (donc en laboratoire), son activité sur le SARS-CoV-2 n'est pas prouvée." Il est précisé qu'il "existe aujourd'hui très peu d'arguments scientifiques en faveur d'un bénéfice spécifique de l'azithromycine dans la prise en charge des patients atteints de Covid-19."

Le SNG001. Le SNG001 est un traitement par inhalation à base d'interférons bêta, une protéine naturelle qui intervient dans la réponse de l'organisme contre les virus. Selon une étude — réalisée par le laboratoire britannique qui le produit, Synairgen — les patients Covid-19 traités avec le SNG001 ont 79 % de chances de moins que les autres de développer des formes sévères de la maladie, c'est-à-dire nécessitant respirateur, ou pouvant entraîner la mort.

Le Remdesivir. Le Remdesivir, un antiviral développé par le laboratoire américain Gilead, n'est plus considéré comme un traitement efficace. L'OMS a même publié un communiqué officiel pour faire savoir que son administration n'était "pas conseillé pour les patients admis à l'hôpital pour le Covid-19, quel que soit le degré de gravité de leur maladie, car il n'y a actuellement pas de preuve qu'il améliore la survie ni qu'il permette d'éviter d'être placé sous ventilation artificielle" Un rapport de l'OMS sur le médicament pointe même "la possibilité d'importants effets secondaires". En France, la Haute Autorité de santé a estimé que le "service médical rendu" était "faible".

L'interféron alpha-2b. L'interféron alpha-2b (IFN-α2b) pourrait être une nouvelle piste de traitement contre le Covid-19. Cet antiviral, habituellement prescrit pour soigner l'hépatite C, a démontré des effets encourageants contre le nouveau coronavirus. Une équipe de recherche chinoise a expérimenté ce médicament sur 77 adultes atteints du Covid-19, et hospitalisés. Les malades ont été répartis dans trois groupes distincts : un premier recevait de l'IFN-α2b ; un second de l'arbidol (un antiviral contre la grippe) ; un troisième la combinaison d'IFN-α2b et d'arbidol. Dans un rapport d'expérience, publié dans la revue scientifique Frontiers in Immunology, les scientifiques ont souligné que l'IFN-α2b "a significativement réduit" la présence du virus "dans les voies respiratoires supérieures" des sujets. Parallèlement, les chercheurs ont constaté une diminution des "marqueurs inflammatoires IL-6 et CRP" responsables des "orages cytokiniques". Il est précisé qu'aucun patient "n'a développé de détresse respiratoire nécessitant une supplémentation en oxygène." Selon les auteurs, "ces résultats suggèrent que l'IFN-α2b devrait être davantage étudié" en tant que thérapie dans les cas de Covid-19.

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