Coronavirus dans le monde : Etats-Unis, Espagne, Brésil... Les dernières infos

Coronavirus dans le monde : Etats-Unis, Espagne, Brésil... Les dernières infos CORONAVIRUS. Dans le monde, la pandémie de coronavirus continue de progresser avec le doublement du nombre de morts depuis le 26 mai. On fait le point.

[Mis à jour le 07 août 2020 à 14h10] 712 000 morts, 19 millions de cas, 196 pays touchés... Les chiffres de la pandémie de Covid-19 dans le monde sont édifiants. Dans son dernier bilan, l'Agence France Presse comptabilise 100 000 décès supplémentaires ces trois dernières semaines, soit un doublement du nombre de morts depuis le 26 mai. Au quatre coins du monde, le virus progresse. Les États-Unis restent le pays le plus impacté, avec 5 032 756 cas, dont 162 812 décès. Suivent le Brésil avec 2 912 212 cas et 98 493 morts, l'Inde avec 2 033 847 cas et 41 685 décès, la Russie avec 877 135 cas et 14 725 morts et l'Afrique du Sud avec 538 184 cas et 9 604 décès.

Sur le Vieux continent, les mesures restrictives vis-à-vis des voyageurs se multiplient ces derniers jours. Jeudi, c'est la Finlande qui a décidé de sévir. À partir de lundi, les voyageurs originaires des Pays-Bas, de la Belgique et d'Andorre sont invités à respecter une quatorzaine à leur arrivée sur le territoire. La Norvège a pour sa part décidé de repasser la France en zone rouge. Tout voyageur susceptible de s'y rendre après un séjour dans l'Hexagone devra respecter une quarantaine de 10 jours. Enfin, en Catalogne, pour faire face à la propagation du virus, les autorités ont mis les bouchées doubles. Désormais, le dépistage du coronavirus se fait au porte-à-porte dans les villes de Ripollet, Sabadell et Terrassa.

En Espagne, ce vendredi, les autorités ont annoncé le confinement de la ville d'Aranda del Duero, à 150km au nord de Madrid, pour une durée de deux semaines. Les forces de l'ordre contrôle les entrées et les sorties de cette ville de 32 000 habitants.

La carte du coronavirus dans le monde

Statistiques du coronavirus

Statistiques des pays les plus touchés par le coronavirus au 6/08/2020 (source The Coronavirus App)

Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
Etats-Unis 5 032 756 +56 434 162 812 +1 162
Brésil 2 912 212 +53 139 98 493 +1 237
Inde 2 033 847 +62 170 41 685 +899
Russie 877 135 +5 241 14 725 +115
Afrique du Sud 538 184 +8 307 9 604 +306

Coronavirus aux USA

Les États-Unis, pays le plus lourdement touché par l'épidémie de coronavirus, affichent ce vendredi un bilan total de plus de 5 millions de cas de Covid-19 et plus de 162 000 morts. Des mesures de restriction ont fait leur retour dans certaines des régions les plus touchées comme la Californie, où les bars et les salles de restaurant en intérieur ont fermé leurs portes, et la Floride, où le nombre de lits disponibles dans les services de soins intensifs des hôpitaux est de plus en plus faible. Le gouvernement américain s'est engagé à injecter près d'un milliard de dollars pour soutenir le développement d'un potentiel vaccin, sur lequel travaille la société de biotechnologie Moderna, et qui entre dans la dernière phase de son essai clinique.

Coronavirus au Brésil

Le Brésil reste le pays d'Amérique latine le plus touché par la pandémie. Avec désormais plus de 98 000 morts pour 2,9 millions de cas (+53 139), le pays se situe au deuxième rang mondial en termes de nombre d'infections. Le président Jair Bolsonaro a fait de sa propre contamination (il est désormais guéri) un moyen de communication, usant de la provocation lors d'une conférence de presse, apparaissant sans masque. La pandémie continue néanmoins de s'étendre sur tout le territoire brésilien et de nombreux experts estiment que le bilan, qui serait largement sous-estimé, devrait considérablement s'alourdir dans les prochaines semaines.

Selon un expert interrogé par l'Agence France-Presse, et dont Le Journal de Montréal se faisait l'écho jeudi 6 août, la barre des 100 000 décès pourrait être franchie d'ici la fin de la semaine, tandis que le cap des 200 000 morts pourrait être atteint "le 15 ou le 16 octobre". Faute d'une politique sanitaire nationale, le scénario pourrait néanmoins être encore plus sombre, estime ce même spécialiste, Domingos Alves. "J'avais prévu initialement qu'on atteindrait les 100 000 morts en début de semaine prochaine et ça devrait arriver dès la fin de cette semaine. Je crains que le seuil des 200 000 soit atteint encore plus tôt que mes prévisions actuelles."

Coronavirus en Chine

En Chine, où le Covid-19 est apparu officiellement en décembre dernier, l'épidémie semblait à nouveau sous contrôle, après une première stabilisation de la situation au début du printemps, puis après l'apparition de nouveaux cas à la mi-juin, en particulier à Pékin, et le retour de mesures de restrictions. Après une légère augmentation la semaine dernière, en ce début de semaine, le bilan total s'affiche à 84 565 cas et 4 634 morts, avec 37 nouvelles contaminations lors des dernières 24h, mais aucun nouveau décès recensé. Les autorités ont par ailleurs indiqué que toute personne désirant se rendre en Chine en avion devra désormais présenter un test négatif réalisé dans les cinq jours précédant le départ.

Parallèlement, l'enquête sur l'origine du virus se poursuit dans le pays. Lundi 3 août, l'Organisation mondiale de la Santé a indiqué qu'un premier pas avait été fait, même si le chemin reste long. "L'équipe avancée de l'OMS qui s'est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d'efforts conjoints pour identifier les origines du virus ", a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lundi. Prochaine étape dans la quête de la vérité ? "Des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d'infection des premiers cas ", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Coronavirus en Espagne

Vendredi 7 août, l'Espagne comptabilise 4 088 nouvelles contaminations en 24h, ce qui porte le total à 356 935 cas et 28 500 morts au total (+1 décès sur les dernières 24h). L'inquiétude sur l'émergence d'une deuxième vague grimpe dans le pays, notamment au vu de la situation en Catalogne. Un reconfinement de la population a été décidé dans le comté de Lérida. Plus de 200 000 personnes doivent rester chez elles depuis mercredi 15 juillet. À Barcelone, les 4 millions d'habitants de l'agglomération ont été appelés à "rester chez eux dès qu'il ne leur est pas indispensable de sortir" par le gouvernement catalan, qui a également décidé de fermer les cinémas, les théâtres, les discothèques et d'interdire les réunions de plus de dix personnes et les visites dans les maisons de retraite.

La France envisage de fermer à nouveau les frontières avec son voisin espagnol et déconseille à ses habitants de se rendre en Catalogne. Du côté des autorités locales, il a été décidé de mettre les bouchées doubles concernant le dépistage. Désormais, celui-ci se fait au porte-à-porte, du moins dans trois villes de la région. Sont concernées Ripollet, Sabadell et Terrassa. Les autorités ont annoncé le confinement de la ville d'Aranda del Duero, à 150km au nord de Madrid, pour une durée de deux semaines. 

Coronavirus en Italie

En Italie, les autorités sanitaires faisaient état vendredi 7 août au matin de 401 cas supplémentaires, portant le bilan à 249 204 cas depuis l'apparition du virus dans le pays pour 6 décès de plus (35 187 décès au total). La vigilance est toujours de mise notamment depuis la découverte, fin juin, de plusieurs foyers épidémiques, notamment à Rome, la capitale du pays. Les autorités ont par ailleurs prolongé mercredi 29 juillet l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 15 octobre. 

Coronavirus au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni comptait vendredi 7 août au matin, selon Public Health England 950 nouveaux cas de Covid-19, portant le total à 308 134 contaminations, pour 49 morts supplémentaires (46 413 au total). Et alors que le pays poursuit son déconfinement progressif - l'ensemble des magasins ont été autorisés à rouvrir le 15 juin, le port du masque est par ailleurs obligatoire dans les transports, et la réouverture des bars et des restaurants a, elle, eu lieu le 4 juillet -, une étude réalisée par des chercheurs de l'University College London et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et publiée mardi 4 août se montre particulièrement alarmiste sur le sort du pays. La Grande-Bretagne pourrait, selon elle, faire face à une deuxième vague deux fois plus virulente que la première en septembre. En cause ? La rentrée scolaire. Un drame qui surviendrait néanmoins dans le cas où aucun système efficace permettant de suivre et de tester les malades ne serait mis en place d'ici là. "Sans un système suffisamment important de tests, traçage et isolement, la réouverture des écoles conjuguée à celle de l'économie pourrait, quel que soit le scénario, entraîner une deuxième vague de COVID-19", affirment ainsi les auteurs de l'étude publiée dans la revue The Lancet Child and Adolescent Health.

Il faut dire qu'outre-Manche, la rentrée scolaire suscite bien des débats depuis quelques jours, avec toujours une seule et même question : comment rouvrir les écoles sans courir à la catastrophe sanitaire ? Et les propositions originales ne manquent pas. L'idée de fermer les pubs pour compenser les risques liés à la réouverture des écoles est notamment évoquée. "Je pense que nous sommes dans une situation où la plupart des gens pensent que l'ouverture des écoles est une priorité pour la santé et le bien-être des enfants, mais que lorsque nous le ferons, nous allons remettre en contact de nombreux ménages. En fait, fermer certains autres réseaux, d'autres activités, pourrait bien être nécessaires pour nous permettre d'ouvrir des écoles", a estimé samedi 1er août sur BBC4 le professeur Graham Medley, membre du Scientific Advisory Group for Emergencies (SAGE), l'équivalent du Conseil scientifique outre-Manche. Et d'interroger : "Cela peut se résumer à la question de savoir quels compromis vous faites. C'est une question de priorité. Pensons-nous que les pubs sont plus importants que les écoles ?"

Coronavirus en Allemagne

En Allemagne, 1 045 cas supplémentaires de Covid-19 ont été signalés vendredi matin, selon les derniers chiffres transmis par l'Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses, chargé du suivi de l'épidémie dans le pays. Au total, l'Allemagne recense 215 250 cas de coronavirus depuis le début de l'épidémie. Sept décès supplémentaires ont été rapportés, le bilan total s'affichant à 9 252 décès. Les autorités s'inquiètent de la possible arrivée d'une deuxième vague dans un pays, jusque-là relativement épargné par rapport à ses voisins, et ce d'autant plus qu'une partie des écoliers à retrouver les bancs de l'école lundi 3 août.

Un projet d'accord entre le gouvernement et les régions, les Länder, évoque ainsi la possibilité de restreindre davantage les déplacements dans une aire géographique limitée en cas d'apparitions de foyers épidémiques. L'armée allemande pourrait également être mobilisée, notamment pour effectuer des campagnes de tests. À noter que mercredi 5 août, l'Allemagne a classé la province belge d'Anvers comme zone à risque. De ce fait, les voyageurs en provenance de ce territoire particulièrement impacté par le coronavirus doivent se plier à une quarantaine obligatoire s'ils souhaitent se rendre dans le pays. Dans le cas où un test négatif récent peut être présenté, la quarantaine peut en revanche être évitée, rapporte notamment Le Figaro.

Mais la donne va changer samedi 8 août. À compter de cette date, les voyageurs de retour de zones à risque - à savoir, la plupart des pays hors Union européenne, les communautés autonomes d'Aragon, de Catalogne et de Navarre, et donc depuis mercredi Anvers - "seront obligés de passer un test. C'est-à-dire que celui qui revient d'une telle zone doit apporter avec lui un résultat de test négatif (datant de moins de 48 heures) ou se faire tester ici", a détaillé le ministre fédéral allemand de la Santé, Jens Spahn, à l'occasion d'une conférence de presse. 

Néanmoins, du côté des stades, l'optimisme est de rigueur. Mardi 4 août, les clubs allemands de première et seconde divisions ont évoqué la question du retour des supporters dans les stades. Et si une validation des gouvernements locaux sera non négociable, les clubs professionnels allemands se sont pour leur part accordés sur un possible retour des supporters dans les stades mi-septembre. Aucune date ni aucun chiffre précis n'a pour l'heure été communiqué. 

Coronavirus au Portugal

Au Portugal, 213 nouveaux cas et 3 décès ont été recensés lors des dernières 24h, portant les totaux à 52 061 cas et 1 743 morts. À Lisbonne, certaines parties de la capitale sont toujours sujettes à des mesures de confinement des habitants. Les locaux ne peuvent sortir de leur domicile que pour l'achat de nourriture ou de médicaments. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. La région de la capitale regroupe plus de la moitié des cas découverts au Portugal. 

Depuis le 1er juillet, le Portugal est ainsi découpé en trois zones. Dans celle où les règles sont les moins strictes, le port du masque reste obligatoire dans les transports et lieux fermés mais les rassemblements sont autorisés jusqu'à 20 personnes. Dans la deuxième zone, qui concerne Lisbonne et ses environs, on parle d'état de "contingence". Les regroupements sont limités à 10 personnes et les commerces ferment dès 20h. Enfin, dans la troisième zone qui concerne les quartiers les plus touchés de Lisbonne, le confinement est en vigueur et les regroupements limités à 5 personnes maximum.

Coronavirus en Belgique

La Belgique enregistre, vendredi 7 août, 858 nouveaux cas, ce qui porte le total à 72 016 contaminations. Sept décès supplémentaires ont été enregistrés lors des dernières 24h, pour un total de 9 861 morts depuis le début de la pandémie. Mercredi 5 août, il a été annoncé que les 225 employés travaillant dans la salle de découpe d'un abattoir à Staden, dans le nord-ouest de la Belgique, ont été mis en quarantaine. D'après le bourgmestre de cette ville d'un peu plus de 11 000 habitants, Francesco Vanderjeugd, six cas positifs avaient initialement mis les autorités en alerte. Depuis, d'autres tests ont été effectués et 18 cas de coronavirus sont recensés parmi les salariés de cet abattoir spécialisé dans le porc.

La Belgique fait actuellement face à une recrudescence du nombre de cas. Il y a quinze jours, les autorités ont annoncé une augmentation de 89% des contaminations entre le 12 et le 18 juillet et ont rappelé la nécessité "d'agir vite" pour éviter de nouvelles restrictions. Mardi 4 août encore, l'Institut de santé publique Sciensano a annoncé que le nombre moyen d'infections au coronavirus est passé à 517,1 par jour entre le 25 et le 31 juillet, soit une augmentation de 60% par rapport à la semaine précédente. Dans le pays, les autorités s'inquiètent de la multiplication des foyers de contagion, surtout dans les quartiers jugés pauvres. 

Alors, pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place des mesures drastiques. Parmi elles, on trouve notamment la diminution conséquente de ce que l'on appelle la "bulle de contact", à savoir le cercle de personnes avec qui les mesures de distanciation ne doivent pas être impérativement respectées. Alors qu'elle était de 15 personnes, elle a été ramenée à... cinq personnes par foyer. Déjà obligatoire depuis le 11 juillet dans les magasins, les salles de cinéma, les lieux de culte, les musées ou encore les bibliothèques, le port du masque est également devenu obligatoire fin juillet dans "tout endroit à forte fréquentation".

Enfin, en cette période de congés, le gouvernement a aussi revu sa politique de déplacement à l'étranger. Samedi 1er août, les "voyages non essentiels" vers les régions espagnoles de Navarre, Aragon, Barcelone et Lérida en Catalogne, la région lémanique en Suisse (Vaud, Valais, Genève) ainsi que le département français de la Mayenne ont été interdit. Il en va de même pour les régions de Severoiztochen et Yugozapaden en Bulgarie, ainsi que le centre, sud-est, le sud-munténie et le sud-ouest Olténie en Roumanie, et la ville de Leicester au Royaume-Uni. Pour toutes les personnes en provenance de ces zones et qui souhaiteraient se rendre en Belgique, une quarantaine et un dépistage sont désormais obligatoires.

Coronavirus