C'est à partir de cet âge que votre enfant peut vraiment mentir

C'est à partir de cet âge que votre enfant peut vraiment mentir Il est tout à fait naturel pour des parents d'être confrontés, un jour ou l'autre, aux petites tromperies de leur enfant !

Si beaucoup accordent une confiance aveugle à leurs enfants dès le plus jeune âge, ces derniers se révèlent souvent plus malins qu'on ne le pense, capables de nous mener en bateau bien plus tôt que prévu. Traditionnellement, l'éducation met l'accent sur des valeurs cardinales : la gentillesse, le partage et, bien sûr, l'honnêteté. Pourtant, cette dernière est précocement mise à l'épreuve. Selon plusieurs études, certains tout petits s'arrangeraient avec la vérité bien avant d'entrer à l'école. Mais qu'on se rassure, si le mensonge peut agacer, il est en réalité un signe positif de développement cognitif.

Avant l'entrée en maternelle, il est fréquent que les enfants déforment la réalité, explique le site Naître et grandir. Bien que ces situations puissent engendrer des conséquences désagréables et provoquer la colère des parents, il est important de ne pas en faire un plat : mentir fait partie d'une phase normale de la croissance.

Ce qui surprend davantage, c'est la précocité de ces comportements chez les nourrissons. Une étude publiée dans la revue Cognitive Development révèle que les tout petits commencent à comprendre et à pratiquer certaines formes de tromperie bien plus tôt qu'on ne l'imaginait, parfois dès l'âge de 8 mois, rapporte le magazine Parents. Ce phénomène témoigne des changements complexes qui s'opèrent dans le cerveau du nourrisson et de l'intégration de ses premières expériences sociales.

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Le mensonge d'un bébé diffère beaucoup de celui d'un enfant plus âgé. Pour Emma Murray, psychologue clinicienne agréée au Phoenix Children's, il s'agirait "du fait de faire intentionnellement la mauvaise chose pour éviter les conséquences ou obtenir des avantages matériels". D'après elle, les comportements de tromperies observés chez les nourrissons relèvent davantage du "reflet des perceptions parentales" que d'une volonté de "mensonge véritable". 

Selon Psychologie.net, comprendre ces comportements permet "de mieux anticiper et accompagner les enfants". Elles traduisent une intelligence sociale en construction, une capacité croissante à se représenter les autres et, parfois même, une forme de créativité. Ainsi que la partie d'un cheminement social qui mène à mieux comprendre les autres et à mieux vivre avec eux.

"Les parents sont souvent surpris lorsque je les rassure en leur disant que c'est normal", explique le Dr Hafeez au magazine. "Manipulateur ? Peut-être. Mais c'est aussi un enfant qui apprend à prendre en compte ce que l'autre personne sait ou ignore et à agir en conséquence."

À ces âges, la filouterie peut se manifester simplement par "des pleurs exagérés pour qu'on le prenne dans les bras, puis qui cessent une fois le but atteint", explique le Dr Hafeez. Ces comportements évoluent rapidement vers la "dissimulation", comme lorsqu'un jeune enfant tente de cacher maladroitement une friandise en entendant un adulte approcher. On observe également le stade du déni flagrant, typique chez l'enfant de 2 ans qui lance un "C'est pas moi qui ai mangé le chocolat !" plein de défi, alors qu'il a encore les preuves de son forfait sur tout le visage. Finalement, ces premières entorses à la vérité sont les preuves que votre enfant commence à comprendre les rouages complexes des interactions humaines.