"Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait une dévalorisation du bac"

Avec 80 % de réussite et le sentiment qu'il est insuffisant pour décrocher un emploi, le bac a-t-il encore de la valeur? Oui pour Luc Chatel qui "réfute ce discours défaitiste d'une Education nationale à la remorque, à la ramasse". "Aujourd'hui, 65 % d'une génération arrive au niveau du bac. Il y a 25 ou 30 ans, c'était 20 %. C'est une nouvelle exceptionnelle, formidable", selon le ministre. Un "travail des enseignants aux cotés des élèves [qui] a permis d'élever le niveau moyen de connaissances". "Si le bac ne valait rien, on ne continuerait pas à le demander pour les études supérieures et les entreprises, pour sélectionner les candidats", poursuit-il. La priorité pour Luc Chatel serait plus tôt le décrochage des jeunes qui "quittent le système éducatif sans rien". Pour eux, il prône une "personnalisation de l'offre éducative" pour "s'adapter à la diversité des élèves".