DIRECT. Brexit : c'est fait ! Réactions, période de transition... Ce qu'il faut savoir

DIRECT. Brexit : c'est fait ! Réactions, période de transition... Ce qu'il faut savoir Le Brexit, c'est fait ! Après presque quatre ans de négociations, le Brexit est symboliquement intervenu à minuit, vendredi 31 janvier 2020. Mais les Britanniques n'ont pas dit "goodbye" à l'Union européenne définitivement pour autant. Place désormais à une période de transition...

L'essentiel
  • Ça y est, le Brexit est officiel ! Depuis minuit, le Royaume-Uni ne fait officiellement plus partie de l'Union européenne. Une sortie qui intervient quasiment 4 ans après la victoire du "leave".
  • "Un succès retentissant". C'est en ces termes que Boris Johnson a qualifié le Brexit vendredi soir dans un discours prononcé une heure avant la sortie de l'Union européenne. Le Premier ministre britannique a estimé que le Brexit "n'est pas la fin, mais le début" d'un "nouvel acte de notre grand drame national." Et de renchérir : "La chose la plus importante à dire ce soir, c'est que ce n'est pas la fin, mais le début, le moment où l'aube pointe et le rideau se lève sur un nouvel acte de notre grand drame national".
  • Ce qui change. En réalité, au 1er février 2020, les règles ne changent pas de manière radicale. Une période de transition entre en vigueur. Le temps pour les deux parties de se mettre d'accord sur les termes de leurs futures relations. Cette période va durer, au moins, jusqu'au 31 décembre 2020. D'ici là, peu de choses vont changer, notamment dans la libre circulation des biens et des personnes entre l'UE et le Royaume-Uni (voir les explications complètes plus bas).
  • Suivez avec nous les événements de cette journée historique.
En direct

00:01 - C'est fait ! Le Brexit est enfin acté

FIN DU DIRECT - Presque quatre ans. C'est le temps qu'il aura fallu pour négocier la sortie du Royaume-Uni avec l'Union européenne. Et si le Brexit est officiellement intervenu à minuit, dans la nuit du vendredi 31 janvier au samedi 1er février, les règles ne vont pas changer du jour au lendemain pour autant. Place à présent à une période de transition ! "La chose la plus importante à dire ce soir, c'est que ce n'est pas la fin, mais le début, le moment où l'aube pointe et le rideau se lève sur un nouvel acte de notre grand drame national", a toutefois estimé Boris Johnson, une heure avant le Brexit.

31/01/20 - 23:28 - Les dates-clés de l'après Brexit

Après l'officialisation du divorce entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ce vendredi 31 janvier, s'ouvre désormais une nouvelle phase de transition pour les sujets de Sa Majesté. À partir du 1er février, les règles européennes continueront d'être appliquées jusqu'au 31 décembre 2020, sans que le Royaume-Uni ait voix au chapitre concernant les décisions prises par l'UE. Début mars, les négociations commerciales commenceront avec l'UE. Le 1er juillet, le Royaume-Uni décidera s'il prolonge ou non la phase de transition, ce qui semble peu probable compte tenu des déclarations de Boris Johnson.

31/01/20 - 22:34 - Un drapeau de l'Union européenne brûlé à Londres, peu avant le Brexit

Le Brexit fait des nostalgiques, mais aussi des heureux. Venus devant le Parlement britannique à Londres vendredi, des pro-Brexit qui célèbrent la sortie de l'Union européenne ont manifesté leur joie en... brûlant un drapeau de l'UE.

31/01/20 - 21:36 - L'hymne européen en tête des téléchargements au Royaume-Uni à quelques heures du Brexit

Le Brexit est sur le point de passé, et il semble que certains Britanniques soient déjà nostalgiques... À tel point que l'hymne de l'Union européenne, l'Ode à la joie de Beethoven, est parvenu vendredi à se hisser en tête des téléchargements au Royaume-Uni. Mieux encore, la version du Néerlandais André Rieu est le titre le plus téléchargé de... la semaine !

31/01/20 - 20:34 - Depuis le tunnel sous la Manche, Castaner évoque "un Brexit ordonné" et "sécurisé"

Dans un peu moins de quatre heures maintenant, le Brexit sera officiel. En visite ce vendredi à Calais, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a tenu à se montrer rassurant. Depuis le site du tunnel sous la Manche, il a déclaré que "le flux aujourd'hui, tel qu'il est organisé à Calais, sera maintenu demain". S'il a reconnu "un jour triste", Christophe Castaner a assuré que le Brexit sera "ordonné" et a particulièrement insisté sur le maintien du "niveau d'exigence en terme de sécurité, y compris dans notre coopération en matière de lutte contre le terrorisme avec les autorités britanniques".

31/01/20 - 19:27 - Le message d'Emmanuel Macron à quelques heures du Brexit

Le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé en fin d'après-midi sur le Brexit. C'est "un signal d'alarme historique", a-t-il notamment estimé. Et de remarquer : "C'est un jour triste, nous ne le cachons pas. Mais c'est un jour qui doit nous conduire à procéder différemment, à bâtir avec plus de détermination encore une Union européenne puissante et efficace." Retrouvez l'intégralité de sa prise de parole :

31/01/20 - 18:19 - Pour Jean-Claude Juncker, le Brexit "va à contresens de l'histoire européenne"

Dans un entretien accordé à France 24, Jean-Claude Juncker a rappelé que le Brexit "n'est pas un échec pour l'Europe", et que "ce n'est pas l'Union européenne qui quitte le Royaume-Uni, mais le Royaume-Uni qui quitte l'Union européenne". L'ancien président de la Commission européenne a également estimé que le Brexit est "un phénomène ahistorique, puisqu'il va à contresens de l'histoire européenne et de l'histoire de façon générale".

31/01/20 - 17:28 - L'ambassadeur britannique à Paris "très impatient" d'ouvrir le chapitre post-Brexit

En fonction depuis novembre 2016, Lord Edward Llewellyn, l'ambassadeur britannique à Paris, avait déclaré il y a quelques jours à la presse, selon des propos rapportés par Le Monde : "L’atmosphère est calme, tout le monde est calme. On ne parle plus de remainers ou de brexiters, nous sommes tous britanniques." La rupture consommée entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, son discours se fait plus dynamique ce vendredi. "Je suis très enthousiaste", a-t-il assuré au quotidien. Son rôle sera désormais de défendre la nouvelle diplomatique du Royaume-Uni post-Brexit, qui reste encore floue pour le moment.

31/01/20 - 16:26 - Le Royaume-Uni et l'UE, une relation compliquée

Malgré une union qui aura duré de 1973 à 2020, l'UE et le Royaume-Uni ont toujours entretenu des relations assez délicates. Londres a toujours mis en avant sa souveraineté nationale, parfois au détriment des projets européens, comme l'euro. Retrouvez les grandes étapes de cette relation à embûches dans cette vidéo (très intéressante) de l'INA.

31/01/20 - 15:59 - Le fête jusque tard dans la nuit à Boston

Boston, c'est la ville qui a le plus voté en faveur du Brexit au moment du référendum en 2016, avec 75,6% des voix en faveur du "leave". Alors forcément, la fête risque d'être à la hauteur du vote, ce vendredi soir, au moment où le Royaume-Uni quittera officiellement l'UE. Un habitant interrogé par l'agence Press association et cité par le Guardian, Brian Shaw, a parlé d'un jour capital pour le pays et a déclaré qu'il "avait hâte de cesser d'être gouverné par l'UE". "Je suis très heureux. J'ai voté travailliste toute ma vie jusqu'à ce moment où j'ai voté conservateur parce que je savais qu'ils réussiraient" a mener le Brexit, a-t-il déclaré.

31/01/20 - 15:48 - Boris Johnson va fêter le Brexit

Le Brexit intervient donc officiellement ce vendredi soir à 23 heures (heure anglaise) et Boris Johnson compte bien fêter cela. Une soirée est organisée au 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre britannique. Le Guardian donne quelques détails sur les festivités : plats traditionnels, fromages et vins pétillants anglais... Le tout dans un Downing Street éclairé aux couleurs du Royaume-Uni (lumière rouge et bleue). L'ensemble des ministres actuels sont naturellement attendus alors que le Guardian précise qu'il ne sait pas encore si Theresa May, la prédécesseure de Johnson, sera de la partie ou non !

31/01/20 - 14:53 - Un "très grand jour pour notre pays", selon Cameron

Toujours au rayon des réactions en cet historique vendredi 31 janvier 2020 : celle de David Cameron, qui était Premier ministre du Royaume-Uni au moment du référendum sur le Brexit en juin 2016. Pour l'ancien chef du gouvernement, c'est un "très grand jour pour" le Royaume-Uni, insistant sur le fait que le pays pouvait enfin "réussir le choix que nous avions fait".

31/01/20 - 14:46 - "Construire une Grande-Bretagne véritablement internationaliste"

Jeremy Corbyn a pris la parole en ce jour de Brexit. Le leader travailliste, candidat malheureux aux dernières législatives, cité par le site du Guardian, a exhorté le Royaume-Uni à ne pas "se replier sur lui-même", mais plutôt "à construire un pays véritablement internationaliste, diversifié et tourné vers l'extérieur".

31/01/20 - 14:20 - Pour l'Allemagne, le Brexit est "une rupture pour l’Europe"

En ce jour de Brexit, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a déclaré que la sortie du Royaume-Uni de l'UE constituait "une rupture pour l’Europe". "Il ne fait aucun doute que le départ du Royaume-Uni aujourd’hui à minuit de l’Union européenne est une césure pour l’Europe", a indiqué Steffen Seibert, précisant malgré tout que le pays resterait "un partenaire étroit et un ami ".

31/01/20 - 12:48 - La revue de presse du Brexit

Evidemment, tous les journaux britanniques consacrent leurs unes au Brexit ce vendredi 31 janvier. Si le Times titre sobrement "Brexit - C'est l'heure", le Daily Mail est plus disert. "A 23 heures, notre fière nation quitte enfin l'UE et reste un ami de l'Europe, mais de façon encore un peu plus libre et indépendante que depuis 47 ans. En ce jour historique, célébrons le nouveau départ du Royaume-Uni", écrit le journal en une. Pour le Daily Telegraph, le Brexit n'est "pas une fin, mais un début".

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Les détails de la période de transition

Le Brexit intervient officiellement ce vendredi 31 janvier 2020. A partir de cette date, le Royaume-Uni n'est plus compté comme un pays de l'UE, qui va donc voir partir 66 millions de ses habitants et son territoire diminuer de 5,5%. Le Royaume-Uni devient alors un pays tiers politiquement : les 73 eurodéputés qui siégeaient jusqu'alors au Parlement européen ne remettront plus les pieds dans l'hémicycle. Par ailleurs, les Britanniques ne pourront plus prétendre à des postes de fonctionnaires à Bruxelles, comme par exemple un haut-commissaire. Le Premier ministre Boris Johnson ne sera plus invité aux sommets européens.

Pour le moment, à date du 31 janvier 2020, c'est à peu près tout ce qui va changer, car le Brexit rentre dans une période dite de transition, qui va courir jusqu'au 31 décembre 2020 minimum. Pendant ces onze mois, l'UE et le Royaume-Uni vont s'évertuer à négocier leurs relations futures (relations commerciales, sécurité, renseignement, accès aux eaux internationales, aviation civile...) et c'est peu de dire que les négociations s'annoncent complexes. Si Boris Johnson a fait savoir qu'il excluait tout report de la fin de cette période de transition, Bruxelles n'a pas dissimulé la possibilité que ce scénario intervienne.

En attendant, pendant ces onze mois, peu de choses vont changer pour le commun des mortels. Pour les expatriés, qu'ils soient Européens vivant au Royaume-Uni ou Britanniques vivant dans l'UE, les droits de travailler et de résider ne changent pas. Pour les touristes, la libre circulation reste en vigueur et il ne sera donc pas nécessaire de prévoir autre chose qu'une simple carte d'identité pour passer d'un côté ou de l'autre de la Manche. Les contrôles aux accès de l'Eurostar, de l'Eurotunnel, aux ferrys ou aux avions restent identiques. Permis de conduire, frais d'itinérance pour les mobiles... Rien ne change.

Brexit : les dates

Le Brexit a toujours été une affaire de dates. La première et la plus importante d'entre elles reste le 23 juin 2016. Ce jour-là, les Britanniques, invités à se prononcer lors d'une référendum, votent à une courte majorité (51,9%) pour que leur pays sorte de l'Union européenne. Immigration, souveraineté du Royaume-Uni... Autant de sujets qui ont été mis en avant par les partisans du "leave", victorieux ce jour-là. Ce vote aura coûté la place de Premier ministre à David Cameron, qui avait lui-même instigué ce référendum. Theresa May prend sa place officiellement le 13 juillet 2016 et le 2 octobre 2016, elle définit les contours de son programme pour mener à bien ce Brexit. La cheffe du gouvernement s'oriente clairement vers un "Brexit dur", avec un discours resté dans les mémoires en janvier 2017 ("Pas d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord", dira-t-elle à cette occasion).

Le 29 mars 2017 Theresa May active l’article 50 du traité européen, qui lance officiellement les négociations de sortie de l’Union européenne. C'est donc le point de départ des négociations entre Londres et Bruxelles... mais aussi de leurs désaccords. La ligne dure fixée par May ne convient pas aux européens. Déjà à l'époque, la question de la frontière nord-irlandaise pose problème, Bruxelles comme Londres souhaitant à tout prix éviter le retour d'une frontière dure, qui fragiliserait la paix dans la région. Cette première vague de négociations aboutissent à un fléchissement de Theresa May : le 8 juillet 2018, la Première ministre est affaiblie après des législatives anticipées qui renforcent les unionistes nord-irlandais et le Parti travailliste. Elle opère alors un virage qui lui coûtera cher au sein de son parti. Elle s'oriente clairement vers un Brexit plus doux, entraînant de multiples défections chez les conservateurs, dont celle d'un certain Boris Johnson, alors secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Mais alors que May croit se plier aux exigences des Vingt-sept, ces derniers la désavouent en refusant son plan le 20 septembre 2018.

De nouvelles négociations se mettent en place et le 13 novembre 2018, un accord est trouvé à Bruxelles et est même validé le lendemain, le 14 novembre 2018, par le gouvernement britannique avant un sommet de chefs d'Etat européens le 25 novembre 2018 qui fait encore avancer le Brexit avec une date de sortie fixée au 29 mars 2019. Reste à Theresa May de convaincre les députés de son pays, mais de crainte de ne pas avoir de majorité pour valider l'accord, elle décide, le 11 décembre 2018, de reporter le vote au mois de janvier 2019. Le 15 janvier 2019, c'est un camouflet pour Theresa May : 432 voix contre 202 rejettent l'accord à la chambre des Communes. Entre le 29 et le 30 mars 2019, le Brexit est officiel à minuit. Le Royaume Uni perd certains de ses droits au sein de l'UE, mais une période de transition est alors entamée pendant laquelle le Royaume Uni reste dans l'union douanière et le marché intérieur. La sortie effective est d'abord fixée au 22 mai 2019, puis au 31 octobre 2019 suite à de nouveaux rejets du Parlement britannique et à un échec d'entente avec Jeremy Corbyn, le chef du principal parti d'opposition. Le 24 mai 2019, Theresa May annonce sa démission les larmes aux yeux, consciente de n'être pas parvenue à mener à bien le Brexit.

C'est naturellement Boris Johnson, le chef du parti conservateur, qui lui succède officiellement le 24 juillet 2019, annonçant sa volonté de faire respecter le vote de juin 2016 et promettant une sortie au 31 octobre 2019 coûte que coûte. Ses manoeuvres à la tête du gouvernement pour tenir ses engagements provoqueront des tollés. D'abord, l'ancien maire de Londres annonce sa volonté de suspendre le Parlement britannique pendant un mois et jusqu'à deux semaines avant la date fatidique. Le 3 septembre 2019, rentrée parlementaire des députés et nouveau camouflet pour Johnson avec des défections dans son propre camp, jusqu'à sa perte de la majorité aux Communes. Une loi est alors votée pour forcer le chef du gouvernement à demander un énième report du Brexit si aucun accord n'est trouvé avec Bruxelles d'ici au 31 octobre 2019, mais le 17 octobre 2019, lors d'un sommet européen, un accord est conclu entre l'UE et l'exécutif britannique. Deux jours plus tard, les parlementaires d'outre-Manche refusent de se prononcer sur cet accord, usant de plusieurs stratagèmes pour ne pas procéder au vote... avant de finalement voter une première validation, mais d'exiger plus de temps (que jusqu'au 31 octobre) pour examiner le texte. Un report au 31 janvier 2020, conforme à la demande contrainte de Johnson à l'UE, intervient officiellement le 28 octobre, après l'annonce de Donald Tusk, le président du Conseil européen. Des législatives anticipées ont donc été organisées le 12 décembre 2019 par un vote le 29 octobre 2019 (438 voix pour, 20 voix contre). Boris Johnson, vainqueur du scrutin, est naturellement parvenu à faire passer son accord à Westminster, ne laissant plus rien sur le chemin d'un Brexit au 31 janvier 2020.

Accord sur le Brexit

Si les Britanniques ont voté pour la sortie de leur pays de l'Union européenne en juin 2016, cela ne peut pas se faire facilement pour autant. Il convient de trouver un accord de divorce qui convienne à la fois au Royaume-Uni et à l'UE. Depuis le référendum et avant le 17 octobre 2019, jour de l'accord entre l'UE et Londres (qui doit encore être validé par les parlementaires britanniques), d'innombrables séquences de négociations ont été menées mais se sont heurtées à chaque fois à des différents, d'un côté comme de l'autre. En premier lieu, la position de Theresa May, qui souhaitait un "Hard Brexit" posait problème à Bruxelles.

Par la suite, l'ancienne locatrice du 10 Downing Street a changé sa stratégie vis-à-vis des Vingt-Sept en adoptant une vision plus pacifique du divorce. Un choix payant dans un premier temps puisque le 25 novembre 2018, Bruxelles et Londres réussissent à s'entendre. Problème, les députés britanniques, qui doivent valider l'accord derrière, l'ont rejeté par trois fois, sonnant le glas du mandat de Theresa May.

Et depuis que Boris Johnson a pris sa succession, les négociations ont en quelque sorte effectué un retour en arrière puisque l'ancien marie de Londres se montre - comme il s'est toujours montré - partisan d'un Brexit dur. Depuis sa prise de fonction, le 24 juillet 2019, les négociations ont longtemps coincé jusqu'à ce que le 17 octobre 2019, un accord soit trouvé, avant que deux jours plus tard, le samedi 19 octobre, cet accord subisse une absence de vote, et donc un rejet, de la part du Parlement britannique. Le lundi suivant les députés ont finalement accordé une première validation de l'accord, avant de voter contre le calendrier du gouvernement, condamnant un Brexit au 31 octobre et forçant l'UE à accorder un nouveau report, au 31 janvier 2020 cette fois.