Gouvernement Borne : la composition de l'équipe ministérielle

"Gouvernement Borne : la composition de l'équipe ministérielle"

Gouvernement Borne : la composition de l'équipe ministérielle Le gouvernement d'Elisabeth Borne n'est pas au complet, mais de nombreux ministres sont déjà en place.

Le premier gouvernement d'Elisabeth Borne n'incarne pas de rupture avec le gouvernement de Jean Castex. Pour entamer son second mandat, Emmanuel Macron n'a pas souhaité renouvelé en profondeur l'équipe gouvernementale, en conservant aux postes principaux d'anciens ministres. 27 ministres, ministres délégués et secrétaire d'Etat ont été présentés le 20 mai, mais le gouvernement n'est pas complet : des secrétaires d'Etat seront nommés après les élections législatives, a indiqué l'Elysée.

La liste des ministres :

  • ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique : Bruno Le Maire
  • ministre de l'Intérieur : Gérald Darmanin
  • ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : Catherine Colonna
  • garde des Sceaux, ministre de la Justice : Eric Dupond-Moretti
  • ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires : Amélie de Montchalin
  • ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse : Pap Ndiaye
  • ministre des Armées : Sébastien Lecornu
  • ministre de la Santé et de la Prévention : Brigitte Bourguignon
  • ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion : Olivier Dussopt
  • ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées : Damien Abad
  • ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Sylvie Retailleau
  • ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire : Marc Fesneau
  • ministre de la Transformation et de la Fonction publiques : Stanislas Guerini
  • ministre des Outre-mer : Yaël Braun-Pivet 
  • ministre de la Culture : Rima Abdul Malak
  • ministre de la Transition énergétique : Agnès Pannier-Runacher
  • ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralymoiques : Amélie Oudéa-Castéra

La liste des ministres délégués : 

  • ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique : Olivier Véran
  • ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances : Isabelle Rome
  • ministre des Comptes publics : Gabriel Attal
  • ministre chargé des Collectivités territoriales : Christophe Béchu
  • ministre chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité : Franck Riester
  • ministre chargé de l'Europe : Clément Beaune

Liste des secrétaires d'Etat : 

  • secrétaire d'Etat, porte-parole du Gouvernement : Olivia Grégoire
  • secrétaire d'Etat chargée de la Mer : Justine Bénin
  • secrétaire d'Etat, chargée de l'Enfance : Charlotte Caubel
  • secrétaire d'Etat, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux : Chrysoula Zacharopoulou

Un gouvernement Borne ou gouvernement Macron ?

La formule est utilisée à foison et recherchée en majorité sur le web dans une telle séquence politique. Cependant, "Gouvernement Macron" n'est pas tout à fait juste pour désigner l'ensemble des ministres chargés de mettre en oeuvre la politique du président de la République. Il est même faux d'un point de vue constitutionnel. Car l'article 8 établit clairement que c'est à la Première ministre de former un gouvernement et de le proposer au chef de l'Etat, qui nomme ensuite les ministres. D'ailleurs, dans le communiqué de l'Elysée officialisant la nomination d'Elisabeth Borne, il était bien indiqué qu'Emmanuel Macron avait chargé la nouvelle locataire de Matignon "de former un Gouvernement", tandis que c'est Alexis Kohler qui a égrainé la liste des ministres sur le perron de l'Elysée ce vendredi.

Dans les faits, la marge de manoeuvre du locataire de Matignon est très limitée. "Proposer, c'est formel. Tout se fait avant, à l'Élysée. Le Président peut avoir consulté le Premier ministre. Mais c'est le Président qui a la décision. Il n'y a pas de marge, du fait que le Président nomme et révoque le Premier ministre. Le Premier ministre peut avoir des idées mais, au bout du bout, c'est le Président qui tranche", expliquait à Linternaute Roger Karoutchi, premier vice-président du Sénat et ancien secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Accoler les termes "gouvernement" et "Macron" est donc impropre au regard des textes mais représente davantage la réalité des coulisses politiques. Il convient toutefois de parler, désormais, d'un "gouvernement Borne".