Discours de Macron : une allocution sur le Covid prochainement pour un tour de vis ?

Discours de Macron : une allocution sur le Covid prochainement pour un tour de vis ? MACRON. Le chef de l'Etat a décidé, fin janvier, de ne pas confiner le pays. Mais la situation sanitaire est aujourd'hui "très préoccupante" dans plusieurs départements, selon les termes du gouvernement. S'il fallait instaurer un nouveau confinement, sans doute serait-il justifié par un discours d'Emmanuel Macron.

[Mis à jour le 25 février 2021 à 15h22] Et si les grands discours d'Emmanuel Macron annonçant des décisions radicales pour contrer la circulation de l'épidémie étaient du passé ? Le chef de l'Etat a pris soin, depuis la fin de l'année dernière, de se mettre en retrait pour laisser son Premier ministre et le ministre de la Santé en première ligne. C'est le gouvernement qui annonce aux Français, toutes les semaines, les adaptations de la stratégie de l'exécutif pour endiguer autant que possible le virus et gérer cette crise sanitaire.

Mais le président est aussi l'homme des grandes décisions. Très attaché à la hiérarchie protocolaire, Emmanuel Macron prendra très certainement l'initiative de s'adresser directement aux Français s'il fallait instaurer un nouveau confinement sur l'ensemble de la France. Pour l'heure, les services de l'Elysée sont très clairs, ils l'ont fait savoir à l'AFP : le président n'a pas prévu de prendre la parole pour annoncer de nouvelles restrictions ou pour mettre à nouveau sous cloche le pays. Une grande conférence de presse est tout de même organisée par le gouvernement ce jeudi 25 février, avec un discours de Jean Castex qui donnera des éléments d'éclaircissement sur la situation sanitaire, mais aussi sur la nécessité - ou non - de durcir les privations de liberté actuelles dans les départements où le coronavirus circule à nouveau à un niveau "très préoccupant".

Ce mercredi 24 février, Emmanuel Macron a présidé à l'Elysée un nouveau conseil de défense sanitaire, pour analyser les dernières données sur l'évolution de l'épidémie. Les variants - à commencer par la version dite anglaise - pourraient devenir majoritaires dans quelques jours, selon les estimations des virologues. Ces mutations produisent d'ores et déjà des flambées épidémiques dans certains territoires : dans les Nord, les Alpes-Maritimes, la Moselle et l'Île-de-France notamment. Des mesures locales ont déjà été instaurées, elles pourraient se développer très rapidement. Et dans le cas où ça ne suffirait pas, ce sera bien un confinement total qui deviendra un horizon probable.

Dans cette période où tout peut s'accélérer très vite, où des décisions fortes peuvent être prises très rapidement, le chef de l'Etat peut très bien décidé de bouleverser son agenda. Si l'exécutif constate une dégradation soudaine de la situation épidémique, tout ira très vite, Emmanuel Macron pourrait alors choisir, à nouveau, le format de l'allocution solennelle depuis l'Elysée pour s'exprimer devant les Français.

Les précédentes allocutions d'Emmanuel Macron

"Le gouvernement consulte", "l'exécutif travaille en bonne intelligence avec les acteurs locaux et les autorités sanitaires..." Emmanuel Macron ponctue régulièrement ses interventions publiques de ces petites phrases censées rappeler que les corps intermédiaires et l'ensemble de son gouvernement sont associés dans la gestion de cette crise sanitaire. Mais c'est pourtant bien lui qui tranche, fait-il aussi savoir et c'est lui qui tient à effectuer ses "adresses" aux Français, arborant alors une attitude et un ton hiératiques, en endossant le costume de père de la Nation. Retrouvez sur cette page l'ensemble des discours effectués par Emmanuel Macron depuis le 12 mars dernier.

Interview de Macron le 2 février

Le président de la République a tenu à défendre le calendrier adopté par le gouvernement français sur la vaccination : "Nous avons sécurisé au niveau européen 2,3 milliards de doses de vaccin. Nous espérons faire plus. D'ici à la fin de l'été, nous aurons proposé à tous les Français adultes qui le souhaitent un vaccin. [...] Début mars, nous aurons vacciné l'ensemble des pensionnaires de maisons de retraite qui l'ont souhaité". Et d'ajouter : "Je défends la stratégie que nous avons adoptée avec l'Allemagne, avec l'UE, qui est de vacciner en Européens. Nous ne pourrons vaincre le virus que si dans tous les pays de l'Europe où nous circulons librement, nous arrivons à avoir au même rythme, la même campagne de vaccination", a poursuivi le président.

Dès la fin du mois de février, quatre sites supplémentaires vont produire le vaccin en France. Questionné sur le vaccin russe, Emmanuel Macron a tenu à préciser que la décision n'était pas politique. Enfin, concernant le confinement, le président a déclaré, comme le rapporte LCI : "Notre stratégie de vaccination ne permettra pas de gérer la situation de l'épidémie" à court terme (…) Aujourd'hui, nous sommes sur un plateau. Nous avons pris des décisions plus tôt que d'autres et nos concitoyens ont fait beaucoup d'efforts. Chaque jour, nous vérifions les chiffres. Une part de la réponse est dans nos mains. J'essaierai de prendre les décisions les plus adaptées."

Si c'est bien les choix effectués sur la campagne de vaccination qui ont été au coeur de son intervention du 2 février, le chef de l'Etat reste lucide sur la situation épidémique, fragile, qui pourrait imposer de nouvelles restrictions. "Ce n'est pas notre stratégie de vaccination qui permettra d'éviter à court terme un reconfinement ou non. C'est notre mobilisation à tous, c'est-à-dire notre capacité à tenir les gestes barrières et notre capacité à bien respecter le triptyque tester-accompagner-protéger", a-t-il prévenu, ajoutant : "Nous allons devoir être extraordinairement responsables comme nos concitoyens le sont depuis plusieurs semaines et je les en remercie très profondément. J'ai confiance dans notre capacité à nous mobiliser. Nous avons une part de la réponse dans nos mains, dans notre responsabilité individuelle et collective".

Discours de voeux du 31 décembre

Emmanuel Macron s'est exprimé pendant une quinzaine de minutes jeudi 31 décembre. Depuis l'Élysée, installé dans un fauteuil, et non pas à son bureau comme lors des dernières années, le président de la République a exprimé ses voeux pour 2021. Dans un discours dynamique, le chef de l'État a tenu à saluer "le civisme et l'esprit de responsabilité collective" des Français au cours de cette année.  Emmanuel Macron a logiquement évoqué l'arrivée du vaccin dans notre pays, réaffirmant que "chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner, en commençant par ceux qui présentent le plus de risques. [...] Je ne laisserai personne jouer avec la sûreté et les bonnes conditions dans lesquelles la vaccination doit se faire. Je ne laisserai pas davantage, pour de mauvaises raisons, une lenteur injustifiée s'installer".

Interview de Macron à Brut le 3 décembre

La crise du Covid-19, les violences policières, l'écologie, le féminisme, la loi sur le séparatisme, l'économie... Les sujets abordés étaient nombreux pour Emmanuel Macron, qui répondaient ce vendredi aux questions du média en ligne Brut, principalement destiné aux jeunes. Retrouvez l'interview sur le compte Youtube de Brut, sur leur page Facebook ou encore ci-dessous :

Discours d'Emmanuel Macron le 24 novembre

  • Emmanuel Macron a fait le point, mardi 24 novembre, sur la crise sanitaire et les résultats obtenus jusque-là sur les mesures de confinement. Le président de la République a présenté une feuille de route pour que le pays arrive, le 20 janvier, à un déconfinement quasiment complet, si la situation sanitaire le perment. "Nous avons freiné la propagation du virus, mais il est encore présent", a alerté Emmanuel Macron, indiquant que la France avait "atteint 50 000 décès dus à l'épidémie". "Nous avons encore devant nous plusieurs semaines pour atteindre les objectifs que j'avais fixés", a-t-il déclaré, appelant les Français à "poursuivre [leurs] efforts".
  • Emmanuel Macron s'est aussi exprimé sur les vaccins qu'il aimerait voir arriver en France "vraisemblablement dès fin décembre, début janvier". Les personnes fragiles et les plus âgées seront les premières vaccinées à cette période de l'année. "Un comité scientifique sera chargé du suivi de ces vaccinations", avec une restitution des informations et des incertitudes "de manière claire, transparente", a assuré Emmanuel Macron. "Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire", a-t-il également promis. Emmanuel Macron a aussi demandé au gouvernement et au Parlement de réfléchir à "des conditions d'isolement des personnes, y compris de manière contraignante".

Discours d'Emmanuel Macron le 28 octobre

Le chef de l'Etat a pris la parole à 20h mercredi 28 octobre. Son allocution a été diffusée sur toutes les chaînes d'information en continu, sur TF1 et France 2, mais aussi sur cette page. Emmanuel Macron s'exprimait depuis l'Elysée, son intervention se voulait plus solennelle que lors du 14 octobre. Le président a confirmé que la France allait de nouveau adopter un confinement, lors d'un discours solennel depuis l'Elysée. Un confinement plus souple qu'en mars dernier. Il a annoncé que les écoles, collèges et lycées restaient ouverts pour leur part. Le télétravail a été généralisé partout où cela est possible et les commerces qui ont été définis comme "non essentiels", notamment les bars et restaurants, ont été fermés.

Interview d'Emmanuel Macron le 14 octobre

Le 14 octobre dernier, Emmanuel Macron avait accordé une nouvelle interview à TF1 et France 2. Le chef de l'Etat en avait profité pour annoncer de nouvelles mesures concernant la lutte contre la propagation du Covid-19. C'est ce jour-là qu'il avait annoncé l'instauration du couvre-feu, d'abord dans neuf métropoles françaises, avant qu'il soit élargi à plusieurs départements. Emmanuel Macron avait également invité les Français à respecter la règle de "6 personnes", visant à limiter à 6 personnes, donc, les personnes à recevoir chez soi ou avec qui se mettre à table. Autres annonces énoncées ce 14 octobre : chômage partiel réactivé pour l'hôtellerie, la restauration, l'événementiel, le tourisme et le sport et entrée en scène d'une nouvelle application, TousAntiCovid.

Interview d'Emmanuel Macron le 7 octobre

Emmanuel Macron dans le 20 Heures de France 2 et TF1, mercredi 7 octobre s'exprimait depuis  Saint-Martin-Vésubie, l'une des communes les plus touchées par la tempête Alex, dans les Alpes-Maritimes. Il avait annoncé que dans un premier temps, 100 millions d'euros allaient être débloqués pour un fonds de reconstruction. Une "conférence des financeurs" va également être mise en place "pour que l'État, la région, le département, la métropole et toutes les communes qui peuvent contribuent, afin que la solidarité nationale et locale se mobilise".

Emmanuel Macron avait également évoqué la situation sanitaire du pays, avec un virus qui "circule plus vite depuis plusieurs semaines". Il envisageait d'"aller vers plus de restrictions, comme celles qu'on a pu connaître dans les Bouches-du-Rhône et pour Paris et la petite couronne", en particulier dans les zones où le coronavirus progresse rapidement et touche les personnes âgées. "La stratégie est aussi de responsabiliser nos concitoyens. Nous ne sommes pas, et nous ne serons pas pour plusieurs mois, dans un temps normal. Il faut être responsables les uns des autres, il faut prendre soin de nos aînés, de nos soignants, qui sont sous une très forte pression", avait-il ajouté.

Interview d'Emmanuel Macron le 21 juillet

Le 21 juillet 2020, Emmanuel Macron était intervenu dans le JT de TF1 lors d'une interview qui avait pour objectif l'explication du plan de relance européen décidé par l'UE 24 heures plus tôt. Le chef de l'Etat avait alors révélé que sur les 450 milliards d'euros de ce plan, 40 milliards étaient consacrés à la France, et que cette somme allait notamment servir à la transition écologique, au tourisme, au financement des régions, au numérique, ou encore à l'embauche des jeunes. "Ce sont des choses très concrètes, et cela va toucher la vie de nos concitoyens",  avait promis Emmanuel Macron ce soir-là, ajoutant que cette dette serait assumée par les pays ensemble et qu'elle serait lissée dans le temps. "Pour la première fois, les pays vont emprunter de l'argent pour le répartir entre eux selon leurs besoins", avait-il précisé.

Interview d'Emmanuel Macron le 14 juillet

Le mardi 14 juillet dernier, Emmanuel Macron s'était adressé aux Français lors d'une grande interview accordée à TF1 et France 2. Le chef de l'Etat a été interrogé pendant plus d'une heure par Léa Salamé et Gilles Bouleau et s'est s'exprimé sur le plan de relance économique, la crise sanitaire du Covid-19, les accords sur les salaires pour les soignants trouvés dans le cadre du Ségur de la Santé, la réforme des retraites relancée, mais aussi sur le remaniement ministériel, qui a fait l'objet de critiques de l'opposition et d'associations féministes. L'intervention d'Emmanuel Macron en vidéo, en intégralité :

Discours d'Emmanuel Macron le 14 juin

Mi-juin, Emmanuel Macron s'était exprimé pour définir le tempo du processus de déconfinement. Il avait alors listé une série de mesures, notamment pour que les enfants et adolescents français retournent à l'école.

Discours d'Emmanuel Macron le 13 avril 2020

Très attendu par des Français désireux d'en savoir plus sur le prolongement du confinement, le discours du 13 avril a permis à Emmanuel Macron de faire le point sur la propagation de l'épidémie du Covid en France et d'annoncer une première phase de déconfinement pour le 11 mai. L'allocution en intégralité :

Discours d'Emmanuel Macron le 25 mars 2020

C'est un discours un peu spécial auquel s'était livré Emmanuel Macron ce 25 mars 2020. En plein confinement et alors que le coronavirus était en phase ascendante sur le pays, le président s'était déplacé à l'hôpital militaire de campagne de Mulhouse (Haut-Rhin), où il avait pris la parole devant les Français. Dans une zone de la France particulièrement touchée par le Covid-19, Emmanuel Macron avait rendu hommage à "l'ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne et qui permettent à nos soignants de soigner, et au pays de continuer à vivre". A noter qu'il s'agit de la première fois où le chef de l'Etat était apparu masqué.

Discours d'Emmanuel Macron le 16 mars 2020

Lors de son allocution du 16 mars 2020, Emmanuel Macron avait annoncé aux Français le début du confinement débutant dès le lendemain. "Les réunions amicales, familiales, les déplacements dans les parcs ne seront plus autorisés", avait-il indiqué, répétant que le pays était entré "en guerre" contre le coronavirus. Le discours dans son intégralité :

Discours d'Emmanuel Macron le 12 mars 2020

A l'occasion de son discours du 12 mars 2020, Emmanuel Macron, l'air grave, avait annoncé la fermeture des crèches, des établissements scolaires et des universités, qui avait pris effet quatre jours plus tard. Le chef de l'Etat avait également communiqué sur le maintien des élections municipales les 15 et 22 mars, avant que le second tour ne soit finalement reporté quatre jours après. Appel à la mobilisation du système sanitaire, report de la trêve hivernale et chômage partiel avaient été les grands sujets abordés par Emmanuel Macron ce jour-là.