Marc Rylewski : un "journaliste gilet jaune" aux curieuses questions (et méthodes)

Marc Rylewski : un "journaliste gilet jaune" aux curieuses questions (et méthodes) Il interpelle dans la rue Jean-Michel Apathie, Chantal Jouanno et Bernard Tapie... Marc Rylewski, qui se décrit comme "journaliste de rue" ou "journaliste gilet jaune", va à la rencontre de personnalités et pose des questions à la teneur plus que complotiste.

Un téléphone portable, un tempérament clairement sans gêne et quelques questions à l'emporte-pièces, parfois aux relents conspirationnistes. C'est la méthode de Marc Rylewski, un mystérieux "journaliste de rue" ou "journaliste gilet jaune", dont le nom a été dévoilé par le HuffingtonPost ce vendredi. Cette identité, il la cache le plus souvent aux interlocuteurs qu'il "interviewe", les interpellant tout de go en pleine rue, en les filmant avec un smartphone, sans plus de politesse ou de respect de leur image.

Difficile de parler de journalisme, donc, pour le travail de Marc Rylewski. C'est pourtant ce que revendique celui qui se fait aussi appeler "Marc Alexandre" sur Internet. Marc Rylewski serait d'ailleurs probablement resté dans l'anonymat si Jean-Michel Apathie n'avait pas lui-même relayé les quelques minutes de conversation qu'il s'est vu imposer dans la rue. "Dans votre grand appartement du 16e arrondissement, avec vos millions que vous vous êtes faits dans la presse, vous croyez tout connaître de tout", a par exemple lâché le "reporter", dont on ne voit jamais le visage, à l'éditorialiste, manifestement consterné par le dialogue de sourd qui s'est instauré. Jean-Michel Apathie, qui a un temps essayé de lui répondre mesurément, a finalement coupé court à la conversation lorsque son interlocuteur lui a assuré que "la quenelle de Dieudonné n'était pas antisémite".

Marc Rylewski insulté par Bernard Tapie

Moins patient que Jean-Michel Apathie, Bernard Tapie n'a pas pris de gants avec Marc Rylewski. Quand ce curieux "journaliste" a interpellé l'homme d'affaires dans une de ses vidéos, en lui demandant, après l'avoir rapidement salué, s'il fallait voir dans ses prises de paroles sur les gilets jaunes une "manoeuvre politicienne"  ou une "entente avec Macron" pour gagner son procès, ce dernier a sèchement répondu : "Vous n'avez rien d'autre comme connerie à me demander ?" Puis de conclure, étonné qu'il puisse se présenter comme "gilet jaune" : "J'en fréquente, ils sont moins con que toi".

Autre fait d'armes de Marc Rylewski, ces quelques mots échangés avec le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Majhoubi, capturés depuis son smartphone. Le "journaliste gilets jaunes" ose cette question aux relents antisémites, en parlant du mouvement qui ébranle la France depuis la mi-novembre : "Est-ce qu'on peut dire que le bétail goy se rebelle ? Comme il est dit dans le Talmud, que les chiens de goys doivent être écrasés, et là il se rebellent ?"

Depuis quelques jours, Marc Rylewski semble en tout cas avoir pris goût à ce type d'exercice. Il a procédé de la même manière - au débotté, smartphone dans la main pour filmer les échanges - avec François de Rugy, Chantal Jouanno ou encore Thomas Sotto.

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Un téléphone portable, un tempérament clairement sans gêne et quelques questions à l'emporte-pièces, parfois aux relents conspirationnistes. C'est la méthode de Marc Rylewski, un mystérieux "journaliste de rue" ou "journaliste gilet jaune",...

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