Sécurité routière : 440 radars mobiles privatisés d’ici 2018

Sécurité routière : 440 radars mobiles privatisés d’ici 2018 Les radars mobiles seront plus nombreux en 2018. L’Etat accélère leur déploiement et les modernise. 440 véhicules banalisés pouvant contrôler la vitesse en circulation seront sur nos routes d’ici deux ans.

[Article mis à jour le 07 avril à 13h53] Les radars mobiles vont bien envahir nos routes. Et contrairement aux radars fixes dont les emplacements sont aujourd'hui globalement bien connus des habitués, détecter leur présence pour éviter de se faire flasher relèvera de la mission impossible. Ils seront 440 d'ici 2018. Depuis 2013, l'Etat déploie ces nouveaux appareils embarqués au sein de voitures banalisées (Renault Mégane, Dacia Sandero Stepway, Peugeot 208 et 308 mais aussi un utilitaire le Citroën Berlingo). Elles sont conduites par des gendarmes ou policiers, par équipe de deux circulant en uniformes sur le réseau routier. En 2015, ils ont flashé 1,5 millions de fois. Le procédé est simple, rappelle Le Parisien : le radar flashe automatiquement au-dessus de 146 km/h sur autoroute (limitée à 130 km/h), 124 km/h sur voie express (limitée à 110 km/h), 102 km/h sur nationale ou départementale (limitée à 90 km/h) ou encore 61 km/h en ville (vitesse limitée à 50 km/h).

Aujourd'hui, 319 véhicules banalisés équipés de radars mobiles sont en circulation sur l'ensemble du territoire. L'Etat ajoutera encore 121 voitures-radars d'ici 2018, portant le chiffre à 440 voitures banalisées. Leur système embarqué sera encore modernisé avec des logiciels de reconnaissance automatique de la vitesse. De quoi permettre de les confier à des sociétés privées comme prévu par le gouvernement. Un appel d'offres doit être passé prochainement pour fournir des chauffeurs à ces véhicules et permettre de mobiliser les forces de l'ordre sur d'autres missions. L'enjeu est tout trouvé : aujourd'hui, les véhicules équipés de radars mobiles ne circulent en moyenne qu'une heure et 13 minutes par jour, faute de personnel alors que leur coût est important (70 000 euros à l'achat et 18 000 euros d'entretien annuel selon le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe). En les faisant davantage circuler, l'Etat souhaite renforcer leur efficacité. Il va donc falloir s'attendre à ce qu'ils flashent encore plus !

"Des radars embarqués privatisés : la mission de dissuasion des forces de l'ordre menacée pour..."