Péage urbain : il arrive en France, où et quand ?

Péage urbain : il arrive en France, où et quand ? PEAGE URBAIN - Le gouvernement planche sur un nouveau système de péage urbain afin de lutter notamment contre la pollution.

Le péage urbain pourrait être l'un des points clés de la loi sur les mobilités qui sera présentée dès ce printemps 2018. Le gouvernement planche sur cette nouvelle option pour réduire la pollution et les embouteillages dans les grandes villes. Après la vignette Crit'Air qui sert déjà dans de nombreuses grandes agglomérations à classer les véhicules autorisés ou non à circuler en cas de pic de pollution, le péage urbain pourrait débarquer en France à l'instar de Londres, Milan ou Stockholm, grandes métropoles européennes qui utilisent déjà ce système. Comment ça marche, où sera-t-il utilisé et quand le système sera-t-il mis en place ? Voici les premières réponses.

Péage urbain : comment ça marche ?

Le nom "péage" peut donner des sueurs froides aux automobilistes, déjà touchées par les augmentations des prix de l'essence, du malus écologique ou encore de la future hausse des péages autoroutiers. Le gouvernement l'assure aux Echos, le projet ne prévoit pourtant pas de nouveau prélèvement mais plutôt des avantages à ceux qui ont des "comportements vertueux". Ce pourrait donc être un encouragement au covoiturage via des voies dédiées ou des avantages financiers pour ceux achetant des voitures peu polluantes ou acceptant de rouler en dehors des heures de pointe. Ce dernier point est d'ailleurs en projet à Lille. La métropole prévoit de rétribuer les usagers quotidiens des grands axes s'ils ne roulent pas aux heures de pointe. Le système fonctionnerait avec des lecteurs de plaques d'immatriculation. "Chaque fois qu'ils évitent ces trajets, on leur donne deux euros", explique le directeur général des services de la métropole de Lille, Bruno Cassette à RMC. L'objectif est de réduire de 6% la circulation aux heures de pointe.

Péage urbain : où seront-ils mis en place ?

Les grandes agglomérations planchent déjà sur ces projets pour améliorer la mobilité de leurs habitants. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a toutefois déjà cerné une limite : "Aujourd'hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental, et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir. Il faut y remédier", explique-t-elle aux Echos. A Paris, Anne Hidalgo ne souhaite pas de système qui "serait strictement une barrière financière", surtout à l'approche des prochaines municipales (ce sera en 2020), rapporte Le Parisien. Un projet est toutefois étudié pour le périphérique parisien.

Péage urbain : à quelle date ?

La loi sur la mobilité est attendue pour le printemps 2018. Ce seront ensuite aux villes de légiférer et prendre les dispositions qu'elles estiment adéquates. A Paris, le péage urbain pourrait aider à atteindre l'objectif annoncé par Anne Hidalgo : interdire d'ici 2024 la circulation dans les rues de la capitale de toutes les voitures diesel et en 2030 de toutes les voitures essence. Pour l'heure, la mairie de Paris juge plus adéquat d'utiliser la vignette Crit'Air pour identifier les véhicules autorisés ou non à circuler. Encore faudra-t-il renforcer les contrôles. L'autre solution pourrait être le péage urbain via des lecteurs de plaques situés aux entrées de Paris. Le système serait alors similaire à celui utilisé à Londres depuis plusieurs années. Mais l'installation des caméras et du dispositif représente un coût certain.

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