JO 2024 : Thomas Jolly n'a pas voulu représenter la Cène, le metteur en scène s'explique

Isabelle Missiaen

JO 2024 : Thomas Jolly n'a pas voulu représenter la Cène, le metteur en scène s'explique Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, un tableau rappelant l'épisode biblique de la Cène a suscité de vives critiques. Le metteur en scène affirme cependant avoir voulu représenter tout autre chose.

Au milieu d'une cérémonie d'ouverture globalement saluée, un tableau a suscité davantage de réserves, voire de franches critiques : intitulé "Festivité", il représentait un groupe de personnages, dont plusieurs drag queens, autour d'un festin. C'est au cours de cette séquence que le chanteur et comédien Philippe Katerine a fait son apparition, sommairement vêtu. Des spectateurs y ont vu une représentation de la Cène, le dernier repas du Christ. La conférence des évêques de France a déploré "des scènes de dérision et de moquerie du christianisme".

Un malentendu ? Thomas Jolly l'assure, il n'avait pas l'intention de représenter une scène biblique. "Ce n'était pas mon inspiration", a avoué le metteur en scène de la cérémonie ce samedi à BFMTV. Selon lui, "l'idée était de faire une fête païenne reliée aux dieux de l'Olympe. Olympe... l'olympisme". Philippe Katerine était donc supposé représenter Dionysos, "Dieu de la fête dans la mythologie grecque. Le dieu du vin qui est un des fleurons de la France. Et le père de Sequana, la déesse qui est reliée au fleuve, la Seine."

Le CIO s'excuse

"Vous ne trouverez jamais chez moi une volonté de moquerie et de dénigrer qui que ce soit", insiste Thomas Jolly. Devant les critiques, le CIO s'est également excusé : "Il n'y avait jamais eu d'intention de manquer de respect à quelque groupe religieux que ce soit", a affirmé Anne Descamps, directrice de la communication de Paris 2024. "Si des gens se sont sentis offensés, nous sommes vraiment désolés."

Le tableau "Festivité" a également fait réagir des personnalités politiques, de droite comme de gauche. "Je n'ai pas aimé la moquerie sur la Cène chrétienne", a écrit Jean-Luc Mélenchon dans une note de blog, tandis que l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal dénonçait sur X une "parodie drag queen de la Cène" pensée par "une minorité de gauche prête à toutes les provocations".