Feux de cheminée en Île-de-France : la réponse de Batho à Royal

Feux de cheminée en Île-de-France : la réponse de Batho à Royal Ségolène Royal se dit opposée à l'interdiction des feux de cheminée en Île-de-France. Delphine Batho, ministre de l'Ecologie qui a suivi le dossier en 2013, favorable aux restrictions, s'est expliquée dans #DirectPolitique.

Delphine Batho n'élude pas "le vrai problème" que pose la pollution générée par les feux de cheminée en Île-de-France et en région Rhône-Alpes. Tandis que Ségolène Royal considère qu'une interdiction serait "ridicule" et annonce qu'elle reviendra sur la décision préfectorale "qui ne va pas dans le bon sens", Delphine Batho, elle, assure qu'il faut réduire "de manière drastique la pollution aux particules", en généralisant "les inserts, c'est à dire les foyers qui sont flammes vertes, qui sont des foyers fermés". L'ancienne ministre de l'Ecologie a indiqué dans l'émission #DirectPolitique (Linternaute.com, 20 Minutes, Ouest-France) ce mardi 9 décembre qu'elle-même avait plaidé "pour une aide de l'Ademe, pour aider les gens de catégorie moyenne et populaire, qui souhaite transformer leur cheminée" concluant "Je crois que c'est cela le bon sens" pour palier au "problème de financement de l'installation de ces inserts". L'ancienne ministre considère par ailleurs ailleurs que "les feux de cheminée, c'est un peu le même problème que le diesel, ça génère des particules" Et sur ce terrain-là, Delphine Batho affirme sa solidarité avec Anne Hidalgo.

Lorsqu'elle était ministre de l'Ecologie dans le gouvernement Ayrault, Delphine Batho avait été chargée d'expliquer les mesures d'interdiction des feux de cheminée devant le Parlement. Le 10 avril 2013, devant le Sénat, elle répondait ainsi aux élus de la Chambre haute : "Les services de l'État en charge de l'élaboration du plan de protection de l'atmosphère pour l'Île-de-France ont proposé, après concertation, des mesures visant à limiter les émissions de particules dues aux équipements de combustion individuels du bois. Ce plan, approuvé par arrêté interpréfectoral le 25 mars 2013, prévoit ainsi l'interdiction totale de l'utilisation des foyers ouverts à compter du 1er janvier 2015 en zone sensible". Elle précisait alors qu'à Paris, "la combustion du bois sera totalement interdite, sauf dérogation par arrêté préfectoral. Dans la zone sensible, hors Paris, seront autorisées les cheminées à foyer fermé par un insert ou un poêle performant, c'est-à-dire doté d'un bon rendement énergétique". Et la ministre de donner son aval : "Grâce à cette mesure, les émissions de particules du secteur résidentiel pourraient être très sensiblement réduites. Il s'agit donc d'une mesure efficace". Aujourd'hui, les déclarations de Ségolène Royal laissent supposer que les mesures prévues pour le mois prochain ne seront pas appliquées.

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